juin 28th, 2008

Hier, je devais me rendre au Carrefour Angrignon après le travail, histoire de me procurer quelques articles essentiels en vue de mon déménagement ce dimanche (housses à vêtements, petits bacs de plastique, sac fourre-tout, etc.). J’en ai également profité pour acheter un sac de croustilles afin d’assouvir une folle envie de Miss Vickie’s [la grano en moi l'avoue à mots couverts, je l'ai dévoré en moins de vingt-quatre heures... Aïe! Mais je ne l'admettrai pas trop fort quand même, hein! ]

En plus d’être tombée sur une giga-méga-hyper-super-vente chez HMV [dur dur de se promener dans un centre commercial sans être happée par la bonne nouvelle providentielle du dieu Money, malgré un but précis que l'on s'impose (vainement, le plus souvent!!) avant même d'y avoir mis les pieds  - dans mon cas, en quête de bidules pour le déménagement], j’ai craqué pour deux cahiers de notes dont le chouette design girly m’a immédiatement conquise. Et pour ma défense, votre Honneur, je déclare qu’ils m’imploraient  tous deux de repartir avec eux. La vérité, rien que la vérité, je vous le jure.

En fait, je crois qu’un psy me serait d’une plus grande utilité qu’un juge. Car je souffre d’un étrange mal, qui me pousse à acheter toujours plus de livrets de ce genre, alors que règle générale, je n’ose pas maculer les pages de mon écriture.

Depuis ma tendre enfance, j’ai accumulé je-ne-sais combien de carnets, dont seul le tiers, ou peut-être même le quart, a réellement servi. Certains sont tout simplement trop beaux pour remplir la fonction qui leur était destinée et deviennent en quelque sorte des objets de collection.

Mon préféré (qui demeurera probablement à jamais inaltéré) est une fort jolie trouvaille dénichée à Venise à l’été 2005, dans une boutique nommée Il Pavone, située dans le Dorsoduro, quartier où je logeais.

Selon un procédé d’estampillation particulier, les artisans  de la boutique ont réussi à conférer à leurs papiers et leurs tissus une couleur unique dont les zones de reflets mordorés  juxtaposées au bleu très riche évoquent la coloration caractéristique des plumes de paon. D’où le nom, d’ailleurs, pavone signifiant en français paon.

Évidemment, vous reconnaîtrez les motifs de chats (quoi d’autre! je suis une véritable minouphile, en plus d’être une insatiable carnetomane!! Mon cas est décidément des plus graves.). À une certaine époque, à la fin du Moyen Âge, il me semble, les chats agissaient à titre de gardiens des livres, empêchant les rats de saccager les précieuses bibliothèques.

Ouuuhh, je pourrais presque animer une chronique à Artv. ;)

juin 27th, 2008

Dernière fois ce matin que je prenais la 36 en direction du travail.

Dernière fois que le chauffeur d’autobus me gratifiait d’un air bête en guise de bonjour lorsque je monte dans son véhicule.

Dernière fois que je débute ma journée de travail à 7h15. Car l’employée indispensable que je suis a obtenu l’illuuuustre privilège (après 6 ans de loyaux services, à être parée à toutes les éventualités dès l’ouverture du centre et à me lever à l’heure où même les poules ronflent encore), de pouvoir débuter entre 9h00 et 9h30, pour cause de déménagement très à l’extérieur du quartier. Ma patronne craint tellement que je quitte pour aller  voir ailleurs si le gazon est plus vert qu’elle a acquiescé à ma demande malgré un court moment de panique initial. Ainsi, ma supérieure  est sensée “s’organiser” pour être celle qui ouvrira dorénavant la garderie, ce qui ne devrait pas être si pénible puisqu’elle demeure à 5 minutes en voiture de notre lieu de travail.

Donc, corollaire au point ci-haut (et tellement jouissif), dernière fois que je me tape du remplacement de personnel en catastrophe le matin parce que X est malade, que Y a obtenu un rendez-vous chez le médecin pour son enfant ou que Z a simplement décidé qu’elle avait mieux à faire que travailler. Dernière fois que je perds 30, 40 minutes, 1 heure voire plus, à jouer au bureau des ressources humaines en début de matinée, retardant le moment où j’arrive enfin à avaler une première gorgée de café salvateur. Chose qui réduira considérablement mon stress matinal et cette perte de temps inouïe qui se répète au moins trois matins sur cinq. Dernière fois que je jongle tant bien que mal avec un taux d’absentéisme par moments effarants.

Dernière fois que je dois héler un taxi au sortir du centre d’achats, pour me rendre jusque chez moi parce que l’autobus qui m’y mène ne passe que deux fois par heure. Et ledit autobus n’est jamais tellement à l’heure non plus.

***

Dans deux jours, je quitterai le Sud-Ouest, où je vis depuis maintenant 6 ans, et l’Ouest tout court, où j’ai en fait, toujours résidé, pour me déplacer beaucoup plus à l’Est, dans l’arrondissement Ville-Marie, à la lisière du centre-ville et de HoMa.

Dernières attaches à ces lieux qui ont vu passer une personne que je ne suis plus vraiment. Bientôt, ces attaches cèderont.

***

L’empaquetage avance et Belle met la main à la pâte (ou à la boîte!), elle aussi. Ils sont fous ces chats! :D

juin 26th, 2008

(*) Titre tiré de chez Aetheriae noctes. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop de l’emprunt. :)

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Puuuuuuuuuu capable.

Je fais des boîtes non-stop depuis quelques jours, espérant en vain que le déménagement par téléportation soit inventé d’ici la prochaine fois. Parce que trois déménagements en moins d’un an, ça use considérablement la patience d’une fille, plus particulièrement lorsque cette fille, c’est moi, et que de la patience, elle en possède à peu près autant qu’un édenté a de dents.

Je n’appréhende pas particulièrement le jour J - pardon, le jour D, pour déménagement - en adepte de la zenitude que je suis maintenant devenue. Par contre, j’ai en aversion tout le processus d’empaquetage et de dépaquetage. Et pour cause!! Mon loft a ressemblé au débarquement de Normandie de novembre à mars dernier, des boîtes jonchant le sol, faute de mobilier pour ranger tout ce bazar. Mobilier qui fut, peu à peu acquis (au fil de mes visites chez Ikea ;) ). Puis, après à peine un peu plus de trois mois à vivre dans un lieu décent, exempt de tout air de “j’habite-entre-deux-endroits-mais-pas-trop”, il me faut déjà le revirer complètement sans dessus dessous.

(Remarquez tout de même, Belle, à gauche, d’un calme olympien parmi ce désordre monstre.)

N’empêche qu’il me manquera, mon petit loft, ou, comme certains s’amusent à l’appeler, mon armoire à balais (ou pour les Belges que je salue au passage, mon kot).

Mais bon, puisqu’il faut regarder vers l’avant (car il s’agit manifestement du meilleur moyen de ne pas se casser la figure - si si, vous essaierez de regarder vers l’arrière tout en marchant vers l’avant! :p ), c’est vers cet avant que je me tourne. En route vers un tout nouveau quartier!

juin 24th, 2008

C’est juré.

Je ne consommerai plus une seule goutte d’alcool.

*Ahem* Promesse d’ivrogne *Ahem*

J’ai déjà une très, très forte tendance à l’étourderie. La tête en l’air que je suis perd au bas mot une demi-douzaine de parapluies chaque année. Je laisse traîner des parcelles de moi partout où je vais. Et il semblerait que l’alcool aggrave cette détestable manie. C’est ainsi qu’en septembre dernier, j’ai tout bonnement oublié mon coquet parapluie Gap (utilisé à une seule reprise!) au Deux Pierrots, après une soirée arrosée.

Hier encore, je me suis rendue compte une fois sortie du taxi nous ramenant chez chéri que j’y avais abandonné mes toutes nouvelles sandales dotées de vertigineux talons (j’estime que je mesure un beau grand 6′1 lorsque je les porte!!). Ô injuste sort. Je me suis couchée en maugréant contre cette malencontreuse distraction m’ayant dépouillée de ce récent coup de coeur.

Source de la photo: Aldo

Mais - heureusement - pester n’aura servi à rien.

J’ai l’étrange impression que je-ne-sais quel dieu hindou a eu terriblement pitié de mes déconfitures passées et a décidé, depuis peu, de booster mon karma. Car il y a quelques heures, chéri m’a appelé pour m’annoncer que, vraisemblablement, le chauffeur de taxi était revenu et avait déposé mes chaussures sur le pas de sa porte.

Tout va décidément trop bien ces derniers temps.

juin 21st, 2008

Lachine écluses

À tous ceux qui croient que Lachine est un bled perdu, pas tout à fait dans l’anglophone West Island ni vraiment dans le pittoresque *ahem* Sud-Ouest, à tous ceux qui s’imaginent que Lachine est une presque campagne, une zone reculée pour les personnes du troisième - voire du quatrième - âge, je leur répondrai ceci:

Oui, mais sachez bien, mesdames et messieurs les détracteurs d’une aussi coquette ville de banlieue au coeur même de la grande métropole, que Lachine accueillera son Festival du théâtre de rue, dont le porte-parole est nul autre que Rémi-Pierre Paquin, qu’on a pu voir, entre autres, dans l’excellente série Les Invicibles (qui revient cet automne, ouaiiiiiiis! Oh mon Dieu, j’me peux plus! Enfin! *musique de fanfare*).

Qu’on se le dise, Lachine, malgré ses airs de cité sans vie par endroits (la rue Notre-Dame, jadis artère principale de la ville, paraît fantomatique et délabrée à peu près partout depuis environ 10 ans) a tout d’un petit joyau pour les amants de la culture. Musées, salles de spectacles, manifestations historiques et artistiques, en veux-tu, en v’là!

Le Festival du théâtre de rue, autrefois présenté à Shawinigan, renaîtra de ses cendres les 27 et 28 juin prochains. Pourquoi aura-t-il fallu que ces dates coïncident avec mon déménagement? Bouh. :(

Enfin, j’ai été heureuse de constater, à la lecture d’un article issu de Cyberpresse, que Rémi et moi partageons ce même amour pour cet arrondissement de l’Ouest montréalais:

Pourquoi loger le nouveau festival à Lachine? “Parce que c’est vraiment beau”, fait valoir Rémi-Pierre Paquin, qui louange le côté “dépaysant” de cet arrondissement. “Sans être vraiment loin de Montréal, on a l’impression d’être complètement ailleurs. Le bord de l’eau est vraiment très beau. Mais il y a aussi le côté industriel, des bouts trash avec de grosses usines désaffectées. C’est le genre de choses qu’on aime bien.”

(Source: Sylvie St-Jacques pour Cyberpresse)

Ce sont de tels événements qui me font regretter de ne plus vivre dans cette chaleureuse cité. Malheureusement, la non-conductrice assumée que je suis ne peut plus - et ne veut plus- se résoudre à faire plus de 40 minutes d’autobus pour rejoindre la civilisation! À quand une station de métro à Lachine, hein, hein, hein?? :p

Rédigé passionnément sous Majeure et cultivée | Élucubrations d'autrui 2 »
juin 21st, 2008

Ce soir-là, croquer mon diplôme était le seul geste possible après avoir attendu siiiiiiii longtemps pour monter sur scène. Avec toute la chance inouïe qu’on me connaît, j’ai été la dernière (et non la moindre) de quelque 300 étudiants à recevoir mon diplôme. Alléluia!

juin 18th, 2008

Beaucoup trop souvent, au cours de mon existence d’un peu plus d’un quart de siècle (donc, de presque trentenaire, ouch!!), je me suis persuadée que je n’étais pas douée pour le bonheur. Que je n’étais absolument pas abonnée à la sérénité. Que le jour où la paix intérieure est passée, j’étais absente, hors de ce monde, dans une obscure zone de néant.

À maintes reprises, j’ai eu cette contrariante impression qu’après une courte période de félicité, mon noir karma a toujours cherché à me faire payer pour tout le rose accumulé. Comme si je ne pouvais pas m’accorder le droit au bonheur. Comme si, syndicalement parlant, le noir avait plus d’ancienneté, ne permettant pas au rose de poser le moindre grief.

Pourquoi ne pourrais-je pas être heureuse? Arrêter de m’en faire? Pourquoi est-ce si évident maintenant? Qu’est-ce qui s’est produit entre mes deux oreilles? Est-ce j’ai subitement atteint le nirvana? Le cas échéant, il ne me reste plus qu’à enfiler une robe orangée, me convertir au bouddhisme et devenir la première femme dalaï-lama.

Je sens que, depuis quelques temps, les étoiles se sont alignées en ma faveur. Après une période de turbulences, de naufrage, puis de cap vers une autre vie, après des angoisses à n’en plus finir, c’est en quelque sorte comme si j’avais épuisé ma réserve de stress (que je croyais pourtant inépuisable) et stoppé net cette foutue manie de me tourmenter pour pas grand chose, à bien y penser.

Une foule de circonstances et de dénouements qui font en sorte que je me sente bien, tout simplement.

  • Dans quelques jours, je déménagerai (pour la troisième fois en l’espace d’un peu moins d’un an!) avec chéri. Nouvelle étape que j’accueille à bras ouverts.
  • Je me sens plus zen, même dans des situations potentiellement (ou indubitablement!) stressantes - d’ailleurs, une de mes collègues me l’a fait remarqué cette semaine.
  • J’irai à la cérémonie de la collation des grades demain. Ce n’était pas prévu au programme, la décision fut apparemment prise à la dernière minute par je ne sais quelle instance universitaire (faut croire que tous les domaines d’études ne jouissent pas la même notoriété… m’enfin je n’en ai rien à foutre de la médecine du petit orteil gauche ou de l’ingénierie de Dieu sait quoi) et malgré l’aspect résolument plus symbolique que pratique de cette cérémonie, ce sera en quelque sorte la cerise sur un sundae qui n’a jamais semblé entier à mes yeux. Car je n’ai jamais réellement savouré la fin de mes études (jusqu’à quand?) puisque tout s’est déroulé dans la foulée des événements éprouvants de 2007. Remise du TD fin avril alors que je me bouchais les yeux pour obturer une évidente brèche dans ma vie, réception des résultats fin juillet, au cours d’une période de profonde tourmente et d’ouragan existentiel, bulletin final en septembre alors que je m’efforçais de repartir à neuf  et, finalement, le diplôme en novembre, cette première enveloppe qui m’était adressée à ma nouvelle adresse - la seule à ce jour où j’ai été, justement, seule à cette adresse.
  • Je me suis payée des chaussures absolument superbes pour demain. Puisqu’il faut bien un peu de superficialité fifille pour atteindre le nirvana, tout spirituel qu’il soit. N’importe quelle shopaholic l’affirmera.
  • J’ai reçu en tout près de 1400$ en retour d’impôts - montant auquel je ne m’attendais absolument pas! Le dieu des finances existe bel et bien. (Je me demande s’il est bouddhiste? Parce que bah, tant qu’à adhérer à une autre forme de spiritualité, aussi bien opter pour un culte comportant un dieu des finances aussi généreux.)
  • Je me sens un peu mieux dans ma peau. [Lire : l'impossible est possible.] La preuve: j’ai diminué la quantité de fard derrière lequel je dissimulais une fragilité chronique. J’arrive, entre autres choses, à sortir de chez moi sans me tartiner de fond de teint (résultat: on discerne très nettement mes taches de rousseurs maintenant, mais bon, autant profiter de cette étape “who cares” et me foutre totalement de ces marques qui me redonne des airs d’enfance).
  • À mon grand étonnement, des collègues de travail m’ont remis quelques certificats-cadeaux cet après-midi. Pour me remercier, tout simplement. Parce qu’elles apprécient ma propension à vouloir accomplir cette utopique tâche de rendre tout le monde heureux. J’ai accepté cette pensée la gorge nouée par l’émotion.

Sincèrement, je ne pourrais pas demander plus. À part peut-être un voyage en Europe, une Wii, une énormissime boîte de chocolats belges et une victoire des Italiens à l’Euro 2008.:D

juin 17th, 2008

Qui portera fièrement ce chandail demain? :)


Forza Azzurri!

Et vlan, dans les dents, la France!
(Bon, je sens qu’on va me détester, mais tant pis! J’assume ma partisanerie! :p)

Un merci spécial à chéri pour le cadeau!! (J’imagine qu’il en avait simplement marre de m’entendre répéter ad nauseam que je voulais me procurer un gilet de l’équipe nationale italienne!)

juin 14th, 2008

Il y a quelqu’un qui peut m’expliquer pourquoi, pourquoi, POURQUOI, j’ai cette chanson issue du film Flashdance scotchée dans la tête au moins 3 fois par semaine? Suis-je quétaine à ce point? [Merci de ne pas élaborer trop longuement sur la deuxième question, au risque de provoquer des débats houleux! He he!]

juin 13th, 2008

Branle-bas de combat au travail hier.

Vers 11h05, j’étais à la toilette [comme toutes les fois qu'un désastre quelconque survient - qu'il s'agisse d'une panne d'électricité, d'un tremblement de terre, de la réélection d'un parti qui met en poste des ministres douteux et incapables ou bien, en avion, de turbulences intenses, car je suis forcément maudite par je ne sais quelle divinité aux intentions tordues] lorsque l’alarme de feu a retenti. Fort. Très très fort.

Et, pendant trois quarts de seconde, le doute m’a un assailli. Généralement, je suis au courant lorsqu’il y a des exercices d’évacuation, car duh! je suis celle qui choisit le moment opportun pour effectuer une telle manœuvre, conjointement avec le département de sécurité. Je me suis donc précipitée hors du cagibi qui nous sert de salle du trône. La confusion régnait, d’autant plus que les éducatrices se demandaient s’il s’agissait ou non d’un simple exercice. C’est alors que, me découvrant une fermeté que je ne soupçonnais absolument pas, je me suis mise à diriger prestement tout le monde vers la sortie.

- Let’s go! Tout le monde dehors! Get out of here! Sortez d’ici! Out, out!

M’élançant précipitamment d’un local à l’autre pour m’assurer que tous les groupes se rendaient à l’extérieur tout en suivant la procédure, ma tête a pris le contrôle de mon corps et n’avait qu’un seul et unique objectif: faire en sorte que toute la marmaille et les employées se retrouvent en lieu sûr. Nous nous sommes regroupés sur un terrain avoisinant. Les enfants ont l’habitude de retrouver leurs camarades au point de rencontre lors des exercices qui se déroulent toujours calmement. Cependant, contrairement à l’habitude, une voiture de patrouille de la sécurité du milieu de travail où nous sommes situés est arrivée en trombe, suivie de plusieurs camions débordant de pompiers parés de sexy uniformes. La fébrilité a monté d’un cran. Alors que nos tout-petits étaient subjugués par ces immenses véhicules rutilants qu’ils n’avaient vus jusque là que dans leurs livres d’images, les employées, elles, se pâmaient devant nos héros casqués de jaune.

- Ils vont nous sauver, hein? a demandé une fillette inquiète à son éducatrice, en lui tirant la manche.

Finalement, et fort heureusement, la garderie ne s’est pas transformée en brasiers. Bon, quelques âmes féminines ont probablement flambé, mais c’est une toute autre histoire! ;)

Toute cette horde de pompiers nous a rendu visite pour la simple et bonne raison que dans l’une des salles, le système de climatisation et de chauffage a surchauffé suite à un problème technique. Par contre, puisque je n’ai absolument rien d’une électricienne, je vous épargnerai les détails afin d’éviter de raconter quelque fable risible comme la cosméticienne d’avant-hier. Je vous dirai seulement que cette irrégularité a provoqué une surchauffe excessive du mécanisme interne et le système de détection hypersensible dépistant toute anomalie s’est alors déclenché. Par précaution, les pompiers nous ont enjoint de demeurer à l’extérieur un court moment, le temps qu’ils s’assurent que tout était sécuritaire. Une heure et quelques pompiers plus tard, nous avons tous pu regagner la garderie, encore déboussolés par les événements.

Nos moussaillons, très impressionnables à leur âge, ont été fort marqués par cette aventure. Le petit B. m’a même affirmé ce matin, d’une voix assurée:

- Eille, madame, y’a pas de feu aujourd’hui. Mais si y’a un feu, les pompiers vont revenir, inquiète-toi pas madame! :D

Nul doute que les enfants en ont eu long à raconter à leurs parents hier soir et que les employées ont, euh, sûrement fait de fort jolis rêves… enflammés! :D

Bon, bon, trêve de jeux de mots lubriques. :p

  • Élucubrations du jour

  • Élucubrations périmées

  • Non, il ne neige pas toujours à Montréal

  • Méta