novembre 27th, 2008

Un jour, je me trouve inutile, moche, grosse, idiote et mûre pour la retraite fermée dans un monastère tibétain et le lendemain, c’est la joie et l’allégresse. Je suis ainsi faite. Je change d’humeur plus vite que mon ombre, telle une Lucky Luke des états d’âme.

Cette journée de congé m’a fait le plus grand bien. Je suis allée récupérer une commande au comptoir Chanel et bizarrement, l’associé aux ventes m’a retenue au moment où je quittais les lieux afin de me remettre, en toute hâte, un échantillon de crème pour les yeux “énergisante, multi-protection, anti-poches et anti-cernes”. Était-ce un message subliminal?

Même mon univers onirique m’envoie (pas si) subtilement des signes: j’ai rêvé cette nuit qu’une personne  soutenait opiniâtrement que je n’avais pas l’air bien malgré le fait que je tentais obstinément de lui prouver le contraire. Saloperie de subconscient.

Il existe néanmoins un remède à cette fatigue abrutissante: le magasinage thérapeutique.

Rien de tel que se faire complimenter sur TOUS les articles qu’on essaie pour retrouver le moral. Même si ladite cliente n’est pas le moindrement d’accord avec l’avis pas objectif du tout de la vendeuse.

Je suis allée faire un tour chez Axara, dans l’espoir de peut-être dénicher une ou deux jolies tenues pour les Fêtes. Car il s’agit d’une tradition depuis ma tendre enfance: Noël égale nouvelle robe.  Et cette boutique regorge généralement de robes glamour et uniques - parfaites pour les Fêtes. Lors de ma séance de shopping, j’ai été secondée par une vendeuse totalement surzélée. Ceci étant dit, j’avoue ne pas détester ce sentiment  de vivre une scène tout droit sorti d’un film à la Pretty Woman, ou des vendeurs/vendeuses sont aux petits oignons avec moi. Ces attentions me font sentir importante, l’espace d’un court instant. Même si, en réalité, je sais pertinemment que c’est plutôt mon porte-feuilles qui est directement visé par ces obligeances intéressées. Toutefois, je trouve un peu lourd lorsqu’on me sort “Cette robe te va à ravir, elle est faite pour toi!” à toutes les fois que je jaillis de la cabine d’essayage, telle une braqueuse de  magasins de fringues (flingue en moins). J’suis pas stupide, quand même. Je connais mon corps, ses points forts et ses points faibles et je sais généralement comment mettre mes atouts en valeur et atténuer les zones problématiques. Alors n’essayez pas de me convaincre que cette robe, qui me donne l’allure d’une poire (épaules décharnées et énorme bassin) me va à ravir, ou que cette robe-tube ne glissera pas faute de devanture suffisante pour la maintenir en place.

Enfin, ce grand safari au centre commercial m’a permis de ressortir de la boutique avec une superbe robe  violette pour Noël et un joli pull  orange brûlé, qui se mariera à ravir (pour vrai, là) à une jupe satinée couleur brun-bronze achetée au Château il y a quelques semaines. Et comme j’avais grand besoin d’une paire de chaussures habillées de couleur brune (pouvez-vous croire, seulement un instant, que ce type de chaussures était jusqu’à ce jour absent de ma collection? Infamie!), j’ai zieuté du côté de la boutique Steve Madden, marque réputée pour ses chaussures fashion à un prix “relativement” abordable. Disons que souvent, les tranches de prix avoisinent celles d’Aldo.

Chez Steve Madden, elles m’attendaient. Elles se tenaient là, devant mon regard médusé. Elles étaient EXACTEMENT les chaussures que je cherchais (brunes dont le tissu satiné s’harmonise fort bien avec la jupe mentionnée précédemment), et à rabais en plus. Comment faire pour ne pas céder à la tentation?

Thérapeutique, je vous jure!

Dans un tout autre ordre d’idées, mais qui tout compte fait a également eu un impact de plus sur le rehaussement de mon moral, j’ai eu la confirmation que la bifurcation que je m’apprête à faire a du bon. Une des employées du bureau de mon audioprothésiste que je devais voir aujourd’hui me racontait qu’une de ses proches a un emploi de conseillère en communications dans une entreprise gouvernementale, qu’elle s’y plaît et qu’elle gagne très bien sa vie. De plus, la dame qui m’a reçue aujourd’hui, au département des services aux étudiants, a également corroboré les dires de la conseillère en orientation: le secteur n’est pas bouché et les perspectives d’emplois sont des plus intéressantes.

Alléluia. Après la pluie, le beau temps. Ou bien devrais-je dire après le cafard, le shopping thérapeutique. :P

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novembre 26th, 2008

Depuis quelques temps, il semblerait qu’on me confonde avec une entité cadavérique quelconque. À un point tel que mon joli minois de déterrée ornera la pochette du prochain coffret DVD de Bones, au lieu de l’habituel squelette. Je trouve déprimant le fait qu’il ne se passe pas une journée sans qu’on me fasse remarquer à quel point je n’ai pas l’air bien ou que je semble très fatiguée.

Je travaille effectivement beaucoup trop et je dois jongler avec des situations pas toujours très évidentes. Et d’ici à ce que ma recherche d’emploi ne s’amorce plus concrètement, je vais devoir persévérer (ou attendre d’être la détentrice d’un billet de loto gagnant, chose qui ne risque pas de se produire dans un futur rapproché, étant donné mon inintérêt pour les loteries). Mais bonne nouvelle, demain je rencontre une conseillère du service à l’emploi de l’université, car mon CV a grandement besoin d’un dépoussiérage  en bonne et due forme (tronche de momifiée, CV poussiéreux… on se croirait au Musée Redpath avant qu’il ne soit modernisé et rafraîchi).

Selon les procédures du Ministère de la famille (pertinentes sur papier, mais jamais très viables dans la réalité), le personnel administratif travaillant à temps plein, considérant la taille de notre CPE, devrait s’élever au nombre de trois personnes. Dans les faits, il n’y a que moi qui soit réellement présente à temps plein. À certains moments de l’année (et plus souvent qu’autrement), la directrice brille par son absence. Et nous comptons sur les (insatisfaisants) services d’une commis-comptable une demi-journée par semaine. Ce qui a pour effet que… je fais tout.  Tout, littéralement tout, et dans tous les sens du terme tout. Avant toute chose, ma tâche première est d’épauler la directrice dans l’exercice de ses fonctions. Mais là ne s’arrête pas l’immense liste de missions qui me sont échues (certaines bien malgré moi). En l’espace d’une journée, je passe du travail d’adjointe à celui de traductrice, technicienne en informatique, concierge, psychologue, médiatrice, préposée aux plaintes, exterminatrice de fourmis, de souris, de marmottes ou de microbes, infirmière d’Info-Santé, responsable des ressources humaines et de la liste de rappel, surveillante, comptable, responsable des communications, madame bricole, préposée aux mouchoirs morveux, consolatrice de petits égos meurtris, maître ès arts en pancartes enjoignant les parents de respecter tel ou tel règlement, conseillère en ci et en ça, licheuse de représentants du ministère, chef des approvisionnements, correctrice, experte en dessins d’enfants, clone de Saint-Jude le patron des causes désespérées, distributrice de câlins, et oh! le meilleur pour la fin: plombier. En jupe et en talons hauts, c’est d’un chic.

Le commun des mortels croit évidemment que je passe le plus clair de mon temps à répondre au téléphone  en me limant élégamment les ongles. Eh bien non. Je suis le point central de l’entreprise, mais rien n’y paraît.

Mais non, je ne suis pas vraiment débordée. Bien sûr que non, mes cernes ne s’étendent pas jusqu’aux confins du Nunavut. Naturellement, je ne travaille presque pas. Non, non et re-non.  La gestion au quotidien s’accomplit effectivement d’elle même, comme par magie! Pouf! Et quant à moi, je ne fais office que de bibelot, derrière mon bureau.

Enfin bref, je suis claquée. Et cette fatigue est doublée d’une phase beurkissime, se traduisant par des symptômes similaires à ceux dont je souffre lorsque je suis normalement en plein SPM.  Sauf qu’actuellement, ces signes cliniques s’étendent bien au-delà de cette période et persistent depuis 2-3 semaines:

  • Envie de me gaver de mauvais chocolat;
  • Hormones dans le tapis, comme en fait foi la subite poussée de boutons qui m’affuble d’un air de collégienne en rébellion (jupe sexy en moins);
  • Sentiment d’avoir besoin de visionner en boucle les topos d’autocongratulations de Dove parce que je me trouve aussi désirable qu’une Martha Stewart incarcérée, vêtue d’un seyant habit de prisonnière qui rehausse son fond de teint nuance gris-de-geôle;
  • Profond désir de cogner tout spécimen appartenant aux races </gros bon sens>, </savoir vivre dans les transports en commun> ainsi que les politiciens en général.

Ma tignasse me désespère,  j’ai besoin d’une source nouvelle de motivation, j’aurais envie de dépenser sans compter un butin que je ne possède pas ou boire du mauvais vin jusqu’à en oublier qui je suis et me réveiller à l’hôpital (euh non, ça, j’ai déjà fait). Bref, je me sens comme une chanson de Pink. J’ai envie d’être irrévérencieuse et de mordre quiconque osera… euh… ouais… enfin… humm… quiconque osera se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Mais bon, ça va, je vais survivre. Congé demain! Puisque j’en avais marre de devoir reporter éternellement deux rendez-vous que je devais prendre depuis belle lurette.

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novembre 24th, 2008

Tiré d’un article de David qu’il a publié sur Facebook.

Voici la marche à suivre:

1. Put your iTunes on shuffle.

2. For each question, press the next button to get your answer.

3. YOU MUST WRITE THAT SONG NAME DOWN NO MATTER HOW SILLY IT SOUNDS!

[Parenthèse]

En ce qui me concerne, rares sont les CD dont les chansons ont été enregistrées sur mon ordi, alors j’ai opté pour une marche à suivre de mon cru. Je me suis dirigée au salon et dans le noir, j’ai retiré le nombre de CD requis pour faire le jeu et je les ai ensuite fait jouer en mode aléatoire! :D

[/Parenthèse]

1) IF SOMEONE SAYS “IS THIS OKAY” YOU SAY? Spargi d’amaro pianto (Opera Lucia di Lammermoor de Donizetti chanté par Maria Callas)

Hein?! Je suis incompréhensible à ce point lorsque je réponds à une question?

2) WHAT WOULD BEST DESCRIBE YOUR PERSONALITY? Fatigante (Louise Attaque)

OMFG! Hahahahahahahaha!!!!! Je n’aurais jamais pu tomber sur une meilleure réponse! Désopilant!

3) WHAT DO YOU LIKE IN A GUY/GIRL? Battle without honor or humanity (Tomoyasu Hotei, trame sonore de Kill Bill 1)

Euh, je ne savais pas que ma grandeur d’âme me faisait aimer même les gens sans honneur!

4) HOW DO YOU FEEL TODAY? Everybody hurts (REM)

Ouais, il y a des jours comme ça…

5) WHAT IS YOUR LIFE’S PURPOSE? The Name of the Game (Trame sonore du film Mamma Mia!)

Connaître le nom du grand jeu qu’est la vie serait donc mon but ultime? Pas étonnant que j’aie bien du mal à trouver ma voie sur cette terre!

6) WHAT IS YOUR MOTTO? Il viaggio (Gianmaria Testa)

Le voyage! :)

7) WHAT DO YOUR FRIENDS THINK OF YOU? Bad Medicine (Bon Jovi)

Hell yeah! :D

8) WHAT DO YOU THINK ABOUT VERY OFTEN? Promises (The Cranberries)

Je pense souvent à des promesses. Ah? Celle de ne jamais voter conservateur, sans doute. :P

9) WHAT IS 2+2? Salut Chantal (Stefie Shock)

Hein? o_O (J’avoue parfois avoir l’impression que Stefie Shock en fume du bon, mais pas à ce point, quand même!)

10) WHAT DO YOU THINK OF YOUR BEST FRIEND? You deserve to be loved (Tracy Dawn, trame sonore de Sweet November)

Rhôoooo, c’est tellement mignon.

11) WHAT DO YOU THINK OF THE PERSON YOU LIKE? All you need is love (The Beatles)

Hehe, pas faux! :)

12) WHAT IS YOUR LIFE STORY? Femme de société (Claude Dubois)

Pouahahahaha! Je suis une femme de société, telle est l’histoire de ma vie. :DD

13) WHAT DO YOU WANT TO BE WHEN YOU GROW UP? Safe Sex (Calogero)

OMG! Je me roule par terre. :D

14) WHAT DO YOU THINK WHEN YOU SEE THE PERSON YOU LIKE? Belong (REM)

You belong to me! :P

15) WHAT DO YOUR PARENTS THINK OF YOU? Nana (Angélique Ionatos)

Que je suis une nana? Je pense que c’était clair dès le jour de ma naissance! :D

16) WHAT WILL YOU DANCE TO AT YOUR WEDDING? Alors alors (Dumas)

o_O Je n’y crois pas. C’est “notre” toune à chéri et moi.

17) WHAT WILL THEY PLAY AT YOUR FUNERAL? Something About Us (Daft Punk)

Pas sûre de comprendre le lien! Et du Daft Punk à des funérailles, hum hum, c’est particulier.

18) WHAT IS YOUR HOBBY/INTEREST? My Immortal (Evanescence)

J’essaie de devenir immortelle durant mes passe-temps. C’est un hobby comme un autre!

19) WHAT DO YOU THINK OF YOUR FRIENDS? Lobo (Bïa)

Ce sont des loups? o_O Je suis entourée d’êtres étranges.

20) WHAT’S THE WORST THING THAT COULD HAPPEN? Quelqu’un (Prévert chanté par Yves Montand)

Ha ha! Dans cette chanson, un homme est triste car son patronyme est Ducon. Se nommer Ducon est effectivement une des pires choses qui puisse arriver! :D

21) HOW WILL YOU DIE? Justin’s Death (Trame sonore de The Constant Gardener)

Tragiquement, comme Justin dans le film? Ehh, quelle saloperie.

22) WHAT IS THE ONE THING YOU REGRET? Soirs de scotch (Luce Dufault)

Pouahahaha! J’ai fait tant de vilaines choses sous l’influence de l’alcool?

23) WHAT MAKES YOU LAUGH? Voici la ville (Vincent Delerm)

Ce sont surtout les affiches électorales partout dans la ville qui me font rire aux éclats.

24) WHAT MAKES YOU CRY? Extra Pale (Goo Goo Dolls)

Ouiiiii, je suis trop pâle, c’est tristeuh.

25) WILL YOU EVER GET MARRIED? Stuck with you (The Ceasars)

Hahahaha! De circonstance!

26) WHAT SCARES YOU THE MOST? Laat me niet alleen (Ne me quitte pas, version flamande, Jacques Brel)

J’ai peur que l’on me quitte. Surtout en flamand. :D

27) DOES ANYONE LIKE YOU? Dentro al cinema (Gianmaria Testa)

Oui, les gens m’aiment bien lorsque je suis à l’intérieur du cinéma. Il fait noir, tsé.  On peut aisément me confondre avec une autre personne. Pfff.

28) IF YOU COULD GO BACK IN TIME, WHAT WOULD YOU CHANGE? Le temps de vivre (Moustaki)

Trop vrai!

29) WHAT HURTS RIGHT NOW? Open your heart (Madonna)

J’avoue que c’est douloureux. :P

30) WHAT WILL YOU POST THIS AS? Pont des Arts (St-Germain)

Belle finale. ;)

Essayez ce petit jeu, si le coeur vous en dit!

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 6 »
novembre 23rd, 2008

Une autre campagne électorale, d’autres coquets visages qui hanteront nos rues pour les semaines à venir et que les partis tarderont à retirer, comme d’habitude.

À Verdun, le candidat adéquiste se nomme Moscou Côté. Quoi, ses parents étaient autrefois de fervents partisans du marxisme-léninisme? Moscou. Côté. Pauvre enfant, ce qu’il a dû entendre comme plaisanteries douteuses lorsqu’il était écolier. Chéri, quel prénom choisir pour fiston? Hmmm, j’avais pensé à Matawini, Ouagadougou ou Taipei. La seule vue de cette affiche provoque une vague d’hilarité dans le bus me conduisant au travail chaque matin.

Dans le Sud-Ouest, ai-je la berlue ou le candidat péquiste de Saint-Henri-Sainte-Anne s’était également présenté pour le Bloc Québécois lors des récentes élections fédérales? Il aurait tout simplement recycler ses anciennes pancartes. Un coup de liquide correcteur, on remplace le mot “bloc” par “parti” et hop! le tour est joué.

Aux coins des boulevards Monk et de la Vérendrye à Ville-Émard, on apercevait encore, il y a 2 ou 3 jours,  une affiche de Gilles Duceppe. De quoi embrouiller le pauvre électeur un peu paumé qui cherchera en vain ce candidat lorsque viendra le temps d’apposer un X sur son bulletin de vote.

Si nous parlions de Pauline maintenant. Pau-li-neuh. Sur sa glorieuse affiche, on peut y lire avec grande délectation (ahem) Québec gagnant avec Pauline. Pas Pauline Marois, juste Pauline. On fait dans le ti-peuple, maintenant, ma Pauline? On se rapproche des gens?

Remarquez bien que sur le panneau où Dumont pose, l’air digne et pas constipé du tout, y figure également son unique prénom en lettres manuscrites.

Cette utilisation du prénom à outrance chez nos amis les politiciens… s’agit-il d’une nouvelle mode? Et si les candidats d’une même circonscription, tous partis confondus, portent tous le même prénom, hein? Qui choisir entre Moscou Côté, Moscou Tremblay, Moscou Gagnon et Moscou N’guyen??. :P

Jean Charest n’y échappera probablement pas. Qui sait, son prochain slogan sera peut-être Jean dit: “L’économie d’abord.” :D

Décidément, ces affiches, elles ont beau être polluantes et moches, elles ont au moins un avantage: elles permettent de se dilater la rate! Et de bitcher un tantinet les politiciens, mais après tout n’est-ce pas leur utilité dans la société?

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 3 »
novembre 15th, 2008

Lors du dernier cours, ma prof de yoga nous a suggéré de trouver du positif dans tous les aspects négatifs de la vie. Alors, bonne joueuse, je vais suivre son conseil.

Négatif: Le premier ministre Charest a déclenché de nouvelles élections moins de deux ans après le dernier scrutin provincial et ce,  en se servant d’un prétexte vicieusement faux.

Positif: Cette fois-ci sera la bonne. Mario Dumont sera fort probablement rayé de la carte.

Est-ce que je vais m’en plaindre? Absolument pas. Autrefois, je craignais Dumont comme la peste bubonique (non en fait, dans mon cas, il faudrait dire que je le craignais comme un horrible amalgame “prises de sang  à répétition / affiches électorales présentant le faciès mielleux de Justin Trudeau / très mauvaise interprétation d’un staracadémicien qui chante pathétiquement faux / premiers cheveux blancs”). Toutefois, il s’est avéré que l’ADQ en tant que parti de l’opposition a été un des plus gros flops de l’histoire de la politique québécoise. Non seulement Dumont n’était pas prêt à gérer convenablement ses nouvelles fonctions, mais la population l’a rapidement pris en grippe (et contre ce type de virus, aucun vaccin n’est efficace). À l’origine, ne l’oublions pas, il a reçu un nombre important de votes par pure contestation de la part d’électeurs mécontents des interventions  (ratées et/ou inutiles et/ou inconvenantes) des deux principaux partis.

Bon débarras, monsieur Dumont. So long, farewell, Auf Wiedersehen, goodbye.

[Ici devrait normalement figurer une image d'homme en complet portant un bonnet d'âne sur la tête, mais Wordpress me boude.]

Autre point qui me déconcerte lorsque j’écoute les pitoyables palabres de Super Mario version régionale -3.0: le non-sens de ses discours. Le chef de l’opposition vilipende le multiculturalisme et l’apport trop élevé en immigrants et prône les bonnes vieilles valeurs québécoises et l’importance de l’identité québécoise. À mon humble avis, pour être en mesure de protéger l’identité québécoise et par extension, sa langue maîtresse, il faudrait d’abord que Dumont soit capable de la parler convenablement.

Or, notre charmant chef adéquiste s’exprime vraiment, vraiment, vraiment (ai-je dit vraiment vraiment?) très mal à l’oral. Dans mon esprit, un chef politique se doit d’être un bon orateur et de posséder une ligne de pensée qu’il arrive à présenter intelligemment lorsqu’il s’adresse à ses concitoyens, partisans ou non. Exit les discours décousus et le vocabulaire d’un élève de deuxième année du primaire.

Bon nombre d’immigrants ont un français bien meilleur et beaucoup plus recherché que le vôtre, monsieur Dumont.  L’apport immigrant n’est pas nécessairement une menace pour notre identité. La véritable menace, c’est un ti-clin de votre acabit, qui se targue de vouloir gouverner une nation. Le Québec n’est pas au mieux de sa forme, et vous savez pourquoi? Parce qu’ils sont trop nombreux, ces ti-clins, à vouloir nous enfermer dans une coquille soi-disant pour nous protéger de l’autre, de ce méchant qui viendrait nous anéantir. Il est grand temps que les Québécois sortent de leur torpeur. Pourquoi vouloir toujours miser sur de l’infiniment petit,  pourquoi se sentir coupable de sa propre réussite, pourquoi dénigrer l’autre (par peur de soi, sans doute) et prôner des valeurs réductrices et bassement ethnocentriques sous couvert de vouloir propager les “bonnes” valeurs? Dumont est exactement cet exemple d’ignorant qu’il faut éviter à tout prix d’élire. Le repli sur soi est une mauvaise chose. Surtout lorsque le “soi” est d’un misérabilisme navrant.

Charest n’est guère mieux. Une version “mononcle” du politicien. Et Marois, permettez-moi de rire un bon coup. Accéder au trône titre de première femme premier ministre du Québec est tout ce que cette bourgeoise désire.

On a un réel problème d’image politique, une véritable carence en VRAI leader rassembleur,  tant au fédéral qu’au provincial. Il est où, le candidat charismatique possédant un bon sens du leadership, des idées, une vision, une jugeote, une verve cultivée? Il est où, notre Barack Obama à nous? Il me semble que plus de gens feraient l’effort d’aller voter si seulement nous avions un personnage à la fois rassembleur et authentique,  un homme ou une femme qui sollicite notre intelligence d’électeur au lieu de nous prendre pour de parfaits imbéciles.

Mais bon, je m’égare.

* Inspire, expire, inspire, expire, rester positive, inspire, expire. *

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 4 »
novembre 10th, 2008

Non, je n’ai pas succombé à une overdose d’attente pendant le week-end et oui, j’ai bel et bien obtenu ma réponse aujourd’hui.

Et le verdict est…

Je vous annonce en grande primeur (en fait, non, voici là un propos mensonger - presque aussi grossier que les faussetés lancées par un politicien en pleine campagne électorale - ma mère l’a d’abord su, puis chéri, puis toutes mes connaissances facebookiennes) je suis officiellement une future étudiante au certificat en communication appliquée! Ouiiiii, monsieur! (Ou madame, là là, je ne suis aucunement sexiste.) Finalement, je crois que l’UdeM ne pouvait se passer d’une cliente aussi assidue.

Autre bonne nouvelle, je m’en suis plutôt bien tirée lors de l’examen de français, malgré le fait que je l’aie trouvé passablement difficile (et ce, même si le français a toujours été une de mes matières fortes). 82% pour un test qui donne du fil à retordre à la plupart des étudiants, pas si mal!

De quoi égayer mon Grand Méchant Lundi!

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 13 »
novembre 9th, 2008

Génial. Ma poignée dans le dos va encore une fois servir.

Le premier ministre Jean Charest a récemment annoncé le début d’une nouvelle campagne électorale qui se soldera par un échec aboutira à un scrutin inutile le 8 décembre prochain. Se targuant de vouloir assurer aux Québécois une stabilité en cette ère de récession,  le premier ministre a déclenché un énième branle-bas de combat électoral. La sauce qu’il nous sert est fade, mensongère. Selon ses dires, il souhaite fortement que les pauvres cons d’électeurs optent pour un gouvernement majoritaire car en ce temps de crise financière,  la majorité est le seul salut.

Oui oui, c’est ça, mister le preacher. Alléluia, vous êtes notre salut, surtout si vous et vos bonzes êtes majoritaires le 8 décembre prochain.

Primo, n’importe quel citoyen qui suit le moindrement l’actualité politique sait pertinemment que la conjoncture actuelle lui est favorable.

Secundo, selon de nombreux experts, la crise financière devrait à peu près épargner le Canada, touchant plus sévèrement nos voisins du Sud, de même que les pays de l’Euro et probablement aussi le Japon.

Alors monsieur Charest, ne nous prenez pas pour des cons. Majoritaire ou non, votre gouvernement use d’un prétexte factice pour se faire élire.

En outre, l’avenue unique empruntée par les Libéraux, soit l’économie, est à mon humble avis, des plus suicidaires. Un programme ne s’établit pas avec comme pierre angulaire un seul objectif et, qui plus est, un objectif fallacieux. De plus, l’économie n’est pas forcément ce qui conduira le plus d’électeurs aux urnes. Je crois sincèrement que monsieur-madame-tout-le-monde n’en a rien à cirer de l’économie. Même les dirigeants d’entreprises, qui devraient pourtant être plus sévèrement touchés par cette “crise” financière ne semblent pas alertés outre mesure par la situation, selon des sondages et des tables rondes effectuées dernièrement. À mes yeux, toute cette mise en scène n’est que pure mascarade.

Et les Libéraux étaient, comme toujours, prêts, comme en font foi les affiches électorales déjà bien en place tôt le lendemain de l’annonce du scrutin imminent. Apparemment, dans certains quartiers, on a même osé les apposer avant même que ne soit rendue officielle l’annonce des élections prochaines, comme me l’a communiqué une voisine de la blogosphère.

C’est indécent. Purement et simplement indécent. Mais force est d’admettre que c’est ça, la putain de démocratie.

*Dégoût et vomissement*

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 8 »
novembre 8th, 2008

Trouvé ici, idée originalement tirée d’ici.

Je copie-colle la marche à suivre:

Marche à suivre:
1. Faites une liste de 10 livres que vous avez adorés ou qui vous ont marqués, et publiez-la sur votre blogue. Tous les styles littéraires sont permis. Seule restriction, si un livre fait partie d’une série, il doit pouvoir se lire de façon indépendante.
2. Avertissez Grominou ici, en incluant le lien vers votre billet.
3. Elle se chargera d’en tirer une méga-liste de tous les livres suggérés par les participants.
4. Dans la méga-liste, choisissez au moins 4 livres que vous lirez avant le 31 décembre 2009.
5. Optionnel: si vous écrivez une critique d’un de ces livres sur votre blogue, vous pourrez lui transmettre le lien et elle l’inclura dans la liste.
Date limite pour afficher votre liste de 10 trésors: 31 décembre 2008. Après cette date, vous pourrez tout de même participer au défi en choisissant 4 livres à lire, mais la méga-liste de trésors sera considérée comme définitive.

Voici donc ma liste, dans l’ordre ou le désordre. Un lien vous mènera vers une brève description de l’œuvre, issue d’un site externe, tandis que vous trouverez mes impressions en italiques sous chaque titre.

Lorsque j’étais une oeuvre d’art, Éric-Emmanuel Schmitt

Un des romans les plus marquants que j’aie lu. Le titre m’avait accroché, en grande amatrice d’art que je suis… Et j’ai été saisie par la critique acerbe que l’auteur fait de la société dans ce roman. L’histoire est dérangeante et provoque même un haut le coeur par moments. Finalement, les réflexions sur l’art et l’existence ne peuvent pas laisser indifférent. On ne se sort pas indemne de cette lecture, qui vient altérer notre vision de la vie.

Bille en tête, Alexandre Jardin

C’est ce livre qui a fait connaître Jardin, qui a d’ailleurs remporté un prix pour cet écrit.  Comme dans tous ses livres, Jardin y dépeint un univers abracadabrant, à la limite du burlesque. Des personnages aux relations qui virent en emberlificotements truculents, à la limite de l’improbable, et une plume exquise. Se lit rapidement. Un bon point de départ pour embrasser le monde d’Alexandre Jardin, avant qu’il ne devienne un peu trop imbu de lui-même…

La part de l’autre, Éric-Emmanuel Schmitt

Une oeuvre magistrale, une des meilleure de Schmitt à ce jour. L’univers qu’il dépeint présente le vrai et le faux, comment un homme dont l’univers bascule se transforme en monstre versus comment aurait été sa vie sans un élément déclencheur qui allait tout chambouler. L’auteur  décrit la vie dédoublée de Hitler comme si nous y assistions, comme si nous étions témoins de cette dissociation.

Quelqu’un d’autre, Tonino Benacquista

Encore une fois, une œuvre à saveur existentialiste polarisant toute l’intrigue vers la réflexion suivante: peut-on devenir quelqu’un d’autre? L’histoire est passionnante et l’écriture, solide. Le ton, toujours divertissant chez l’auteur, n’est jamais gratuit - celui-ci s’en sert pour raconter une tare, un côté obscur, une question en suspens… Un roman que l’on se dépêche de lire! Benacquista est une valeur sûre. À découvrir, si vous ne le connaissez pas déjà.

Orgueil et préjugés, Jane Austen

Un grand classique, lu et relu. Une histoire si belle, relatant l’évolution de personnages complexes , qui charment le lecteur avec leurs échanges romanesques. De plus, comment ne pas s’éprendre des protagonistes, humains et si attachants malgré leurs travers. L’auteure construit une narration remarquablement savoureuse. Un véritable coup de coeur!

Un matin je suis partie: Voyages d’une femme indépendante, Alice Steinbach

Une femme, des voyages, la découverte de soi à travers des périples qui la mènent un peu partout en Europe, voilà sans aucun doute ce qui m’a charmée de cette histoire. Une femme se raconte et se retrouve grâce à des voyages qui lui permettent de devenir réellement indépendante de tout… Je me suis sentie vraisemblablement “connectée” à l’histoire, car dans le fond, plusieurs passages ressemblent à ma propre expérience de vie. L’écriture, passionnée, nous plonge dans la peau du personnage central et nous fait, nous aussi, parcourir un itinéraire inoubliable.

Paroles, Jacques Prévert

Le recueil de poèmes et de textes qui m’a fait connaître (et aimer!) Prévert à l’aube de l’âge adulte. L’écriture dans toute sa splendeur. Des textes très variés nous plongent dans l’univers lyrique de Prévert. Il y a de tout, pour tous les goûts: l’amour, la vie quotidienne, le rapport à l’autre, l’enfance, la société, la politique, etc. Probablement un des livres que j’ai le plus recommandé.

Huis Clos, Jean-Paul Sartre

Une pièce de théâtre lue en secondaire 5 qui m’a fait connaître Sartre. Les dialogues de cette saynète gravitent autour du thème cher à Sartre: l’existentialisme. L’homme prend conscience de l’absurdité de son existence par le biais de l’obsession de soi et du regard des autres. Remarquable, efficace, bien écrit.

Chasing Harry Winston, Lauren Weisberger

La chick lit à son meilleur! J’ai beau être férue des récits  plus cérébraux, j’aime bien de temps à autres me permettre une lecture purement ludique!. En fait, il s’agit de littérature féminine mais avec une aspect résolument psychologique puisque ce roman nous permet de côtoyer le quotidien de trois amies et de saisir toute l’ampleur de leurs désirs, leurs ambitions, leurs peurs et ainsi de suite. Certains passages, certains événements vécus par les personnages m’ont fait sentir très proches de celles-ci. J’ai lu ce récit à l’aube d’un tournant de ma vie et je crois que c’est ce qui a fait en sorte que je me suis reconnue dans leur vie. Probablement mon préféré parmi les trois bouquins de Weisberger. Amusant, brillant. Je lis toujours cette auteure dans la langue de Shakespeare pour mieux profiter de sa plume distrayante.

Les petites filles modèles, Comtesse de Ségur

Ce livre a bercé mon enfance, par ces récits tout en douceur . Je me suis toujours sentie  très liée aux personnages si généreux, si indulgents.  Je crois même avoir élevé ces deux petites filles sur un piédestal dans ma tête d’enfant (déjà) en quête de perfection. La Comtesse de Ségur  y brosse le portrait d’une époque que je n’ai pas connue et qui n’est pas dénuée d’un charme suranné. Mignon, attachant.

Ouf! Dur dur de n’en choisir que 10!

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 4 »
novembre 6th, 2008

Dans la catégorie “ça n’arrive qu’à moi”, je vis fréquemment ce que nos compatriotes anglophones qualifient de awkwards moments. Des situations embarrassantes. Parfois un peu loufoques. Mais généralement assez gênantes, pour moi ou les autres personnes impliquées.

La preuve: hier, je déambulais distraitement dans le rayon des sous-vêtements d’une grande chaîne de magasins qui vend son âme au diable, en quête d’une satanée paire de bas nylon à taille basse qui semble être disparue de la surface du globe, lorsqu’une jeune maman m’a abordée, l’air excessivement hésitant.

Le rose aux joues, elle s’est approchée et m’a suppliée d’un ton mi-hilare mi-honteux:

- I’m really embarrassed to ask you this but… could you please check my bra size??

Et voilà comment je me suis retrouvée à faire de la plongée sous marine dans le chandail d’une demoiselle en détresse afin de vérifier la grandeur de son soutien-gorge. (Et dans ce cas-ci, je dois avouer que le mot grandeur n’est qu’un euphémisme!)

Décidément, j’attire ce genre de situations singulières. Surtout lorsqu’il est question de seins! :D

[Parenthèse]

Ce valeureux acte de bravoure se méritant évidemment une récompense, j’ai mis dans mon chariot une fort jolie paire de ballerines en plaid mauve, qui étaient vendues à un prix dérisoire. Pour une bouchée de pain, quoi!

(Non, tout compte fait, je ne me suis jamais délectée d’une bouchée de pain valant près de 20$!)

[/Parenthèse]

:D

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 12 »
novembre 6th, 2008

Vous êtes peut-être déjà au courant que j’ai fait une demande d’admission à l’université pour étudier en communication appliquée. (Sinon, vous voilà maintenant au parfum!)

J’ai reçu, la semaine dernière, un courriel provenant du “registrariat”, qui m’attribuait un mot de passe me permettant d’accéder en ligne au suivi de ma demande d’admission. Or, l’université m’a également fourni deux différents codes permanents en l’espace de deux jours à peine. Pourtant, j’ai toujours pu utiliser le seul et même code tout au long de mes études. Cette matricule émane du Ministère de l’éducation, alors je ne comprenais pas bien la raison de ce chambardement soudain. Un second courriel m’est parvenu, m’avisant que je pouvais dorénavant utiliser mon ancien code permanent. Toutefois, à partir de cet instant, il me fut totalement impossible de me connecter au portail étudiant de l’Université de Montréal car le code d’accès et/ou le mot de passe étaient erronés.

J’ai donc contacté le département des admissions, anxieuse de me renseigner sur ce phénomène inexpliqué  digne de la série X-Files (et accessoirement, pour être aux premières loges lorsque mon dossier serait enfin évalué!). La sympathique dame au bout du fil m’a expliqué qu’il y avait modification du code permanent uniquement lorsque les informations personnelles de l’étudiant changeaient.

- Avez-vous changé de nom ou de date de naissance dernièrement, me demanda-t-elle bien candidement.

- …

- …

- …

Comme mes cordes vocales n’émettaient aucun son, mon interlocutrice s’est ravisée.

- Euhhmm, je veux dire, peut-être avez-vous commis une erreur en inscrivant votre nom ou votre date de naissance dans le formulaire en ligne.

Ah.

Parce qu’à moins d’être un criminel en cavale ou un agent double zéro-zéro-sept (ou huit, ou neuf), une date de naissance ne se transforme pas aussi aisément. Je n’aime pas trop ma date de naissance, je vais en choisir une autre, tiens. :p

Puis, la femme a ajouté, à brûle-pourpoint:

- Ah, et d’après votre dossier, je vois que la réponse sera disponible en ligne dès lundi et qu’elle vous sera envoyée par la poste.

AGACE!!!!!!! ARG!!!!

L’attente m’affole. Tout mon entourage se veut rassurant. J’ai un bon dossier. J’ai toutes les chances du monde d’être acceptée.

Mais…

Un doute subsiste. L’UdeM peut-elle refuser un candidat sous prétexte qu’il a déjà passé TROP de temps à envahir (studieusement) les locaux de son alma mater pendant plus de six ans? :D

Ben oui, quoi. Je suis une schoolaholic finie. Faut bien que j’assume mon côté nerd (lunettes non incluses).

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 4 »
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