Archive for the ‘Non classé’ Category

Happy Birthday Shoegirl

février 18, 2009 - 6:19 7 Comments

754037632

J’ai amorcé ce dimanche ma dernière année dans la vingtaine. Vous pouvez dès maintenant m’offrir vos sincères condoléances. Plutôt que de me morfondre, j’ai décidé de créer une “to-do list” de choses à effectuer et de décisions à prendre avant d’avoir 30 ans.  J’en conviens, cela me laisse bien peu de temps, et je veux également être réaliste, alors exit les challenges utopiques tels que faire le tour du monde, vider mes penderies  ou entartrer Justin Trudeau. Comme je carbure aux défis, rien de mieux pour me faire passer une année bien remplie et mettre de côté mes angoisses face à ce tournant tout à fait hors de mon contrôle. Je remercie d’ailleurs Valérie de m’avoir fait penser à un défi très glamour: acquérir une paire de chaussures haute couture! :D

Et puisqu’il faut bien débuter cette ultime  année en beauté (et en chaussures neuves), ce vendredi, je me suis laissée séduire par une paire d’escarpins couleur fuchsia. Étant donné  mon retour sur les bancs d’école et puisque la vie d’étudiante rime avec compte de banque moins bien garni, j’ai troqué les Steve Madden, Kate Spade et compagnie pour la boutique Spring.  Évidemment, la qualité des chaussures  n’est pas mirobolante, mais bon, on s’entend, je ne porterai sans doute pas ces souliers girly sur une base quotidienne, alors  les défectuosités liées à l’usure tarderont (du moins je l’espère).

Admirez le modèle ici.

De plus, avec une partie de l’argent reçu en cadeau pour mon anniversaire, je me suis payée une séance de shopping dans le confort de mon salon en me procurant ceci, ceci et ceci. Je songe également à récidiver et commander des fringues provenant du site Pinupgirl Clothing. L’an dernier, à pareille date, j’y avais déniché deux superbes mini-robes et une paires de chaussures estivales. L’ennui, cependant, ce sont les frais d’envoi non négligeables. Hum hum. Des volontaires pour une commande de groupe, peut-être?

Difficile de résister aux robes et accessoires de ce site, pour lequel j’ai eu un véritable coup de coeur. Il est vrai que j’adore le look rétro moderne, la beauté toute autre, les cheveux aux couleurs irréelles, les tatouages, les piercings, les looks bold n confident. Je le suis moins maintenant, mais j’ai toujours été assez ambivalente en ce qui a trait à ma personnalité versus mon apparence. J’ai eu des phases assez excentriques au niveau vestimentaire et capillaire,  qui me permettaient vraisemblablement de m’extérioriser malgré ma nature plutôt introvertie.

Tiens, cela me fait songer à un défi à ajouter à ma to-do list prétrentaine: un tatouage! Il faudrait simplement que je choisisse un modèle (tiré d’une illustration comme celle-ci, peut-être… qu’en dites-vous?) et que je remise mes craintes au placard. À suivre…

Éloge de l’ignorance?

février 11, 2009 - 11:40 10 Comments

Certains affirmeront que je râle (encore!) pour rien.  D’autres encore mettront ces reproches sur le dos de mon esprit critique qui est très (trop) aiguisé.

La cause de mon réquisitoire virtuel? Les publicités d’Épargne et Placements Québec (notamment la campagne télévisuelle). Vous savez, celles où les protagonistes répètent continuellement au téléphone les mêmes âneries: Oui oui madame, vous êtes bien patati patata patapouf. Vous êtes à la bonne place, le nom le dit, et ainsi de suite.

C’est immanquable: chaque fois que j’en visionne une, je grogne. Je peste contre leur teneur, plutôt embarrassante, pour l’adulte que je suis. Car, chaque fois que je les vois, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une mauvaise blague, qu’on se moque ouvertement du “peuple”, avec une condescendance mal dissimulée. La publicité se veut infantilisante. Rien de moins. Vous êtes trop cons pour comprendre, on va beurrer très très épais et décomplexifier le message à un point tel que vous aurez l’impression d’être à la garderie, gobant  bien sagement les consignes de l’éducatrice.

Ras le pompon de me faire prendre pour une imbécile. À trop vouloir abrutir et déresponsabiliser les citoyens de ce monde, on finira par en faire des automates dépourvus de toute capacité analytique et qui seront trop habitués à se faire dire quoi faire et comment le faire. Plus on nous prend pour des cons et plus on le devient.

[Je crois que ma transition vers le monde des communications s'effectue plutôt bien. Me voilà qui critique la manière de transmettre un message, wahou! :P]

MISE À JOUR:

Je viens de dénicher une vidéo issue de l’émission 3600 secondes d’extase. L’inénarrable Marc Labrèche parodie admirablement bien la publicité que j’évoque dans ce billet! Bidonnant. :D

École buissonnière

février 7, 2009 - 11:08 5 Comments

Ou plutôt boulot buissonnier.

Depuis quelques temps, j’ai recommencé à me lever outrageusement tôt le matin, afin d’être à la station de métro Jolicoeur avant 7h50, car à partir de ce moment, prendre l’autobus en direction du travail relève de la mission impossible.

Jeudi matin, je suis donc partie de chez moi vers 6h40, dans un froid glacial et un jour qui se levait à peine. À une heure aussi matinale, la fréquence des passages du métro laisse à désirer. Lorsque les coquets wagons d’un bleu rétro-kitsch ont enfin daigné faire leur apparition, un message en provenance de Voix-de-Cacanne a gentiment avisé les usagers que le service était interrompu pour une durée indéterminée entre les stations Lionel-Groulx et Angrignon. Eh, merde. Tout juste là où je devais me rendre. Et j’habite à peu près au milieu de la section comprise entre Berri-UQAM et Honoré-Beaugrand, alors autant dire que la STM devrait me verser une ristourne pour le si bon usage que je fais quotidiennement de la ligne verte. :-P

Mais je n’étais pas au bout de mes peines. Voix-de-Cacanne s’est fait entendre une, deux, trois fois, sans jamais évoquer l’heure de la reprise du service. Louche. Seule explication, une panne de service nous oblige à interrompre blablablablabla.

À Lionel-Groulx, rien à faire. Nous avons dû évacuer les wagons. Cette fois-ci, Voix-de-Cacanne a mentionné un “bris mécanique”. Ah, ben. Méchant bris, mes amis. Des policiers et des superviseurs de la STM nous ont carrément ordonné de quitter le quai et d’aller faire la queue dehors, histoire de prendre un bus spécial qui longerait le parcours de la ligne verte vers l’ouest. Évidemment, une fois à l’extérieur, nulle trace d’un quelconque autobus. Les travailleurs, écoliers et autres badauds se sont entassés, ont maugréé, ont gelé, et toujours pas d’autobus.

Après avoir longuement patienté, j’ai dû me résigner à rebrousser chemin. Primo, j’avais l’impression d’attendre la résurrection d’Elvis, ou tout autre événement qui ne risquait pas de se produire à l’instant même devant mes yeux ensommeillés. Secundo, la faim me tenaillait férocement l’estomac et je devais absolument me nourrir pour éviter de défaillir au beau milieu d’une foule de Montréalais pressés et légèrement moins contents que la madame de Wal Mart.

Alors, tant qu’à attendre indéfiniment que Super Employé de la STM arrive à la rescousse d’un métro en panne, bondé et frôlant le chaos, j’ai décidé de bouder la ligne verte. L’objet de mon cocufiage: la ligne orange, en direction de la station Mont-Royal.  À quelque pas de la station, je suis allée me régaler d’une superbe assiette (m’enfin, son contenu) et d’un bol de café au lait au Caffè Art Java.  Puis, à peine quelques minutes après m’être attablée, j’ai reçu, coup sur coup, des messages textes de deux collègues éducatrices qui me suppliaient de les remplacer pour l’après-midi, car elles étaient toutes deux fort mal en point. Ce à quoi j’ai répondu qu’elles devaient contacter directement le CPE parce que j’étais moi-même dans une bien fâcheuse situation. Car, nous le savons, tremper des fruits frais dans du chocolat pur est effectivement la plus fâcheuse des situations! :D

[Ce qui me porte à me demander... Elles ont "callé malade" via SMS. Doit-on alors dire "texter malade"? :D ]

Une fois ma panse bien remplie, j’ai mis le cap sur Berri-UQAM. Là, le chaos. Encore plus chaotique qu’à Lionel-Groulx. Le service était maintenant perturbé sur l’entièreté de la ligne en direction ouest (évidemment, heh!). Il devait y avoir des milliers de gens entassés près de la rame de métro, que des policiers tentaient de faire reculer par précaution. Puis, ma bonne alliée, Voix-de-Cacanne, s’est prononcée à nouveau sur le sort réservé à nous, humbles usagers en proie à une lassitude qui augmentait de minutes en minutes: nous n’allions pas pouvoir mettre à profit nos 68, 50$ bien investis avant 9h30.

Il devait être à peine plus de 9h00. À ce moment-là, j’ai jeté un regard panoramique sur la foule comprimée en masse grouillante et gueularde et j’ai lâché, assez fort pour que mes voisins m’entendent: forget it. Avec tous ces gens qui faisaient le pied de grue le long de la rame dénuée de tout métro, toutes ces stations bloquées depuis au moins 7h00, il aurait probablement fallu que j’attende un métro, un autobus ou, accessoirement, l’invention de la téléportation jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Comme mourir n’était pas une option, j’ai fait le chemin inverse et je suis retournée à la maison.  À mon retour, il était environ 9h40. Trois heures plus tard, j’étais revenue à la case départ en m’étant rendue guère plus loin que les environs du métro Lionel-Groulx.

Spam ou réalité?

février 4, 2009 - 11:14 3 Comments

Quelqu’un, quelque part, tente de me livrer un message (l’au-delà?). Même les spammeurs me pourchassent en laissant des commentaires *percutants* sur mon blogue et je vous livre un exemple en primeur:

Hi,
You need more rest i think

Thank you

[Nom bidon composé de plusieurs lettres mal assorties]

C’est décidé. Demain dès la première heure, j’avise ma patronne que je prends 1 mois de congé en raison de mystérieux signes provenant de mon ordinateur, du téléviseur, du frigo. Il s’agit d’une raison valable, à votre avis? :D Au pire, elle croira que je frôle la psychose.

Non, en fait, tout s’éclaire subitement. Je bois trop de café DONC j’hallucine ce genre de commentaires. O_o

Je pense qu’il serait grand temps pour moi de remédier à ma dépendance et de séjourner quelques jours dans un centre de désintox pour caféinomane.

Étudiant dissipé: le mode d’emploi

janvier 31, 2009 - 11:51 7 Comments

Mode d’emploi du parfait étudiant dissipé:

1. Se rendre à un cours, de préférence très en retard, et faire une entrée remarquée (mais non nécessairement au sens positif de la chose);

2. Passer la majeure partie du temps à papoter avec son voisin;

3. Utiliser son téléphone cellulaire/Blackberry/iPhone à des fins douteuses;

4. Revenir de la pause 10 à 15 minutes après que le prof ait repris son allocution;

5. Poser des questions idiotes parce que ledit étudiant indiscipliné n’a vraisemblablement pas écouté car trop occupé à enfreindre les règles du civisme estudiantin;

6. Filer à l’anglaise 30 minutes avant la fin étant donné que monsieur (ou madame) est vraiment trop important pour être vu entourés de sous-étudiants qui quittent le local en trombe.

Bon. J’exagère un brin. Mais cette mise en scène n’est pas si éloignée de la réalité.

En effet, moi qui croyais qu’un cours de soir à la Faculté de l’éducation permanente s’adresse à des adultes responsables, qui se présentent en classe dans un but précis, soit d’apprendre, eh bien, je m’étais gourée. J’ai parfois l’impression de me retrouver en pleine classe de maternelle…

Depuis la première semaine, quelques étudiants s’installent deux par deux et bavassent durant les trois heures que durent le cours. Ils envoient des SMS en rigolant, parfois in petto, mais le plus souvent avec une condescendance ostentatoire, brandissant fièrement leurs gadgets technologiques. Ils gribouillent des commentaires moqueurs (et bien garnis de fautes d’orthographe) sur des bouts de papier pour se railler du prof ou de l’étudiant Jos-Connaissant. Come on! Échanger des messages de la sorte, oui, je l’ai fait. En première et deuxième année du secondaire. PAS à 28 ans en plein cours menant à un certificat, dans un local rempli d’adultes venus expressément pour acquérir des connaissances professionnelles.

Une question: à quoi bon suivre un cours si ce n’est que pour déconner?

Je vois l’apprentissage universitaire comme un produit pour lequel j’ai (cher) payé, alors j’essaie d’en tirer un maximum de bénéfices, histoire de faire fructifier la somme investie. Pourquoi certains paieraient pour s’engager dans une voie qui ne les motive pas vraiment? Parce qu’ajouter “Certificat en communication appliquée de l’Université de Montréal”, c’est joli dans un CV?

Par respect pour le prof qui livre une très bonne marchandise, si je peux m’exprimer ainsi, et pour le groupe qui, malgré l’heure tardive, écoute et participe activement, je propose que les étudiants dissipés paient  l’entièreté des frais de scolarité de tous les autres. Après tout, ils paraissent s’en foutre éperdument de cet argent dépensé pour rien. :P

***

Ma quasi-absence en tant que commentatrice et blogueuse est due, entre autres choses, à un manque de temps chronique. Mener de front une bataille emploi-études-réorientation de carrière n’est pas de tout repos! C’est pourquoi je sollicite votre bienveillance: cessez momentanément de publier des billets sur vos blogue, faute de quoi mon Google Reader rendra l’âme, enseveli sous des quantités de billets en attente de lecture. :D

Le café, moteur des serial killers

janvier 23, 2009 - 9:55 7 Comments

C’est maintenant confirmé. Tôt ou tard, ce fameux élixir qu’est le café me fera courir à ma perte.

Non seulement il sera responsable de l’amenuisement de ma poitrine, mais cette fois-ci, le café pourrait  aussi affecter mon équilibre psychique. D’ailleurs, à ce sujet, je remercie un confrère de m’avoir communiqué la nouvelle, sans quoi je serais encore dans le néant le plus total.

Car, selon l’article de Stéphanie Bérubé:

Les grands buveurs de café seraient plus susceptibles d’entendre des voix ou même de sentir la présence des morts, conclut une étude anglaise qui établit un inquiétant lien entre café et hallucinations.

(Source: Cyberpresse)

C’est donc dire que si un jour, dans un élan de folie destructrice, je trucide tous les membres de mon voisinage avec comme unique prétexte que euh, que sais-je, c’est lundi,  lors de mon procès, je pourrais invoquer un accès de démence attribuable à la voix du Grand Méchant Lundi qui a pris d’assaut mon esprit, m’enjoignant de perpétrer un acte d’une abjecte violence.

Tenez-vous le pour dit: à l’intérieur de la caféinomane que je suis sommeille une dangereuse meurtrière qu’il serait bon de ne pas contrarier! :D

As-tu une pièce d’identité?

janvier 19, 2009 - 9:43 13 Comments

Ma journée de travail fut raccourcie pour cause d’invasion microbienne. Ayant au préalable réglé tous les “oh-merde-c’est-lundi”, j’ai décidé de partir plus tôt pour éviter d’avoir l’air d’un cyborg sans émotions derrière mon écran d’ordinateur. Toutefois, je devais d’abord me rendre au Casino de Montréal histoire de tirer profit d’un certificat-cadeau qui arrivait à échéance… aujourd’hui même.

Petite visite rapido-presto du côté de la ligne jaune du métro. Depuis sa création, je crois m’être rendue au casino tout au plus cinq fois, aussi je connais très peu l’emplacement des différentes sections de l’établissement. À mon arrivée, le souffle court pour cause de toux intempestive, j’ai demandé à un agent de sécurité à l’accueil comment je pouvais me rendre à la boutique du casino. Ce dernier m’a regardé, amusé.

- Je vais t’expliquer tout ça une fois que tu auras déposé ton manteau au vestiaire.

Ah. Je me suis exécutée et je suis revenue vers le type qui me toisait de la tête aux pieds. J’avais la vague impression qu’il s’adressait à moi comme à une gamine, me tutoyant gros comme le bras et ne semblant vraisemblablement pas me prendre au sérieux. Et ce genre d’attitude m’insulte quelque peu - comme la fois où un vendeur de la SAQ m’a presque renvoyé du revers de la main alors que je m’apprêtais à acheter une luxueuse bouteille de porto pour chéri, se fiant probablement à mon apparence d’éternelle échevelée en veste de coton ouaté. Bref. L’employé du casino affichait le même air un brin condescendant.

- As-tu une pièce d’identité avec toi?

Bon. Je veux bien croire que j’arborais aujourd’hui un look vestimentaire à mille lieux de la femme de carrière  (pensez superposition de tissus et d’accessoires noirs et mauves) et une coiffure juvénile, mais sa conduite m’a laissée un peu perplexe.

Je lui ai donc tendu ma carte d’assurance maladie (je suis native de février 1980, moi, môssieur), qu’il a  longuement observée, sans toutefois se défaire de son sourire narquois.

- Alors, Émilie, pour te rendre à la boutique ……. bla bla bla.

De quatre choses l’une:

1) Ou bien il a vraiment cru que je voulais pénétrer “illégalement” dans ce lieu de perdition;

2) Ou alors il voulait tout bonnement se payer ma tête;

3) Ou il souhaitait connaître mon nom, raison pour laquelle il m’a donné les indications après m’avoir appelée par mon prénom;

3) Ou encore c’est que je paraissais excessivement suspecte. Ouain, en y songeant bien… Vous en connaissez beaucoup de jeunes femmes qui font des visites éclairs à la boutique du casino en plein milieu de l’après-midi, alors que la place fourmille de vieux et de paumés en tout genre, qui perdent temps et argent dans les machines à sous?

Il s’agit là d’un mystère qui ne sera jamais résolu. :-P

Chaos calme: Chroniques d’une douleur inexistante

janvier 19, 2009 - 7:49 1 Comment

Il y a quelques jours, j’ai terminé le roman Chaos calme de Sandro Veronesi, que j’avais commencé il y a plusieurs mois déjà, mais que j’avais laissé de côté, entrecoupant la lecture de cet ouvrage avec d’autres bouquins, comme il m’arrive souvent de le faire lorsque je ne suis pas complètement happée par la trame d’une histoire.  Disons que Chaos calme appartient à cette catégorie de livres qui ne s’absorbent pas nécessairement d’une traite, parce que, trop calmes, justement. La narration n’a rien d’ennuyeux, au contraire. Plutôt inattendue, l’évolution du récit se vit comme un feuilleton qui se laisse “mijoter”, si j’ose dire. Inutile d’attaquer l’histoire comme s’il s’agissait d’un long-métrage, vaut mieux l’aborder à la petite semaine. ;)

Dans Chaos calme, l’auteur relate l’histoire de Pietro Palladini, milanais d’origine romaine, la quarantaine, bossant dans l’industrie télévisuelle. Alors que son frère et lui tentent de rescaper deux dames sur le point de se noyer, Lara, la conjointe de Pietro, périt accidentellement. Le sauvetage d’une étrangère survient simultanément avec la mort tragique de l’être aimée… De quoi plonger quiconque dans le remord absolu. Mais il n’en est rien. Pietro et sa fillette de dix ans ne ressentent vraisemblablement pas la douleur de perdre une femme et une mère. Ils ne vont pas mal. L’intangible deuil qui est le leur ne provoque ni crise de larme ni neurasthénie.

Contre toute attente, le quadragénaire décide plutôt d’attendre que les signes d’une affliction, anticipée par tous (parce que supposément normale), se manifestent. Et il attend et attend, en vain. Soucieux du bien-être de sa fille, il se poste devant l’école que fréquente la gamine. D’autant plus que l’atmosphère du bureau n’a rien de très gai et que les rumeurs de fusion vont bon train. Dès lors, il ne remettra plus les pieds au bureau et vaquera à ses occupations quotidiennes à l’intérieur de sa voiture ou au café du square. Cette audace que d’aucuns jugent comme farfelue surprend proches et collègues, qui voient dans ce geste un cri de désespoir. Mais il n’en est rien. Pietro ne vient pas à bout de ressentir ne serait-ce qu’une seule once de réelle tristesse. En revanche, tous ces êtres qui l’entourent, belle-soeur, petits collaborateurs et gros bonnets de l’industrie, se confieront à lui, à tour de rôle. Tous ces gens qui défilent devant lui, qui s’épanchent et lui font miroiter un mal de vivre que Pietro ne soupçonne pas toujours, ne parviennent pas à lui faire goûter à une détresse qui, finalement, ne va pas de soi.

Ainsi plongé malgré lui dans un rôle de confesseur, Pietro Palladini sera le témoin de  quelques parcelles de  la véritable existence que mènent ces hommes et ces femmes.

Comme je l’ai mentionné précédemment, l’idée derrière ce roman est certes intéressante et sort de l’ordinaire. Toutefois, je reconnais que l’histoire est par moments un peu dispersée et que l’ouvrage recèle de quelques longueurs. Le style est relativement fluide et peu complexe. Le genre de roman tranquille,  distrayant et apaisant. Je vous suggère donc de parcourir Chaos calme avec un zeste de détachement qu’il est parfois bon de s’accorder dans cette course effrénée qu’est la vie.

***

Chaos calme
De Sandro Veronesi (J’ai la berlue, ou bien sur le lien proposé à gauche, Veronesi est le portrait tout craché d’Yves Montand?!?)
Paru aux Éditions Grasset, 505 pages.

Tu sais que tu es accro à Séries +…

janvier 16, 2009 - 8:00 7 Comments

Lorsque tu trouves qu’une de tes collègues de classe ressemble à s’y méprendre à Veronica Mars et que tes divagations oniriques paraissent sortir tout droit d’un épisode de Bones.

Trop de tivi nuira tôt ou tard à mes neurones déjà un tantinet endommagés.

Les Verseaux ont le vent dans les voiles

janvier 15, 2009 - 10:50 No Comments

L’année 2009 débute sur une très bonne note pour le Verseau que je suis.

Cette semaine, déjà, deux grands recommencements ont permis à mes lèvres de s’orner d’un sourire quasi perpétuel (bien que la grippe d’homme de chéri m’empêche de dormir la nuit parce qu’il ronfle la première moitié et tousse le reste du temps): retour à la vie d’étudiante et une nouvelle (et très attendue) saison des Invincibles. Il y a de quoi jubiler. En outre, j’aurai congé chaque mercredi, histoire de me consacrer à deux aspects primordiaux de ma “nouvelle vie”: mon cours de communication organisationnelle ainsi que ma recherche d’emploi. Congés dûment mérités, d’autant plus que j’ai pris très peu de vacances et de journées de maladie durant l’année financière qui se terminera à peu près en même temps que la fin de ce présent trimestre scolaire.

Et ce n’est pas tout. Selon toute vraisemblance (ahem), même les astres se veulent cléments envers mon humble personne. Après une année de tous les désespoirs en 2007, je souhaitais que l’année 2008 me laisse un peu de répit, ce qu’elle a fait. En 2008, lorsque des proches me demandaient quoi me souhaiter pour 2008, je répondais platement vouloir une année ennuyeuse, sans remous. Exit les vagues. J’en avais eu ma claque de voguer en eaux troubles. J’ai effectivement eu le temps de souffler en 2008, en fait même, de réapprendre à respirer. De me reprendre en mains et de décider, une bonne fois pour toute, ce que je voulais faire de ma vie et ce, de manière réaliste. Et réalisable.

Et partout, on me promet une année exceptionnelle. 2009 me sourit de toutes ses dents sans plombages et les diseuses de bonne aventure des temps modernes m’enjoignent de foncer tête première dans d’ambitieux projets.

À en croire les horoscopes qui pullulent sur le web et dans les revues, 2009 m’apportera  non seulement chance et renouveau, mais également la confiance en moi qui me manquait jusqu’ici. L’an de grâce deux-mille-neuf permettra à mon sort de s’améliorer de manière notable. On me promet une réorientation de carrière (ben, tiens!) de même qu’une période de profond changement au travail (ben, tiens, bis!). J’obtiendrai enfin ma juste part de reconnaissance et possiblement un peu plus d’indépendance en matière professionnelle. Étrange coïncidence, les condisciples de Jojo Savard ont observé dans leur boule de cristal que le Verseau bifurquera vers un rôle de conseiller, un emploi en communication ou en enseignement.

Par ailleurs, l’année 2009 sera très remplie au niveau social. Toutes les cases de mon agenda se rempliront allègrement de temps consacrés à d’amusantes distractions et à des rassemblements amicaux.

Côté coeur, il s’agit apparemment d’une année sans pareil pour consolider les liens entre mon amoureux et moi. Il est également question d’une promesse de bonheur qui insufflera une dose d’effervescence à ma vie sentimentale. On se croirait presque dans un épisode des Feux de l’Amour, expression factice en moins.

De plus, j’aurais intérêt à me mettre à pratiquer régulièrement une activité physique ou à reprendre un exercice laissé de côté (Mon abonnement au gym que je paie sans en profiter? Le jogging que j’ai  négligé depuis mon déménagement?).

Enfin, sur une note plus cocasse, une astrologue à gogo prédit l’internement d’un être cher ou le mien. O_o

Bon, j’me peux plus. Avec d’aussi belles prévisions, j’ai envie de me garrocher partout. De soulever une montagne une grosse roche un caillou drette là. D’autant plus que cette ère de bonne fortune ne reviendra apparemment pas avant 12 ans. Il faut que j’en profite dès aujourd’hui. Alors en 2009, soyons fous, Verseaux de ce monde et dominons cette planète. :D

En terminant, je vous copie-colle une description de mon signe astrologique, qui se reflète très exactement ma personnalité:

Personnes nées entre le 20 janvier et le 18 février

Votre portrait

Points faibles : circulation sanguine, faiblesse urinaire, problème hormonal et respiratoire

Caractéristiques
Intelligent(e), doté(e) d’un esprit analytique, mais peut-être trop entier(ère) et trop perfectionniste, vous êtes en perpétuelle mutation. Explorateur(trice) dans l’âme, vous aimez aller à la découverte, adorez les nouvelles expériences en tout genre et voyagez le plus souvent possible. On vous dit froid(e), je dirais que vous êtes porté(e) à l’introversion et que vous êtes très digne. En fait, vous avez besoin de communication, même si vous ne vous livrez pas facilement et si vous êtes indépendant(e) en amour. Fiez-vous à vos intuitions, mais maîtrisez votre irritabilité.

Votre vie de couple

Vous êtes une femme :
Vous n’êtes nullement une fanatique du mariage. C’est même tout le contraire ! Pour vous, les conventions sociales n’ont aucune réelle signification, et la liberté, seule, permet à un véritable amour de prendre toute sa dimension. Vous pouvez parfaitement vivre plusieurs années avec votre partenaire sans passer devant Monsieur le Maire. Mais, à la naissance de votre premier enfant, vous vous sentez obligée de reconsidérer la situation. Et, si votre bien-aimé insiste, vous finissez par accepter de régulariser votre union. Cependant, votre partenaire ne doit surtout pas commettre l’erreur de vous enfermer dans une cage, même dorée ! Vous priver d’espace vital, c’est vous faire mourir à petit feu. Et vous ne songez plus, alors, qu’à vous enfuir à tire-d’aile. Comme vous avez une sacrée horreur de la routine et des habitudes, l’homme de votre vie se voit obligé de déployer des trésors d’imagination et d’originalité pour donner à votre vie conjugale un ton d’improvisation permanente.

Source: Horoscope, Le journal des femmes

La semaine prochaine, chez la Blogueuse Cornue, nous recevrons Minou Bédard, astrologue réputée, qui possède un talent des plus singuliers: elle lit l’avenir dans le toupet de Stephen Harper. :D