Parée pour l’hiver

décembre 20, 2008 - 2:20 5 Comments

Quelqu’un va devoir m’expliquer pourquoi on parle continuellement de réchauffement climatique, de terres arides et d’assèchement du climat.

Source: Météo Media

La vérité est que pour la première fois en 12 ans, me procurer une paire de pantalons de neige devient une nécessité absolue, au même titre que manger et ne pas rater un épisode de la série Bones. L’hiver passé, nous y avons goûté en sivouplè et comme je me suis mise à la recherche d’une combinaison hivernale sur le tard, les magasins n’offraient plus grand chose à leurs clients. D’ailleurs, nous étions aux prises avec d’invraisemblables pénuries: pelles, souffleuses à neige et sel pour venir à bout de toute cette glace compliquant la vie des piétons montréalais. Et non, je n’ai pas pu me résoudre à dépenser une fortune pour des pantalons en dégradés de vert hôpital, vert zucchini périmé et vert détergent à vaisselle Palmolive, les seuls encore disponible à des kilomètres à la ronde.

Aire glacière nouveau genre, tu ne m’auras point. Je me suis munie de combines de grand-mère, de chaussettes thermales et de suffisamment de tuques pour survivre à 9 mois d’hiver (communément appelé “vivre au Québec”) et dès demain, je pars à la conquête de survêtements d’hiver qui s’harmoniseront avec mon teint de pêche (déshydratée, il va sans dire). :D

Le Père Noël N’est PAS une ordure

décembre 20, 2008 - 1:15 7 Comments

Depuis plusieurs années, il semblerait que la mode soit au Christmas “bashing”, si vous me permettez l’expression un peu surfaite suite aux embrouillaminis électoraux des dernières semaines. Soyons in, imitons le Schtroumpf grognon et haïssons Noël tous en choeur!

Et bien, voyez-vous, moi, ça ne m’atteint pas. Peu m’importe, dans le fond, de n’être pas du tout en vogue. D’ailleurs, comme je le mentionnais il y a quelques semaines dans un commentaire rédigé chez une compatriote blogueuse, en ce qui concerne Noël et tout le tralala, j’ai conservé mon pétillant regard d’enfant.

Je peux très bien comprendre que cette fête soit synonyme de souvenirs douloureux pour certains, de déchirements familiaux pour d’autres. Mais il y a également tout un lot d’individus qui nourrissent un ressentiment envers cette période de l’année pour différents motifs exagérément engraissés (de farce et de sauce aux canneberges, probablement). Fête trop commerciale, trop traditionnelle, trop infantilisante, trop tout ceci et tout cela.

Tant pis pour tous ces scrooges. Personnellement, je n’adhère pas à ce mode de pensée. Noël évoque  réellement pour moi un sentiment de joie pure, notamment lorsque je me remémore ce souvenir encore très vif dans ma mémoire:

J’étais toute jeune, encore à l’école primaire. Début décembre, mon pépé Épiphane partait à l’assaut des boîtes de décorations de Noël dans le hangar encombré d’antiquailleries, d’objets disparates et d’adorables mulots (ma mère ne les trouvait pas le moindrement adorables, allez savoir pourquoi! :D ).  Alors qu’il gravitait l’escalier de fer forgé avec l’immense boîte contenant le sapin de Noël, ma soeur et moi sautillions sur place, trop contentes de renouer avec ce conifère artificiel incarnant pour nous un authentique moment de bonheur domestique. Ma mère, soeurette et moi, nous nous affairions à assembler toutes les branches du sapin. Le procédé était assez simple, chaque branche étant marquée à la base d’un point de couleur assorti à une autre trace colorée figurant sur le tronc de l’arbre. Nous débutions par les branches les plus touffues, qui étaient insérées en bas, jusqu’à en arriver au sommet, dont l’extrémité était, tous les ans, invariablement dressée par notre mère, vu la hauteur du conifère synthétique. Nous sortions également nos fameux disques de Noël, remisés en janvier de la même année. Je me souviens d’ailleurs de celui où les chansons de Noël étaient interprétées par de *légendaires* artistes québécois tels que Michèle Richard, Fernand Gignac, Nathalie Simard, Johnny Farago et autres divas de la musique populaire. Le classique, quoi. Je me rappelle notamment de la pochette hideuse avec les photographies desdits artistes, arborant un look résolument seventies-eighties. [Parenthèse] Oh mon Dieu. Je ne peux pas croire que je puisse avouer au monde entier avoir eu en ma possession des disques de vinyle durant mon enfance. Ouch. Mon nom est Blogueuse Cornue, je suis née en 1980 et j’ai joué à Boulder Dash sur le Commodore 64 durant ma tendre jeunesse. Fin de la thérapie collective. [/Parenthèse] Une fois toutes les décorations savamment posées sur notre gigantesque sapin, s’ensuivait inévitablement THE débat de l’année. En effet, à tout coup, après avoir longuement argumenté avec ma soeur sur la nécessité PRIMORDIALE de décorer même l’arrière du sapin malgré le fait que personne ne le verrait, je finissais par faire à ma tête et enjolivait même le piquant postérieur de notre illustre arbre de Noël. Car, même à cette époque reculée de mon existence, je ne faisais pas les choses à moitié! De toutes façons, à ce stade, ma soeur n’avait souvent plus très envie d’agrémenter les branches du sapin et posait les boules métalliques et autres pères Noël kitschs un peu n’importe comment. Une fois que tout ce charivari hétéroclite ornait définitivement l’arbre, je me portais volontaire pour assembler la crèche sous le sapin.  Tous les ans, je positionnais les personnages selon une mise en scène différente. Il m’est même arrivé, une année, dans un éclair artistique des plus fous, de placer le plus petit mouton sur la cime de la crèche. :D Par la suite, nous éteignions toutes les lumières de notre demeure pour ne laisser que celles du sapin illuminer le salon. Bien calées dans le fauteuil, nous entonnions des airs de Noël, couvrant de nos voix les chants qui claironnaient de notre tourne-disque.

Voilà ce à quoi je pense lorsque décembre est à nos portes.

Pas de déchirements, pas de course folle dans les centres commerciaux, pas de relations haineuses, pas d’embrouilles. Juste une soirée paisible avec deux des personnes qui me sont les plus chères sur terre!

Les choses se sont certes quelque peu compliquées avec les années, mais pas tant que ça. Pas au point de faire comme tout adulte “digne” de ce nom et abhorrer à jamais ces festivités  parées de rouge et  de vert. Les adultes sont trop souvent de grands enfants gâtés, qui rendent les leurs, à leur tour, trop  capricieux. Ils en oublient les modestes plaisirs qui font pourtant beaucoup de bien. Partager discussion  chaleureuse, thé et pointe de tarte citronnée avec sa grand-mère (tiens, c’est justement ce que j’ai fait il y a deux semaines), confectionner des biscuits fleurant bon les épices, offrir une pensée sincère à un être aimé, chanter (faux) des cantiques de Noël dans une foule pas le moindrement pieuse à l’église par un glacial 24 décembre, transmettre un rhume à tous ceux que l’on embrasse gaiement au traditionnel dîner de Noël,  se régaler de plats cuisinés avec amour par des proches et ainsi de suite.

Tant pis si je suis out. Je m’assume. J’assume ma propension à apprécier sincèrement toutes ces célébrations familiales. Et la fameuse tourtière de ma grand-mère, sans laquelle Noël ne serait jamais vraiment Noël.

J’assume également mes plaisirs coupables du temps de Fêtes, en l’occurrence tous ces films abominablement quétaines mais dont je ne me lasse jamais… Je vous laisse d’ailleurs sur un extrait du CLASSIQUE des classiques quétaines de Noël (tiens, il faudrait bien que je l’ajoute à ma collection de DVD un de ces jours!).

Santa Baby

décembre 15, 2008 - 10:22 5 Comments

Le site web Spinner a dressé la liste des 12 pires chansons de Noël. En douzième position, on y retrouve Santa Baby, tel qu’interprété par la Madone en 1987.

Santa Baby - Madonna
Hummm. Pas d’accord. Je l’aime bien, cette mauvaise chanson, moi. :D

Triste anniversaire

décembre 15, 2008 - 9:37 7 Comments

L’an dernier, à pareille heure, je tentais en vain de chasser la culpabilité, la tristesse, les démons, la douleur, la sensation d’un karma catastrophique qui s’acharnait sur moi depuis trop de mois déjà.

Deux phrases ont à jamais endommagé une partie de mon être. Deux phrases qui resteront toujours cruellement ancrées dans ma tête.  Si c’est ce que je pense, il n’y a rien à faire.

Lorsque le fatal “si c’est ce que je pense” s’est effectivement confirmé, la deuxième phrase a achevé de me meurtrir l’âme, le coeur et l’esprit. Je ne te laisserai pas partir avec elle.

C’était terminé. Vénus ne pourrait plus illuminer mes journées. Je venais d’être foudroyée par un chagrin sans nom.

Un an que j’essaie de comprendre pourquoi. Un an que je me remémore, que je ressasse. Un an que j’en veux à la vie, à l’univers et à mon putain de karma de l’avoir rendue si malade, si chétive, si souffrante, alors qu’elle aurait pourtant dû vivre encore plusieurs années.

J’ai compris aujourd’hui que je ne digérerai jamais ce qui s’est produit. Jamais. Je venais de vivre la pire période de mon existence et voilà que Vénus m’était injustement arrachée, au terme de cette année de disgrâce.  Odieux coup du sort.  J’emmerde l’univers, tiens. Je lui fais un superbe doigt d’honneur version HD.

Et en plus, fallait que ce triste anniversaire tombe un lundi. Quand je vous dis que je suis damnée.

Je n’aurai pas le temps

décembre 13, 2008 - 10:49 2 Comments

Il y a quelques jours, j’ai terminé la lecture d’un livre qui s’intitule Je n’aurai pas le temps. Non, il n’y est absolument pas question des aléas de la vie d’un étudiant en fin de semestre dont les révisions sont bousculées par de fausses alertes, mais de l’autobiographie de l’astrophysicien Hubert Reeves.

J’ai toujours été étrangement fascinée par ce gaillard à la barbe blanche et à la verve brillante. La science est une discipline souvent rebutante pour les esprits moins cartésiens comme le mien. Toutefois, Reeves nous la fait découvrir comme s’il s’agissait toujours d’une histoire, simple, fluide, avec cette indéfectible passion  et une puissante étincelle qui transperce son regard rieur.  Grand communicateur et vulgarisateur, Hubert Reeves a ce don presque inné pour la transmission d’idées.

Dans Je n’aurai pas le temps, dont le titre est tiré d’une chanson de Michel Fugain, l’auteur relate différentes tranches de sa vie, son enfance, ses études, son parcours scientifique, les êtres qui l’ont inspiré, ses  nombreux projets et ses voyages. Il aborde en outre divers sujets qui ont marqué son existence, notamment la religion, la nature et la musique. Ce que j’apprécie tout particulièrement chez cet homme, c’est son caractère: Reeves possède un esprit vif, malgré son grand âge, ainsi qu’une incomparable ouverture sur le monde et une curiosité sans bornes. J’admire également son attachement à la culture et aux arts. Le savant barbu n’a rien de ce scientifique borné, hermétique, qui n’en a rien à cirer des arts. Au contraire, tout est propice à  la découverte. Je me désole en constatant que le monde contient trop peu d’êtres à son image…

À l’instar de bon nombre d’autobiographies, le lecteur a un peu droit à de l’autocongratulation et certaines données factuelles ou historiques qui lui échappent, mais le scientifique nous fait aussi part de ses échecs et de ses faiblesses. J’ai été assez étonnée d’apprendre qu’un homme de son calibre ait traversé une période assez sombre, qui l’a poussé jusqu’à douter de la vie.

On y découvre véritablement un être curieux et sensible qui, dans ses mémoires, se livre tel qu’il est. Je n’aurai pas le temps est le récit d’une vie intéressante, jalonnée de rencontres et découvertes qui auront façonné un homme d’une grandeur insoupçonnée.

Je n’aurai pas le temps, paru aux Éditions du Seuil, collection « Science ouverte », Paris, en avril 2008.

Un amour de pub

décembre 12, 2008 - 10:51 3 Comments

La chaîne Artv a, à mon humble avis, réussi un coup de génie en diffusant cette pub sur nos ondes. Il s’agit de mon coup de coeur des dernières semaines (ou bien était-ce ce blush ou ce tshirt?).

Un mot: phénoménal.

Généralement, le slam m’indiffère (un peu trop “yo-fond-d’culotte” à mon goût). Cette fois-ci, l’amalgame déclamation, poésie contemporaine, message à la fois publicitaire et culturel a immédiatement provoqué un déclic dans ma tête, une dilatation de ma jolie pupille, une esquisse de sourire béat sur ma bouche, un… bref, vous avez saisi le principe. :D

On modernise l’image d’Artv. Très bien. Un TB en lettres rouges, comme sur mes dissertations de la petite école.

On rajeunit l’image d’Artv et peut-être en améliorera-t-on aussi le contenu, peut-être osera-t-on enfin du plus inhabituel, du moins prémâché.

Depuis des années, je m’acharne à répéter que la chaîne présente trop de déjà vu, de reprises de reprises de reprises d’émissions et d’expériences télévisuelles trop calquées sur d’existants concepts. Une chaîne vouée à la culture pourrait, et devrait, nous ouvrir à un monde haut en couleurs.

Alors, bravo aux concepteurs de cette vidéo dont le message inspirant change des habituels spots publicitaires de chaînes spécialisées. J’adore!

Il neige dans la tête de Jean Charest

décembre 10, 2008 - 9:52 2 Comments

Ma citation du jour, qu’on a pu lire ici et ici, et qui a été  *ahem* brillamment *ahem* pondue par mon esprit, malgré les sinus congestionnés et le cerveau en mode hibernation post-médicament dont je n’ai pas suivi la posologie:

Emilie se lève un matin et constate que c’est une tempête de neige, pas une tempête économique. Charest avait tort, as usual.

Quatre années de plus avec le gros méchant ours à grande gueule et aux crocs acérés. Que dire de plus. Je tressaute de joie et d’allégresse. NOT.

Perle du jour #2

décembre 6, 2008 - 11:23 5 Comments

Mercredi, une éducatrice m’a raconté une anecdote cocasse à propos de l’un de ses petits mousses qui apprend présentement la propreté. Le garçonnet de deux ans a réussi à faire pipi seul sur la toilette, sans l’aide d’un adulte. Lorsque cette dernière s’est approchée de lui pour le féliciter, le petit a étendu les bras vers le ciel en entonnant… l’hymne national canadien!!! Les deux éducatrices présentes n’en ont pas cru leurs oreilles!

Tiens, avec la vilaine “crise” politique qui sévit présentement au Canada, je pourrais faire toutes sortes d’allusions poches… :D

Les weirdos de novembre

décembre 1, 2008 - 10:51 9 Comments

Il semblerait que les internautes se soient surpassés en novembre en matière de requêtes tantôt loufoques, souvent libidineuses, peut-être pour compenser pour toute la grisaille de ce onzième mois de l’année.

À noter: j’ai conservé l’orthographe d’origine. Ils ne sont pas très porté sur le dictionnaires mes petits copains les fouineurs du web.

Encore une fois, Colette Provencher a la cote avec diverses requêtes:

  • bio colette provencher
  • biographie de colette provencher
  • colette provencher lieu de naissance
  • colette provencher nu
  • manteau + colette provencher

Combien de fois devrai-je le répéter? Ici, vous ne trouverez nulle information sur la miss météo de TVA, encore moins des photos d’elle dans son plus simple appareil. (Ewww. J’veux TELLEMENT pas voir ça!)

Sinon, voici un joli pot-pourri des clés de recherche de novembre:

  • attention garderie - En effet, on ne sait jamais quand peut survenir une épidémie de gastro en garderie. Sploushhhh! Attention coeurs sensibles, s’abstenir! :P
  • blogueuse de x - Nah, dans mon cas, je suis nettement plus blogueuse de w.
  • bob l’éponge au travail - Après le “gay sex“, notre ami Bob l’éponge se remet au travail. Il formera sans doute une troupe parodiant la célèbrissime chanson YMCA.
  • combien de temps le tofu frais une fois ouvert? - J’ai la fâcheuse manie de le conserver au frigo jusqu’à ce qu’il apprenne à parler ougandais.
  • couper des revues de mode - Tu prends une paire de ciseaux et tu découpes. C’est simple comme 1+1=2, n’est-ce pas?
  • elles se gods avec leurs talons dechaussures - Ewww. J’aime les chaussures, mais pas à ce point quand même. Bande de dépravés.
  • femme qui fait des pipe en pantalon cuir noir - Y’a pas de ça ici. Désolée de vous décevoir, chers lecteurs avides de sensations fortes. :P
  • garner sein - Garner, comme Jennifer Garner? J’ai beau avoir une fixation sur cette actrice, je ne suis quand même pas obsédée à ce point.
  • gros niple de chinoisse - Quelle poisse, cher internaute, vous ne trouverez aucune chinoisse par ici.
  • je hais le lundi - Et moi, je me lève la nuit pour le maudire.
  • l’art brainwashing en arts - Le “brainwashing” est un art. Tiens donc, dans le fond, Raël serait un artiste?
  • l’univers des new kids on the block - Ah oui. Justement, je songeais rédiger une thèse de doctorat à ce sujet.
  • les initiales ep des chaussures - Noooooon, pas vrai!! Un designer a nommé une paire de chaussures d’après mes initiales?? Rhô. C’est trop d’honneurs, fallait pas. *rougit*
  • les rides refus de vieillir - Déniiiiiiiiiiiiii. Moi pas vieillir, non non.
  • lundi au travail - Mes sincères condoléances.
  • mater anglaises en bas nylon - Elles ont quoi de particulier, les Anglaises? (Hormis une dentition difforme?)
  • metro promiscuite - Je pourrais vous en raconter à ce sujet, étant prise en sandwich presque tous les matins dans un métro bondé d’êtres aux desseins pas toujours purs et chastes.
  • miss tenu d’eve - J’espère qu’il ne s’agit pas de miss météo. À moins que “Miss Tenue d’Ève” soit un concours de beauté, à l’instar de Miss Univers et Miss Hawaiian Tropic?
  • mon premier cheveu blanc - Mes condoléances, bis. Je compatis avec votre douleur.
  • occupation double oups nipple - Bon, il semblerait que mon blogue soit véritablement devenu le repère pour les recherches “mammaires” de tout acabit. :D
  • pompier sexyyy - Toujours plus sexy avec 3 y!
  • pompiers en contrôle d’incendie - Comme c’est étrange, j’ai une toute autre image qui surgit brusquement dans mon esprit. :D
  • porte zen - Ah, une porte peut être non zen? En vente cette semaine chez Réno Dépôt, une porte en chêne, certifiée 100% zen!
  • pourquois un gout amer avec mon dentier - J’avoue que j’ai un faible pour cette requête! :D
  • qu’attend on d’une oeuvre d’art - Ça, je pourrais vous en causer pendant des heures…
  • que faire après délirium tremens - A) Vous vomir dessus. B) Vous rendre à l’hosto le plus près. C) Boire du Perrier pour les 10 jours à venir.
  • recette de biscoti salé - Dans mon cas, ce n’était pas voulu. C’était une erreur, bon! Pfff, que c’est odieux de tourner le fer dans la plaie.
  • recits de sexe dans le metro - Oui, effectivement j’écris des récits érotico-Harlequin, c’est mon sideline, tsé.
  • rhume besoin de repos combien ? - Pour l’homme: un minimum d’une semaine, repos complet. Chez la femme: deux Advil Rhume et Sinus, un thé citronné, une demi-heure de pause et le tour est joué, sa vie reprend son cours normal.
  • rigolade sur jorge bouche - Ici, vous trouverez peut-être une ou deux rigolades sur Art-Peur.
  • sac lacoste bandouliere - Tiens, chéri fait justement son frais avec celui qu’il vient de  se procurer. Étrange coïncidence. Ou pas.
  • schmitt, histoire de la dame ki attend à la gare - Et alors, qu’est-ce ki se produit dans cette histoire?
  • sentier ckasse et peche fait cocasse- Ce qui est cocasse, c’est l’orthographe de chasse.
  • streep-tees - Rhaaa, encore?
  • tatouage moitié couple - Bah, une moitié de couple, à mon avis, c’est une personne, non?
  • tes pantalons de cuir -Je m’en suis débarrassée. Exit la phase pantalons de cuir.
  • uniformeshello kitty - Tout ce que j’ai à l’effigie d’Hello Kitty, c’est un isty bitsy tiny petit morceau de tissu (et vous ne saurez pas de quoi il s’agit). :P
  • vue 3d presentoir chaussure- Bientôt sur mon blogue, un présentoir 3D de ma collection de chaussures!
  • à saisir la cornue - Personne ne parviendra à me saisir. Ni maintenant ni jamais.

Je vous ai à l’oeil! Soyez plus sages en décembre, si vous voulez que sexy papa Noël vous gâte un peu. :P (Je sais, je m’attire encore des recherches pas très pudiques.)

Médaillée d’or en shopping

novembre 27, 2008 - 11:10 10 Comments

Un jour, je me trouve inutile, moche, grosse, idiote et mûre pour la retraite fermée dans un monastère tibétain et le lendemain, c’est la joie et l’allégresse. Je suis ainsi faite. Je change d’humeur plus vite que mon ombre, telle une Lucky Luke des états d’âme.

Cette journée de congé m’a fait le plus grand bien. Je suis allée récupérer une commande au comptoir Chanel et bizarrement, l’associé aux ventes m’a retenue au moment où je quittais les lieux afin de me remettre, en toute hâte, un échantillon de crème pour les yeux “énergisante, multi-protection, anti-poches et anti-cernes”. Était-ce un message subliminal?

Même mon univers onirique m’envoie (pas si) subtilement des signes: j’ai rêvé cette nuit qu’une personne  soutenait opiniâtrement que je n’avais pas l’air bien malgré le fait que je tentais obstinément de lui prouver le contraire. Saloperie de subconscient.

Il existe néanmoins un remède à cette fatigue abrutissante: le magasinage thérapeutique.

Rien de tel que se faire complimenter sur TOUS les articles qu’on essaie pour retrouver le moral. Même si ladite cliente n’est pas le moindrement d’accord avec l’avis pas objectif du tout de la vendeuse.

Je suis allée faire un tour chez Axara, dans l’espoir de peut-être dénicher une ou deux jolies tenues pour les Fêtes. Car il s’agit d’une tradition depuis ma tendre enfance: Noël égale nouvelle robe.  Et cette boutique regorge généralement de robes glamour et uniques - parfaites pour les Fêtes. Lors de ma séance de shopping, j’ai été secondée par une vendeuse totalement surzélée. Ceci étant dit, j’avoue ne pas détester ce sentiment  de vivre une scène tout droit sorti d’un film à la Pretty Woman, ou des vendeurs/vendeuses sont aux petits oignons avec moi. Ces attentions me font sentir importante, l’espace d’un court instant. Même si, en réalité, je sais pertinemment que c’est plutôt mon porte-feuilles qui est directement visé par ces obligeances intéressées. Toutefois, je trouve un peu lourd lorsqu’on me sort “Cette robe te va à ravir, elle est faite pour toi!” à toutes les fois que je jaillis de la cabine d’essayage, telle une braqueuse de  magasins de fringues (flingue en moins). J’suis pas stupide, quand même. Je connais mon corps, ses points forts et ses points faibles et je sais généralement comment mettre mes atouts en valeur et atténuer les zones problématiques. Alors n’essayez pas de me convaincre que cette robe, qui me donne l’allure d’une poire (épaules décharnées et énorme bassin) me va à ravir, ou que cette robe-tube ne glissera pas faute de devanture suffisante pour la maintenir en place.

Enfin, ce grand safari au centre commercial m’a permis de ressortir de la boutique avec une superbe robe  violette pour Noël et un joli pull  orange brûlé, qui se mariera à ravir (pour vrai, là) à une jupe satinée couleur brun-bronze achetée au Château il y a quelques semaines. Et comme j’avais grand besoin d’une paire de chaussures habillées de couleur brune (pouvez-vous croire, seulement un instant, que ce type de chaussures était jusqu’à ce jour absent de ma collection? Infamie!), j’ai zieuté du côté de la boutique Steve Madden, marque réputée pour ses chaussures fashion à un prix “relativement” abordable. Disons que souvent, les tranches de prix avoisinent celles d’Aldo.

Chez Steve Madden, elles m’attendaient. Elles se tenaient là, devant mon regard médusé. Elles étaient EXACTEMENT les chaussures que je cherchais (brunes dont le tissu satiné s’harmonise fort bien avec la jupe mentionnée précédemment), et à rabais en plus. Comment faire pour ne pas céder à la tentation?

Thérapeutique, je vous jure!

Dans un tout autre ordre d’idées, mais qui tout compte fait a également eu un impact de plus sur le rehaussement de mon moral, j’ai eu la confirmation que la bifurcation que je m’apprête à faire a du bon. Une des employées du bureau de mon audioprothésiste que je devais voir aujourd’hui me racontait qu’une de ses proches a un emploi de conseillère en communications dans une entreprise gouvernementale, qu’elle s’y plaît et qu’elle gagne très bien sa vie. De plus, la dame qui m’a reçue aujourd’hui, au département des services aux étudiants, a également corroboré les dires de la conseillère en orientation: le secteur n’est pas bouché et les perspectives d’emplois sont des plus intéressantes.

Alléluia. Après la pluie, le beau temps. Ou bien devrais-je dire après le cafard, le shopping thérapeutique. :P