Archive for the ‘Faits vécus (pour vrai, là!)’ Category

Pas envie de devenir sage

octobre 11, 2008 - 11:25 5 Comments

Les cheveux blancs seraient apparemment synonymes de sagesse.

Et si je n’avais pas envie de devenir sage?

Hier, j’ai aperçu un court cheveu se démarquant très nettement du reste de ma tignasse. Pâle. Trop pâle. Blanc. Trop blanc. Mon premier cheveu blanc. Droit, en plein centre, comme pour me narguer malicieusement.

Mon coeur a dû cesser de battre un instant. Mes cheveux ont toujours été un élément à part entière de ma personnalité. Comme si, à eux seuls, ils avaient une âme, une quelconque forme d’autonomie ou une réelle individualité. Cette macabre découverte capillaire a eu l’effet d’une bombe. J’ai réalisé que ma crinière, comme l’ensemble de mon corps, allait vieillir. Tout mon entourage s’est fait rassurant. Beaucoup ont eu des cheveux blancs dès le début de la vingtaine (et ma soeur, dès sa dix-neuvième année), alors pourquoi suis-je si traumatisée?

Pourquoi? Hum. J’ai depuis toujours cette relation amour-haine avec la masse capillaire qui délimite l’extrémité supérieure de mon enveloppe corporelle (ce qui est d’ailleurs le cas d’une large proportion de frisées de ce bas-monde). De nature plutôt introvertie, je me suis souvent extériorisée via mes cheveux. Ma crinière est en quelque sorte un mode d’expression. Les gens ne peuvent pas comprendre. Ce n’est pas qu’un vulgaire cheveu, c’est toute une partie de moi qui a pris une sacrée mornifle.

(Presque) Des cuisses d’acier

octobre 8, 2008 - 10:17 4 Comments

À nouveau, mes billets et mes commentaires se raréfient. Mon Google Reader affiche également une effroyable quantités de textes non lus. Je remédierai à la situation dès samedi. Pour l’instant, je n’ai ni le temps ni l’énergie à consacrer à autre chose qu’accomplir tant bien que mal l’ensemble de mes tâches quotidiennes. Dès que je me sens en forme plus de trois jours consécutifs, vlan! les microbes reprennent mon corps d’assaut.

Afin de suppléer à mon manque d’énergie chronique (et pour épauler chéri lors de ses séances), je me suis inscrite au Énergie Cardio le plus près de chez moi et c’est aujourd’hui que je devais rencontrer l’entraîneur afin qu’il puisse élaborer un plan selon mes besoins et mes capacités.

Léger contretemps à mon arrivée: on avait vraisemblablement “effacé” mon nom au liquide correcteur dans l’agenda des rendez-vous et il avait été remplacé par un nom beaucoup plus masculin que celui que je porte. :D Cependant, puisque j’avais précieusement conservé la fiche sur laquelle on avait clairement noté que ma rencontre était aujourd’hui à 17h00 (et étant donné qu’il s’agissait de leur erreur,) le personnel a rapidement rectifié le tir. Un autre entraîneur était disposé à me rencontrer… mais seulement 30 minutes après l’heure convenue. Pas grave, je suis allée m’empiffrer rapido presto d’une mini-collation, histoire de faire patienter mon estomac affamé.

En fait, ma plus grande déception fut le changement d’entraîneur, car celui qui devait initialement concevoir mon programme semblait sortir tout droit d’une pub de parfum. Dééééception! :D

D’emblée, je connais l’univers des gyms depuis environ dix ans. J’ai été initiée à la musculation lors de mon deuxième semestre au Cégep, ce qui remonte à 1998 (c’est-à-dire il y a une éternité). Depuis, j’ai été inscrite au Cepsum ainsi qu’au Flex. Les appareils ne m’effraient pas et j’arrive à peu près à me débrouiller avec l’ensemble de ces bêtes pas si féroces, exception faite du tapis roulant et des ballons d’entraînement. Mon équilibre chancelant et ma coordination médiocre m’empêchent d’utiliser ces objets sans faire une folle de moi et/ou me casser la figure.

Mes objectifs étaient plutôt simples: je désirais travailler l’ensemble de mon corps. La perte de poids n’était pas un facteur déterminant. Je me considère assez chanceuse de réussir à maintenir le même poids depuis près de 10 ans, sans réellement me préoccuper de mon taux d’activités physiques.  Au tournant de la trentaine, par contre, je m’aperçois que tout a tendance à ramollir. La mission (possible!) que j’ai confiée à l’instructeur était de me concocter une série d’exercices qui allait me permettre de tonifier toutes les parties de mon corps (sauf peut-être le cerveau, car mon plan d’exercices consiste à tenter de comprendre le programme électoral du Parti conservateur, ce qui est amplement suffisant! :D),   renforcer mes muscles et bouger, tout simplement! Le programme établi par l’entraîneur fera donc souffrir travailler chaque zone de mon corps de moumoune endurcie! :D Je débuterai par 15 à 20 minutes de cardio, pour ensuite m’attaquer à la musculation, puis à une brève séance d’étirements. L’entraîneur m’a fait essayer toutes les machines dont je me servirai lorsque j’accomplirai mon programme et j’ai été relativement surprise de ma performance. Je suis un peu plus en forme que je ne l’imaginais. Et apparemment, j’ai la cuisse relativement musclée (ce n’est pas moi qui le dit!) pour une personne passablement sédentaire. Il faut avouer que mon passé de joggueuse et le fait que je marche beaucoup y sont sans doute pour quelquechose.

Je suis entièrement satisfaite du plan proposé par l’entraîneur. L’un des exercices suggérés m’a semblé plutôt difficile à réaliser lorsque j’ai vu l’instructeur effectuer ce qu’il appelle la “chaise humaine” sur cette machine.

[Blogueuse Cornue en vêtements Lululemon, sur un ton tout à fait perplexe:]

- C’est parce que, euhhh, tu n’es pas sérieux là? Tu penses VRAIMENT que je peux réussir à faire ÇA??

Après quelques encouragements de sa part, je me suis exécutée. Et croyez-le ou non, je suis parvenue à faire une douzaine de tractions similaires (non sans avoir forcé jusqu’à ce que mon front soit parcouru d’énormes veines pas esthétiques pour deux cennes).

J’suis capable!

Retour vers le passé

septembre 22, 2008 - 7:06 6 Comments

Samedi soir dernier, deux de mes cousines, ma soeur et moi avons assisté au spectacle du groupe  (un peu has-been, on l’avouera) New Kids on the Block au Centre Bell. Quel retour vers le passé! Je ne me souviens plus exactement comment nous en sommes venues à vouloir se procurer des billets pour cette prestation… il devait s’agir d’un soir de grande beuverie, sûrement. :D

Photo issue de ma collection personnelle - les cousines P. devant le Centre Bell faisant le pied de grue (dans tous les sens du terme! :D )

Arborant un look issu du début des années 1990, nous avons pris part à l’ambiance survoltée  de l’amphithéâtre Bell. Une foule majoritairement féminine chantait à tue-tête les vieux succès qui ont bercé nos  jeunes années. Le moment fort de la soirée: lorsque le groupe a entonné l’incontournable Step by Step en toute fin de soirée, lors du rappel.

Je ne me considère plus comme un fan des NKOTB aujourd’hui. Toutefois, j’ai adulé pendant quelques années les membres de ce quintet qui ont été en quelque sorte les demi-dieux de ma préadolescence. Je possédais toute une panoplie d’objets à l’effigie du groupe: sac-banane, bracelet métallique, articles scolaires, vêtements, “Barbie” représentant Jonathan (mon préféré de l’époque), mais, ce dont j’étais le plus fière était sans contredit mon sac de couchage aux couleurs fluos!

En terminant, je vous offre ce videoclip… À la limite du ringard! :D

Point d’interrogation

septembre 18, 2008 - 9:49 5 Comments

Je serai brève ce soir, car mes neurones ont probablement été atteints par de diaboliques trouble-fêtes invisibles à l’oeil nu (aka. microbes).

Mon rendez-vous avec la conseillère en orientation s’est très bien déroulé.  Cette rencontre devait servir d’entrevue préparatoire. En effet, il est encore trop tôt pour cerner l’ampleur de la situation et  il est évidemment impensable de résoudre le problème en l’espace d’une heure seulement. Il s’agissait plutôt pour elle de sonder les incommensurables profondeurs de mon esprit, tel un sous-marin en perdition dans de noires eaux abyssales. :D

À proprement parler, elle m’a fait remplir un questionnaire assez détaillé sur mes antécédents scolaires et professionnels, sur la raison pour laquelle je consultais, etc. Elle m’a longuement questionné, tentant d’établir un fil conducteur entre mes valeurs, mes intérêts, mes besoins.

La conseillère a également mentionné une chose que j’ai trouvée très exacte, à savoir que jusqu’à tout récemment, je m’étais laissée guider par mon coeur, dans mon cheminement scolaire, et qu’actuellement, puisque j’ai naturellement changé, vieilli et maturé, mes priorités sont autres. Je laisse donc un peu plus parler ma tête, sans toutefois renier complètement mon coeur. Cette remarque était des plus justes.

Je suis repartie de son bureau avec l’impression d’avoir avancé d’un cran dans mes démarches. Elle m’a remis trois formulaires à remplir, que nous analyserons ensemble la semaine prochaine. Il s’agit de questionnaires sur mes valeurs, mes préoccupations d’emploi, ma personnalité, et ainsi de suite.

À l’issue de cette visite, et en commençant à répondre aux questionnaires, je me rends compte qu’effectivement mes goûts pour les arts sont très poussés. Toutefois, un autre élément crucial ressort de ces petites enquêtes sur mon “moi” professionnel: je suis également de type investigateur.

D’autres détails à suivre lorsque mon cerveau aura recouvré l’ensemble de ses capacités sans être sous l’influence du Advil rhume et sinus.

Yoga, pseudo-lundi et 0 pompier

septembre 16, 2008 - 7:32 2 Comments

C’est hier que j’ai assisté à mon premier cours de yoga. Comme je l’ai mentionné précédemment, cela devait me permettre, notamment, d’évacuer un trop-plein de tension qui m’envahit nécessairement chaque Grand Méchant Lundi que le calendrier nous amène.

Or, vendredi dernier, ma patronne m’avait offert de travailler à la maison, histoire de me farcir une longue traduction qui m’aurait pris des lustres si je l’avais fait sur les lieux (pour cause de dérangements intempestifs… et incessants). Il va sans dire que j’ai acquiescé à sa suggestion à la seconde où elle en a fait mention. Ainsi, j’éviterais de devoir affronter un Grand Méchant Lundi au travail. Heureusement d’ailleurs, car j’ai su  qu’au cours de la matinée d’hier, une panne d’électricité majeure est survenue! Le genre de truc qui se produit invariablement un lundi, de telle sorte que je ne me questionne même plus sur les probabilités  que de tels événements se manifestent un autre jour. Si ça arrive, on est lundi, point à la ligne.

J’ai toutefois écopé aujourd’hui. L’univers m’a sans doute retourné la grimace que je lui avais faite hier en ignorant intraitablement le Grand Méchant Lundi. En effet, ma journée a été des plus chargées, entrecoupée d’une évacuation de la garderie pour cause de surchauffe du système de climatisation (encore!). Totale absence de pompiers, cette fois-ci, par contre. Amère déception.

En ce qui a trait au yoga, nulle déception. Plutôt une apaisante sensation à la fin de cette heure et quart. Nous avons appris quelques mouvements de base. Je sais faire la position du chat (approuvée par Morgane la chatte qui s’est étirée avec moi en signe d’encouragement).

Mais qu’est-ce que j’ai inhalé comme air! Je crois n’avoir jamais autant respiré de mon existence.

Inspirez… Expirez… Stop, vous croyez que je peux mourir d’un trop-plein d’air?

Perle du jour #1

septembre 11, 2008 - 7:08 7 Comments

Au boulot, je reçois quotidiennement des CV, dont parfois certains qui n’ont absolument aucun lien avec le milieu de travail dans lequel j’évolue. Aujourd’hui, en me voyant pouffer de rire devant mon écran d’ordinateur, ma patronne s’est approchée de mon bureau pour me demander la raison de ce soudain éclat de rire.

[La Blogueuse Cornue, entre deux ricanements]

- On a reçu un CV…

[La patronne de la Blogueuse Cornue, sceptique]

- Ah…?

[La Blogueuse Cornue, tentant tant bien que mal de conserver son sérieux]

- Le candidat a écrit “Career Goal: Tractor Driver”… pouahahahah!

Hilares, nous avons toutes les deux convenu qu’il fallait être ou bien complètement paumé, ou bien sacrément désespéré pour faire parvenir une telle demande d’emploi dans… un centre de la petite enfance!! :D

Effectivement, les seuls tracteurs que l’on y trouve ont à peu près l’air de ça:

Soulagement félin

septembre 10, 2008 - 10:33 8 Comments

(Bruyant) soupir de soulagement.

Pour ceux ou celles qui ne l’ont pas encore deviné, je suis possiblement la personne la plus tracassée sur la surface du globe. Je stresse pour tout, absolument tout. Même si mes craintes sont non fondées, le plus souvent. J’ai pratiquement le mot anxieuse tatoué sur le front. En lettres fluorescentes. Avec un contour bordé de chaînettes dorées. Et des néons clignotants. Et peut-être aussi une description sonore du contenu visuel.

Depuis la fois où je suis allée chez le vétérinaire avec Vénus pour en ressortir, malheureusement, sans elle, je crains profondément toute visite chez le vet. Et dernièrement, j’ai remarqué que Belle semblait souffrir d’une petite infection à l’oeil en plus d’avoir les oreilles très encrassées de cérumen, malgré le fait que je les lui nettoie régulièrement. Hier, elle avait du mal à garder l’oeil ouvert et des larmes perlaient constamment de son oeil infecté.  Son état m’inquiétait. Comme je viens d’emménager dans un quartier que je connais peu, j’ai cherché une clinique vétérinaire à proximité de chez moi (merci, Google Maps) et une amie m’avait parlé d’une clinique sur l’avenue De Lorimier.

J’y avais un rendez-vous avec Belle aujourd’hui et même si tout mon entourage se voulait rassurant, j’ai vécu dans un état de nervosité totale une bonne partie de la journée. Maux d’estomac, nausée, perte d’appétit. Je revoyais le 15 décembre 2007 défiler dans mon esprit et j’appréhendais une mauvaise nouvelle. Un mal incurable qui n’existait même pas en réalité. Il est vrai que j’imagine toujours le pire. D’ailleurs, mon signe astrologique est Verseau ascendant négatif!

Finalement, une fois de plus,  je redoutais une situation que mon subconscient submergé de scénarios catastrophiques avait forgé de toute pièce. Belle a effectivement une conjonctivite, mais de nature plutôt bénigne, et qui devrait se résorber d’ici quelques jours sans qu’elle n’ait à prendre de médicaments. Et pour ses oreilles, le vet m’a suggéré un produit qui devrait peu à peu enrayer la production excessive de cérumen qui obstrue présentement ses conduits auditifs. Bon, il a bien détecté un problème dentaire, qui pourrait éventuellement nécessiter une chirurgie, mais il n’a mis aucune pression et m’a dit que si c’est ce que je souhaitais, il prendrait le temps de m’expliquer l’étendue de l’intervention - et des coûts reliés au rétablissement de sa santé dentaire. Toutefois, son état n’a rien d’alarmant.

Et re-soupir de soulagement.

Je suis sous le charme. Le personnel a été accueillant, sympathique. Le vétérinaire a été d’une gentillesse totale, prenant à la fois le temps d’expliquer tout en détails, répondant à mes questions, me suggérant diverses options. J’ai particulièrement apprécié le fait qu’il ne me prescrive pas d’emblée toute une panoplie d’antibiotiques et qu’il use d’une franchise dont devraient s’inspirer nos propres médecins.

Dans ma prochaine vie, je veux être un chat. ;)

***

Hôpital vétérinaire Animomédic. 4000, De Lorimier, Montréal. 514-521-1678.

Vieillir… c’est pas si pire finalement!

août 14, 2008 - 11:24 8 Comments

Ce matin, je me dirigeais nonchalamment vers la station métro à quelques pas de chez moi. Direction Lachine, où j’avais un rendez-vous avec ma très talentueuse coiffeuse.

L’air totalement négligé, cheveux en bataille, une robe noire toute simple, chaussures sport, de gros verres fumés. Juste l’allure d’une fille en vacances, quoi.

Je marchais d’un pas assuré, lorsqu’un bel éphèbe musclé sorti tout droit d’une pub de caleçons Calvin Klein s’arrête net, comme subjugué, et me salue. Incertaine, je continue mon chemin (hein, il ne peut pas vraiment être en train de s’adresser à moi) - jusqu’à ce qu’il fasse quelques pas dans ma direction et me demande mon prénom.

Il doit me prendre pour une autre personne. Ou alors il est complètement perdu. Ou drogué, tiens.

You’re very pretty, you know, a t-il lancé d’un ton affirmé. HEIN? Ce type me semblait plutôt du genre à s’acoquiner avec une bimbo blonde aux formes aguicheuses, pas une grande échevelée pas du tout sortie d’une pub de sous-vêtements Calvin Klein. :D

Bon. Finalement, la mollesse, le manque de fermeté, les rides et tout, ce n’est peut-être pas aussi perceptible que je veux bien le croire.

J’ai tout de même repoussé gentiment les avances d’Adonis, parce que j’ai déjà mis la main sur l’homme parfait (désolée, mesdames, je suis l’heureuse élue!).

Dès aujourd’hui, promis, j’arrête de ressasser la même rengaine, à savoir que la Grande Méchante Décrépitude s’est emparée de moi et que je ressemblerai bientôt à une vieille mémé racornie (v’savez ,celles qui hantent les supermarchés Loblaws en meute assassine)? Promis, juré.

I’m (not) a stalker

août 11, 2008 - 9:42 9 Comments

À deux reprises au cours des deux dernières semaines, j’ai eu l’impression d’avoir “effrayé” deux spécimens de la gent masculine.

Lorsque je sors du métro pour me rendre chez moi, j’emprunte une rue très fréquentée. Il m’est récemment arrivé de suivre involontairement deux de ces messieurs qui se dirigeaient sensiblement dans la même direction que moi.  Ces hommes ont dû s’imaginer que je les pourchassais délibérément car tous les deux m’ont lancé des regards furtifs en se retournant prestement en de maintes occasions. Leur démarche paraissait suspicieuse et ils ont accéléré le pas après un court laps de temps.

Je me pose sérieusement la question. Ai-je à ce point une allure de déséquilibrée, de serial killer ou de délinquante sexuelle? :D

La prochaine fois qu’une telle situation se reproduit, j’avancerai encore plus rapidement afin de rattraper ma “proie”, puis je vociférerai le plus gros “bouuuuuuuuuuuuh” dont je suis capable. :D

And isn’t it ironic… don’t you think

juillet 25, 2008 - 9:11 6 Comments

Hier matin, petite visite à la clinique médicale en raison de violents maux de gorge et  de difficultés à déglutir et à avaler.

Deuxième infection à la gorge en deux mois. Et puisqu’il faut parfois engraisser l’industrie pharmaceutique lorsque nécessaire, j’ai hérité d’une prescription d’antibiotiques, non sans avoir au préalable questionné le médecin sur la possible cause de cette infection.

Sûrement peu habitué aux patients qui cherchent à aller au-delà des pilules et des petites granules, le taciturne docteur m’a répondu laconiquement: Plusieurs choses. Le stress. La fatigue. La climatisation.

Le stress: non. Je crois être en mesure de dire qu’en vingt-huit ans et demi d’existence, j’ai atteint un seuil de zenitude jusqu’ici inégalé. Je ne me sens pas particulièrement stressée en ce moment (mesdames et messieurs, marquez d’un gros X rouge vos calendriers - ou vos agendas Blackberry si vous êtes plutôt de type techno).

La fatigue: non plus. J’arrive à dormir à peu près décemment depuis quelques jours. (Lire: je dépasse les 5 heures de sommeil par nuit).

La climatisation: ah! Sûrement. Je dois jongler avec des températures allant d’extrêmement suffocant à suprêmement congelant, au travail comme à la maison.

Même que le doc peu causeur a insisté à deux reprises sur le mot “climatisation”.

Sauf que.

Ironiquement, chaque fois que je vais à cette clinique, je dois m’assurer d’être habillée comme pour aller trinquer à l’hôtel de glace tellement la climatisation est insupportable.

Ahem. Docteur, pourriez-vous réduire la climatisation de votre bureau? Juste un p’tit conseil de mon médecin, comme ça. :D