septembre 8th, 2008

Je hais le lundi. J’abhorre le mot, le concept, la journée en elle-même. Le fait que ce soit immanquablement le jour où  cette scélérate de poisse prend d’assaut toute personne normalement pas si malchanceuse, où une charge de travail déjà considérable augmente en flèche jusqu’à en percer la toiture, où les situations les plus invraisemblables se produisent simultanément, bref le fait que ce soit toujours la pire journée de la semaine.

Encore aujourd’hui, j’y ai goûté. J’étais claquée avant même d’avoir franchi les portes du bâtiment. Les cernes s’élargissant de seconde seconde trahissaient nettement mon état physique et mental. Et, à l’issue de cette journée, j’avais l’impression d’être sur le point de manquer d’air. Parfois, je me demande presque si je prends réellement le temps de respirer le lundi.

D’ici à ce que je trouve l’emploi de mes rêves (ou à ce que je me décide que me tourner vers ma véritable passion, la culture, et accepter de gagner 800$ à 1300$ de moins par mois (ou pire encore), parce que eh, on nous prend pour des tarés dans ce pays, ne provoquera pas le hara-kiri prématuré de mon budget), je crois avoir trouvé la solution pour survivre au Grand Méchant Lundi (et éviter de mourir d’une crise cardiaque avant d’atteindre l’âge *ahem* presque vénérable de 30 ans): le yoga.

Un cours de yoga le lundi soir. Fallait y penser. Cela me permettra (je l’espère) de me décharger de toutes ces énergies négatives accumulées au courant de la journée et d’envoyer gentiment paître le Grand Méchant Lundi avec calme et sérénité.

Les leçons débutent le 15 septembre. Je ne pensais jamais affirmer ce qui va suivre mais… Vivement lundi prochain!!!

septembre 6th, 2008

Allez savoir pourquoi Morphée a décidé de me bouder, malgré le fait que je n’aie pas fermé l’oeil la nuit passée. En attendant que le sommeil veuille bien de moi, je réponds au questionnaire trouvé ici, en terminant une bouteille de rouge (bah quoi, la semaine a été particulièrement ardue), avec en arrière-plan la trame sonore de Mamma Mia (la Blogueuse Cornue étant une quétaine pathétiquement assumée.)

1. Quel(s) souvenir(s) gardez-vous de votre apprentissage de la lecture ?

Il me semble que ça s’est fait tout seul, probablement parce que j’ai toujours aimé les mots.

2. Vos lectures préférées, enfant ?

Martine, Tintin, les récits de la Comtesse de Ségur. À l’adolescence, j’ai dévoré tous les récits de Lucy Maud Montgomery, les romans jeunesse de Dominique Demers.

3. Aimez-vous la lecture à haute voix ?

Pas particulièrement. À moins que je lise pour des enfants. Ou parfois (c’était surtout le cas pour des travaux scolaires, ou encore au boulot) je relis mes écrits à haute voix pour voir si mes phrases font du sens

4. Votre conte préféré ?

De manière générale, ceux de Félix Leclerc.

5. La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre ?

Mon film préféré est issu d’un roman que, étonnamment, je n’ai jamais réussi à lire entièrement, bien que j’en aie entamé la lecture à deux ou trois reprises. Il s’agit de Z, initialement écrit par Vassilis Vassilikos. Le livre est quelque peu rebutant, voire barbant. J’ai du mal à expliquer pourquoi. Le style, sans doute. Toutefois, le film vaut certainement (et deux fois plutôt qu’une!) l’Oscar qu’il s’est mérité en 1969.

6. Apprenez-vous par cœur certains poèmes, répliques de théâtre, extraits de romans ?

Rarement. Le par coeur me pue au nez pour avoir trop récité d’idiotes leçons tout au long de mes études.

7. Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ?

*Ahem* Parfois des magazines traînent dans la salle du trône.

8. Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?

J’ai quelque peu laissé en plan Chaque femme est un roman, d’Alexandre Jardin, de même que Chaos calme de Sandro Veronesi pour m’attaquer à Manuel de manipulation : Pour obtenir (presque) tout ce que vous voulez de Gilles Azzopardi et Je n’aurai pas le temps d’Hubert Reeves. Je vogue souvent d’un bouquin à un autre, infidèlement. Puis, je reprends où j’ai laissé.

10. Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?

Je ne lis pas très vite. Par contre, lorsque je suis plongée dans un roman policier captivant ou de la “chick lit” divertissante, il m’arrive d’accélérer la vitesse de croisière. Je lis lentement lorsque l’intérêt n’y est pas, par exemple lorsqu’il s’agissait de fastidieuses lectures scolaires. Aujourd’hui, une lecture m’assomme particulièrement? J’abrège les souffrances, punto finale.

11. Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?

Ça m’est égal! J’aime les livres, quels qu’ils soient.

12. Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traînent toujours ?

Il y a toujours quelques bouquins qui traînent ici et là. Et pour cause: je suis une traîneuse chronique.

13. Quel est votre rapport physique à la lecture ? Assis ? Couché ? Debout ?

J’adopte souvent la position assise, une jambe sous les fesses. Jusqu’à ce qu’un fourmillement se fasse sentir et m’oblige à opter pour une autre position.

14. Vos lectures sont-elles commentées, crayon en main ?

Étant donné ma loooooongue vie d’étudiante, nombreux sont les livres annotés de ma plume. Aujourd’hui, la chose est plus rare, bien que je souligne régulièrement des passages qui m’interpellent dans les livres qui croisent ma route.

15. Offrez-vous des livres ?

De temps à autres.  C’est un cadeau que j’aime offrir et j’essaie de personnaliser le choix du livre.

16. La plus belle dédicace, que ce soit de l’auteur ou de la personne qui vous l’a offert ?

Ma marraine dédicace la plupart des livres qu’elle m’offre. Sinon, je tuerais un premier ministre conservateur pour une dédicace d’Éric-Emmanuel Schmitt.

17. Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture,…)

Je voue un culte quasi-fétichiste aux livres usagés. Le vécu inhérent à ces feuillets m’inspire vivement.

18. Quels sont les auteurs dont vous avez lu les œuvres intégrales ?

Pour la plupart pas intégralement, mais presque: Félix Leclerc, Paulo Coehlo, Tonino Benacquista, Éric-Emmanuel Schmitt, Kathy Reichs, Lucy Maud Montgomery, la Comtesse de Ségur, Hergé, Alexandre Jardin, Lauren Weisberger, Jacques Prévert, Jean-Paul Sartre.

19. Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?

La plume de Lauren Weisberger me fait rigoler.

20. Un livre qui vous a particulièrement émue ?

L’autobiographie de Simonne Monet-Chartrand.

21. Le livre qui vous a terrifiée ?

Bah. Adolescente, j’ai lu la série “Frissons” et certains m’ont légèrement apeurée, sans plus. Je ne suis pas une adepte des lectures axées vers l’épouvante. Non, attendez, je rectifie. La lecture du programme du parti conservateur m’a terriblement horrifiée.

22. Le livre qui vous a fait pleurer ?

Un livre que j’avais offert à ma marraine pour son anniversaire et qu’elle m’a ensuite prêté. Il s’agit d’un roman de Dominique Demers intitulé Le Pari. Le début m’avait pourant laissé indifférente, mais peu à peu, j’ai été happée par l’histoire. Un livre m’a rarement soutiré autant de sanglots.

23. L’avertissement / L’introduction qui vous a le plus marquée ?

Ce devait être un livre d’art bien qu’à l’heure actuelle ma mémoire soit plutôt défaillante.

24. Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ?

Je choisis régulièrement des livres pour leurs titres. Sans véritablement inspecter la jaquette. Parfois, ce peut être trompeur (La fin de la folie de Jorge Volpi, m’a décontenancée et je ne pourrais pas vraiment décrire mon réel sentiment face à cet écrit- en tout cas, il ne m’a pas particulièrement plu). Généralement, le coup de foudre pour un titre particulièrement inventif peut porter fruit. C’est notamment le cas d’Éric-Emmanuel Schmitt et Lauren Weisberger, pour ne mentionner que ceux-là. Lorsque j’étais une oeuvre d’art de Schmitt est l’un des titres qui m’a sans doute le plus interpellé. Je me suis rendue illico au comptoir-caisse, sans trop savoir à quoi m’attendre. Le résultat fut foudroyant: un récit génialissime, provoquant un haut-le-coeur doublé d’une inévitable réflexion sur le sens de la vie et de l’art.

25. Décrivez votre bibliothèque ?

Éclectique. Beaucoup, beaucoup de livres d’art. Une section muséologie, patrimoine et essais artistiques. De très nombreux romans. Un peu de poésie. Un assez large segment comportant dictionnaires et ouvrages de références, toutes langues confondues. Quelques ouvrages de cuisine et une section vouée aux sciences occultes (réminiscence d’une période ésotérico-médiévale). Plusieurs B.D., quelques biographies.

26. Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ?

La plupart des romans jeunesse que je possédais. Je le regrette un peu maintenant. Sinon, quelques ouvrages qui m’ont fait galérer: La nuit des temps de Barjavel ; un roman de Nathalie Sarraute dont je ne me souviens même plus et je n’étais certainement pas allée au-delà du tiers ; Le 13e chevalier (bouquin chopé dans un bazar de sous-sol d’église, et jamais seulement ouvert, car de toutes façons, la version cinématographique n’avait absolument rien de saisissant). Je crois que les romans de Gabrielle Roy subiront bientôt le même sort (sorry! cette auteure provoque chez moi une réaction allergique…)

27. L’endroit le plus insolite où vous lisez ?

Étendue de tout mon long sur le dur plancher? Debout à l’arrêt d’autobus par une chaleur torride? Rien d’exceptionnel, quoi. Je n’arrive pas encore à lire en état de lévitation.

28. Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?

Orgueil et préjugés de Jane Austen. Un classique qui me plaît chaque fois toujours autant. C’est l’évidence même, on a beau savoir que Darcy s’éprendra à coup sûr d’Elizabeth Benneth, rien à faire, le plaisir renouvelé  n’en est pas moins jouissif d’une fois à l’autre.

29. Votre livre d’art préféré ?

La question à 100 piasses. Je possède quantité de livres d’art, vu ma formation en histoire de l’art et en muséologie et vu, aussi, mon intérêt profond envers les arts. Il m’est impossible de n’en nommer qu’un seul!

30. La bibliothèque idéale ?

La mienne, augmentée de tous les titres qui me font envie. Grosso modo, la bibliothèque de mes rêves ferait presque concurrence à  la BANQ.

31. L’incipit qui vous a le plus marquée ?

La mémoire est une faculté qui oublie. Je n’ai pas non plus tellement tendance à me souvenir des débuts de bouquins. Sauf peut-être L’Étranger de Camus. Le roman comme tel ne m’a pas vraiment charmé, mais lire un truc du genre à 16-17 ans, ça marque puissamment: Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.

32. La clausule qui vous a le plus marquée ?

Variable avec le temps, selon mes lectures. Dernièrement, j’ai bien aimé, dans La rêveuse d’Ostende de Schmitt, cette phrase à la toute fin: Et je crois que, jusqu’à mon dernier jour, je me demanderai si c’était la mort ou l’amour qui descendit du train.

Bon, maintenant, je peux aller rejoindre Morphée, vous croyez?

septembre 5th, 2008

Concept amusant trouvé ici et ici (entre autres!).

J’avais fait l’exercice il y a quelques semaines, mais les images trouvées étant mochissimes, et ne me représentant nullement (comme je le confiais plus tôt à Cynthia), je n’ai jamais publié ladite mosaïque sur mon blogue.

Toutefois, le résultat du jour est nettement plus intéressant!

Alors, alors, (comme dirait chanterait Dumas) pour vous “mosaïquer” (si si, un néologisme issu du Dico Blogueuse Cornue cuvée 2008), rien de plus simple! Répondez aux quelques questions ci-bas, en insérant le résultat de votre réponse dans le moteur de recherche de photographies sur le site Flickr. Ensuite (et c’est là que ça se corse - je ne parle pas de café, non non), il vous faudra choisir l’image qui vous interpelle le plus. Mais  attention! Vous ne devez utiliser que la première page de résultats!  Puis, la mosaïque verra le jour via l’application fournie par Mosaic Maker. Et voilà!

Voilà donc la Blogueuse Cornue en format 3 x 4 ;)

1. Emilie Autumn custom in progress, 2. Hinamatsuri sushi, 3. St. Louis College, 4. le rouge et le noir…, 5. Dumas_Osheaga 2007, 6. I am Indifferent to your ‘Time Outs’, 7. Tuscany sunset, 8. Creme Brulée, 9. Carefree, 10. me, 11. anxious, 12. Emilie Jolie

Les questions:

  1. Quel est votre prénom? Emilie
  2. Quel est votre nourriture préférée? Sushi
  3. Votre école secondaire ? Collège Saint-Louis
  4. Quelles est votre couleur préférée? Rouge et noir
  5. Votre béguin pour une célébrité? Dumas
  6. Breuvage favori? Café
  7. Vacances de rêve? Toscane
  8. Dessert préféré? Crème brûlée
  9. Que voulez-vous être quand vous serez grand? Carefree…
  10. Qu’aimez vous le plus dans la vie? Art
  11. Un mot pour vous décrire? Anxieuse
  12. Votre pseudo Flickr? Emilie_Jolie

Le dénouement est plutôt probant. Beaucoup de rouge et de noir. Jeux de perceptions et d’antagonismes. À la fois incertaine et passionnée. Femme et enfant. Introvertie et satyre. Sombre et lumineuse. Insaisissable, multiethnique, féminine et un brin provocante.

[Bon là, chéri va ENCORE râler big time, car la photographie intitulée St. Louis College a été prise en... Belgique! Pas ma faute! La Belgique me pourchasse, où que je sois!]

Et vous, à quoi ressemblez-vous version 3 x 4? :)

septembre 1st, 2008

Petite, lorsque je vivais à Lachine, j’allais souvent au marché avec ma mère ou ma grand-mère. Acheter des fruits et légumes frais a toujours fait partie intégrante de ma routine alimentaire.

Puis, plus récemment, avant de déménager plus à l’est, je fréquentais le marché Atwater, situé à quelques minutes d’autobus de chez moi.

Maintenant que je me suis éloignée de mon “Ouest” d’origine, à proximité de mon nouveau domicile il y a bien le marché du samedi coin Iberville et Ontario, mais c’est encore plutôt embryonnaire comme phénomène. Les heures d’ouverture et le nombre de fournisseurs sont plutôt réduits. Je veux avoir l’embarras du choix, et surtout, pouvoir m’y rendre quand bon me semble.

Hier, j’ai donc décidé d’aller visiter le marché Maisonneuve histoire de satisfaire mon envie de fraîcheur.

J’ai profité du beau temps en m’y rendant à pied. L’itinéraire proposé par Google Maps, qui offre maintenant une version bêta d’itinéraires piétons, indiquait une marche d’environ 39 minutes, tout le long de la rue Ontario (située à deux pas de mon appartement). J’ai mis à peine 30 minutes pour y arriver. Étant dotée de jambes d’à peu près 6 pieds de long (j’exagère, mais si peu), j’ai le pas assez preste. J’ai tout de même été un peu ralentie par la “vente trottoir” de la Promenade Ontario fréquentée par une faune euhhh, particulière et bigarrée qui s’affairait à flairer les bonnes affaires parmi les stands leur proposant pacotille et autres bricoles bon marché.

Une fois au marché Maisonneuve, j’y ai retrouvé avec plaisir Les Jardins Dauphinais, que je fréquentais aussi à Lachine et au marché Atwater. La place était bondée et j’ai dû me faufiler tant bien que mal parmi tout ce monde, en quête d’aliments pour remplir ma panse gourmande! J’en suis ressortie les bras chargés de fruits, de légumes et de… tofu! Le tout, pour la modique somme de 31$. Pour le même prix, à l’épicerie non loin de chez moi, j’arrive à peine à me procurer une laitue défraîchie, des pommes pleines de meurtrissures, des petits fruits gonflés qui goûtent l’eau, une poignée de légumes importés trop chers pour leur si piètre qualité. Chéri a beau me traiter de snob, je n’en démords pas: je préfère le marché à l’épicerie. À la limite, il me semble plus sain de débourser quelques dollars de plus pour de bons fruits et légumes frais, plutôt que pour des aliments qui ne se préserveront même pas deux jours au frigo. J’évite du même coup de gaspiller inutilement de la nourriture.

À l’issue de cette virée “shopping santé”, je suis rentrée chez moi en sueurs - la marche rapide, sous le soleil, avec les épaules chargées de victuailles, est un excellent exercice! :D

Alors je pouvais me permettre un énormissime bol de bleuets garni de… crème fouettée! ;)

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