octobre 18th, 2008

Cette semaine, une de mes collègues qui est également maman de deux fillettes qui fréquentent notre CPE est venue me raconter un fait cocasse. La veille, lors d’une séance de shopping avec sa plus vieille (qui a environ 4 ans), la petite s’est écriée, devant une boutique de chaussures: “Maman, regarde!!! Les souliers d’Émilie!“. Pourtant, je ne crois pas avoir porté ces nouvelles chaussures plus de deux fois au travail. La gamine a donc un fameux sens de l’observation!

Cette collègue m’a également demandé si je possède une paire de ballerines rose vif, avec de petites billes colorées à l’avant, car apparemment sa fille a eu un coup de coeur pour mes souliers de “Barbie”… Et j’ai effectivement des chaussures qui correspondent en tous points à cette description! :D

Voilà une gamine qui emprunte une bien dangereuse voie… Elle s’engage à devenir shoes-aholic, elle aussi! ;)

octobre 11th, 2008

Il y a quelques jours, chéri et moi étions à défaire un petit lot de cartons de déménagement. Nous avons emménagé il y a quelques mois déjà, mais semble-t-il qu’un 5 et demi ne soit pas assez spacieux pour un homme, une femme, quatre chats et… beaucoup de chaussures. C’est ainsi qu’à certains égards, notre appartement a encore des airs de zone sinistrée auxquels nous tentons de remédier tant bien que mal.

En apercevant une (énième) boîte sur laquelle étaient fièrement apposées les lettres S-O-U-L-I-E-R-S, chéri s’est écrié, sur un ton des plus affligés:

- C’est quoi, ÇA??

- Ben, une boîte de souliers.

- Tu veux dire “ENCORE une boîte de souliers”.

Ben oui, quoi. Je suis une fille fille, comme l’a affirmé une des amies de ma mère,  lors d’une conversation à ce sujet. Et en tant que fifille assumée, rien de plus normal que de posséder des fringues à ne plus savoir quoi en faire, des souliers pour une armée complète de fashionistas anonymes, du maquillage en quantité suffisante pour peinturlurer le visage de tous les acrobates du Cirque du Soleil et suffisamment de produits capillaires pour approvisionner tous les salons de coiffures avoisinants. Et, en plus d’appartenir à la catégorie girly dans l’âme, je suis une figure de proue chez les girlies intellectuelles de moins de 62 kilos dans un combat opposant gloss rose bonbon et essai philosophique de Sartre (un heureux mélange!). En d’autres termes,  mon logement contient pratiquement autant de livres, vestiges universitaires et autres objets cérébraux.

Pour les souliers, je peux me justifier en invoquant la génétique: ma chère maman possède quantités de chaussures et elle a même trouvé le moyen de m’en subtiliser une paire ou deux. Alors forcément, il fallait s’attendre à ce que je suive ses traces. ;)

La morale de cette histoire: tout homme qui voudra s’interposer entre mes chaussures et moi mérite le pire des sévices. J’hésite entre lui empêcher de visionner Naruto et lui interdire de savourer mon  fameux pain aux bananes. :D

Les remontrances de chéri ne m’ont d’ailleurs pas empêchée de me procurer cette chic paire de chaussures en début de semaine. ;)

Messieurs, je vous prie donc de rajouter ce commandement à votre liste de décrets incontournables si vous désirez vivre heureux en couple jusqu’à la fin de votre existence: les chaussures de chérie, tu ne dénigreras (même si la quantité exponentielle des babouches de votre douce moitié a de quoi alarmer votre conscience de simpliste volontaire). Amen! :D

août 30th, 2008

Imaginez trois personnes complètement débordées. Sub-mer-gées de travail.

Imaginez maintenant une *ô combien seule* personne prisonnière de cette charge de travail qui aurait normalement suffit à faucher trois travailleurs - mais que cette *ô combien seule* personne a l’immense (dé)plaisir d’effectuer dans l’isolement le plus total.

Imaginez cette seule et même personne aux prises avec des symptômes de stress qui ne trompent pas: spasmes de la paupière gauche, insomnies, raideurs de la nuque et des épaules, irritabilité, palpitations cardiaques, maux d’estomac récalcitrants.

Imaginez ensuite la même personne souffrant d’un SPM dont le degré d’agressivité frôle dangereusement le “ôtez-vous-de-mon-chemin-sans-quoi-je-vous-étrangle-à-mains-nues-sans-préavis”.

Résultat: une Blogueuse Cornue dont les cornes deviennent particulièrement acérées!

J’ai donc préféré m’abstenir momentanément de bloguer, voulant éviter de rédiger un billet profondément odieux  [lire: carrément bitchy] sur Stephen Harper (ah? je l’ai déjà fait?), les bactéries provoquant la mort de mangeurs de viande (virez tofu! le tofu ne tue pas, lui!), le fait que Celiiiiiiine ait reçu un doctorat honorifique (non mais, sérieusement?), ma profonde envie d’apposer sur mon écran d’ordinateur au bureau un Post-It sur lequel j’aurais préalablement écrit I quit au marqueur feutre, les élections fédérales prévues cet automne (ô joie et excitation sans bornes, j’me peux plus!), et mon impérieux désir de m’exiler dans un pays qui ne freine pas la culture.

Comment ai-je réussi à endiguer ce trop-plein d’agitation négative?

Imaginez un vendredi où ladite personne n’a pas à se rendre au travail. Soulagement.

Imaginez ce même vendredi où la même personne a un rendez-vous au comptoir Chanel pour se faire maquiller par un dieu (qui ne joue cependant pas dans la même ligue, mais bon, le spectacle n’en demeure pas moins plaisant pour le regard!). Une heure de pure détente.

Imaginez cette personne qui dégaine sa carte de crédit pour se procurer quelques produits totalement superflus et qui pourtant hausse son moral d’un cran.

Imaginez ensuite cette personne qui se noie dans une séance de ménage digne d’une reine du foyer d’une participante à une émission de téléréalité qui pourrait s’intituler Extreme Cleanup. [Je pourrais faire des sous avec ce concept, vous croyez?]

Résultat: une Blogueuse Cornue nettement plus zen, qui n’a plus envie d’égorger les passants (mais qui a peut-être quand même un peu envie de mettre une baffe à la très honorable (yeah, right) Josée Verner pour son absence flagrante de résistance face aux coupures dans la culture).

août 14th, 2008

Séance chez la coiffeuse oblige, j’ai feuilleté des revues de mode en attendant que la teinture veuille bien avoir raison de ma tignasse en manque d’originalité.

Je tournais distraitement les pages du magazine Fashion - édition de septembre 2008 - lorsque j’ai remarqué, sur un modèle présentant les tendances in de l’automne, une paire de chaussures qui m’a soutiré un Oh. My. God. étouffé. Des “Mary Jane” en plaid rouge. Il. me. les. faut. Point barre.

juillet 28th, 2008

Dans mon humble magnanimité, j’ai pensé vous faire part de quelques découvertes shopping, car il serait égoïste de ma part de priver les consommatrices (averties?) de ces inspirations frivoles.

La magasineuse chevronnée en moi a littéralement craqué pour une boutique qu’elle a visitée vendredi dernier. Et je tiens à partager cette découverte qui pourrait charmer quelques autres shopaholics pas si anonymes.

Il s’agit de Little Burgundy, dont une succursale est située au Centre Eaton à Montréal. Sur le site web, on y apprend qu’une autre boutique devrait éventuellement ouvrir ses portes à Montréal. La boutique très tendance Little Burgundy nous offre surtout des chaussures et des sacs de marques renommées (Puma, Miss Sixty, Micheal Kors, Diesel, Mat & Nat, Lacoste, Juicy Couture, etc.) mais également quelques accessoires.

J’y ai dénichée un sublime sac à mains de marque Puma. Dès le départ, je dois avouer que j’idolâtre à peu près tout ce que produit cette compagnie, notamment leurs chaussures et leurs sacs. Et celui dont je me suis éprise arbore un joli coloris automnal (d’ailleurs, ce dimanche je me suis procurée une divine paire de chaussures Steve Madden qui se marieront à la perfection avec cette super trouvaille):Mesdames, j’ai mis la main sur le dernier de la boutique. Meilleure chance la prochaine fois. (Pas bitch du tout, hein!) :D

Quant à la paire de chaussures en question, elle porte le seau Matiko Shoes, marque que je ne connaissais guère, mais qui a apparemment séduit quelques stars hollywoodiennes.

Le modèle en question ne se trouve pas sur le site web. Si vous passez à la boutique, jetez un coup d’oeil au présentoir Matiko - ce sont des souliers à talons, de couleurs noire et blanche, dont le modèle est nommé Weida. À couper le souffle sur une paire de longues jambes comme les miennes. :D

Autre trouvaille intéressante, sur le web cette fois: Shana Logic, chouette boutique indépendante. La créatrice de ce concept prône un shopping différent, axé sur un petit réseau d’artistes qui produisent des articles mignons comme tout et qui propose une alternative aux grosses boutiques.

Bon magasinage!

juin 28th, 2008

Hier, je devais me rendre au Carrefour Angrignon après le travail, histoire de me procurer quelques articles essentiels en vue de mon déménagement ce dimanche (housses à vêtements, petits bacs de plastique, sac fourre-tout, etc.). J’en ai également profité pour acheter un sac de croustilles afin d’assouvir une folle envie de Miss Vickie’s [la grano en moi l'avoue à mots couverts, je l'ai dévoré en moins de vingt-quatre heures... Aïe! Mais je ne l'admettrai pas trop fort quand même, hein! ]

En plus d’être tombée sur une giga-méga-hyper-super-vente chez HMV [dur dur de se promener dans un centre commercial sans être happée par la bonne nouvelle providentielle du dieu Money, malgré un but précis que l'on s'impose (vainement, le plus souvent!!) avant même d'y avoir mis les pieds  - dans mon cas, en quête de bidules pour le déménagement], j’ai craqué pour deux cahiers de notes dont le chouette design girly m’a immédiatement conquise. Et pour ma défense, votre Honneur, je déclare qu’ils m’imploraient  tous deux de repartir avec eux. La vérité, rien que la vérité, je vous le jure.

En fait, je crois qu’un psy me serait d’une plus grande utilité qu’un juge. Car je souffre d’un étrange mal, qui me pousse à acheter toujours plus de livrets de ce genre, alors que règle générale, je n’ose pas maculer les pages de mon écriture.

Depuis ma tendre enfance, j’ai accumulé je-ne-sais combien de carnets, dont seul le tiers, ou peut-être même le quart, a réellement servi. Certains sont tout simplement trop beaux pour remplir la fonction qui leur était destinée et deviennent en quelque sorte des objets de collection.

Mon préféré (qui demeurera probablement à jamais inaltéré) est une fort jolie trouvaille dénichée à Venise à l’été 2005, dans une boutique nommée Il Pavone, située dans le Dorsoduro, quartier où je logeais.

Selon un procédé d’estampillation particulier, les artisans  de la boutique ont réussi à conférer à leurs papiers et leurs tissus une couleur unique dont les zones de reflets mordorés  juxtaposées au bleu très riche évoquent la coloration caractéristique des plumes de paon. D’où le nom, d’ailleurs, pavone signifiant en français paon.

Évidemment, vous reconnaîtrez les motifs de chats (quoi d’autre! je suis une véritable minouphile, en plus d’être une insatiable carnetomane!! Mon cas est décidément des plus graves.). À une certaine époque, à la fin du Moyen Âge, il me semble, les chats agissaient à titre de gardiens des livres, empêchant les rats de saccager les précieuses bibliothèques.

Ouuuhh, je pourrais presque animer une chronique à Artv. ;)

  • Élucubrations du jour

  • Élucubrations périmées

  • Non, il ne neige pas toujours à Montréal

  • Méta