Le “terrorisme” scolaire

février 25, 2009 - 12:56

L’intimidation. Le sujet de l’heure. Et pourtant une forme de violence qui remonte aux temps de Mathusalem.

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On ne m’a jamais battue ou rouée de coups à l’école. On ne m’a jamais attendue à la fin des classes pour me soutirer de l’argent sous la menace d’un canif. Faut dire qu’au secondaire, je fréquentais  une école bien, moi. Un milieu soi-disant “correct”: une école internationale, une institution de bollés en uniformes. Et c’est bien connu, des bollés, ça ne se tape pas dessus.

Toutefois, dans ces écoles d’élèves talentueux, certains manient les armes psychologiques avec une rare méchanceté.  Dans mon cas, plutôt qu’être victime de taloches, j’ai plutôt subi quatre années de harcèlement psychologique. Une forme de violence insidieuse et souvent invisible aux yeux des gens qui nous entourent. Peu en sont vraiment conscients et personne ne la dénonce vraiment.  Ou à peine. Ou si peu.

Lorsque j’étais adolescente, toutes les raisons semblaient propices à la moquerie. J’avais de très bonnes notes, j’étais studieuse, tranquille,  gentille (voire un peu bonasse) et je n’avais absolument pas confiance en moi. Zéro. Nada. Niet. Pas la moindre once d’estime personnelle. On tournait au ridicule le fait que je sois malentendante, que je porte des appareils auditifs et que je prononce moins aisément certaines sonorités. On se raillait de mon physique: j’étais moche, boutonneuse, sans être grosse j’avais certainement quelques kilos en trop, un nez proéminent, des mollets de nageuse allemande, une poitrine fort peu féminine, une pilosité plus prononcée que la moyenne.  On me débitait un tas de grossièretés étant donné que je provenais d’une famille religieuse et que je me rendais à l’église tous les week-ends, parce que je n’avais pas de père, que je n’étais pas sportive mais que j’excellais plutôt dans les concours d’écriture, que je m’entendais bien avec certains profs (chouchou!), que ma mère me laissait rarement accompagner mes  quelques camarades à la sortie des classes ou les jours de congé, que je n’écoutais pas tel ou tel groupe musical en vogue, que je n’arborais pas la coupe de cheveux dernier cri, que je parlais mal anglais, qu’à la cafétéria,  je préférais les aliments santé au fast-food, que je m’impliquais dans des activités artistiques mais presque jamais dans les activités sociales, parce que durant les vacances d’été j’étais plus encline à correspondre avec des jeunes de partout autour du globe plutôt que me balader à vélo, que mon sac d’école n’était pas aussi à la mode que la bande la plus populaire du bahut, et tutti quanti. On a versé du jus dans mon repas le midi, on m’a lancé des trucs gluants dans les cheveux, on a fait circuler des rumeurs blessantes à mon sujet, on m’a volé certains effets scolaires, on a gribouillé dans mon agenda, on a projeté mon sac l’autre côté d’une clôture impossible à franchir. Bref, je n’étais évidemment pas cool. Pas cool du tout.  Tout ceci n’était pas que simple taquinerie.

Je les ai toutes entendues, les moqueries. Certains profs en ont été témoins et n’ont jamais levé le petit doigt. Je me suis déjà écroulée en pleurs en pleine classe et l’enseignante, totalement dépassée, n’a pas su quoi faire. Et, lorsque je tentais de répliquer à ces nigauds, ils me ridiculisaient doublement.  Alors à quoi bon me défendre, hein? Je n’étais pas de taille à affronter toute cette médisance, toute cette cruauté adolescente.

Un jour, cependant, j’ai pété une coche. C’était vers la fin de mes années de disgrâce. J’ai solidement tabassé une fille dans le bus, après qu’elle se soit moquée ouvertement de ma soeur et de moi, et qu’elle ait tenté de dérober mon porte-monnaie sous l’oeil railleur des autres jeunes. Mon geste a eu l’effet d’une bombe et la vilaine étudiante s’est ensuite mise à raser les murs lorsqu’elle me croisait dans un corridor. Je croyais qu’à mon retour en classe le lundi, je serais suspendue. J’appréhendais avec mortification le moment où le directeur allait surgir et m’enjoindre de le suivre dans son bureau. Mais la journée a passé et rien de tout cela ne s’est produit. Par la suite, j’ai cru savoir que ladite scélérate avait commencé à manifester une gentillesse hors du commun envers ma soeur. Certains m’ont félicité pour mon “courage”, car cette grosse tête semait sournoisement la terreur par le biais de ses cruelles intentions. Je ne crois pas, cependant, que répondre à la violence par la violence ait été la meilleure des solutions. J’ai eu longtemps honte des gestes posés ce fameux jour de décembre.

Vers la fin du secondaire, ma riposte à toute cette merde a été, plutôt que d’accepter de cadrer dans cet environnement malsain et faire comme tout le monde, de ressortir encore plus du lot. Looks extravagants et couleurs capillaires farfelues. Au moins, tous ces mauvais plaisantins auraient de la chair à gruger sur l’os.

J’ai commencé à croire que les gens, foncièrement méchants, ne méritaient pas ma confiance.

J’ai décidé de rejeter avant d’être rejetée.

J’ai choisi de n’avoir que très peu d’amis pour éviter de jouer constamment à la victime, à celle qui culpabilise constamment même quand elle n’est pas fautive, à cet objet utilitaire que l’on envoie paître après avoir soutiré le  maximum de bénéfices.

J’ai résolu de faire semblant que rien de tout cela ne m’avait jamais vraiment touchée. J’ai mis une croix sur ce passé.

J’en conviens, ce sont probablement toutes de fort mauvaises décisions. Et il s’agit probablement de la raison pour laquelle je suis telle que je suis aujourd’hui. Barricadée dans ma bulle. Pas hyper sociable. Peu à mon aise entourée de visages inconnus. Que j’ai toujours l’impression d’être jugée. Que je n’accepte plus la critique. Que la paranoïa s’empare souvent de mon esprit. Et que oui, parfois, j’ai tendance à “avoir l’air” froide, à avoir l’air seulement, sans l’être réellement, à me forger une carapace qui empêche les autres de m’approcher. Car moins on m’aborde, moins on me tourmente, l’équation va de soi.

Comment remédier à la situation, comment faire en sorte que des victimes d’abus physique ou d’intimidation psychologique mettent fin à leur fardeau et cesse d’évoluer encore et toujours dans le même pattern ostracisant? Je ne détient malheureusement pas la réponse. Pas plus que je crois que l’on puisse avoir une quelquconque influence positive sur le comportement des “méchants” de l’histoire. Des imbéciles, il y en aura toujours. Et des gros bras, des petits caniches qui aboient fort,  des manipulateurs aussi. Il faut croire que la société a besoin de cons pour évoluer, sans quoi la roue tournerait moins bien… Peut-être faudrait-il fournir aux jeunes, et ce dès le plus jeune âge, des outils leur permettant de développer une saine confiance en eux et leur apprenant à  ne pas se laisser marcher sur les pieds. Je vois déjà une amorce de cette manière de penser à la garderie où je travaille. Certaines éducatrices montrent aux enfants à se défendre verbalement lorsqu’une situation leur semble injuste. Mais dans l’immédiat, ni à long terme d’ailleurs, aucune des solutions envisagées par le gouvernement, les commissions scolaires ou autres instances sociales ne viendront enrayer ce fléau.

Et, pendant ce temps, des jeunes disparaissent, se suicident, dépriment.

Ou pas.

Ou demeurent simplement meurtris à jamais, comme tous ces témoignages qui pullulent ces jours-ci dans la blogosphère: elle, lui, lui, elle, lui, elle, lui, elle et sûrement quantités d’autres blogueurs.

Si un jour j’ai des enfants, vous ne m’en voudrez pas de ne pas les blâmer s’ils câlissent un poing sur la gueule de ceux qui oseront les intimider. Parce que, bien que la violence engendre la violence, il y a DÉFINITIVEMENT des claques qui se perdent.

10 Responses to “Le “terrorisme” scolaire”

  1. SekhmetDesign Says:

    C’est fou comment on pense que des classes d’étudiants bollés, c’est sage comme des images. Tellement faux comme concept, mais bon, je l’ai su à ma manière durant mes premières années de secondaire. J’étais dans une classe de surdoués, et c’est justement les pires à être avec: ils sont justement assez doués pour ne jamais se faire prendre dans leur jeu par les adultes! J’ai été chanceuse quand j’ai changé d’école et que je suis retournée en classe de douance: je suis tombée sur une gang géniale! Mais bon dieu que j’ai détesté intensément ces pauvres cons d’étudiants soi-disant “modèles” pendant longtemps. Dire que certains d’entre eux essaient d’être ami “facebook” avec moi aujourd’hui…sont morons ou quoi?

    Je suis aussi en accord avec toi: ce n’est pas cool d’avoir eu recours à la violence pour régler nos cas, mais comme tu le dis si bien, il y a des claques qui se perdent. Des parents qui ne font pas leur job de parents; des profs qui n’ont pas l’autorité nécessaire pour expliquer que ça ne se fait juste pas; des directeurs et personnel d’école qui ferment les yeux devant tout ça. Malheureusement, c’est parfois nécessaire d’en sacrer une “bonne” dans la face de celui ou celle qui n’arrête pas de te martyriser, juste parce que c’est parfois comme ça qu’ils comprennent le message. C’est triste.

  2. Sonia Says:

    On dirait que tu parles de moi….

  3. Blogueuse cornue Says:

    SekhmetDesign: C’est clair que même dans des classes surdouées, personne n’est à l’abri de la violence. Elle ne sera probablement pas physique, mais elle fait aussi mal!

    Vers le milieu du secondaire, j’ai changé de gang d’amies, ce qui a été plus que bénéfique. Mes anciennes amies (surtout deux d’entre elles) m’ont planté plus d’un poignard dans le dos. Mais comble de malchance, mes nouvelles copines n’étaient jamais dans la même classe que moi. J’étais toujours entourée d’élèves qui me méprisaient… En secondaire 5, j’ai tenté d’aborder les choses différemment. Bon, après avoir tabassé la fille, tout a évidemment changé, mais j’ai aussi essayé d’avoir une attitude un peu plus “j’m'en câlisse”… et peu à peu les choses se sont tassées. Mais le mal était fait.

    Et concernant la violence pour répondre à la violence… évidemment, ce n’est pas la solution, mais certains ne comprennent que lorsqu’on leur sert exactement la même soupe!

    Sonia: Nous ne sommes pas seules dans le même bateau…

  4. La Shirley Says:

    Belle Cornue va !
    Un jour y’aura l’histoire d’un autre Furerh de 4 ans du nom de Mitchel qui avait écoeuré mon gars, mais cette fois là, la vengeance était au rendez-vous et comme tu dis,sans l’encourager, j’étais fier que mon fils ne se laisse pas marcher sur les pieds.
    Le nombre de blog, de post, de commentaires qui traitent du sujet est affolant mais surtout, le silence des Bullies est encore pire je trouve …
    Merci de m’avoir lue un tant soit peu … Tu écris si bien !

  5. Super-Maman Says:

    Au primaire, je n’ai pas “trop” souffert, si ce n’est que du harcellement sexuel subi des petits cons un peu précoces.

    Au début du secondaire, j’ai fréquenté le collège privé où enseignait mon père : je connaissais et étais appréciée de tous les profs, j’étais très bonne, mais contrairement à ce qu’on me disait, je n’étais pas bonne “parce que je recevais de l’aide”… :0/

    Si bien qu’en 3è secondaire, je suis allée à la polyvalente. J’ai changé de gang, je faisais moins partie des “rejets”.

    C’est sûr qu’avec notre handicap auditif vient un peu de paranoïa. Normal, on a pas la finesse d’oreille qui nous permet d’écouter les conversations et nous permet de conclure qu’on ne parle pas de nous !

    Comme maman, je trouve très dur de voir mes enfants subir parfois pire que ce que j’ai pu connaître. Et autant les premières années je les encourageais à la non-violence, autant maintenant je les encourage à utiliser les mots (méthode tout de même relativement pacifique) pour sensibiliser leurs bourreaux. Chose certaine, pas question de leur dire de “laisser faire” !!!

  6. Sounie Says:

    je comprends ce que tu dis ! dans le travail, le harcelement moral est puni par la loi, mais à l’école … c’est terrible ça, meme en primaire ça le fait deja : je vois avec mon fils de 6 ans, un de ses copain jaloux parce qu’il sait lire lui a fait subir cette sorte de harcèlement mais heureusement, il m’en a parlé et je l’ai aidé à trouver les mots pour se débarrasser du copain et redonner l’estime de soi à mon garçon … et cerise sur la gateau, je n’ai pas hésité à dire 2 mots au copain et aux parents, hsitoire de finaliser le truc, mais ça c’etait juste pour me faire plaisir !

  7. Velvetshadow Says:

    Il y à une solution miracle, c’est un bon passage à tabac, une bonne levée de poings. Même si la violence me répugne, c’est bien grâce à elle que j’ai pas fini à l’hopital.
    Cela se passe du primaire jusqu’au lycée.
    Souvent, on me menaçait, on se moquait de moi, j’étais le “grand maigre”, l’anorexique (je mange comme 4 pourtant), on me lançait des tapes sur l’arrière de la tête, on me savait trop gentil. Or, à cet age, la gentillesse est une tare, une preuve de faiblesse, et donc un potentiel defouloir. Je ne répondais jamais aux attaques. Même physique, j’encaissais, sans rien dire. De toute façon mon beau père une fois chez moi m’en envoyais bien pire. Sur mon temps libre, je faisais des abdominaux et des pompes, le muscle atténuant la douleur des coups (autant les siens que ceux des bullys). Et un soir, il s’est trompé de cible et s’en est pris à ma mere. Je l’ai corrigé, sans lui rendre les coups que j’avais pris, car j’estimais que c’étaient ceux que j’avais évités à ma mère. Puis nous avons quitté la maison, elle et moi. C’en était fini. Ce jour là j’ai compris que la violence pouvais servir contre la violence.

    Cependant, ma gentillesse toujours d’actualité, je continuait à subir dans mes jeunes années sans répondre. A quoi bon ? Après tout si c’était pas moi, ca serait quelqu’un d’autre, probablement plus fragile que moi, le temps passa.

    Un jour de lycée, deux grands gars du coin m’ont suivis jusqu’à chez moi, dans le but de me dépouiller (téléphone etc…). Ce jour là mon sang ne fit qu’un tour, je ne sais pourquoi, je les ai tabassés sans crier gare. L’un s’est assommé contre un mur en reculant trop vivement pour éviter un coup, puis s’est mis à quatre pattes, visiblement sonné. L’autre s’est rué sur moi, ses clefs dans la mains : “je vais te crever les yeux !”. Je me suis servi de son élan pour l’envoyer à terre, et lui assena un coup de pied dans le ventre. Ma rage explosa littéralement et toutes ses années encaissées ressortirent. L’adrénaline m’était monté à la tête , et je leur hurla de se relever (ce qu’ils firent, titubant), pour ensuite les cogner, encore plus fort cette fois. Sans un mot, ils déguerpirent en claudiquant.
    Et bien je n’ai plus jamais eu de claque derrière la tête. Plus de surnoms débiles. Les gens se sentaient étrangement obligés de devenir mes amis.

    Aujourd’hui, ma plus belle vengeance sur tous ces cons, c’est Facebook. Quel plaisir de voir que tous les bullys ne font rien de leur vie, sont moches, seuls, et malheureux ! Et que s’il ne le sont pas encore, la vie finira elle même par régler la balance ;) Ah ! Si on m’avait dit qu’encaisser tous ces coups était le prix à payer pour voir ça un jour, j’aurais volontiers payé le double !

    Sur cette grande confidence (en fait j’aurais même pu écrire un article dessus tiens), j’ajouterais que les parents (et dans sa plus grande globalité les adultes) ne sont pas obligés de fermer les yeux quand ils voient un enfant malmené, battu, victimisé. Ils ne sont pas obligés non plus de changer de trottoir quand quelqu’un crie “à l’aide”. Car un jour, ce seront eux qui crieront à l’aide et qui seront seuls.

  8. Mazzzaroth Says:

    Point de vue d’un gars…

    C’est vrai, on s’est peut-être fait écoeuré plus jeune (même si je n’ai plus la carrure pour en être victime aujourd’hui - d’ailleurs, j’aimerais bien revoir certains de mes tortionnaires…) mais il est vrai que l’intimidation a toujours existé.

    Cependant.

    Nous vivons quand même dans une époque où triomphent les gens de notre acabit. Les gros bras croupissent derrière des barreaux, une croûte de maquillage ou pataugent dans des remords (J’en connais) et les grosses têtes dociles, victimes à une époque, mènent maintenant le monde. Quelle douce revanche!

    Et c’est ce que je dis à mes enfants - ils ne seront pas toujours des enfants. Et leur comportement d’aujourd’hui va soi les hanter soi les libérer. J’essaies de leur faire comprendre quand passer outre et quand ne pas accepter. Mais c’est leur combat comme ce fut le mien, le nôtre. Sauf que contrairement, je serai là pour les aider à se libérer.

    Et quelquefois la libération, Ô hérésie, exige en effet une solide tape sur la gueule à un épais de première classe dans un monde imparfait. Mon travail est de montrer à mes enfants ce qui est juste, pas ce qui est légal. Et si ce qui est légal n’est pas juste, qu’ils doivent faire changer le légal.

    - Mazz

  9. David Says:

    Tu m’as profondément touché avec ton texte. Profondément. J’ai été victime de raillerie aussi, mais sans trop de conséquence, heureusement. Ah les geeks.

    Je serai peut-être prof au primaire dans quelques années, et ce que tu me dis m’interpelle énormément. J’ai envie d’être le prof qui va écouter ces élèves qui ont de la difficulté socialement, qui se font juger pour rien. J’aimerais être là pour eux, les comprendre et être un facteur de protection.

    Merci pour ton texte, qui, j’espère, sera lu par beaucoup de jeunes filles et jeunes garçons qui vont se reconnaître et qui vont comprendre qu’on peut en sortir, malgré tout, et que la vie ne s’arrête pas après 17 ans, et qu’on évolue et que souvent on prend vengeance dans nos succès alors que ceux et celles qui étaient les bourreaux s’enfoncent dans des vies ordinaires et vides, par leur faute.

    Les claques parfois viennent souvent de là où on s’en attend le moins…

  10. Blogueuse cornue Says:

    La Shirley: Je n’ai pas encore d’enfants, mais je crois que tous les parents de ce monde doivent rager lorsqu’ils apprennent que leurs enfants sont victimes d’intimidation et de moqueries. Je pense aussi qu’il est important que les tout-petits apprennent à la fois à ne pas se laisser marcher sur les pieds et à ne pas devenir des “bourreaux” face aux autres jeunes.

    Merci d’être passée!

    Super-Maman: Tu dis vrai pour le problème de “paranoïa” dû au fait que nous entendons moins bien. J’ai souvent l’impression d’être un peu à côté de la “track” à cause de mon handicap…

    Et je pense que tu as adopté le bon comportement avec tes enfants. Au CPE, je vois trop de parents qui se foutent éperdument des situations difficiles vécues par leurs enfants. C’est triste…

    Sounie: Trop vrai! Chez les adultes, on punit ce genre de comportement, tandis que chez les jeunes, on n’ose pas. C’est un non-sens. Les enfants sont souvent beaucoup plus fragiles et savent peut-être moins comment se défendre face à de telles problématiques.

    Velvetshadow: Merci d’avoir partagé ton histoire personnelle. Tu as vécu des moments très difficiles, mais tu t’en es sorti.

    Les personnes qui ont été victimes d’injustices ressentent souvent le besoin de voir leurs “tortionnaires” en arracher avec la vie. J’en ai fait partie. Maintenant, j’adopte une position un peu plus indifférente face à tous ces “méchants”. De cette façon, ils finissent par ne plus s’en prendre à moi. Mais en contrepartie, ils rechercheront une autre personne faible, malheureusement…

    Mazzzaroth: Effectivement, apprendre aux enfants à suivre leur instinct et leur sens de la justice, c’est bien. Ayant grandi dans un milieu où j’ai appris à faire le bien et qu’éventuellement j’en récolterais les fruits, je n’ai pas été amené à croire en la justice. Mais dans la réalité, on ne s’en sort pas avec cette mentalité. Je l’ai compris que trop tard. Et c’est ce que j’inculquerai à mes enfants. Être gentil en toutes circonstances, c’est overrated. Il faut trouver le juste milieu.

    Merci d’avoir laissé un commentaire!

    David: J’ai l’impression qu’en étant sensibilisé au problème, tu possèdes déjà un plus pour ta carrière d’enseignant. Je sais que ce n’est pas uniquement la job du prof de protéger les jeunes, mais être attentifs à certains signes et veiller à leur bien font partie des devoirs de toutes personnes qui oeuvrent auxprès des jeunes.

    Tiens, justement, hier, j’ai croisé une de mes anciennes fausses “amies”. J’ai rapidement coupé court à la conversation. Elle semblait un peu vidée par la vie, si je peux m’exprimer ainsi. J’aurais pu jouer à la bitch, mais je ne l’ai pas fait. Pas envie de demeurer amère. Tout cela relève du passé maintenant.

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