juillet 22nd, 2008

Reçu dans mon spam aujourd’hui: Shocking Video Shows Spongebob And Gay Sex!

Hum. Bob l’éponge. Sééééérieusement.

juillet 22nd, 2008

(*) Simone de Beauvoir. L’invitée.

Comme le chantait Brel: Mourir cela n’est rien, Mourir la belle affaire, Mais vieillir… ô vieillir.

Je suis terrorisée à l’idée de vieillir.

Et, peut-être est-ce ma paranoïa obsessive, mais il semblerait que la vie me fasse de plus en plus de pieds de nez et ce, sur une base quotidienne. La preuve: vendredi dernier, je faisais un brin de shopping (un très gros brin, disons) et je me suis amourachée (entre autres choses) d’une mini-jupe en jeans style eighties trash punk (ohhh là là, la mode automnale va me coûter cher, je le sens). Toutefois, lorsque j’ai aperçu une pimpante jouvencelle choisissant exactement la même jupe, je me suis pétrifiée sur place. Elle devait avoir 10 ou 12 ans de moins que moi et un corps qui mettra encore bien des années à se flétrir. Je me sentais soudainement très matante, très anachronique, extrêmement décalée. Je n’ai effectivement plus 18 ans et peut-être était-ce tout à fait grotesque de ma part de choisir ce genre de fringues. Et comble de l’ironie, lorsque je suis arrivée au comptoir-caisse, j’ai été frappée par une nette image de ce qu’est une femme qui refuse de vieillir, qui refuse de paraître son âge. À ma droite, une dame mature arborait le look Barbie. De pieds en cap. Teinture trop blonde, jeans hyper moulants, souliers vernis rose fuchsia, avec des talons d’une hauteur quasi scabreuse, pull capuchonné d’un rose criard assorti aux chaussures et sac à main un peu sport-chic qu’elle aura probablement dérobé à sa fille, voire sa petite-fille.

Puis paf.  Je me voyais dans 25, 30 ans avec une apparence aussi risible.

La trentaine qui approche m’angoisse effroyablement. Je vois mon corps qui change depuis environ un an, le stress de 2007 ayant très certainement servi de catalyseur à toutes ces mutations drastiques. Des ridules qui commencent à se dessiner aux creux des yeux. Une peau qui se relâche graduellement. Des yeux pochés en permanence. De légères poignées “d’amour” qui peinent à disparaître. De la cellulite récalcitrante. Des vergetures qui s’étalent dangereusement. De l’excédent de chair ramollie qui commence à pendouiller de mes bras. Des jambes moins bien sculptées. Des seins qui manquent déjà de fermeté (je me sens comme dans la scène du film Charlie’s Angel avec Cameron Diaz qui compare sa poitrine du début de la vingtaine avec celle dont elle est pourvue à 28 ans). Une relative minceur en sursis et une génétique qui me guète du coin de l’oeil, et qui sans doute, d’un moment à l’autre, m’affublera des 20 livres excédentaires qui m’étaient  probablement échues.

Je me rends compte que la vingtaine tire maintenant, et pour de bon, la patte vers l’arrière et que je ne pourrai plus jamais goûter à cet âge où tout est permis. J’ai l’impression d’avoir peu vécu cette période de ma vie, bien trop occupée à exceller dans mes études universitaires. Du jour au lendemain, je me suis réveillée dans une enveloppe corporelle qui avait changée, mais surtout, que je n’avais pas vue changer.

J’imagine qu’il me faudra apprendre à l’apprivoiser… Ou aller de ce pas comparer les lotions antirides à la pharmacie la plus proche. ;)

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