septembre 28th, 2008

Je ne suis pas très active dans le merveilleux monde des blogues actuellement, ni comme blogueuse, ni comme “commentatrice”, et pour cause: mes temps libres voisinent le degré de congélation (mieux connu sous le nom de “Zéro”, pour les personnes qui n’auraient pas écouté durant leurs cours de sciences physiques - ou qui s’en foutaient tout simplement!).

Les moments passés à la maison se font rares. Sauf peut-être pour y dormir, puis pester contre mon cadran-réveil, faire un câlin à chéri, m’extirper des draps pour ensuite me préparer à affronter une énième journée routinière, grattouiller le bedon ou la tête de mes amis félins, avant d’aller me farcir un trajet de métro dans une promiscuité plus que débectante.

À mon arrivée à la maison, même manège: je grattouille le museau de chéri et donne un bisou à mes chats (oups!), me débarbouille, prépare mes vêtements pour le lendemain avant d’enclencher l’alarme de mon cadran pour m’endormir, la tête encombrée de pensées de toutes sortes.

De plus, je suis victime depuis plus d’une semaine d’un rhume indécrottable: Advil rhume et sinus, vitamine C, fruits à profusion, sirop expectorant, rien n’y fait. J’ai sans doute besoin de repos, je vous remercie de votre conseil.  Car oui, je suis fatiguée. Fucking fatiguée, comme le dirait une pseudo-héroïne de roman de fille à papa qui aurait dû s’en tenir à son premier bébé (*). Chaque jour, je me présente au travail avec une tronche de déterrée, ce qui fait sursauter ma patronne (lorsqu’elle est présente, bien évidemment). Celle-ci m’apporte des breuvages fruités et du chocolat pour me requinquer, m’enjoignant de ne pas manquer à l’appel le lendemain. C’est que, moi absente, elle panique. Moi seule, aucun problème - en fait, s’il fallait que je ne puisse pas prendre les commandes du bureau lorsque je suis seule, je me retrouverais dans un sacré pétrin, étant donné que je dois travailler en solitaire (au moins) 85% du temps. J’ai presque l’impression qu’elle a totalement oublié le fonctionnement de plusieurs procédures depuis que je suis là.

L’atmosphère générale m’épuise également. Il y a un je ne sais quoi dans l’air qui gruge toute mon énergie. Ces guéguerres puériles, ces frictions harassantes, cette insistance à vouloir que je sois d’un côté plutôt que de l’autre. Le genre d’ambiance propre à un milieu syndiqué, quoi. Et vlan, le gros mot, ça y est, je l’ai échappé. Et on me garrochera sans toute tout un tas de roches, mais tant pis: les syndicats sont, dans bon nombre d’entreprises québécoises, les empêcheurs de tourner en rond. Je ne me ferai probablement pas d’alliés en affirmant que ces associations syndicales prennent trop de place dans notre province, qui affiche d’ailleurs le plus haut taux de syndicalisation en Amérique du Nord. Pour imager la chose, je prendrais cet exemple: l’enfant (l’employé) réclame de sa mère (le patron) une permission qu’elle ne lui accordera pas. Plutôt que d’amorcer une discussion ou chercher à comprendre la raison sous-jacente à ce refus, l’enfant s’en remettra au père (le syndicat), qui lui ira négocier avec la mère, et les pourparlers ne se termineront pas nécessairement en bons termes. L’association vous semblera peut-être boiteuse, mais au final, les syndicats ont effectivement cette attitude paternaliste et dépassée. Ils auraient certes leur utilité dans des milieux ouvriers victimes d’injustices criantes, mais la plupart du temps, on y a généralement recours pour le moindre regard un tant soit peu malveillant.

Et oui, j’ai déjà été syndiquée alors je parle en connaissance de cause. Je crois également que c’est malsain de ne pas laisser à l’employé le droit de choisir de l’être ou non. Enfin, je m’égare. Je laisse parfois un peu trop le côté “sociologue” en moi s’imposer dans ma perception d’une situation, aussi commune soit-elle.

En conclusion: je suis condamnée à être morveuse et tousseuse jusqu’à ce que j’aie le temps de prendre le temps ou que le climat soit moins éreintant mentalement parlant.

Sur une note plus positive, toutefois, je poursuis mon cheminement afin de m’assurer d’un avenir brillant et rempli de petites licornes mauves qui virevoltent partout, de nuages dodus et de lutins joyeux (ahem, vous excuserez ces énumérations foireuses, relents d’une trop grande intoxication médicinale). De plus, après une deuxième rencontre avec la conseillère en orientation, je sens que j’approche du but. Elle était littéralement en feu jeudi soir dernier, m’accordant un 20 minutes de plus que l’heure prévue pour notre rencontre. J’aimerais avoir la chance de me sentir aussi exaltée par mon emploi.

Je constate peu à peu, en écoutant ses recommandations et en effectuant quelques tests, que j’avais raison (sans le savoir) il y a quelques mois, lorsque j’avais eu envie de me diriger vers les communications. C’est ce qui semble ressortir nettement de mon profil. J’en ai assez des environnement immuables, rigides et ne proposant qu’un minimum de défis. J’ai besoin de mouvement.

Dans un autre ordre d’idées, je me suis inscrite au gym avec chéri, car les cours de yoga ne suffisent pas. Il me faut bouger, me tonifier, reprendre des forces. Le jogging me manque et malheureusement, je me vois mal courir le long de la rue Ontario, croisant de vieux fumeurs parqués devant des bars de danseuses, des tavernes ou des restos mal famés, qui reluquent mon popotin en riant grassement. Je m’ennuie de la sérénité du Canal Lachine, l’endroit parfait pour se délier les jambes. À  défaut d’un lieu pour courir, le gym me permettra de me détoxifier toute l’année durant (car jogguer dans 45 centimètres de neige n’a rien de très plaisant).

Quoique dernièrement, la STM m’ait forcé à entreprendre malgré moi un plan santé qui porte fruit. J’ai perdu quelques livres pour avoir trop marché, gracieuseté des métros hors service à toute heure du jour et du soir, des autobus trop en retard et/ou qui ne passent carrément pas et/ou bondés à un point tel qu’ils ne s’arrêtent même pas pour laisser les usagers monter à bord.

Fin de ce billet trop long. ;)

(*) Toute ressemblance avec la réalité (n’)est (pas si) fortuite.

septembre 22nd, 2008

Samedi soir dernier, deux de mes cousines, ma soeur et moi avons assisté au spectacle du groupe  (un peu has-been, on l’avouera) New Kids on the Block au Centre Bell. Quel retour vers le passé! Je ne me souviens plus exactement comment nous en sommes venues à vouloir se procurer des billets pour cette prestation… il devait s’agir d’un soir de grande beuverie, sûrement. :D

Photo issue de ma collection personnelle - les cousines P. devant le Centre Bell faisant le pied de grue (dans tous les sens du terme! :D )

Arborant un look issu du début des années 1990, nous avons pris part à l’ambiance survoltée  de l’amphithéâtre Bell. Une foule majoritairement féminine chantait à tue-tête les vieux succès qui ont bercé nos  jeunes années. Le moment fort de la soirée: lorsque le groupe a entonné l’incontournable Step by Step en toute fin de soirée, lors du rappel.

Je ne me considère plus comme un fan des NKOTB aujourd’hui. Toutefois, j’ai adulé pendant quelques années les membres de ce quintet qui ont été en quelque sorte les demi-dieux de ma préadolescence. Je possédais toute une panoplie d’objets à l’effigie du groupe: sac-banane, bracelet métallique, articles scolaires, vêtements, “Barbie” représentant Jonathan (mon préféré de l’époque), mais, ce dont j’étais le plus fière était sans contredit mon sac de couchage aux couleurs fluos!

En terminant, je vous offre ce videoclip… À la limite du ringard! :D

septembre 18th, 2008

Je serai brève ce soir, car mes neurones ont probablement été atteints par de diaboliques trouble-fêtes invisibles à l’oeil nu (aka. microbes).

Mon rendez-vous avec la conseillère en orientation s’est très bien déroulé.  Cette rencontre devait servir d’entrevue préparatoire. En effet, il est encore trop tôt pour cerner l’ampleur de la situation et  il est évidemment impensable de résoudre le problème en l’espace d’une heure seulement. Il s’agissait plutôt pour elle de sonder les incommensurables profondeurs de mon esprit, tel un sous-marin en perdition dans de noires eaux abyssales. :D

À proprement parler, elle m’a fait remplir un questionnaire assez détaillé sur mes antécédents scolaires et professionnels, sur la raison pour laquelle je consultais, etc. Elle m’a longuement questionné, tentant d’établir un fil conducteur entre mes valeurs, mes intérêts, mes besoins.

La conseillère a également mentionné une chose que j’ai trouvée très exacte, à savoir que jusqu’à tout récemment, je m’étais laissée guider par mon coeur, dans mon cheminement scolaire, et qu’actuellement, puisque j’ai naturellement changé, vieilli et maturé, mes priorités sont autres. Je laisse donc un peu plus parler ma tête, sans toutefois renier complètement mon coeur. Cette remarque était des plus justes.

Je suis repartie de son bureau avec l’impression d’avoir avancé d’un cran dans mes démarches. Elle m’a remis trois formulaires à remplir, que nous analyserons ensemble la semaine prochaine. Il s’agit de questionnaires sur mes valeurs, mes préoccupations d’emploi, ma personnalité, et ainsi de suite.

À l’issue de cette visite, et en commençant à répondre aux questionnaires, je me rends compte qu’effectivement mes goûts pour les arts sont très poussés. Toutefois, un autre élément crucial ressort de ces petites enquêtes sur mon “moi” professionnel: je suis également de type investigateur.

D’autres détails à suivre lorsque mon cerveau aura recouvré l’ensemble de ses capacités sans être sous l’influence du Advil rhume et sinus.

septembre 16th, 2008

Ce jeudi, j’ai un rendez-vous en orientation scolaire et professionnelle. Il m’a fallu une forte dose de volonté pour décrocher le combiné et composer le numéro de téléphone. Mais surtout, pour admettre que ma vie professionnelle n’a rien de très prometteur financièrement parlant, que le chemin autrefois emprunté n’annonce aucune réelle stabilité et que les véritables challenges s’amenuisent à mesure que les offres d’emplois passent sous mes yeux. J’ai décidé de reprendre mon avenir en main. Je suis de celles dont le goût pour la vie de carrière est irrépressible. Pas envie de croupir derrière un bureau à effectuer des tâches sans âme pour le reste de mon existence.

Je n’ai pas baissé les bras. J’ai simplement choisi d’aller à contre-courant. Depuis trop longtemps, la culture est en souffrance, telle une mal-aimée de la société. Avec les récentes coupures, les maigres perspectives d’emplois et toute cette aura de non-financement qui entoure toujours les arts, il me fallait mettre le pied dans l’engrenage avant d’être emprisonnée par une roue qui me ferait courir à ma perte.  De plus, j’oeuvre depuis trop longtemps dans un milieu qui ne me ressemble pas, auquel seule une partie de moi s’identifie, un domaine qui ne vient pas me “chercher dans les tripes”, comme on dit. Et j’ai besoin de ça. J’ai besoin de ressentir cette motivation. J’ai besoin de sentir à nouveau ce goût du défi s’emparer de moi.

Depuis quelques temps, les signes se sont multipliés. Non, je ne crois pas que les choses nous soient destinées dans la vie. Néanmoins, je suis d’avis qu’à certaines étapes de notre cheminement d’êtres humains, notre existence se borde de signaux qui se manifestent, presque imperceptiblement, et qui se veulent les guides vers la réponse à une question que l’on se pose parfois malgré nous.

Si ce que j’ai envie d’entreprendre se concrétise, ce chemin représentera un sacré lot d’études à recommencer. Le cheminement logique de ce champ d’études comporte le baccalauréat, la maîtrise et le doctorat. Rien de moins. Toutefois, ayant déjà en poche les deux premiers diplômes, je veux tenter de trouver s’il me serait possible de court-circuiter cet itinéraire obligé. Du moins, de ne pas replonger tête première dans le deuxième cycle universitaire. Ce nouveau parcours pourrait également impliquer l’apprentissage de deux ou trois notions absentes de mon cheminement collégial, qu’il faudrait que je rattrape d’une quelconque manière. Du pain sur la planche, en effet. Mais je suis capable.

Et, à l’issue de ce parcours cahoteux, il me sera peut-être même possible de renouer avec mes anciennes amours, en conjuguant cette nouvelle discipline aux arts qui me sont vitaux.

Repartir à zéro à presque 30 ans… Peut-être est-ce la boucle qui viendra clore cette considérable remise en question entreprise il y a un peu plus d’un an déjà. Peut-être était-il nécessaire d’en arriver là, de bifurquer vers une zone inconnue.

J’espère que la visite chez l’orienteur portera fruit.

septembre 16th, 2008

C’est hier que j’ai assisté à mon premier cours de yoga. Comme je l’ai mentionné précédemment, cela devait me permettre, notamment, d’évacuer un trop-plein de tension qui m’envahit nécessairement chaque Grand Méchant Lundi que le calendrier nous amène.

Or, vendredi dernier, ma patronne m’avait offert de travailler à la maison, histoire de me farcir une longue traduction qui m’aurait pris des lustres si je l’avais fait sur les lieux (pour cause de dérangements intempestifs… et incessants). Il va sans dire que j’ai acquiescé à sa suggestion à la seconde où elle en a fait mention. Ainsi, j’éviterais de devoir affronter un Grand Méchant Lundi au travail. Heureusement d’ailleurs, car j’ai su  qu’au cours de la matinée d’hier, une panne d’électricité majeure est survenue! Le genre de truc qui se produit invariablement un lundi, de telle sorte que je ne me questionne même plus sur les probabilités  que de tels événements se manifestent un autre jour. Si ça arrive, on est lundi, point à la ligne.

J’ai toutefois écopé aujourd’hui. L’univers m’a sans doute retourné la grimace que je lui avais faite hier en ignorant intraitablement le Grand Méchant Lundi. En effet, ma journée a été des plus chargées, entrecoupée d’une évacuation de la garderie pour cause de surchauffe du système de climatisation (encore!). Totale absence de pompiers, cette fois-ci, par contre. Amère déception.

En ce qui a trait au yoga, nulle déception. Plutôt une apaisante sensation à la fin de cette heure et quart. Nous avons appris quelques mouvements de base. Je sais faire la position du chat (approuvée par Morgane la chatte qui s’est étirée avec moi en signe d’encouragement).

Mais qu’est-ce que j’ai inhalé comme air! Je crois n’avoir jamais autant respiré de mon existence.

Inspirez… Expirez… Stop, vous croyez que je peux mourir d’un trop-plein d’air?

septembre 15th, 2008

C’est reparti. Une énième palpitante campagne électorale. Que dis-je, jubilatoire.

En fait… pas du tout.

Ceux et celles qui lisaient mon ancien blogue doivent se demander où est passée ma vision grinçante de l’actualité politique. La vérité, c’est que la dernière année politique a été déprimante. Assommante. Rien de nouveau sous le soleil. Mêmes illusions ressassées pour rien, mêmes chefs qui ne font pas le poids, mêmes rengaines accusatrices, même matraquage publicitaire sans saveur, mêmes platitudes archimâchées.

D’hyperpolitisée que j’étais, je suis passée à cynique obligée. La seule chose qui ne change pas, c’est mon animosité envers des affiches électorales. J’ai souvent évoqué ma dent contre les pancartes électorales sur mon ancien blogue. Je persiste et signe: quel gaspillage. Il s’agit carrément de pollution visuelle. D’agression optique. Et je me questionne toujours sur la véritable portée de ces affiches. À mes yeux, cette publicité est d’une inutilité manifeste.

Madame-tout-le-monde votera-t-elle à tout prix pour le candidat à la dentition la plus blanche ou dont la cravate s’harmonise le mieux à son délicat teint de porcelaine? Le représentant qui a été mal photographié et qui semble accompagné de ses trois mentons rebutera-t-il vraiment l’électeur qui comptait opter pour son parti? Rien n’est moins certain.

Je rêve d’une élection exempte de toute cette cochonnerie visuelle…

Rédigé passionnément sous Profession : râleuse | Élucubrations d'autrui 9 »
septembre 14th, 2008

J’ai terminé en début de semaine dernière le livre Manuel de manipulation pour obtenir (presque) tout ce que vous voulez! de Gilles Azzopardi. Je possède donc tous les outils nécessaires afin de convaincre Stephen Harper de s’exiler aux États-Unis et nous ficher la paix. ;)

Blague à part, ce bouquin aux allures de bible de croissance personnelle est plutôt divertissant. La lecture se fait aisément, rapidement. Le livre d’Azzopardi est empreint d’un humour judicieux et n’a rien de ces manuels de psychologie obscure qui auraient paralysé même un Jung ou un Lacan.  L’auteur donne des pistes paraissant aller de soi aux premiers abords, mais qui peuvent demander un certain ajustement chez celui ou celle qui cherche à éviter de demeurer coincé dans l’engrenage manipulatoire. Car il faut parfois réapprendre à être soi, un soi plus déterminé refusant les manoeuvres contraires à nos principes.

Deux aspects gênent cependant un peu la lecture: les expressions et allusions parfois un tantinet trop franchouillardes qui entravent de temps à autres le décodage de certains énoncés (bon, ce manuel a été rédigé par un Français, après tout) et les répétitions à outrance. L’auteur a sans doute cherché à ancrer les notions dans la tête du lecteur en multipliant les exemples similaires, mais cette façon de faire peut contrarier les personnes qui n’apprécient pas tellement un rabâchage continuel des mêmes concepts. Tout dépend du type “d’élève” que vous êtes - en ce qui me concerne, une fois est amplement suffisante (raison pour laquelle j’avoue avoir du mal avec les gens qui ne comprennent pas du premier coup…).

En bref, afin de maîtriser l’art de la non-manipulation, il faut deux grandes habiletés, à savoir la confiance en soi et l’aptitude à dire non. Le livre se résume en gros à ces deux principes.

Finalement, j’ai encore bien des croûtes à manger avant d’en arriver d’une part à ne plus être utilisée contre mon gré et d’autre part à obtenir un peu plus souvent la collaboration d’autrui. Car s’il y a deux aptitudes  quasi absentes de ma personnalité, ce sont bien ces deux-là!

Rédigé passionnément sous Majeure et cultivée | Élucubrations d'autrui 6 »
septembre 13th, 2008

[NDLBC*] Je tiens à préciser que ce billet a été rédigé à 95% jeudi dernier, mais j’avais trop la flemme pour en corriger le contenu et j’ai plutôt décidé d’opter pour un voyage toutes dépenses payées vers le pays des rêves. Quant à hier soir, j’étais bien trop occupée à profiter du fait que chéri était à la maison pour regarder les “vendredis soirs policiers” au Canal D. Pour une raison que j’ignore, je visionne ces documentaires policiers presque exclusivement lorsque chéri s’est absenté pour le week-end et je n’en ferme pas l’oeil de la nuit (car bizarrement se produisent des détails qui effraient mon imagination agitée: bruits sourds dans la cage d’escalier, lueurs étranges émanant de la porte-patio, craquements de nature indéterminée). Bref, ce billet est publié avec un peu de retard, et fiez-vous sur moi, la rédactrice ne sera pas rémunérée pour cet affront (ie. aucune nouvelle paire de chaussures ne lui sera permise pour les jours à venir).

[Fin de la NDLBC]

Contrairement à bien des blogueurs qui traiteront d’un certain 11 septembre il y a sept ans, je ne dirai pas un traître mot à ce sujet (aussi élimé qu’un jeans trop porté). Pas envie non plus de me tourmenter l’esprit sur la manière de porter les jolies bottes en faux suède gris que je viens de me procurer pour des cacahuètes (ou presque). Je suis dans un état de léthargie post-état-d’excitation-post-magasinage. Pas trop envie de me faire à manger même si mon estomac couine, après avoir ingurgité quelques cubes de tofu qui ont mariné trop longuement dans la même eau rance et que j’ai prestement recraché de façon quasi-artistique (d’ailleurs la Russie m’a accordé un pointage de 8.5 et le Japon, plus généreux, un 9). Je me coucherais à l’instant, mais il est encore trop tôt et je veux éviter de sombrer dans un sommeil agité et faire des rêves aussi farfelus que la nuit passée, histoire de conserver le peu de santé mentale qu’il me reste. Il faudrait bien que je me secoue les fesses et que je remplisse le lave-vaisselle avant d’attirer toutes sortes de bestioles avec les assiettes sales qui s’empilent, formant des tours vertigineuses dans l’évier, à côté de l’évier et finalement un peu partout dans une zone de 1,5 km entourant l’évier. Je pourrais également profiter de mon free trial à WoW ou encore maudire ce couillon de Stephen Harper qui nous envoie encore une fois au scrutin, bafouant par le fait même les électeurs qui ont gobé sa promesse de tenir des élections à date fixe.  Bon sang que je mène une vie palpitante. Paris Hilton n’a qu’à aller se rhabiller (ben quoi, autrement elle va prendre froid).

Et c’est pourquoi j’emprunterai une fois de plus à Cynthia un quiz à faire un jour de pluie, ou un soir de flemme totale, comme ce soir.

Quelles sont tes initiales? ÉP. Les mêmes que mon pépé qui mange des pissenlits par la racine des tartines de lard à la cassonade à la droite de Saint-Pierre. Un de ces jours, je vous raconterai une anecdote au sujet de ces tartines ma foi assez peu ragoûtantes.

La dernière chose que tu aies mangé? Des morceaux de tofu pas frais, vraisemblablement oublié au frigo depuis euhhh, Mathusalem. Souffrance.

Nomme une chose qui te fait peur: Stephen Harper. D’ailleurs, dans la section “allergies” de mon nouvel agenda, c’est son nom qui y figure. Pour vrai! Car oui, je suis assez timbrée pour rédiger ce genre de folies dans un agenda.

Je dis Shotgun, tu dis : Euh, Maverick? Ah non, c’est Top Gun. Euh, c’est un fusil, non? Alors si on me dit fusil, je dis Stephen Harper dégaine son fusil électoral (tiens, je viens d’avoir une répugnante image mentale de film porno. Ewwwwwwwww. Quelle association licencieuse.)

Qui était la dernière personne dans ton lit? Mon gros chat  Merlin, qui s’est faufilé dans la chambre ce matin. Et je sens que la prochaine personne à aller y faire un tour, ce sera moi!

Que faisais-tu à 7h00? Je défroissais mon chandail à l’aide du steamer (et non, curieux lecteurs,  il ne s’agit pas du célebrissime Tobi!).

La dernière personne à qui tu as donné un câlin? Quelques fillettes à la garderie, car c’était une journée particulièrement riche en câlins (et en résidus de collation, sable, gazon et morve qui se sont agglutinés à mes vêtements)!

Est-ce qu’une personne que tu connais voudrais sortir avec toi? Possible. Mais cette personne a) ne saurait sans doute pas dans quel merdier elle se ficherait en sortant avec moi b) voudrait gagner un pari et le perdrait c) arriverait en retard d’un an et quelque, parce que je suis déjà bien pourvue en matière de chéri.

As-tu déjà conduit sans permis? Oui, je l’admets, monsieur l’agent, je suis une dangereuse criminelle. J’ai conduit… des bumping cars! Menottez-moi immédiatement.

Le dernier restaurant auquel tu es allé dîner? En tête à tête avec moi-même, au resto tenu par des vietnamiens qui font des sushis et des sous-marins vietnamiens (d’oh!). Sinon, avec chéri que j’ai initié au Touski. Mon nouveau quartier regorge de restos en tout genre.

Aimes-tu ton nom? Oui. Car Hello Kitty était manifestement trop ridicule, dommage. :D

Quelle heure est-il? 20h38

Qui t’as fâché aujourd’hui? À son insu, une personne qui travaille de temps à autres pour nous, car c’est toujours moi qui doit dealer avec ses erreurs. Et Dieu sait qu’elles sont fréquentes. Je déteste recoller les pots cassés par les autres et nettoyer la crasse laissée par les bévues d’une tierce personne.

Baseball ou Football?
Over my dead body. Le baseball est d’un ennui mortel et le football est entrecoupé de pauses trop nombreuses pour qu’une non-initiée de ma trempe arrive à suivre le jeu. Je n’y ai compris que dalle la seule fois où je suis allée voir un match des Alouettes. Et, sérieusement, avec tous ces temps d’arrêt qui interrompent constamment le match, force est d’admettre que les cheerleaders bougent plus que les joueurs.

Aimes-tu les oiseaux?
Bof. Ils m’indiffèrent. Après tout, je suis une femme à chats.

Est-ce que cela t’importe si tes bas sont sales ou propres?
On va se mettre d’accord sur un point: le plus longtemps je peux NE PAS porter de bas, le mieux je me porte.  Free toes! :D

Ton opinion sur les tatouages de symboles chinois? J’admets qu’il y a plus original. Anecdote: chéri étant un avant-gardiste (c’est lui qui l’affirme), il s’est fait tatouer un symbole chinois (?) avant que cette mode ne prenne d’assaut les dos, bras, chevilles, alouette!

Aimes-tu câliner et te faire câliner? Hormis chéri et les câlins des enfants, ce genre de PDA me rend généralement mal-à-l’aise. Je n’apprécie pas que les gens s’immiscent dans la bulle qui me sépare d’eux. Comme le disent mes collègues anglophones, je ne suis pas le moindrement “touchy-feely”!

Aimes-tu quelqu’un? Chéri. (Et Dumas, secrètement.)

Dans quel lit as-tu dormit la nuit passée? Le mien, quoique je me sois retrouvée dans un hôtel en Europe durant mon sommeil. J’ai le sommeil voyageur.

As-tu déjà fait du bungee? Non, et je ne compte pas en faire dans un avenir rapproché!

As-tu déjà fait du white-water rafting? J’ai fait du rafting sur les rapides de Lachine (qui se trouvent à Lasalle, ça va jusque là, vous me suivez?). Bon, ce n’est ce qu’on pourrait qualifier d’aventure extrême, mais pour une trouillarde de mon genre (et qui plus est, craint l’eau), il s’agit d’un exploit.

Est-ce qu’une personne de dix ans ton aîné t’as déjà cruisé? Généralement, ce sont les hommes beaucoup plus vieux ou les jeunots à peine sorti de la puberté qui osent ouvertement draguer l’échevelée qui signe tous les billets de ce blogue.

Combien d’animaux as-tu? Deux chattes, Belle et Morgane. Un gros matou, Merlin. Une belle-fille chat, Java. Un chéri. Une féline au paradis des chats, Vénus et un gros hamster au paradis des hamsters, Valentin.

As-tu déjà rencontré un Redneck? Si je me fie à la définition élargie de ce terme, je serais portée à répondre oui.

Comment est la température en ce moment? La température de mon salon est relativement tempérée malgré une dépression qui s’annonce et le coucher de la lampe torchère est prévu d’ici une trentaine de minutes. Colette Provencher, sors de ce corps.

Qu’écoutes-tu en ce moment?
Pomme C de Calogero, dont il faut absolument que je traite plus en détails un de ces jours.

Quel est le dernier film que tu as vu?
Le 2e volet de National Treasure. Et avant ça, la trilogie du Parrain, seuls films à ce jour sur lesquels chéri et moi sommes arrivés à un consensus.

Portes-tu des lentilles? Non, j’ai une bonne vision. Peut-être pour avoir mangé trop de carottes? ;)

Une chose que tu as apprise cette année? Mon prénom en binaire :D

Que commandes-tu lorsque tu vas au Starbucks? La même chose depuis bientôt huit ans: un grande cappuccino.

Ton émission favorite? Par les temps qui courent (qui sprintent, qui traînent de la patte, peu importe), je n’écoute pratiquement jamais la télé et ô fatalité, je me suis rendue compte que Les hauts et les bas de Sophie Paquin (dont j’ai raté la deuxième saison pour cause d’accouplement d’ouragans Gustav et Katrina dans ma vie personnelle à ce moment) passera le soir où je serai en train de me zénifier sur un tapis de yoga.

Quelle est ton obsession? Elles varient constamment. En ce moment, je craque grave pour la Limonata San Pellegrino, les pretzels Rold Gold minces et les chaussures.

Est-ce qu’on t’as déjà dit que tu ressemblais à une célébrité? Apparemment, j’aurais des airs d’Anick Lemay et de Camilla Belle.

Qui voudrais-tu voir en ce moment? Chéri. (Et Dumas, secrètement.)

As-tu peur de tomber en amour? Non. J’ai juste un peu peur de tomber et me retrouver avec des ecchymoses partout.

As-tu déjà été prise à faire quelque chose que tu n’étais pas supposé faire? Dessiner pendant d’ennuyant cours de mathématiques. Avoir, pour un instant seulement, l’intention de voter Libéral afin de contrer le Parti Conservateur (promis, juré, je n’oserai plus songer à une telle ignominie).

Odeur favorite? Sans doute l’odeur du café fraîchement moulu.

Est-ce qu’une personne proche de toi est décédée?
Pas dernièrement. Et heureusement d’ailleurs, car j’ai particulièrement du mal à vivre un deuil. Il m’a fallu six mois pour accepter la mort de Vénus.

Taco Bell ou Burger King? Pas une grande fan de fast food. Toutefois, lorsque je pense à Taco Bell, je me remémore des souvenirs datant de 1994, lorsque j’étais allée en Alabama passer une semaine dans la peau d’une “astronaute” au Space Camp (putain, avec le recul je me demande comment j’ai fait pour passer une semaine entière dans une contrée où l’on ne parle qu’anglais à un âge où j’avais du mal à former un tiers de phrase cohérente dans la langue de Shakespeare). Je me rappelle avoir mangé au Taco Bell le soir avant que nous nous dirigions vers le site. 

La prochaine fois que tu vas embrasser quelqu’un? Chéri, j’imagine, qui devrait rentrer d’ici la prochaine demi-heure. Sinon, je pourrais bien ouvrir la porte et embrasser le premier passant, à mes risques et périls.

Nipple ou Nose rings? Ne me lancez pas des roches: je trouve les nose rings trop communs. Et j’ai déjà avoué que si j’optais pour un troisième piercing, ce serait un nipple ring. Rassurez-vous, je suis bien trop moumoune pour mettre cette idée de fou à exécution.

La dernière fois que tu as été au bowling? Ce printemps, dans le cadre d’une collecte de fonds organisée par le Club Optimiste de Lachine, afin de ramasser des sous pour encourager ma maman qui allait se faire raser le cibouleau pour une deuxième année consécutive.

* NDLBC: Note de la Blogueuse Cornue

septembre 11th, 2008

Au boulot, je reçois quotidiennement des CV, dont parfois certains qui n’ont absolument aucun lien avec le milieu de travail dans lequel j’évolue. Aujourd’hui, en me voyant pouffer de rire devant mon écran d’ordinateur, ma patronne s’est approchée de mon bureau pour me demander la raison de ce soudain éclat de rire.

[La Blogueuse Cornue, entre deux ricanements]

- On a reçu un CV…

[La patronne de la Blogueuse Cornue, sceptique]

- Ah…?

[La Blogueuse Cornue, tentant tant bien que mal de conserver son sérieux]

- Le candidat a écrit “Career Goal: Tractor Driver”… pouahahahah!

Hilares, nous avons toutes les deux convenu qu’il fallait être ou bien complètement paumé, ou bien sacrément désespéré pour faire parvenir une telle demande d’emploi dans… un centre de la petite enfance!! :D

Effectivement, les seuls tracteurs que l’on y trouve ont à peu près l’air de ça:

septembre 10th, 2008

(Bruyant) soupir de soulagement.

Pour ceux ou celles qui ne l’ont pas encore deviné, je suis possiblement la personne la plus tracassée sur la surface du globe. Je stresse pour tout, absolument tout. Même si mes craintes sont non fondées, le plus souvent. J’ai pratiquement le mot anxieuse tatoué sur le front. En lettres fluorescentes. Avec un contour bordé de chaînettes dorées. Et des néons clignotants. Et peut-être aussi une description sonore du contenu visuel.

Depuis la fois où je suis allée chez le vétérinaire avec Vénus pour en ressortir, malheureusement, sans elle, je crains profondément toute visite chez le vet. Et dernièrement, j’ai remarqué que Belle semblait souffrir d’une petite infection à l’oeil en plus d’avoir les oreilles très encrassées de cérumen, malgré le fait que je les lui nettoie régulièrement. Hier, elle avait du mal à garder l’oeil ouvert et des larmes perlaient constamment de son oeil infecté.  Son état m’inquiétait. Comme je viens d’emménager dans un quartier que je connais peu, j’ai cherché une clinique vétérinaire à proximité de chez moi (merci, Google Maps) et une amie m’avait parlé d’une clinique sur l’avenue De Lorimier.

J’y avais un rendez-vous avec Belle aujourd’hui et même si tout mon entourage se voulait rassurant, j’ai vécu dans un état de nervosité totale une bonne partie de la journée. Maux d’estomac, nausée, perte d’appétit. Je revoyais le 15 décembre 2007 défiler dans mon esprit et j’appréhendais une mauvaise nouvelle. Un mal incurable qui n’existait même pas en réalité. Il est vrai que j’imagine toujours le pire. D’ailleurs, mon signe astrologique est Verseau ascendant négatif!

Finalement, une fois de plus,  je redoutais une situation que mon subconscient submergé de scénarios catastrophiques avait forgé de toute pièce. Belle a effectivement une conjonctivite, mais de nature plutôt bénigne, et qui devrait se résorber d’ici quelques jours sans qu’elle n’ait à prendre de médicaments. Et pour ses oreilles, le vet m’a suggéré un produit qui devrait peu à peu enrayer la production excessive de cérumen qui obstrue présentement ses conduits auditifs. Bon, il a bien détecté un problème dentaire, qui pourrait éventuellement nécessiter une chirurgie, mais il n’a mis aucune pression et m’a dit que si c’est ce que je souhaitais, il prendrait le temps de m’expliquer l’étendue de l’intervention - et des coûts reliés au rétablissement de sa santé dentaire. Toutefois, son état n’a rien d’alarmant.

Et re-soupir de soulagement.

Je suis sous le charme. Le personnel a été accueillant, sympathique. Le vétérinaire a été d’une gentillesse totale, prenant à la fois le temps d’expliquer tout en détails, répondant à mes questions, me suggérant diverses options. J’ai particulièrement apprécié le fait qu’il ne me prescrive pas d’emblée toute une panoplie d’antibiotiques et qu’il use d’une franchise dont devraient s’inspirer nos propres médecins.

Dans ma prochaine vie, je veux être un chat. ;)

***

Hôpital vétérinaire Animomédic. 4000, De Lorimier, Montréal. 514-521-1678.

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