Étudiant dissipé: le mode d’emploi
Mode d’emploi du parfait étudiant dissipé:
1. Se rendre à un cours, de préférence très en retard, et faire une entrée remarquée (mais non nécessairement au sens positif de la chose);
2. Passer la majeure partie du temps à papoter avec son voisin;
3. Utiliser son téléphone cellulaire/Blackberry/iPhone à des fins douteuses;
4. Revenir de la pause 10 à 15 minutes après que le prof ait repris son allocution;
5. Poser des questions idiotes parce que ledit étudiant indiscipliné n’a vraisemblablement pas écouté car trop occupé à enfreindre les règles du civisme estudiantin;
6. Filer à l’anglaise 30 minutes avant la fin étant donné que monsieur (ou madame) est vraiment trop important pour être vu entourés de sous-étudiants qui quittent le local en trombe.
Bon. J’exagère un brin. Mais cette mise en scène n’est pas si éloignée de la réalité.
En effet, moi qui croyais qu’un cours de soir à la Faculté de l’éducation permanente s’adresse à des adultes responsables, qui se présentent en classe dans un but précis, soit d’apprendre, eh bien, je m’étais gourée. J’ai parfois l’impression de me retrouver en pleine classe de maternelle…
Depuis la première semaine, quelques étudiants s’installent deux par deux et bavassent durant les trois heures que durent le cours. Ils envoient des SMS en rigolant, parfois in petto, mais le plus souvent avec une condescendance ostentatoire, brandissant fièrement leurs gadgets technologiques. Ils gribouillent des commentaires moqueurs (et bien garnis de fautes d’orthographe) sur des bouts de papier pour se railler du prof ou de l’étudiant Jos-Connaissant. Come on! Échanger des messages de la sorte, oui, je l’ai fait. En première et deuxième année du secondaire. PAS à 28 ans en plein cours menant à un certificat, dans un local rempli d’adultes venus expressément pour acquérir des connaissances professionnelles.
Une question: à quoi bon suivre un cours si ce n’est que pour déconner?
Je vois l’apprentissage universitaire comme un produit pour lequel j’ai (cher) payé, alors j’essaie d’en tirer un maximum de bénéfices, histoire de faire fructifier la somme investie. Pourquoi certains paieraient pour s’engager dans une voie qui ne les motive pas vraiment? Parce qu’ajouter “Certificat en communication appliquée de l’Université de Montréal”, c’est joli dans un CV?
Par respect pour le prof qui livre une très bonne marchandise, si je peux m’exprimer ainsi, et pour le groupe qui, malgré l’heure tardive, écoute et participe activement, je propose que les étudiants dissipés paient l’entièreté des frais de scolarité de tous les autres. Après tout, ils paraissent s’en foutre éperdument de cet argent dépensé pour rien.
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Ma quasi-absence en tant que commentatrice et blogueuse est due, entre autres choses, à un manque de temps chronique. Mener de front une bataille emploi-études-réorientation de carrière n’est pas de tout repos! C’est pourquoi je sollicite votre bienveillance: cessez momentanément de publier des billets sur vos blogue, faute de quoi mon Google Reader rendra l’âme, enseveli sous des quantités de billets en attente de lecture.

janvier 31st, 2009 at 12:56
Ça m’étonne surtout justement par le fait que c’est un cours non-obligatoire pour lequel il faut payer. J’ai rencontré le pire exemple de ce manque de discipline dérangeant l’an dernier lors de ma session dans un collège semi-privé (donc qui coûte plutôt cher par session). S’ils ne veulent pas suivre le cours, qu’ils restent chez eux et gardent leur argent, le reste de la classe leur sera reconnaissant !
janvier 31st, 2009 at 15:20
Je me suis faite exactement la même réflexion que toi, alors que je suivais des cours de Msc. Et moi c’était même presque pire, puisque ces étudiants étaient à temps plein. J’en avais tiré la conclusion que certains ne voulaient pas entrer sur le marché du travail… Donc continuaient l’école, où ils pouvaient mener la vie d’écolier.. (ils avaient des ordinateurs, ce qui nous épargnait, dieu merci, les boulettes de papier moqueuses)…
février 1st, 2009 at 14:02
^^ rha mais tu sais, il y aura toujours des élèves dissipés dans une classe…en tout cas bon courage à toi!!!
février 1st, 2009 at 19:44
“Je vois l’apprentissage universitaire comme un produit pour lequel j’ai (cher) payé, alors j’essaie d’en tirer un maximum de bénéfices, histoire de faire fructifier la somme investie. Pourquoi certains paieraient pour s’engager dans une voie qui ne les motive pas vraiment?”
C’est exactement la question que je me pose à tous les jours lorsque je vois des gens dans mon bacc qui s’en foutent d’y être…Un jour ils apprendront la valeur de leur investissement actuel - pas d’efforts=notes minables et perte de temps…à moins que papa ou maman soit bien connecté au club de golf…
février 2nd, 2009 at 13:16
Non mais! Tu viens de décrire ce q
février 2nd, 2009 at 13:21
Non mais! Tu viens de décrire ce que j’ai déjà vécue…
À l’éducation des adultes!
Je sens que ma patience va être souvent rugueuse à l’égard des jeunots lorsque je vais débuter ma technique, avec les cours de base et cie.
Ouf.
Tu viens de me rappeler ce que je ne veux pas revivre!
C’est drôle pareil que rendu à l’université (payé surement par les parents on s’entend) ça joue aux messages et manque totalement de respect envers le prof et les élèves intéressés. Et oui je suis d’accord sur le fait qu’ils devraient tous payer les frais des autres qui se cassent le cul à payer leurs frais et à s’intéresser à la matière.
février 4th, 2009 at 21:58
Mymy: Payer pour déranger, c’est ce qu’ils font, finalement. Ils pourraient effectivement rester bien tranquillement à la maison!
Une Fille & La Toile: J’avoue que lancer un ordinateur est un peu moins évident qu’une boule de papier, par exemple.
Et un peu plus douloureux. Mais le coupable est vite pincé!
La Pingouine: En classe, au travail, dans le bus… des gens irrespectueux, il y en a partout, malheureusement…
jeanpierre et Elise: Vos commentaires rejoignent ma pensée. Quelques étudiants doivent s’en foutre carrément, du moment que papa-maman paient pour leurs frais de scolarité. Au bac, je me souviens d’une collègue qui s’était absentée pendant plusieurs cours, car le paternel avait payé à ses deux filles un long voyage dans le Sud. Par la suite, mademoiselle ne semblait pas trop motivée à suivre ses cours sur une base régulière. Quand on lui a demandé comment elle allait faire pour passer son semestre, elle a simplement répondu que ce n’était pas grave si elle échouait, car son père serait sûrement d’accord pour financer une autre fois ce même cours. Bordel, sur quelle planète vivent ces gens?!