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100 vérités

octobre 13, 2008 - 4:18 6 Comments

100 vérités que vous avez toujours voulu savoir à mon sujet, sans jamais oser en formuler la demande! :D

Petit jeu qui circule présentement sur la toile et aperçu sur de nombreux blogues.

1. J’ai vécu toute mon enfance et mon adolescence à Lachine. J’espère un jour y acquérir une maison. J’habiterais encore là-bas si la STM envisageait prolonger les lignes de métro jusque dans le West Island, terreau peu fertile en transports en commun.

2. Je décernerais un prix Nobel à l’inventeur du Tide-to-Go, invention bénie des dieux.

3. Avant juin 2007, je jurais ne jamais céder à la pression exercée par l’univers de Facebook. Je n’ai cependant pas su résister à l’envahisseur.

4. J’ai déjà porté des pantalons en cuir noir. Fort heureusement, cette époque est révolue.

5. J’ai horreur qu’on insiste fortement pour que je fasse une action qui me déplaît ou que j’aille dans un endroit alors que je n’en ai pas la moindre envie. Vivre et laisser vivre, please.

6. Je n’aime pas du tout les films de super-héros. Les mecs en cape et collants, ce n’est pas mon truc.

7. Je ne peux pas survivre plus de trois jours sans café, et lorsque je suis forcée de le faire, je deviens une Hulk version féminine (donc rose plutôt que verte, ce qui met nettement plus en valeur mon teint de pâlotte), qui se déchaîne et qui fait preuve de toute l’agressiveté dont elle est capable. AGRRR!

8. J’ai souvent du mal à prendre des décisions ou savoir ce que je veux réellement.

9. J’ai voyagé un peu aux États-Unis. Les endroits typiques de vacances d’enfance: Wildwood, Old Orchard, Lake George, etc. Et j’ai également séjourné à Hunstville en Alabama pour  y faire un entraînement d’astronaute (si, si).

10. J’ai visité quelques pays et villes d’Europe: la Grèce, une bonne partie de la Belgique, Venise, Paris.

11. J’adorerais voir Londres et l’Irlande.  Ces destinations sont en tête de liste parmi mes possibilités de prochains voyages.

12. Un de ces jours, j’aimerais aller au Japon.

13. J’aimerais également faire un périple au Tibet.

14. Le chanteur que j’ai vu le plus souvent en spectacle est Bruno Pelletier.

15. J’ADORE me déguiser, je suis toujours partante pour une fête costumée, un party d’Halloween ou *ahem* censuré *ahem*.

16. L’endroit où j’ai “frenché” le plus d’hommes différents est le Pierrot / Deux Pierrots. (Pas le même soir, quand même. Eh oh, je ne suis pas une traînée! :p )

17. Petite, je préférais les contes dont le protagoniste principal est de sexe masculin: Peter Pan, Robin des bois, Aladin, Pierre et le Loup. Allez savoir pourquoi, je ne me suis jamais vraiment identifiée aux personnages de princesses soumises attendant bien gentiment un prince charmant métrosexuel qui participera à Occupation Double. :D

18. J’ai été catholique croyante pratiquante jusqu’à environ 19 ans. De mon plein gré.

19. Je baragouinais un mauvais anglais jusqu’à environ 19-20 ans. Maintenant, je me débrouille très bien, malgré mon accent résolument frenchie et j’ai même - ô surprise- développé une très bonne habileté à la traduction de l’anglais vers le français.

20. Je suis la seule personne de mon entourage à avoir obtenu un diplôme d’études supérieures (qui ne sera jamais vraiment reconnu à sa juste valeur, tant et aussi longtemps que je vivrai dans ce pays castrateur de culture).

21. Je trouve l’accent british très sexy.

22. J’ai connu chéri via mon ancien blogue.

23. J’ai toujours été une des plus grandes, sinon la plus grande à l’école. Donc lorsqu’il fallait se mettre en rang par ordre de grandeur, j’étais invariablement la dernière ou l’avant-dernière.

24. J’ai eu mon premier emploi à l’âge de 17 ans.

25. J’ai mauvais caractère.

26. Je doute souvent de mes capacités, mais je déteste profondément lorsque les autres doutent de moi.

27. Je ne sais pas quand j’apprendrai enfin à conduire et ce n’est absolument pas une de mes priorités  à court terme (ni à long terme, tout compte fait). De toutes façons, posséder une voiture lorsqu’on vit à Montréal est, à mon humble avis, tout à fait superflu.

28. J’ai utilisé les bonnes vieilles cassettes jusqu’à l’automne 1998, période où je me suis enfin décidée à opter pour les disques compacts. Mes deux premiers achats furent Savoir Aimer de Florent Pagny  (le clip en langage sourd-muet m’avait littéralement jetée à terre) et… Vuelve de Ricky Martin. Ouaip.

29. Adolescente, je fantasmais sur Keanu Reeves. Yum.

30. J’aimerais aller faire un projet humanitaire dans un pays d’Afrique un de ces jours. C’est une idée que je chéris depuis de nombreuses années.

31. J’ai décidé il y a quelques temps déjà que je ne serai pas là le jour de mes trente ans. Je ne sais pas encore où je serai: en retraite fermée dans un monastère, en voyage à l’étranger, enfermée dans un garde-robe pour au moins 24 heures, le temps que je me fasse à l’idée.

32. J’ai fait un tour d’ambulance une seule fois et je n’en garde aucun souvenir car j’étais évanouie et passablement amochée par quelques gouttes de boisson sur un estomac vide.

33. Je n’ai absolument pas l’âme d’une gambler. Je joue rarement à des jeux à l’argent et j’ai très peu fréquenté les casinos dans ma vie. Je ne comprends d’ailleurs pas comment les gens arrivent à s’endetter de cette façon.

34. J’ai travaillé à l’Hôpital Sainte-Justine environ un an.

35. Je suis de nature orgueilleuse.

36. Une personnalité féminine connue m’a déjà draguée. Mais je ne vous dirai pas qui! (Call me bitch! He he!)

37. En 6e année du primaire, j’ai été finaliste à un concours où nous devions trouver un nom à une mascotte anti-drogue. Je l’avais nommée Patouche. J’ai toujours eu une créativité et une imagination débordantes.

38. J’envie les femmes qui sont belles au naturel, qui n’ont besoin d’aucun fard.

39. Je n’ai fait aucune faute d’orthographe dans mon rapport de maîtrise de plus de 100 pages. Cet exploit a d’ailleurs passablement surpris la correctrice!

40. Je crois que lorsque j’ai atteint la majorité, j’étais plus heureuse d’obtenir le droit de vote que de pouvoir me saoûler la tronche dans les bars.

41. La partie de mon corps que je préfère, ce sont mes yeux.

42. Celle que je n’ai jamais aimée: mes mollets de nageuse allemande.

43. Raison pour laquelle lorsqu’une personne affirme que j’ai de belles jambes, je lui ris quasiment au visage.

44. Je ne porterai jamais, JAMAIS de pantalons blancs. Over my dead body.

45. De temps à autres, des gens me confondent avec une prétendue vedette, je ne sais pas laquelle toutefois! Il m’arrive à quelques reprises au cours d’une année qu’on me dise que l’on m’a déjà vue à la télé, qu’on me demande dans quel téléroman j’ai joué, etc. Moi pas savoir!

46. J’ai commencé à devenir une coffee-addict au Cégep. C’était indispensable, car prendre des notes non-stop pour une période de trois heures le matin est une tâche ardue, nécessitant une forte dose de caféine.

47. J’ai fréquenté le Cégep de Maisonneuve, un chouette établissement collégial.

48. Vieillir me fait peur (vous ne vous en doutiez pas, hein!).

49. J’ai la mauvaise manie de passer ma journée à grignoter tout ce qui me tombe sous la main dent plutôt que manger trois repas complets.

50. Je ne comprends pas la manie de vouloir préserver intact tous les objets domestiques, style “nonna italiana” qui recouvre tous ses fauteuils (hideux quoiqu’intacts) d’un plastique (non moins hideux).

51. J’aime boire des Mojitos.

52. Mais j’aime encore plus le vin rouge.

53. Je suis accro à l’univers des blogues. Mon Google Reader contient tout un tas de flux RSS de blogues aussi divers les uns que les autres.

54. Élucubrations d’une blogueuse cornue est mon troisième blogue. Le précédent étant un témoin tangible de mon ancienne vie, j’avais besoin de repartir à neuf lorsque j’ai créé le présent blogue. J’avais également démarré un blogue à la fin de l’automne 2004, mais il n’a pas survécu. Je n’y avais rédigé que deux ou trois billets, faute de temps.

55. Je ne tolère pas l’échec.

56. J’ai vainement tenté de m’épiler à la cire à quelques reprises et la réponse est: non, plus jamais. Cette méthode est bonne pour les adeptes du SM et je préfère nettement faire mal qu’avoir mal. Mouahahaha. :D

57. Je possède de nombreux vestons, tous genres confondus. J’aime le côté à la fois classe et décontrac’ de cet outil vestimentaire.

58. L’automne est la saison que je préfère. Je rêve d’une année de neuf mois d’automne, deux d’hiver et un de printemps.

59. Je suis presque décidée à me faire tatouer. Un diablotin ou un personnage style manga féminin à cornes de diable. Un tatouage rouge et noir sur l’omoplate gauche. Aurai-je assez de cran? Qui vivra verra!

60. J’étais féministe dès mon plus jeune âge. En maternelle, je m’étais chamaillée avec quelques garçons qui ne voulaient pas me laisser jouer avec eux aux blocs et aux voitures et qui m’avait enjoint d’aller m’amuser avec les autres filles dans le coin cuisine et poupées.

61. Dans le même ordre d’idées, je me rappelle d’une rédaction au primaire  où nous devions parler de notre avenir (couple, enfants, etc.). J’y avais écrit que j’adopterais des enfants à l’étranger et que je ne me marierais pas. Je crois même avoir affirmé dans ce texte que j’allais élever mes enfants seule, sans homme.

62. On ne se surprendra pas, à la lecture du précédent point, que je provienne d’une famille monoparentale.

63. Je suis Verseau et généralement la description de ce signe astrologique colle bien à ma personnalité.

64. Je suis résolument chiâleuse et je m’assume.

65. Je n’ai jamais fréquenté une école privée, mais j’ai presque envie d’envoyer mes enfants au privé en constatant le piètre état des lieux et de l’enseignement au public.

66. Lorsque je vois une phôte d’orthographe (dans le journal, sur des écriteaux, sur des blogues, sur mon blogue), je suis indignée.

67. Je suis allée voir des psys à plusieurs reprises durant ma jeunesse, pour des histoires de famiglia (droits de visite, notamment). J’ai dé-tes-té avoir à me confier par obligation. Je suis retournée voir une psy à la fin de l’été 2007 histoire de voir clair dans une vie où je ne me sentais plus maître de mon existence, et cette fois-ci, l’expérience fut bénéfique.

68. Je suis excessive. Comme dans cette chanson. Pour moi, il y a rarement un juste milieu, une grey zone. Tout est noir ou blanc.

69. Je mange rarement du fast food. Par contre, de temps à autres, j’aime m’empiffrer de frites bien graisseuses!

70. Je n’ai jamais porté de lunettes, mais je ne détesterais pas en porter. Je trouve d’ailleurs que ça me donne un air de bibliothécaire cochonne! Ha ha!

71. Je m’ennuie des voyages. Parfois, l’envie de partir me démange énormément.

72. J’ai beaucoup de mal avec les grosses têtes, les gens qui croient que tout leur est dû, qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas, qui ont des égos démesurés.

73. J’ai eu deux vraies relations amoureuses. Le reste, c’était du vent! Ou physique.

74. Causons maternité. Je voulais des enfants, puis je n’en ai plus voulu, puis l’idée recommence à me titiller depuis quelques mois. La grossesse et l’accouchement me fichent la trouille, cependant. Et je me vois mal avec une bedaine. Je ne sais pas quel genre de mère je ferais. Je crois que je vais être du genre assez control freak avec toutefois beaucoup d’imagination!

75. Je serai tantine d’un beau garçon en mars 2009 et j’me peux pu tellement j’ai hâte de lui voir la binette!

76. Au travail comme à la maison, je suis traîneuse. Mais ne touchez pas à mes choses, je me retrouve très aisément dans mon bordel.

77. J’ai toujours cru que ma vie aurait été plus simple si j’avais été un homme.

78. Je suis convaincue que les chats sont plus intelligents que les chiens.

79. Je trouve très insultant le fait que certaines personnes croient que je devrais être complexée par mes seins. J’aime cette partie de mon corps. Small is beautiful! :D

D’ailleurs à cet égard, j’ai une anecdote troublante. Il y a deux ans environ, une femme dans le métro m’a remis son numéro de téléphone en me disant à brûle-pourpoint, avant de quitter le wagon: “Contactez-moi. J’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser”. On m’aborde souvent pour toutes sortes de raisons plus dissolues les unes que les autres (un type m’a déjà remis la carte d’affaire d’un de ses amis qui photographie des poupounes en bikini, on m’a déjà offert à deux reprises de prendre part à un site web pornographique, un fétichiste m’a déjà pourchassé afin de photographier mes bottes et tutti quanti - j’attire malgré moi ce genre de dépravés). J’étais donc curieuse de savoir ce que la dame avait à m’offrir. Finalement, il s’agissait d’une assistante de médecin qui développait un produit visant à augmenter le volume des seins. Pourquoi une femme dont la poitrine est menue devrait nécessairement mourir d’envie d’être pourvue d’une plantureuse devanture?

80. Je suis résolument une fille de l’Ouest. Je préfère l’Ouest de Montréal à l’Est de Montréal. Chéri étant un gars de l’Est, nous avons dû faire un compromis et emménager à peu près au milieu de l’île.

81. Je veux apprendre à jouer de l’accordéon.

82. Les listes d’ingrédients de produits manufacturés m’angoissent. Inconsciemment, c’est sans doute la raison pour laquelle je préfère les légumes crus à tout autre aliment!

83. Me balader en tenue d’Ève alors que nous n’avons même pas encore orné la porte-patio d’un rideau que je dois coudre moi-même ne me perturbe pas le moindrement, mais je suis trop complexée pour aller à la plage ou à la piscine. Ne cherchez pas à comprendre.

84. Je veux prénommer mes futurs enfants Delphine et Justin, mais je dois encore convaincre chéri. Des arguments, quelqu’un?

85. Je trouve pathétique les filles qui essaient de se faire remarquer dans les bars en: 1) embrassant goulûment une autre fille même si elles ne sont pas vraiment bi 2) dansant lascivement à côté du premier mec qui daigne s’intéresser à elle 3) léchant à peu près toutes les parties découvertes (ou non) du corps de leur mâle proie 4) ont des attitudes racoleuses alors que finalement ce ne sont pas de bons coups. Il y a des gestes et des actions qu’il ferait bon garder pour les sessions de gymnastique intime, disons. En fait, j’ai du mal avec tous les genres de PDA, qu’ils soient de nature affective ou purement sexuelle.

86. Pour une raison qui m’échappe, j’aime beaucoup l’odeur de la lotion pour bébés de Johnson’s (le flacon rose). Je trouve cette odeur très réconfortante. Peut-être est-ce lié à un lointain souvenir enfoui dans ma mémoire!

87. Je plains la personne qui lira ce billet en entier!!

88. Je me câlisse éperdument de la performance du Canadien cette année, l’an prochain et dans 45 ans. C’est dit. Reniez-moi, maintenant.

89. Je me plais en compagnie de gens intelligents, cultivés. De plus, je trouve que les intellos et les nerds sont sexy. Smart is sexy, yeah baby! :D

90. J’ai souffert d’une bronchite à trois reprises: à 5 ans, à 13 ans et à 26 ans.

91. Les rouleaux antipeluches 3M figurent parmi mes meilleurs amis. Indispensables lorsqu’on vit avec quatre chats et un mec poilu! Hi hi! ;)

92. Je suis en train de devenir accro à la série Bones.

93. Je ne pige que dalle dans le fait que notre beau gouvernement gaspille son argent à faire des pubs qui ne dissuadent ni n’encouragent personne. Mangez sainement, faites plus d’exercices, cessez de jouer compulsivement, ne commettez pas d’infractions routières, cessez de fumer, etc. Sérieusement? Des slogans du genre: “Tu te drogues? T’es con.” ou “Tu vas te péter la gueule si tu conduis trop vite, mais ça fera un cave de moins sur la route.” fonctionneraient sans doute mieux.

Et je ne sais pas pourquoi, chéri m’a interdit de me diriger vers le domaine publicitaire. :D

94. Je déteste profondément le son du klaxon et les gens qui s’en servent à mauvais escient.

95. J’ai acheté le premier cadeau de futur bébé neveu hier chez Ikea. Un livre en tissu qui lui permettra de développer ses sensations tactiles et sa motricité fine. Ben quoi, cet enfant aura une tante geekette et intello, je n’étais quand même pas pour lui acheter un G.I. Joe ou un DVD des Teletubbies.

96. J’aimerais arriver à porter des cols roulés, mais j’ai la sensation d’étouffer dès que j’en essaie un. (Et est-ce moi ou le col roulé, sexy chez la femme, donne un air tout à fait ringard à n’importe quel homme qui le porte?).

97. J’ai décidé de m’inscrire en Communication appliquée. Si je suis acceptée, je commencerais ce certificat à temps partiel dès janvier 2009.

98. J’ai trouvé l’entreprise pour laquelle j’aimerais travailler et qui me représenterait le plus en tant qu’être humain. C’est un lieu coloré, éclaté, axé sur la culture et les cultures. D’ici là, j’ai besoin de peaufiner mon CV. Mon but: faire mon entrée dans ce milieu de travail quelque part en 2009. J’ai rarement été aussi motivée par une possibilité d’emploi!

99. Mon rêve capillaire ultime: cette tignasse.

100. J’ai dû étaler la rédaction de ce billet sur deux jours… ouf, tout un exercice!

Je ne tague personne en particulier… qui m’aime, me suive! ;)

Pas envie de devenir sage

octobre 11, 2008 - 11:25 5 Comments

Les cheveux blancs seraient apparemment synonymes de sagesse.

Et si je n’avais pas envie de devenir sage?

Hier, j’ai aperçu un court cheveu se démarquant très nettement du reste de ma tignasse. Pâle. Trop pâle. Blanc. Trop blanc. Mon premier cheveu blanc. Droit, en plein centre, comme pour me narguer malicieusement.

Mon coeur a dû cesser de battre un instant. Mes cheveux ont toujours été un élément à part entière de ma personnalité. Comme si, à eux seuls, ils avaient une âme, une quelconque forme d’autonomie ou une réelle individualité. Cette macabre découverte capillaire a eu l’effet d’une bombe. J’ai réalisé que ma crinière, comme l’ensemble de mon corps, allait vieillir. Tout mon entourage s’est fait rassurant. Beaucoup ont eu des cheveux blancs dès le début de la vingtaine (et ma soeur, dès sa dix-neuvième année), alors pourquoi suis-je si traumatisée?

Pourquoi? Hum. J’ai depuis toujours cette relation amour-haine avec la masse capillaire qui délimite l’extrémité supérieure de mon enveloppe corporelle (ce qui est d’ailleurs le cas d’une large proportion de frisées de ce bas-monde). De nature plutôt introvertie, je me suis souvent extériorisée via mes cheveux. Ma crinière est en quelque sorte un mode d’expression. Les gens ne peuvent pas comprendre. Ce n’est pas qu’un vulgaire cheveu, c’est toute une partie de moi qui a pris une sacrée mornifle.

Métro-Boulot-Dodo-(Sirop)

septembre 28, 2008 - 11:57 5 Comments

Je ne suis pas très active dans le merveilleux monde des blogues actuellement, ni comme blogueuse, ni comme “commentatrice”, et pour cause: mes temps libres voisinent le degré de congélation (mieux connu sous le nom de “Zéro”, pour les personnes qui n’auraient pas écouté durant leurs cours de sciences physiques - ou qui s’en foutaient tout simplement!).

Les moments passés à la maison se font rares. Sauf peut-être pour y dormir, puis pester contre mon cadran-réveil, faire un câlin à chéri, m’extirper des draps pour ensuite me préparer à affronter une énième journée routinière, grattouiller le bedon ou la tête de mes amis félins, avant d’aller me farcir un trajet de métro dans une promiscuité plus que débectante.

À mon arrivée à la maison, même manège: je grattouille le museau de chéri et donne un bisou à mes chats (oups!), me débarbouille, prépare mes vêtements pour le lendemain avant d’enclencher l’alarme de mon cadran pour m’endormir, la tête encombrée de pensées de toutes sortes.

De plus, je suis victime depuis plus d’une semaine d’un rhume indécrottable: Advil rhume et sinus, vitamine C, fruits à profusion, sirop expectorant, rien n’y fait. J’ai sans doute besoin de repos, je vous remercie de votre conseil.  Car oui, je suis fatiguée. Fucking fatiguée, comme le dirait une pseudo-héroïne de roman de fille à papa qui aurait dû s’en tenir à son premier bébé (*). Chaque jour, je me présente au travail avec une tronche de déterrée, ce qui fait sursauter ma patronne (lorsqu’elle est présente, bien évidemment). Celle-ci m’apporte des breuvages fruités et du chocolat pour me requinquer, m’enjoignant de ne pas manquer à l’appel le lendemain. C’est que, moi absente, elle panique. Moi seule, aucun problème - en fait, s’il fallait que je ne puisse pas prendre les commandes du bureau lorsque je suis seule, je me retrouverais dans un sacré pétrin, étant donné que je dois travailler en solitaire (au moins) 85% du temps. J’ai presque l’impression qu’elle a totalement oublié le fonctionnement de plusieurs procédures depuis que je suis là.

L’atmosphère générale m’épuise également. Il y a un je ne sais quoi dans l’air qui gruge toute mon énergie. Ces guéguerres puériles, ces frictions harassantes, cette insistance à vouloir que je sois d’un côté plutôt que de l’autre. Le genre d’ambiance propre à un milieu syndiqué, quoi. Et vlan, le gros mot, ça y est, je l’ai échappé. Et on me garrochera sans toute tout un tas de roches, mais tant pis: les syndicats sont, dans bon nombre d’entreprises québécoises, les empêcheurs de tourner en rond. Je ne me ferai probablement pas d’alliés en affirmant que ces associations syndicales prennent trop de place dans notre province, qui affiche d’ailleurs le plus haut taux de syndicalisation en Amérique du Nord. Pour imager la chose, je prendrais cet exemple: l’enfant (l’employé) réclame de sa mère (le patron) une permission qu’elle ne lui accordera pas. Plutôt que d’amorcer une discussion ou chercher à comprendre la raison sous-jacente à ce refus, l’enfant s’en remettra au père (le syndicat), qui lui ira négocier avec la mère, et les pourparlers ne se termineront pas nécessairement en bons termes. L’association vous semblera peut-être boiteuse, mais au final, les syndicats ont effectivement cette attitude paternaliste et dépassée. Ils auraient certes leur utilité dans des milieux ouvriers victimes d’injustices criantes, mais la plupart du temps, on y a généralement recours pour le moindre regard un tant soit peu malveillant.

Et oui, j’ai déjà été syndiquée alors je parle en connaissance de cause. Je crois également que c’est malsain de ne pas laisser à l’employé le droit de choisir de l’être ou non. Enfin, je m’égare. Je laisse parfois un peu trop le côté “sociologue” en moi s’imposer dans ma perception d’une situation, aussi commune soit-elle.

En conclusion: je suis condamnée à être morveuse et tousseuse jusqu’à ce que j’aie le temps de prendre le temps ou que le climat soit moins éreintant mentalement parlant.

Sur une note plus positive, toutefois, je poursuis mon cheminement afin de m’assurer d’un avenir brillant et rempli de petites licornes mauves qui virevoltent partout, de nuages dodus et de lutins joyeux (ahem, vous excuserez ces énumérations foireuses, relents d’une trop grande intoxication médicinale). De plus, après une deuxième rencontre avec la conseillère en orientation, je sens que j’approche du but. Elle était littéralement en feu jeudi soir dernier, m’accordant un 20 minutes de plus que l’heure prévue pour notre rencontre. J’aimerais avoir la chance de me sentir aussi exaltée par mon emploi.

Je constate peu à peu, en écoutant ses recommandations et en effectuant quelques tests, que j’avais raison (sans le savoir) il y a quelques mois, lorsque j’avais eu envie de me diriger vers les communications. C’est ce qui semble ressortir nettement de mon profil. J’en ai assez des environnement immuables, rigides et ne proposant qu’un minimum de défis. J’ai besoin de mouvement.

Dans un autre ordre d’idées, je me suis inscrite au gym avec chéri, car les cours de yoga ne suffisent pas. Il me faut bouger, me tonifier, reprendre des forces. Le jogging me manque et malheureusement, je me vois mal courir le long de la rue Ontario, croisant de vieux fumeurs parqués devant des bars de danseuses, des tavernes ou des restos mal famés, qui reluquent mon popotin en riant grassement. Je m’ennuie de la sérénité du Canal Lachine, l’endroit parfait pour se délier les jambes. À  défaut d’un lieu pour courir, le gym me permettra de me détoxifier toute l’année durant (car jogguer dans 45 centimètres de neige n’a rien de très plaisant).

Quoique dernièrement, la STM m’ait forcé à entreprendre malgré moi un plan santé qui porte fruit. J’ai perdu quelques livres pour avoir trop marché, gracieuseté des métros hors service à toute heure du jour et du soir, des autobus trop en retard et/ou qui ne passent carrément pas et/ou bondés à un point tel qu’ils ne s’arrêtent même pas pour laisser les usagers monter à bord.

Fin de ce billet trop long. ;)

(*) Toute ressemblance avec la réalité (n’)est (pas si) fortuite.

Point d’interrogation

septembre 18, 2008 - 9:49 5 Comments

Je serai brève ce soir, car mes neurones ont probablement été atteints par de diaboliques trouble-fêtes invisibles à l’oeil nu (aka. microbes).

Mon rendez-vous avec la conseillère en orientation s’est très bien déroulé.  Cette rencontre devait servir d’entrevue préparatoire. En effet, il est encore trop tôt pour cerner l’ampleur de la situation et  il est évidemment impensable de résoudre le problème en l’espace d’une heure seulement. Il s’agissait plutôt pour elle de sonder les incommensurables profondeurs de mon esprit, tel un sous-marin en perdition dans de noires eaux abyssales. :D

À proprement parler, elle m’a fait remplir un questionnaire assez détaillé sur mes antécédents scolaires et professionnels, sur la raison pour laquelle je consultais, etc. Elle m’a longuement questionné, tentant d’établir un fil conducteur entre mes valeurs, mes intérêts, mes besoins.

La conseillère a également mentionné une chose que j’ai trouvée très exacte, à savoir que jusqu’à tout récemment, je m’étais laissée guider par mon coeur, dans mon cheminement scolaire, et qu’actuellement, puisque j’ai naturellement changé, vieilli et maturé, mes priorités sont autres. Je laisse donc un peu plus parler ma tête, sans toutefois renier complètement mon coeur. Cette remarque était des plus justes.

Je suis repartie de son bureau avec l’impression d’avoir avancé d’un cran dans mes démarches. Elle m’a remis trois formulaires à remplir, que nous analyserons ensemble la semaine prochaine. Il s’agit de questionnaires sur mes valeurs, mes préoccupations d’emploi, ma personnalité, et ainsi de suite.

À l’issue de cette visite, et en commençant à répondre aux questionnaires, je me rends compte qu’effectivement mes goûts pour les arts sont très poussés. Toutefois, un autre élément crucial ressort de ces petites enquêtes sur mon “moi” professionnel: je suis également de type investigateur.

D’autres détails à suivre lorsque mon cerveau aura recouvré l’ensemble de ses capacités sans être sous l’influence du Advil rhume et sinus.

Réorientation

septembre 16, 2008 - 9:07 9 Comments

Ce jeudi, j’ai un rendez-vous en orientation scolaire et professionnelle. Il m’a fallu une forte dose de volonté pour décrocher le combiné et composer le numéro de téléphone. Mais surtout, pour admettre que ma vie professionnelle n’a rien de très prometteur financièrement parlant, que le chemin autrefois emprunté n’annonce aucune réelle stabilité et que les véritables challenges s’amenuisent à mesure que les offres d’emplois passent sous mes yeux. J’ai décidé de reprendre mon avenir en main. Je suis de celles dont le goût pour la vie de carrière est irrépressible. Pas envie de croupir derrière un bureau à effectuer des tâches sans âme pour le reste de mon existence.

Je n’ai pas baissé les bras. J’ai simplement choisi d’aller à contre-courant. Depuis trop longtemps, la culture est en souffrance, telle une mal-aimée de la société. Avec les récentes coupures, les maigres perspectives d’emplois et toute cette aura de non-financement qui entoure toujours les arts, il me fallait mettre le pied dans l’engrenage avant d’être emprisonnée par une roue qui me ferait courir à ma perte.  De plus, j’oeuvre depuis trop longtemps dans un milieu qui ne me ressemble pas, auquel seule une partie de moi s’identifie, un domaine qui ne vient pas me “chercher dans les tripes”, comme on dit. Et j’ai besoin de ça. J’ai besoin de ressentir cette motivation. J’ai besoin de sentir à nouveau ce goût du défi s’emparer de moi.

Depuis quelques temps, les signes se sont multipliés. Non, je ne crois pas que les choses nous soient destinées dans la vie. Néanmoins, je suis d’avis qu’à certaines étapes de notre cheminement d’êtres humains, notre existence se borde de signaux qui se manifestent, presque imperceptiblement, et qui se veulent les guides vers la réponse à une question que l’on se pose parfois malgré nous.

Si ce que j’ai envie d’entreprendre se concrétise, ce chemin représentera un sacré lot d’études à recommencer. Le cheminement logique de ce champ d’études comporte le baccalauréat, la maîtrise et le doctorat. Rien de moins. Toutefois, ayant déjà en poche les deux premiers diplômes, je veux tenter de trouver s’il me serait possible de court-circuiter cet itinéraire obligé. Du moins, de ne pas replonger tête première dans le deuxième cycle universitaire. Ce nouveau parcours pourrait également impliquer l’apprentissage de deux ou trois notions absentes de mon cheminement collégial, qu’il faudrait que je rattrape d’une quelconque manière. Du pain sur la planche, en effet. Mais je suis capable.

Et, à l’issue de ce parcours cahoteux, il me sera peut-être même possible de renouer avec mes anciennes amours, en conjuguant cette nouvelle discipline aux arts qui me sont vitaux.

Repartir à zéro à presque 30 ans… Peut-être est-ce la boucle qui viendra clore cette considérable remise en question entreprise il y a un peu plus d’un an déjà. Peut-être était-il nécessaire d’en arriver là, de bifurquer vers une zone inconnue.

J’espère que la visite chez l’orienteur portera fruit.

Les soirs de flemme m’enchantent

septembre 13, 2008 - 11:02 2 Comments

[NDLBC*] Je tiens à préciser que ce billet a été rédigé à 95% jeudi dernier, mais j’avais trop la flemme pour en corriger le contenu et j’ai plutôt décidé d’opter pour un voyage toutes dépenses payées vers le pays des rêves. Quant à hier soir, j’étais bien trop occupée à profiter du fait que chéri était à la maison pour regarder les “vendredis soirs policiers” au Canal D. Pour une raison que j’ignore, je visionne ces documentaires policiers presque exclusivement lorsque chéri s’est absenté pour le week-end et je n’en ferme pas l’oeil de la nuit (car bizarrement se produisent des détails qui effraient mon imagination agitée: bruits sourds dans la cage d’escalier, lueurs étranges émanant de la porte-patio, craquements de nature indéterminée). Bref, ce billet est publié avec un peu de retard, et fiez-vous sur moi, la rédactrice ne sera pas rémunérée pour cet affront (ie. aucune nouvelle paire de chaussures ne lui sera permise pour les jours à venir).

[Fin de la NDLBC]

Contrairement à bien des blogueurs qui traiteront d’un certain 11 septembre il y a sept ans, je ne dirai pas un traître mot à ce sujet (aussi élimé qu’un jeans trop porté). Pas envie non plus de me tourmenter l’esprit sur la manière de porter les jolies bottes en faux suède gris que je viens de me procurer pour des cacahuètes (ou presque). Je suis dans un état de léthargie post-état-d’excitation-post-magasinage. Pas trop envie de me faire à manger même si mon estomac couine, après avoir ingurgité quelques cubes de tofu qui ont mariné trop longuement dans la même eau rance et que j’ai prestement recraché de façon quasi-artistique (d’ailleurs la Russie m’a accordé un pointage de 8.5 et le Japon, plus généreux, un 9). Je me coucherais à l’instant, mais il est encore trop tôt et je veux éviter de sombrer dans un sommeil agité et faire des rêves aussi farfelus que la nuit passée, histoire de conserver le peu de santé mentale qu’il me reste. Il faudrait bien que je me secoue les fesses et que je remplisse le lave-vaisselle avant d’attirer toutes sortes de bestioles avec les assiettes sales qui s’empilent, formant des tours vertigineuses dans l’évier, à côté de l’évier et finalement un peu partout dans une zone de 1,5 km entourant l’évier. Je pourrais également profiter de mon free trial à WoW ou encore maudire ce couillon de Stephen Harper qui nous envoie encore une fois au scrutin, bafouant par le fait même les électeurs qui ont gobé sa promesse de tenir des élections à date fixe.  Bon sang que je mène une vie palpitante. Paris Hilton n’a qu’à aller se rhabiller (ben quoi, autrement elle va prendre froid).

Et c’est pourquoi j’emprunterai une fois de plus à Cynthia un quiz à faire un jour de pluie, ou un soir de flemme totale, comme ce soir.

Quelles sont tes initiales? ÉP. Les mêmes que mon pépé qui mange des pissenlits par la racine des tartines de lard à la cassonade à la droite de Saint-Pierre. Un de ces jours, je vous raconterai une anecdote au sujet de ces tartines ma foi assez peu ragoûtantes.

La dernière chose que tu aies mangé? Des morceaux de tofu pas frais, vraisemblablement oublié au frigo depuis euhhh, Mathusalem. Souffrance.

Nomme une chose qui te fait peur: Stephen Harper. D’ailleurs, dans la section “allergies” de mon nouvel agenda, c’est son nom qui y figure. Pour vrai! Car oui, je suis assez timbrée pour rédiger ce genre de folies dans un agenda.

Je dis Shotgun, tu dis : Euh, Maverick? Ah non, c’est Top Gun. Euh, c’est un fusil, non? Alors si on me dit fusil, je dis Stephen Harper dégaine son fusil électoral (tiens, je viens d’avoir une répugnante image mentale de film porno. Ewwwwwwwww. Quelle association licencieuse.)

Qui était la dernière personne dans ton lit? Mon gros chat  Merlin, qui s’est faufilé dans la chambre ce matin. Et je sens que la prochaine personne à aller y faire un tour, ce sera moi!

Que faisais-tu à 7h00? Je défroissais mon chandail à l’aide du steamer (et non, curieux lecteurs,  il ne s’agit pas du célebrissime Tobi!).

La dernière personne à qui tu as donné un câlin? Quelques fillettes à la garderie, car c’était une journée particulièrement riche en câlins (et en résidus de collation, sable, gazon et morve qui se sont agglutinés à mes vêtements)!

Est-ce qu’une personne que tu connais voudrais sortir avec toi? Possible. Mais cette personne a) ne saurait sans doute pas dans quel merdier elle se ficherait en sortant avec moi b) voudrait gagner un pari et le perdrait c) arriverait en retard d’un an et quelque, parce que je suis déjà bien pourvue en matière de chéri.

As-tu déjà conduit sans permis? Oui, je l’admets, monsieur l’agent, je suis une dangereuse criminelle. J’ai conduit… des bumping cars! Menottez-moi immédiatement.

Le dernier restaurant auquel tu es allé dîner? En tête à tête avec moi-même, au resto tenu par des vietnamiens qui font des sushis et des sous-marins vietnamiens (d’oh!). Sinon, avec chéri que j’ai initié au Touski. Mon nouveau quartier regorge de restos en tout genre.

Aimes-tu ton nom? Oui. Car Hello Kitty était manifestement trop ridicule, dommage. :D

Quelle heure est-il? 20h38

Qui t’as fâché aujourd’hui? À son insu, une personne qui travaille de temps à autres pour nous, car c’est toujours moi qui doit dealer avec ses erreurs. Et Dieu sait qu’elles sont fréquentes. Je déteste recoller les pots cassés par les autres et nettoyer la crasse laissée par les bévues d’une tierce personne.

Baseball ou Football?
Over my dead body. Le baseball est d’un ennui mortel et le football est entrecoupé de pauses trop nombreuses pour qu’une non-initiée de ma trempe arrive à suivre le jeu. Je n’y ai compris que dalle la seule fois où je suis allée voir un match des Alouettes. Et, sérieusement, avec tous ces temps d’arrêt qui interrompent constamment le match, force est d’admettre que les cheerleaders bougent plus que les joueurs.

Aimes-tu les oiseaux?
Bof. Ils m’indiffèrent. Après tout, je suis une femme à chats.

Est-ce que cela t’importe si tes bas sont sales ou propres?
On va se mettre d’accord sur un point: le plus longtemps je peux NE PAS porter de bas, le mieux je me porte.  Free toes! :D

Ton opinion sur les tatouages de symboles chinois? J’admets qu’il y a plus original. Anecdote: chéri étant un avant-gardiste (c’est lui qui l’affirme), il s’est fait tatouer un symbole chinois (?) avant que cette mode ne prenne d’assaut les dos, bras, chevilles, alouette!

Aimes-tu câliner et te faire câliner? Hormis chéri et les câlins des enfants, ce genre de PDA me rend généralement mal-à-l’aise. Je n’apprécie pas que les gens s’immiscent dans la bulle qui me sépare d’eux. Comme le disent mes collègues anglophones, je ne suis pas le moindrement “touchy-feely”!

Aimes-tu quelqu’un? Chéri. (Et Dumas, secrètement.)

Dans quel lit as-tu dormit la nuit passée? Le mien, quoique je me sois retrouvée dans un hôtel en Europe durant mon sommeil. J’ai le sommeil voyageur.

As-tu déjà fait du bungee? Non, et je ne compte pas en faire dans un avenir rapproché!

As-tu déjà fait du white-water rafting? J’ai fait du rafting sur les rapides de Lachine (qui se trouvent à Lasalle, ça va jusque là, vous me suivez?). Bon, ce n’est ce qu’on pourrait qualifier d’aventure extrême, mais pour une trouillarde de mon genre (et qui plus est, craint l’eau), il s’agit d’un exploit.

Est-ce qu’une personne de dix ans ton aîné t’as déjà cruisé? Généralement, ce sont les hommes beaucoup plus vieux ou les jeunots à peine sorti de la puberté qui osent ouvertement draguer l’échevelée qui signe tous les billets de ce blogue.

Combien d’animaux as-tu? Deux chattes, Belle et Morgane. Un gros matou, Merlin. Une belle-fille chat, Java. Un chéri. Une féline au paradis des chats, Vénus et un gros hamster au paradis des hamsters, Valentin.

As-tu déjà rencontré un Redneck? Si je me fie à la définition élargie de ce terme, je serais portée à répondre oui.

Comment est la température en ce moment? La température de mon salon est relativement tempérée malgré une dépression qui s’annonce et le coucher de la lampe torchère est prévu d’ici une trentaine de minutes. Colette Provencher, sors de ce corps.

Qu’écoutes-tu en ce moment?
Pomme C de Calogero, dont il faut absolument que je traite plus en détails un de ces jours.

Quel est le dernier film que tu as vu?
Le 2e volet de National Treasure. Et avant ça, la trilogie du Parrain, seuls films à ce jour sur lesquels chéri et moi sommes arrivés à un consensus.

Portes-tu des lentilles? Non, j’ai une bonne vision. Peut-être pour avoir mangé trop de carottes? ;)

Une chose que tu as apprise cette année? Mon prénom en binaire :D

Que commandes-tu lorsque tu vas au Starbucks? La même chose depuis bientôt huit ans: un grande cappuccino.

Ton émission favorite? Par les temps qui courent (qui sprintent, qui traînent de la patte, peu importe), je n’écoute pratiquement jamais la télé et ô fatalité, je me suis rendue compte que Les hauts et les bas de Sophie Paquin (dont j’ai raté la deuxième saison pour cause d’accouplement d’ouragans Gustav et Katrina dans ma vie personnelle à ce moment) passera le soir où je serai en train de me zénifier sur un tapis de yoga.

Quelle est ton obsession? Elles varient constamment. En ce moment, je craque grave pour la Limonata San Pellegrino, les pretzels Rold Gold minces et les chaussures.

Est-ce qu’on t’as déjà dit que tu ressemblais à une célébrité? Apparemment, j’aurais des airs d’Anick Lemay et de Camilla Belle.

Qui voudrais-tu voir en ce moment? Chéri. (Et Dumas, secrètement.)

As-tu peur de tomber en amour? Non. J’ai juste un peu peur de tomber et me retrouver avec des ecchymoses partout.

As-tu déjà été prise à faire quelque chose que tu n’étais pas supposé faire? Dessiner pendant d’ennuyant cours de mathématiques. Avoir, pour un instant seulement, l’intention de voter Libéral afin de contrer le Parti Conservateur (promis, juré, je n’oserai plus songer à une telle ignominie).

Odeur favorite? Sans doute l’odeur du café fraîchement moulu.

Est-ce qu’une personne proche de toi est décédée?
Pas dernièrement. Et heureusement d’ailleurs, car j’ai particulièrement du mal à vivre un deuil. Il m’a fallu six mois pour accepter la mort de Vénus.

Taco Bell ou Burger King? Pas une grande fan de fast food. Toutefois, lorsque je pense à Taco Bell, je me remémore des souvenirs datant de 1994, lorsque j’étais allée en Alabama passer une semaine dans la peau d’une “astronaute” au Space Camp (putain, avec le recul je me demande comment j’ai fait pour passer une semaine entière dans une contrée où l’on ne parle qu’anglais à un âge où j’avais du mal à former un tiers de phrase cohérente dans la langue de Shakespeare). Je me rappelle avoir mangé au Taco Bell le soir avant que nous nous dirigions vers le site. 

La prochaine fois que tu vas embrasser quelqu’un? Chéri, j’imagine, qui devrait rentrer d’ici la prochaine demi-heure. Sinon, je pourrais bien ouvrir la porte et embrasser le premier passant, à mes risques et périls.

Nipple ou Nose rings? Ne me lancez pas des roches: je trouve les nose rings trop communs. Et j’ai déjà avoué que si j’optais pour un troisième piercing, ce serait un nipple ring. Rassurez-vous, je suis bien trop moumoune pour mettre cette idée de fou à exécution.

La dernière fois que tu as été au bowling? Ce printemps, dans le cadre d’une collecte de fonds organisée par le Club Optimiste de Lachine, afin de ramasser des sous pour encourager ma maman qui allait se faire raser le cibouleau pour une deuxième année consécutive.

* NDLBC: Note de la Blogueuse Cornue

Des questions et des livres

septembre 6, 2008 - 12:17 4 Comments

Allez savoir pourquoi Morphée a décidé de me bouder, malgré le fait que je n’aie pas fermé l’oeil la nuit passée. En attendant que le sommeil veuille bien de moi, je réponds au questionnaire trouvé ici, en terminant une bouteille de rouge (bah quoi, la semaine a été particulièrement ardue), avec en arrière-plan la trame sonore de Mamma Mia (la Blogueuse Cornue étant une quétaine pathétiquement assumée.)

1. Quel(s) souvenir(s) gardez-vous de votre apprentissage de la lecture ?

Il me semble que ça s’est fait tout seul, probablement parce que j’ai toujours aimé les mots.

2. Vos lectures préférées, enfant ?

Martine, Tintin, les récits de la Comtesse de Ségur. À l’adolescence, j’ai dévoré tous les récits de Lucy Maud Montgomery, les romans jeunesse de Dominique Demers.

3. Aimez-vous la lecture à haute voix ?

Pas particulièrement. À moins que je lise pour des enfants. Ou parfois (c’était surtout le cas pour des travaux scolaires, ou encore au boulot) je relis mes écrits à haute voix pour voir si mes phrases font du sens

4. Votre conte préféré ?

De manière générale, ceux de Félix Leclerc.

5. La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre ?

Mon film préféré est issu d’un roman que, étonnamment, je n’ai jamais réussi à lire entièrement, bien que j’en aie entamé la lecture à deux ou trois reprises. Il s’agit de Z, initialement écrit par Vassilis Vassilikos. Le livre est quelque peu rebutant, voire barbant. J’ai du mal à expliquer pourquoi. Le style, sans doute. Toutefois, le film vaut certainement (et deux fois plutôt qu’une!) l’Oscar qu’il s’est mérité en 1969.

6. Apprenez-vous par cœur certains poèmes, répliques de théâtre, extraits de romans ?

Rarement. Le par coeur me pue au nez pour avoir trop récité d’idiotes leçons tout au long de mes études.

7. Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ?

*Ahem* Parfois des magazines traînent dans la salle du trône.

8. Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?

J’ai quelque peu laissé en plan Chaque femme est un roman, d’Alexandre Jardin, de même que Chaos calme de Sandro Veronesi pour m’attaquer à Manuel de manipulation : Pour obtenir (presque) tout ce que vous voulez de Gilles Azzopardi et Je n’aurai pas le temps d’Hubert Reeves. Je vogue souvent d’un bouquin à un autre, infidèlement. Puis, je reprends où j’ai laissé.

10. Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?

Je ne lis pas très vite. Par contre, lorsque je suis plongée dans un roman policier captivant ou de la “chick lit” divertissante, il m’arrive d’accélérer la vitesse de croisière. Je lis lentement lorsque l’intérêt n’y est pas, par exemple lorsqu’il s’agissait de fastidieuses lectures scolaires. Aujourd’hui, une lecture m’assomme particulièrement? J’abrège les souffrances, punto finale.

11. Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?

Ça m’est égal! J’aime les livres, quels qu’ils soient.

12. Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traînent toujours ?

Il y a toujours quelques bouquins qui traînent ici et là. Et pour cause: je suis une traîneuse chronique.

13. Quel est votre rapport physique à la lecture ? Assis ? Couché ? Debout ?

J’adopte souvent la position assise, une jambe sous les fesses. Jusqu’à ce qu’un fourmillement se fasse sentir et m’oblige à opter pour une autre position.

14. Vos lectures sont-elles commentées, crayon en main ?

Étant donné ma loooooongue vie d’étudiante, nombreux sont les livres annotés de ma plume. Aujourd’hui, la chose est plus rare, bien que je souligne régulièrement des passages qui m’interpellent dans les livres qui croisent ma route.

15. Offrez-vous des livres ?

De temps à autres.  C’est un cadeau que j’aime offrir et j’essaie de personnaliser le choix du livre.

16. La plus belle dédicace, que ce soit de l’auteur ou de la personne qui vous l’a offert ?

Ma marraine dédicace la plupart des livres qu’elle m’offre. Sinon, je tuerais un premier ministre conservateur pour une dédicace d’Éric-Emmanuel Schmitt.

17. Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture,…)

Je voue un culte quasi-fétichiste aux livres usagés. Le vécu inhérent à ces feuillets m’inspire vivement.

18. Quels sont les auteurs dont vous avez lu les œuvres intégrales ?

Pour la plupart pas intégralement, mais presque: Félix Leclerc, Paulo Coehlo, Tonino Benacquista, Éric-Emmanuel Schmitt, Kathy Reichs, Lucy Maud Montgomery, la Comtesse de Ségur, Hergé, Alexandre Jardin, Lauren Weisberger, Jacques Prévert, Jean-Paul Sartre.

19. Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?

La plume de Lauren Weisberger me fait rigoler.

20. Un livre qui vous a particulièrement émue ?

L’autobiographie de Simonne Monet-Chartrand.

21. Le livre qui vous a terrifiée ?

Bah. Adolescente, j’ai lu la série “Frissons” et certains m’ont légèrement apeurée, sans plus. Je ne suis pas une adepte des lectures axées vers l’épouvante. Non, attendez, je rectifie. La lecture du programme du parti conservateur m’a terriblement horrifiée.

22. Le livre qui vous a fait pleurer ?

Un livre que j’avais offert à ma marraine pour son anniversaire et qu’elle m’a ensuite prêté. Il s’agit d’un roman de Dominique Demers intitulé Le Pari. Le début m’avait pourant laissé indifférente, mais peu à peu, j’ai été happée par l’histoire. Un livre m’a rarement soutiré autant de sanglots.

23. L’avertissement / L’introduction qui vous a le plus marquée ?

Ce devait être un livre d’art bien qu’à l’heure actuelle ma mémoire soit plutôt défaillante.

24. Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ?

Je choisis régulièrement des livres pour leurs titres. Sans véritablement inspecter la jaquette. Parfois, ce peut être trompeur (La fin de la folie de Jorge Volpi, m’a décontenancée et je ne pourrais pas vraiment décrire mon réel sentiment face à cet écrit- en tout cas, il ne m’a pas particulièrement plu). Généralement, le coup de foudre pour un titre particulièrement inventif peut porter fruit. C’est notamment le cas d’Éric-Emmanuel Schmitt et Lauren Weisberger, pour ne mentionner que ceux-là. Lorsque j’étais une oeuvre d’art de Schmitt est l’un des titres qui m’a sans doute le plus interpellé. Je me suis rendue illico au comptoir-caisse, sans trop savoir à quoi m’attendre. Le résultat fut foudroyant: un récit génialissime, provoquant un haut-le-coeur doublé d’une inévitable réflexion sur le sens de la vie et de l’art.

25. Décrivez votre bibliothèque ?

Éclectique. Beaucoup, beaucoup de livres d’art. Une section muséologie, patrimoine et essais artistiques. De très nombreux romans. Un peu de poésie. Un assez large segment comportant dictionnaires et ouvrages de références, toutes langues confondues. Quelques ouvrages de cuisine et une section vouée aux sciences occultes (réminiscence d’une période ésotérico-médiévale). Plusieurs B.D., quelques biographies.

26. Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ?

La plupart des romans jeunesse que je possédais. Je le regrette un peu maintenant. Sinon, quelques ouvrages qui m’ont fait galérer: La nuit des temps de Barjavel ; un roman de Nathalie Sarraute dont je ne me souviens même plus et je n’étais certainement pas allée au-delà du tiers ; Le 13e chevalier (bouquin chopé dans un bazar de sous-sol d’église, et jamais seulement ouvert, car de toutes façons, la version cinématographique n’avait absolument rien de saisissant). Je crois que les romans de Gabrielle Roy subiront bientôt le même sort (sorry! cette auteure provoque chez moi une réaction allergique…)

27. L’endroit le plus insolite où vous lisez ?

Étendue de tout mon long sur le dur plancher? Debout à l’arrêt d’autobus par une chaleur torride? Rien d’exceptionnel, quoi. Je n’arrive pas encore à lire en état de lévitation.

28. Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?

Orgueil et préjugés de Jane Austen. Un classique qui me plaît chaque fois toujours autant. C’est l’évidence même, on a beau savoir que Darcy s’éprendra à coup sûr d’Elizabeth Benneth, rien à faire, le plaisir renouvelé  n’en est pas moins jouissif d’une fois à l’autre.

29. Votre livre d’art préféré ?

La question à 100 piasses. Je possède quantité de livres d’art, vu ma formation en histoire de l’art et en muséologie et vu, aussi, mon intérêt profond envers les arts. Il m’est impossible de n’en nommer qu’un seul!

30. La bibliothèque idéale ?

La mienne, augmentée de tous les titres qui me font envie. Grosso modo, la bibliothèque de mes rêves ferait presque concurrence à  la BANQ.

31. L’incipit qui vous a le plus marquée ?

La mémoire est une faculté qui oublie. Je n’ai pas non plus tellement tendance à me souvenir des débuts de bouquins. Sauf peut-être L’Étranger de Camus. Le roman comme tel ne m’a pas vraiment charmé, mais lire un truc du genre à 16-17 ans, ça marque puissamment: Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.

32. La clausule qui vous a le plus marquée ?

Variable avec le temps, selon mes lectures. Dernièrement, j’ai bien aimé, dans La rêveuse d’Ostende de Schmitt, cette phrase à la toute fin: Et je crois que, jusqu’à mon dernier jour, je me demanderai si c’était la mort ou l’amour qui descendit du train.

Bon, maintenant, je peux aller rejoindre Morphée, vous croyez?

Mosaïque-moi

septembre 5, 2008 - 9:52 9 Comments

Concept amusant trouvé ici et ici (entre autres!).

J’avais fait l’exercice il y a quelques semaines, mais les images trouvées étant mochissimes, et ne me représentant nullement (comme je le confiais plus tôt à Cynthia), je n’ai jamais publié ladite mosaïque sur mon blogue.

Toutefois, le résultat du jour est nettement plus intéressant!

Alors, alors, (comme dirait chanterait Dumas) pour vous “mosaïquer” (si si, un néologisme issu du Dico Blogueuse Cornue cuvée 2008), rien de plus simple! Répondez aux quelques questions ci-bas, en insérant le résultat de votre réponse dans le moteur de recherche de photographies sur le site Flickr. Ensuite (et c’est là que ça se corse - je ne parle pas de café, non non), il vous faudra choisir l’image qui vous interpelle le plus. Mais  attention! Vous ne devez utiliser que la première page de résultats!  Puis, la mosaïque verra le jour via l’application fournie par Mosaic Maker. Et voilà!

Voilà donc la Blogueuse Cornue en format 3 x 4 ;)

1. Emilie Autumn custom in progress, 2. Hinamatsuri sushi, 3. St. Louis College, 4. le rouge et le noir…, 5. Dumas_Osheaga 2007, 6. I am Indifferent to your ‘Time Outs’, 7. Tuscany sunset, 8. Creme Brulée, 9. Carefree, 10. me, 11. anxious, 12. Emilie Jolie

Les questions:

  1. Quel est votre prénom? Emilie
  2. Quel est votre nourriture préférée? Sushi
  3. Votre école secondaire ? Collège Saint-Louis
  4. Quelles est votre couleur préférée? Rouge et noir
  5. Votre béguin pour une célébrité? Dumas
  6. Breuvage favori? Café
  7. Vacances de rêve? Toscane
  8. Dessert préféré? Crème brûlée
  9. Que voulez-vous être quand vous serez grand? Carefree…
  10. Qu’aimez vous le plus dans la vie? Art
  11. Un mot pour vous décrire? Anxieuse
  12. Votre pseudo Flickr? Emilie_Jolie

Le dénouement est plutôt probant. Beaucoup de rouge et de noir. Jeux de perceptions et d’antagonismes. À la fois incertaine et passionnée. Femme et enfant. Introvertie et satyre. Sombre et lumineuse. Insaisissable, multiethnique, féminine et un brin provocante.

[Bon là, chéri va ENCORE râler big time, car la photographie intitulée St. Louis College a été prise en... Belgique! Pas ma faute! La Belgique me pourchasse, où que je sois!]

Et vous, à quoi ressemblez-vous version 3 x 4? :)

Mission : possible -> être heureuse!

juin 18, 2008 - 10:50 3 Comments

Beaucoup trop souvent, au cours de mon existence d’un peu plus d’un quart de siècle (donc, de presque trentenaire, ouch!!), je me suis persuadée que je n’étais pas douée pour le bonheur. Que je n’étais absolument pas abonnée à la sérénité. Que le jour où la paix intérieure est passée, j’étais absente, hors de ce monde, dans une obscure zone de néant.

À maintes reprises, j’ai eu cette contrariante impression qu’après une courte période de félicité, mon noir karma a toujours cherché à me faire payer pour tout le rose accumulé. Comme si je ne pouvais pas m’accorder le droit au bonheur. Comme si, syndicalement parlant, le noir avait plus d’ancienneté, ne permettant pas au rose de poser le moindre grief.

Pourquoi ne pourrais-je pas être heureuse? Arrêter de m’en faire? Pourquoi est-ce si évident maintenant? Qu’est-ce qui s’est produit entre mes deux oreilles? Est-ce j’ai subitement atteint le nirvana? Le cas échéant, il ne me reste plus qu’à enfiler une robe orangée, me convertir au bouddhisme et devenir la première femme dalaï-lama.

Je sens que, depuis quelques temps, les étoiles se sont alignées en ma faveur. Après une période de turbulences, de naufrage, puis de cap vers une autre vie, après des angoisses à n’en plus finir, c’est en quelque sorte comme si j’avais épuisé ma réserve de stress (que je croyais pourtant inépuisable) et stoppé net cette foutue manie de me tourmenter pour pas grand chose, à bien y penser.

Une foule de circonstances et de dénouements qui font en sorte que je me sente bien, tout simplement.

  • Dans quelques jours, je déménagerai (pour la troisième fois en l’espace d’un peu moins d’un an!) avec chéri. Nouvelle étape que j’accueille à bras ouverts.
  • Je me sens plus zen, même dans des situations potentiellement (ou indubitablement!) stressantes - d’ailleurs, une de mes collègues me l’a fait remarqué cette semaine.
  • J’irai à la cérémonie de la collation des grades demain. Ce n’était pas prévu au programme, la décision fut apparemment prise à la dernière minute par je ne sais quelle instance universitaire (faut croire que tous les domaines d’études ne jouissent pas la même notoriété… m’enfin je n’en ai rien à foutre de la médecine du petit orteil gauche ou de l’ingénierie de Dieu sait quoi) et malgré l’aspect résolument plus symbolique que pratique de cette cérémonie, ce sera en quelque sorte la cerise sur un sundae qui n’a jamais semblé entier à mes yeux. Car je n’ai jamais réellement savouré la fin de mes études (jusqu’à quand?) puisque tout s’est déroulé dans la foulée des événements éprouvants de 2007. Remise du TD fin avril alors que je me bouchais les yeux pour obturer une évidente brèche dans ma vie, réception des résultats fin juillet, au cours d’une période de profonde tourmente et d’ouragan existentiel, bulletin final en septembre alors que je m’efforçais de repartir à neuf  et, finalement, le diplôme en novembre, cette première enveloppe qui m’était adressée à ma nouvelle adresse - la seule à ce jour où j’ai été, justement, seule à cette adresse.
  • Je me suis payée des chaussures absolument superbes pour demain. Puisqu’il faut bien un peu de superficialité fifille pour atteindre le nirvana, tout spirituel qu’il soit. N’importe quelle shopaholic l’affirmera.
  • J’ai reçu en tout près de 1400$ en retour d’impôts - montant auquel je ne m’attendais absolument pas! Le dieu des finances existe bel et bien. (Je me demande s’il est bouddhiste? Parce que bah, tant qu’à adhérer à une autre forme de spiritualité, aussi bien opter pour un culte comportant un dieu des finances aussi généreux.)
  • Je me sens un peu mieux dans ma peau. [Lire : l'impossible est possible.] La preuve: j’ai diminué la quantité de fard derrière lequel je dissimulais une fragilité chronique. J’arrive, entre autres choses, à sortir de chez moi sans me tartiner de fond de teint (résultat: on discerne très nettement mes taches de rousseurs maintenant, mais bon, autant profiter de cette étape “who cares” et me foutre totalement de ces marques qui me redonne des airs d’enfance).
  • À mon grand étonnement, des collègues de travail m’ont remis quelques certificats-cadeaux cet après-midi. Pour me remercier, tout simplement. Parce qu’elles apprécient ma propension à vouloir accomplir cette utopique tâche de rendre tout le monde heureux. J’ai accepté cette pensée la gorge nouée par l’émotion.

Sincèrement, je ne pourrais pas demander plus. À part peut-être un voyage en Europe, une Wii, une énormissime boîte de chocolats belges et une victoire des Italiens à l’Euro 2008.:D