août 10th, 2008

Demain sera officiellement notre premier anniversaire à chéri et moi. Je dis officiellement, car nous étions officieusement ensemble quelques temps auparavant, mais les choses étaient nettement trop compliquées dans ma vie à ce moment-là.  Je nageais en eaux troubles et je ne comprenais plus très bien le pourquoi du comment.

It\'s complicated - are we a couple?

Source de la B.D. : xkcd

Notre relation est devenue officielle le jour où chéri m’a invitée à manger un steak au Keg du Vieux-Montréal. Pour qu’un homme réussisse à me faire avaler toute une pièce de viande rouge, je considère qu’il s’agit là d’un exploit que seul un candidat que j’aime véritablement peut accomplir. :D

Un an déjà.

Je mentirais si je disais que que notre relation a été sans heurt tout au long de cette année  passablement houleuse, surtout au tout début. Un couple qui se forme avec de telles prémices a toutes les chances du monde de faire naufrage, de s’échouer, de se retrouver sur des rivages éloignés et de se perdre. Tandis qu’un couple qui se tient, qui brave à deux les intempéries de la vie, un couple pour qui, finalement,  tout cela n’importe plus tellement maintenant, pour ce couple qui a tourné la page sur des événements qui n’existent qu’en souvenirs plutôt flous aujourd’hui, la partie est gagnée. Leur force réside dans tout ce qu’ils ont traversé, à deux.

Je suis convaincue que cette première année marque le départ vers un avenir plus serein. Un prélude à la vie que nous méritons tous les deux. Une première année à laquelle se grefferont de nombreuses autres belles années.

Parce que ta main dans la mienne me rend plus forte, et qu’elle me permet d’avancer à tes côtés avec un amour et une confiance que je ne soupçonnais même pas.

Et qu’il faut une sacrée testa dura pour endurer la mienne, ma testa dura. :)

Rédigé passionnément sous Chéri et chérie Inc. | Élucubrations d'autrui 7 »
août 9th, 2008

Vous avez raison: L’été le plus moche en 50 ans.

Voilà.

Je retourne vivre en Belgique moi, nah. Au moins là-bas, la pluie est un aspect de la vie quotidienne, pas une malsaine incongruité. ;)

Je ne peux porter mes trillions de chaussures neuves par peur de les abîmer. Atroce, atroce Dame Nature.

Je me suis presque fait greffer un parapluie sur la tête. Pratique.

Je songe à un recours collectif contre le ciel. Qui veut se joindre à moi?

Rédigé passionnément sous Profession : râleuse | Élucubrations d'autrui 6 »
août 8th, 2008

Chéri m’ayant abandonnée pour la semaine (pour une bonne cause, cependant), je vais donc pouvoir me permettre une orgie de…

Tofu! :D

Pffffffff, à quoi pensiez-vous, bande de tordus? :D

août 8th, 2008

Il y a un peu plus d’un an, j’ai découvert le site Funny or Die par je ne sais quel hasard, en atterrissant sur la page de cette vidéo: The Landlord. Marrant!

Funny or Die présente des vidéos mettant en vedette des euh, vedettes (notamment). Les utilisateurs peuvent également voter pour les scénettes qui les amusent et celles qu’ils veulent envoyer à l’échafaud. En outre, ce site est l’initiative de quelques bouffons, dont l’inénarrable Will Ferrell, qui représente à lui seul l’univers du grotesquement désopilant.

Bon, mais où ce préambule nous mène-t-il?

À Paris Hilton! La vraie! Pas la marmotte que j’ai baptisée ainsi ;)

En effet, la blonde héritière a été approchée par l’équipe de Funny or Die afin de répliquer à John McCain, candidat aux élections présidentielles américaines, qui aurait utilisé son image sans son consentement, à titre de raillerie dans le cadre d’une pub anti-Obama. Paris Hilton s’est prêtée au jeu - il en résulte donc une parodie à saveur électorale, qui circule un peu partout sur la toile à l’heure actuelle.

Franchement, j’ose à peine l’avouer, mais simplement pour que la Maison Blanche soit peinte en rose, je voterais bien pour la reine du scandale médiatique. :D

août 5th, 2008

Retour au travail après un week-end de trois jours: quelle plaie. Surtout que j’ai eu à jongler avec quelques situations contrariantes et/ou inattendues et/ou dignes d’un lundi alors que nous étions pourtant mardi (je suis naturellement victime à retardement du Grand Méchant Lundi lorsque je ne travaille pas ce jour-là).

Il y a quelques mois, nous avons soumis au service d’incendie de la ville un plan d’évacuation en cas d’alarme de feu. Aujourd’hui, deux pompiers devaient venir sur les lieux afin de valider notre plan d’évacuation. Ma patronne avait initialement prévu faire l’exercice hier, mais puisque j’étais en congé et qu’elle souhaitait que je sois présente, elle donc a opté pour ce mardi 5 août à 9h30.

Or, elle était absente à l’heure où ces (jolis) messieurs sont arrivés pour procéder à la vérification. Bien qu’elle ait dû m’en parler au moins une douzaine de fois la semaine dernière, il semblerait qu’elle ait tout simplement oublié que la visite de contrôle se déroulait ce matin.

Ça m’a foutu en rogne un court moment, jusqu’à ce que je me rende compte qu’au final, c’est moi, et moi seule, qui ai eu affaire à ces deux charmants pompiers. :D

pompier

août 4th, 2008

Jour de congé oblige, je fais évidemment tout sauf ce que j’avais prévu faire.

C’est à ça que servent les jours de congé, non? ;)

D’ailleurs, je suis tombée sur ce petit jeu amusant (mais totalement dénué d’une utilité quelconque) sur le blogue d’une britannique que je consulte régulièrement.

Il s’agit de taper son prénom suivi de “needs” dans le moteur de recherche Google et d’indiquer les résultats sur son blogue.

Ce qui donne (avec mes commentaires - totalement dénués d’utilité, eux aussi - entre crochets!):

1. Emilie needs money. [Yeah, baby!]
2. Emilie needs to give Tim food. [Tim, reste en dehors de ça, tu veux bien?]
3. Emilie needs to know something like this. [Tellement précis!]
4. Emilie needs to draw out four or five key points and areas of interest from this, such as her curatorial experience and photographic skills. [J'ai effectivement un peu d'expérience en matière de conservation, (curatorship en anglais), vu mon domaine d'études. Mais des habiletés en photographie? Quelles habiletés?? Vous avez vu mes cadrages? :D]
5. Emilie needs to prioritise. [Les choses à faire aujourd'hui en ordre de priorité? Terminer mon café. Aller dans la douche. Faire des emplettes. Acheter quelques kilos de café pour regarnir mes étagères exemptes de grains caféinés. Ne rien faire. :D ]
6. Emilie needs volunteers. [Pour l'aider à venir à bout de ses putains de boîtes!]
7. Emilie needs a co-chair in Cambridge. [Wow, j'ai obetnu un poste à Cambridge et je n'en ai même pas fait la demande? Quelle notoriété! :D]
8. Emilie needs her caring and nuturing mother to resurface and be the woman Emilie remembers. [Ma mère n'a pas trop changé avec le temps, si ce n'est qu'aujourd'hui elle ne porte plus d'énormes lunettes tellement eighties.]
9. Emilie needs to come to America, and be sucessful here! [On peut changer America pour Europe?]
10. Emilie needs a car. [Ha ha! Tellement pas! Je n'ai même pas de permis!]
11. Emilie needs a life. [Ab. So. Lu. Ment. :D]
12.  Emilie needs to have a babe to hang out with this summer. [Ab. So. Lu. Ment. Bis. Un exemple? :D]

Et pour le bénéfice des lecteurs qui sont sans doute majoritairement francophones, je reproduis ce petit jeu en français.

1. Emilie a besoin de vous! [Oui, vous!]
2. Emilie a besoin d’un travail plus élaboré. [Ce petit jeu a du vrai...]
3. Emilie a besoin rapidement d’une formation technique. [Ah oui? Ce n'est pas ce que le conseiller en orientation me suggérait.]
4. Emilie a besoin également d’échanger ses idées. [Tout le temps!]
5.  Emilie a besoin d’un travail d’accompagnement psychique de ses angoisses pour l’amener à délaisser ces liquides et matières avec lesquelles elle est tant identifiée. [Euh. On parle de café et de vin, ici?]
6. Emilie a besoin de votre aide! [Il reste encore des cartons remplis de babioles, allez, un effort!]
7. Emilie a besoin de savoir. [C'est l'histoire de ma vie d'éternelle étudiante.]
8. Emilie a besoin d’une belle tenue pour une soirée qu’organisent ses copines. [Rhoooo, même Google me propose d'aller faire du shopping!]
9. Emilie a besoin d’action, de danger, de mouvement ! [Pas trop, quand même, hein. Je suis en congé aujourd'hui, après tout.]
10. Emilie a besoin de savoir qu’elle a du monde derrière elle !! [Si je tombe, je ne me fracturerai pas une côte!]
11. Emilie a besoin de calme. [Pour pondre de telles insanités.]
12. Emilie a besoin de Clara. [Mais qui c'est, cette Clara? Elle est de mèche avec Tim?]

Sur ce, je vais aller profiter de ma journée de congé en mettant à exécution le point 11 - Emilie needs a life! :D

Rédigé passionnément sous En vrac | Élucubrations d'autrui 14 »
août 2nd, 2008

Chéri m’ayant très galamment (ahem) lancé le journal Le Devoir toute à l’heure, j’ai décidé de faire un brin de lecture. Après avoir amoureusement défait l’élastique qui sert à retenir les différents cahiers, j’ai ensuite chassé Belle qui avait décidé de se coucher de tout son long sur la première page

Eh oui! Que de péripéties en ce samedi matin, n’est-ce pas! :D Mais attendez! Ce n’est pas terminé!

Après toute cette agitation, j’ai entamé la lecture de l’article Loin des yeux, loin de l’éthique, lorsque j’ai subitement été frappée par une orthographe qui m’est apparue erronée. Mais bon, il s’agit du Devoir, quand même, alors je me suis dit, in petto, peut-être est-ce moi qui suis totalement dans le tort après tout, et que j’ai rêvé que le mot espionnage prenait deux n en français, mais qu’un seul dans la langue de Shakespeare.

Pour en avoir le coeur net, je me suis empressée d’ouvrir mon Multidictionnaire de la langue française à la section E, pour y confirmer mon hypothèse: espionnage.

Une “fôte” en première page du Devoir? Ishhhhh.

Source de l’image: LOLcats

L’article était fort intéressant, soit dit en passant. :D

Rédigé passionnément sous Majeure et cultivée | Élucubrations d'autrui 5 »
août 1st, 2008

Dimanche dernier, à l’occasion d’une journée “familiale de filles” (en d’autres termes,  Maman Cornue, Soeurette Cornue et Blogueuse Cornue), je suis allée voir le film Mamma Mia à l’affiche depuis peu au cinéma.

Je m’attendais à une oeuvre quelque peu (voire très) ringarde, à l’instar de la plupart des comédies musicales. J’ai toutefois été agréablement surprise par le film dans son ensemble. Mamma Mia déborde certes d’une exubérance qui pourrait en agacer plus d’un, mais la thématique a de quoi émouvoir. J’ai trouvé que les relations mère (monoparentale) - fille y étaient abordées de manière plutôt touchante. Ou bien c’est la proximité entre mon histoire et celle qui se déroulait devant nos yeux qui a su me soutirer quelques larmes au passage.

J’ai d’abord été séduite par les paysages à couper le souffle. Le regard rivé à l’écran du début à la fin, j’ai tenté de m’imprégner le plus possible cette féerie visuelle. À la sortie du cinéma, j’annonçais à ma mère, en toute candeur, que j’allais acquérir une villa similaire en Grèce! :D (On peut toujours rêver un peu.)

Ensuite, la très surprenante Meryl Streep, qui sait interpréter avec brio tous ses personnages, quels qu’ils soient, anime presque à elle seule la totalité du film. Quelle vivacité, quelle intensité. Dans Mamma Mia, elle était à la fois magistralement désopilante et profondément attendrissante.

Moment fort: la chanson Slipping Through My Fingers m’a littéralement arraché le coeur par ce qu’elle évoque. À ce moment, j’ai brusquement senti une puissante vague d’émotions qui a déferlé sur ma petite famille, tranquillement assise entre deux ou trois miettes de pop-corn.

Belle surprise: Colin Firth. J’ignorais qu’il jouait dans ce film. En l’apercevant pour la première fois à l’écran, j’étais déjà assurée de passer un bon moment. (Auuuuucun parti pris, non non.) :D

Les pièces musicales issues du très réputé groupe ABBA avaient également de quoi agrémenter délicieusement ce visionnement. J’ai presque envie de me procurer la trame sonore, tiens. Quétaine jusqu’à la moelle, je sais! Je m’assume!

Par contre, seul détail qui écorche beaucoup (tant le tympan que la vue): la performance monstrueusement ratée de Pierce Brosnan. Ouch. Il n’entrera pas dans les annales cinématographiques pour avoir (misérablement) incarné ce personnage.

Je peux comprendre que cette oeuvre se soit attirée de nombreux détracteurs et commentaires houleux, mais il ne faudrait pas céder à la tentation de vouloir forger une analyse métaphysico-psychologique de ce film sous couvert d’une prétendue élévation intellectuelle. Après tout, Mamma Mia n’a pas la prétention d’être autre chose qu’un blockbuster estival. Eh oui, même une movie snob peut se laisser happer par les filets d’une méga-production un peu excessive. ;)

août 1st, 2008

Il y a de ces journées où, sans raison apparente, je me sens extrêmement fébrile, excitée, enfiévrée d’une joie intérieure dont j’ignore la cause.

Aujourd’hui était une de ces journées. J’étais euphorique, je rayonnais.

Au milieu de l’après-midi, ma soeur m’a rejointe par téléphone, au travail, pour me faire part d’une formidable nouvelle: je serai “matante” (en bon québécois!) en mars prochain!! Je jubilais! Difficile de ne pas être énervée après une telle annonce. Cette fébrilité ressentie au cours de la journée était donc, en quelque sorte, prémonitoire!

Devinez qui a déjà commencé à répertorier les sites où je pourrais acheter à mon futur neveu ou ma future nièce de jolis t-shirts aux slogans rigolos? :)

  • Élucubrations du jour

  • Élucubrations périmées

  • Non, il ne neige pas toujours à Montréal

  • Méta