mai 28th, 2008

Très bien. Je sais. Je suis en retard de deux jours, en femme *ahem* fort occupée que je suis *ahem*. Toutefois, je ne pouvais passer sous silence quelques faits surprenants qui ont parsemé ma journée de lundi.

* J’ai survécu à trois prises de sang tôt en matinée. [Lire: je ne me suis pas évanouie. Ce qui est aussi rare qu'une parole sensée dans la bouche d'un politicien adéquiste. La fin est proche, vous dites? Probablement!]

* J’ai dû présenter une pièce d’identité à la SAQ. Incroyable, mais ô drôlement vrai. Pourtant, il y a 10 ans, lorsque j’ai célébré mes 18 printemps hivers (car je naquis par un frisquet jour de tempête), immédiatement après m’être exclamée “Yé, je peux [ne pas] voter [pour le parti Libéral]!“, je me suis empressée d’aller brandir mes cartes à la SAQ non loin de chez moi… en vain. Car j’aurais pu faire croire que j’avais 18 ans dès ma 14 e année. M’enfin. Merci, madame de la SAQ, vous avez fait ma journée.

* Une fillette d’environ 4 ans et demi m’a fait prendre conscience du fait que ma tignasse commence à virer dangereusement au roux, en me remettant ce portrait à mon arrivée au travail:

    Elle m’a dessinée avec les cheveux oranges car, m’a-t-elle annoncé bien candidement, ils sont effectivement un peu oranges en réalité. Hum. Hum. La vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants?

    J’adore les dessins d’enfants, leur spontanéité et leurs coloris un peu beaucoup arbitraires! :)

    * Finalement, le ministre Maxime Bernier, couillon d’honneur aux affaires étrangères, n’est hélas [lire sur un ton sarcastique] plus le couillon d’honneur aux affaires étranges.

    Ah, non, j’oubliais. Cette nouvelle n’a absolument rien de surprenant. Car n’importe qui pouvait prédire que ses jours étaient comptés, nul besoin de Jojo Savard pour prophétiser une telle sortie de scène. C’est ainsi que cumulant bourdes gênantes et propos litigieux, Bernier a fini par:

    a) avoir une lueur d’esprit et remettre sa démission, pour ensuite se recycler en vendeur de Jos Louis;

    b) se faire botter les fesses par Stephen Harper qui l’a enjoint de prendre des vacances illico presto;

    c) se faire montrer du doigt, [de la main, de l'avant bras et finalement de tout le haut du corps] la porte.

    Mon avis? Vous trouverez la clé de l’énigme en démystifiant la troisième proposition. Car nul doute qu’une fois franchie la limite permise de bernierardises [si, si, bientôt dans votre Larousse] par mandat, un coquet tapis bleu conservateur se dresse devant le politicien, lui indiquant le chemin de non-retour. Good bye!

    Mais quelle poule pas de tête a bien pu le mettre en poste, pour commencer?

Rédigé passionnément sous En vrac | Élucubrations d'autrui 7 »
mai 24th, 2008

Bon, bon, un autre billet à saveur techno. Que diable se passe-t-il avec moi? :D

Tout d’abord, un récapitulatif s’impose. L’été dernier, j’avais téléchargé la version gratuite du logiciel OrangeCD, tel que mentionné dans un billet sur mon ancien blogue (CD mania!). En bref, il s’agit d’un logiciel permettant notamment d’inventorier aisément une collection de CD et de l’organiser comme bon nous semble. De plus, les données sont automatiquement téléchargées sans que l’utilisateur n’ait besoin de se muscler les doigts au clavier. Elles peuvent également être entrées à même le logiciel via un lecteur code-barres. Finalement, toute cette information est transmise au logiciel par le biais des bases de données FreeDB et Amazon (point com, point ca, point fr, etc.).

De plus, le logiciel est affilié au site Racks and Tags. L’utilisateur peut donc, s’il le souhaite, publier en ligne sa collection musicale.

Pratique, relativement simple à utiliser et dotée d’une interface qui n’effraiera pas trop les non-geeks de ce monde, la suite OrangeCD comporte en outre un lecteur CD des plus compacts: en effet, seule une icône s’affiche dans la barre de tâches et d’un clic de souris, vous pouvez facilement passer d’une chanson à l’autre ou télécharger de l’information en ligne, tel que démontré sur la capture d’écran à gauche.

La version gratuite n’étant disponible que pour une période de 30 jours, hier j’ai choisi de me procurer la version payante, qui ne coûte qu’une trentaine de dollars et offre gratuitement toutes les mises à jour. À peine deux heures après la transaction, je recevais un courriel contenant la clé qui m’avait été attribuée. C’est ce que j’appelle un service rapide! [Hein, Bell Canada, oui oui, vous voyez bien qu'un service rapide, ça existe!]

Il est à noter, toutefois, que certains albums récents et/ou plus ou moins connus peuvent ne pas être détectés, bien que certains d’entre eux semblaient tout de même disponibles sur Amazon. C’est ainsi que j’ai dû meurtrir mes pauvres doigts entrer manuellement les données concernant Tantra Lounge Vol. 5, Pomme C de Calogero, Music Hole de Camille, L’espoir de Cali et Nocturno de Bia.

Mais bon, c’est un moindre mal considérant le fait que dans toute ma collection dénombrant plus de 150 CD, seule une dizaine n’a pas été prise en charge par le logiciel. Enfin, toute ma musique réunie à un seul et même endroit! - et je n’aurai qu’à consulter ma base de données personnelle lorsque j’hésiterai à acheter un énième CD de Brel que je crois déjà posséder.

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Bon, promis juré, mon prochain billet parlera de lipgloss, de sac à main, d’une boutique tendance ou de tout autre sujet beaucoup plus fifille. ;)

Rédigé passionnément sous Geekette en herbe | Élucubrations d'autrui 2 »
mai 23rd, 2008

[Non, non. Le titre de mon billet n'a rien à voir avec la très controversée Commission Bouchard-Taylor. Il n'est nullement question de ce genre de crise identitaire dans les lignes qui suivent. Je vous épargnerai mes commentaires à ce sujet. Enfin, sauf celui-ci: est-ce mon côté pessimiste incurable ou bien ai-je raison de croire que cette initiative n'a été qu'une prodigieuse perte de temps et d'argent?]

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Numéros d’identification personnelle (communément appelés NIP). Mots de passe. Noms d’usager. Identifiants. Que de maux de tête! Voilà une gestion qui s’avère quelque peu douloureuse pour mes pauvres neurones surchargés de données de tout acabit.

Il m’est très difficile de retenir tous ces numéros, codes et autres méthodes d’identification sécuritaires, qu’il s’agisse de la Caisse populaire, de ma compagnie de téléphonie mobile et des trillions de sites web auxquels je suis abonnée. Combien de fois ai-je dû avoir recours à la fonction “lost password”. Parfois même [et j'ai presque honte] à deux reprises en l’espace de 24 heures.

Un organisme sans but lucratif, basé aux États-Unis, a été créé en 2007 et propose une amorce de solution pour les paresseux, les oublieux, les technophiles ou simplement les curieux: Open ID. Je m’y suis d’ailleurs abonnée aujourd’hui, via le site My Open ID.

En quelques mots, Open ID est un système [gratuit! parfait pour la cheap que je suis!] d’identification numérique, qui permet à l’usager d’utiliser le seul et même identifiant et mot de passe pour accéder à une panoplie de sites web tel que Technorati, Wordpress, AOL, etc.

Il faudra que cette idée se fraye un chemin sur la toile, car à mon humble avis, plusieurs sites gagneraient à opter pour cette technique d’identification sécuritaire (bon, on s’entend, sécuritaire tant que vous n’écrivez pas votre mot de passe en caractères gras sur un Post-It rose fluo gentiment apposé sur votre front!).

C’était le billet geek de la semaine. :D

Rédigé passionnément sous Geekette en herbe | Élucubrations d'autrui 3 »
mai 21st, 2008

La rêveuse d\'OstendeLorsque j’ai aperçu ce livre sur les tablettes de la boutique Archambault du Complexe les Ailes il y a quelques semaines, j’ai été doublement séduite. L’auteur, d’abord.

Puis le titre. Je sais, je sais. Elle recommence, avec sa foutue Belgique, maugréerez-vous in petto. Eh oui, que voulez-vous. Il y a, dans le titre, le nom d’une ville de Belgique (que je n’ai malheureusement (heureusement ?) pas visitée, alors je ne pourrai l’évoquer dans ce billet, le regard embrumé par la nostalgie.).

Alors, aussi vrai que 2 et 2 font 4 (Étonnant! J’arrive à compter même sous antibiotiques et pourtant satanément affamée depuis les 72 dernières heures pour cause d’infection majeure de la gorge), j’ai attrapé au vol un des exemplaires et sans même prendre le temps d’en lire la description, je me suis dirigée vers le comptoir-caisse (où oh! j’ai croisé un certain chroniqueur culturel du Téléjournal de Radio-Canada, qui, bon sang ! devrait peut-être songer à prendre sa retraite et laisser sa place à un chroniqueur culturel digne de ce nom. Mais bon, encore une fois, je m’égare.).

Revenons à nos moutons – ou à nos nouvelles, devrais-je dire ! ;) J’ai terminé la lecture de ce recueil il y a environ 2 semaines. Au total, il comporte 5 nouvelles, que je qualifierais d’inégales en qualité et en originalité.

La première, qui donne son nom au bouquin (La rêveuse d’Ostende), est sans contredit celle que je préfère. Je l’ai trouvée mieux peaufinée et plus poétique que les autres. S’agissant là de courtes histoires, il est évident qu’elles ne peuvent être l’objet d’interminables envolées lyriques, mais bon, certains passages m’ont clairement laissée sur ma faim.

Quoique un peu prévisible (les autres le sont tout autant, sinon plus), cette nouvelle a de quoi charmer, par la douceur surannée de cette rêveuse ostendaise (l’auteur a-t-il été inspiré par cette chanson de Brel? Mystère.). Un écrivain, en quête d’un quelconque refuge pour s’évader d’une déconvenue amoureuse, se retrouve chez une dame âgée, qui vit entourée de bouquins et qui – mais on ne saurait en être sûr – semble avoir rêvé sa vie plus qu’elle ne l’a vécue. L’écrivain en vient à se demande s’il doit croire les secrets que sa logeuse lui livre. Celle-ci lui dépeint une liaison empreinte de passion, de romanesque et de sensualité, qu’elle aurait vécu il y a de cela fort longtemps, elle qui pourtant, aux yeux de tous, n’est qu’une vieille bonne femme sans histoire.

Ensuite, Crime parfait se veut le récit d’un le couple un peu trop parfait dont l’union sans tache se désagrège brusquement lorsque la femme, fabriquant de toutes pièces son propre malheur, commet un geste irréparable. En effet, celle-ci s’imagine que son époux lui cache un secret trop immense pour être irréprochable. Elle tentera d’échapper à sa curiosité morbide et à un vain désir de comprendre en attentant à la vie de son mari. Mais s’il ne s’agissait que d’un énorme et malheureux malentendu, en fait ? Elle ne le réalisera que trop tard… Encore une fois, il est facile de deviner l’issue de cette histoire, et la teneur générale de ce récit vaguement policier est un peu fade et ne m’a pas comblée “littérairement” parlant.

Puis, La guérison relate l’histoire d’une infirmière complexée par ses formes, qui noue une impossible relation avec un bellâtre aveugle et cloué à son lit d’hôpital à la suite d’un accident. La jeune femme se laisse séduire par le malade qui lui permet de se rendre désirable aux yeux des hommes. Malgré quelques vérités qui m’ont fait sourire, la trame de ce récit est par moments outrageusement convenue et sentimentaliste à la façon des romans Harlequin.

Féru de lectures sérieuses, le professeur à la personnalité acrimonieuse qui est l’un des protagonistes principaux de la nouvelle intitulée Les mauvaises lectures n’a que faire des fictions commerciales qu’il prétend ne pas vouloir s’abaisser à lire. Et pourtant, lors d’un voyage avec sa cousine, il se laissera tenter, à ses risques et périls…À l’instar des autres nouvelles, la fin de celle-ci s’entrevoit aisément. Toutefois, j’avouerai que la charpente de cette nouvelle est solidement ficelée et qu’elle m’a gardée en haleine.

La femme au bouquet est un récit sobre. Comme le titre l’indique, il y est question d’une vieille dame qui patiente bien sagement chaque jour depuis 15 ans à la gare de Zurich, bouquet à la main. Quel est cet donc énigmatique rendez-vous qui la renvoie fidèlement chaque jour au quai numéro trois? Et qu’attend-elle donc? Quelqu’un? Quelque chose?. (Tiens, encore une fois, cela me fait penser à des airs de Brel, qui chante souvent l’attente d’une bien-aimée, d’illusions ou même d’une mort qui tarde à venir.) Cette lecture ne changera en rien le cours de l’histoire, mais plonge le lecteur dans un questionnement quasi-sartrien.

En bref, dans ces cinq récits, tout n’est qu’illusion, rêverie et mystère. Il s’agit là d’un recueil de nouvelles pas mauvais en soi, plaisant à lire - simplement qu’on s’attend à mieux de la part de ce grand maître. Mais, évidemment, un auteur n’a pas la prétention de créer un chef d’œuvre chaque fois qu’il rédige et ça, je suis persuadée que Schmitt nous en a bien lucidement livré un exemple. Bien que la simplicité (volontaire ?) de ces récits étonne de la part de cet auteur, la forme générale des écrits n’est pas totalement dénuée d’élégance. Et, à mon humble avis, ce ne serait pas rendre justice à l’auteur que de croire en une écriture bêtement diluée, sans saveur, sans issue. Certes, ces cinq récits ne laisseront probablement une trace indélébile dans l’histoire littéraire, mais mon petit doigt me souffle que l’auteur en était tout à fait conscient et qu’il a plutôt voulu partager avec le lecteur son monde aux confins d’un existentialisme qui se traduit par la dernière phrase du bouquin: « Et je crois que, jusqu’à mon dernier jour, je me demanderai si c’était la mort ou l’amour qui descendit du train.» (p.311).

Dans un train en partance pour la vie, quelle en sera la destination ?

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Schmitt, Éric-Emmanuel. La rêveuse d’Ostende. Publié chez Albin-Michel.

Rédigé passionnément sous Majeure et cultivée | Rien à dire »
mai 20th, 2008

Nul besoin de suivre une thérapie pour vivre un rebirth.

En décembre dernier, j’ai souhaité recommencer à bloguer de manière plus constante, ayant enfin accès à une connexion internet décente. Et cet épanchement virtuel me manquait.

Toutefois, peu de temps après avoir évoqué la possibilité de revenir à mes billets, l’inadmissible est survenu, m’ôtant tout désir de ressasser mes pensées sur un blogue qui évoquait mon passé. En décembre dernier, j’ai été confrontée à un injuste et ô combien douloureux non-choix - il m’a fallu faire euthanasier ma princesse noire et blanche, ma Vénus. Encore si jeune et pourtant si souffrante.

Un billet rédigé le lendemain de ce triste jour m’est resté en travers de la gorge. Je ne me suis jamais autorisée à appuyer sur la touche “publier”, comme si par ce geste j’admettais son départ. Vivre un deuil n’a jamais été une mince affaire pour la plupart d’entre nous, j’imagine. En ce qui me concerne, accepter la mort m’est difficile, extrêmement et amèrement difficile. Comme si la perte d’un être cher ou même d’un animal de compagnie m’afflige d’une blessure dont je ne me remets jamais vraiment. Dont je n’accepte pas de me remettre, par peur d’un je ne sais quoi. D’oublier, peut-être…

C’est ainsi que le 15 décembre 2007, l’injuste mais inexorable fragilité de la vie m’a gifflée en plein visage, me laissant imprégnée d’une odieuse mélancolie. Comme un dernier clou refermant à jamais le cercueil de l’année 2007 qui m’avait donné plus que ma part de situations et décisions oppressantes. Depuis ce malheureux événement, je n’avais plus le cœur à continuer d’alimenter ce blogue qui représentait en quelque sorte une ancienne moi avec trop de démons en flottement.

Une ancienne moi qu’il me fallait reprofiler. Pas une moi à occulter, pas une moi à oublier. Car l’oubli n’est jamais une solution. Ou un leurre si temporaire. Tôt ou tard, mes démons encore trop présents seraient revenus me hanter.

L’envie de bloguer me titillait de plus en plus l’esprit et les doigts. Mon clavier n’attendait que cet instant pour que ses touches soient à nouveau animées (sauf le g et le q qui font des siennes depuis quelques jours!!). Mais je sentais aussi qu’il me fallait prendre un tout nouveau départ. Alors tant qu’à changer, j’ai adopté un tout nouveau look. Un lifting total. C’est ainsi que j’ai opté, en guise de titre, pour le sous-titre de mon ancien blogue. Élucubrations d’une blogueuse cornue. Voilà. Adieu, Chroniques d’un blog annoncé.

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  • Non, il ne neige pas toujours à Montréal

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