septembre 28th, 2008

Je ne suis pas très active dans le merveilleux monde des blogues actuellement, ni comme blogueuse, ni comme “commentatrice”, et pour cause: mes temps libres voisinent le degré de congélation (mieux connu sous le nom de “Zéro”, pour les personnes qui n’auraient pas écouté durant leurs cours de sciences physiques - ou qui s’en foutaient tout simplement!).

Les moments passés à la maison se font rares. Sauf peut-être pour y dormir, puis pester contre mon cadran-réveil, faire un câlin à chéri, m’extirper des draps pour ensuite me préparer à affronter une énième journée routinière, grattouiller le bedon ou la tête de mes amis félins, avant d’aller me farcir un trajet de métro dans une promiscuité plus que débectante.

À mon arrivée à la maison, même manège: je grattouille le museau de chéri et donne un bisou à mes chats (oups!), me débarbouille, prépare mes vêtements pour le lendemain avant d’enclencher l’alarme de mon cadran pour m’endormir, la tête encombrée de pensées de toutes sortes.

De plus, je suis victime depuis plus d’une semaine d’un rhume indécrottable: Advil rhume et sinus, vitamine C, fruits à profusion, sirop expectorant, rien n’y fait. J’ai sans doute besoin de repos, je vous remercie de votre conseil.  Car oui, je suis fatiguée. Fucking fatiguée, comme le dirait une pseudo-héroïne de roman de fille à papa qui aurait dû s’en tenir à son premier bébé (*). Chaque jour, je me présente au travail avec une tronche de déterrée, ce qui fait sursauter ma patronne (lorsqu’elle est présente, bien évidemment). Celle-ci m’apporte des breuvages fruités et du chocolat pour me requinquer, m’enjoignant de ne pas manquer à l’appel le lendemain. C’est que, moi absente, elle panique. Moi seule, aucun problème - en fait, s’il fallait que je ne puisse pas prendre les commandes du bureau lorsque je suis seule, je me retrouverais dans un sacré pétrin, étant donné que je dois travailler en solitaire (au moins) 85% du temps. J’ai presque l’impression qu’elle a totalement oublié le fonctionnement de plusieurs procédures depuis que je suis là.

L’atmosphère générale m’épuise également. Il y a un je ne sais quoi dans l’air qui gruge toute mon énergie. Ces guéguerres puériles, ces frictions harassantes, cette insistance à vouloir que je sois d’un côté plutôt que de l’autre. Le genre d’ambiance propre à un milieu syndiqué, quoi. Et vlan, le gros mot, ça y est, je l’ai échappé. Et on me garrochera sans toute tout un tas de roches, mais tant pis: les syndicats sont, dans bon nombre d’entreprises québécoises, les empêcheurs de tourner en rond. Je ne me ferai probablement pas d’alliés en affirmant que ces associations syndicales prennent trop de place dans notre province, qui affiche d’ailleurs le plus haut taux de syndicalisation en Amérique du Nord. Pour imager la chose, je prendrais cet exemple: l’enfant (l’employé) réclame de sa mère (le patron) une permission qu’elle ne lui accordera pas. Plutôt que d’amorcer une discussion ou chercher à comprendre la raison sous-jacente à ce refus, l’enfant s’en remettra au père (le syndicat), qui lui ira négocier avec la mère, et les pourparlers ne se termineront pas nécessairement en bons termes. L’association vous semblera peut-être boiteuse, mais au final, les syndicats ont effectivement cette attitude paternaliste et dépassée. Ils auraient certes leur utilité dans des milieux ouvriers victimes d’injustices criantes, mais la plupart du temps, on y a généralement recours pour le moindre regard un tant soit peu malveillant.

Et oui, j’ai déjà été syndiquée alors je parle en connaissance de cause. Je crois également que c’est malsain de ne pas laisser à l’employé le droit de choisir de l’être ou non. Enfin, je m’égare. Je laisse parfois un peu trop le côté “sociologue” en moi s’imposer dans ma perception d’une situation, aussi commune soit-elle.

En conclusion: je suis condamnée à être morveuse et tousseuse jusqu’à ce que j’aie le temps de prendre le temps ou que le climat soit moins éreintant mentalement parlant.

Sur une note plus positive, toutefois, je poursuis mon cheminement afin de m’assurer d’un avenir brillant et rempli de petites licornes mauves qui virevoltent partout, de nuages dodus et de lutins joyeux (ahem, vous excuserez ces énumérations foireuses, relents d’une trop grande intoxication médicinale). De plus, après une deuxième rencontre avec la conseillère en orientation, je sens que j’approche du but. Elle était littéralement en feu jeudi soir dernier, m’accordant un 20 minutes de plus que l’heure prévue pour notre rencontre. J’aimerais avoir la chance de me sentir aussi exaltée par mon emploi.

Je constate peu à peu, en écoutant ses recommandations et en effectuant quelques tests, que j’avais raison (sans le savoir) il y a quelques mois, lorsque j’avais eu envie de me diriger vers les communications. C’est ce qui semble ressortir nettement de mon profil. J’en ai assez des environnement immuables, rigides et ne proposant qu’un minimum de défis. J’ai besoin de mouvement.

Dans un autre ordre d’idées, je me suis inscrite au gym avec chéri, car les cours de yoga ne suffisent pas. Il me faut bouger, me tonifier, reprendre des forces. Le jogging me manque et malheureusement, je me vois mal courir le long de la rue Ontario, croisant de vieux fumeurs parqués devant des bars de danseuses, des tavernes ou des restos mal famés, qui reluquent mon popotin en riant grassement. Je m’ennuie de la sérénité du Canal Lachine, l’endroit parfait pour se délier les jambes. À  défaut d’un lieu pour courir, le gym me permettra de me détoxifier toute l’année durant (car jogguer dans 45 centimètres de neige n’a rien de très plaisant).

Quoique dernièrement, la STM m’ait forcé à entreprendre malgré moi un plan santé qui porte fruit. J’ai perdu quelques livres pour avoir trop marché, gracieuseté des métros hors service à toute heure du jour et du soir, des autobus trop en retard et/ou qui ne passent carrément pas et/ou bondés à un point tel qu’ils ne s’arrêtent même pas pour laisser les usagers monter à bord.

Fin de ce billet trop long. ;)

(*) Toute ressemblance avec la réalité (n’)est (pas si) fortuite.

septembre 18th, 2008

Je serai brève ce soir, car mes neurones ont probablement été atteints par de diaboliques trouble-fêtes invisibles à l’oeil nu (aka. microbes).

Mon rendez-vous avec la conseillère en orientation s’est très bien déroulé.  Cette rencontre devait servir d’entrevue préparatoire. En effet, il est encore trop tôt pour cerner l’ampleur de la situation et  il est évidemment impensable de résoudre le problème en l’espace d’une heure seulement. Il s’agissait plutôt pour elle de sonder les incommensurables profondeurs de mon esprit, tel un sous-marin en perdition dans de noires eaux abyssales. :D

À proprement parler, elle m’a fait remplir un questionnaire assez détaillé sur mes antécédents scolaires et professionnels, sur la raison pour laquelle je consultais, etc. Elle m’a longuement questionné, tentant d’établir un fil conducteur entre mes valeurs, mes intérêts, mes besoins.

La conseillère a également mentionné une chose que j’ai trouvée très exacte, à savoir que jusqu’à tout récemment, je m’étais laissée guider par mon coeur, dans mon cheminement scolaire, et qu’actuellement, puisque j’ai naturellement changé, vieilli et maturé, mes priorités sont autres. Je laisse donc un peu plus parler ma tête, sans toutefois renier complètement mon coeur. Cette remarque était des plus justes.

Je suis repartie de son bureau avec l’impression d’avoir avancé d’un cran dans mes démarches. Elle m’a remis trois formulaires à remplir, que nous analyserons ensemble la semaine prochaine. Il s’agit de questionnaires sur mes valeurs, mes préoccupations d’emploi, ma personnalité, et ainsi de suite.

À l’issue de cette visite, et en commençant à répondre aux questionnaires, je me rends compte qu’effectivement mes goûts pour les arts sont très poussés. Toutefois, un autre élément crucial ressort de ces petites enquêtes sur mon “moi” professionnel: je suis également de type investigateur.

D’autres détails à suivre lorsque mon cerveau aura recouvré l’ensemble de ses capacités sans être sous l’influence du Advil rhume et sinus.

septembre 16th, 2008

Ce jeudi, j’ai un rendez-vous en orientation scolaire et professionnelle. Il m’a fallu une forte dose de volonté pour décrocher le combiné et composer le numéro de téléphone. Mais surtout, pour admettre que ma vie professionnelle n’a rien de très prometteur financièrement parlant, que le chemin autrefois emprunté n’annonce aucune réelle stabilité et que les véritables challenges s’amenuisent à mesure que les offres d’emplois passent sous mes yeux. J’ai décidé de reprendre mon avenir en main. Je suis de celles dont le goût pour la vie de carrière est irrépressible. Pas envie de croupir derrière un bureau à effectuer des tâches sans âme pour le reste de mon existence.

Je n’ai pas baissé les bras. J’ai simplement choisi d’aller à contre-courant. Depuis trop longtemps, la culture est en souffrance, telle une mal-aimée de la société. Avec les récentes coupures, les maigres perspectives d’emplois et toute cette aura de non-financement qui entoure toujours les arts, il me fallait mettre le pied dans l’engrenage avant d’être emprisonnée par une roue qui me ferait courir à ma perte.  De plus, j’oeuvre depuis trop longtemps dans un milieu qui ne me ressemble pas, auquel seule une partie de moi s’identifie, un domaine qui ne vient pas me “chercher dans les tripes”, comme on dit. Et j’ai besoin de ça. J’ai besoin de ressentir cette motivation. J’ai besoin de sentir à nouveau ce goût du défi s’emparer de moi.

Depuis quelques temps, les signes se sont multipliés. Non, je ne crois pas que les choses nous soient destinées dans la vie. Néanmoins, je suis d’avis qu’à certaines étapes de notre cheminement d’êtres humains, notre existence se borde de signaux qui se manifestent, presque imperceptiblement, et qui se veulent les guides vers la réponse à une question que l’on se pose parfois malgré nous.

Si ce que j’ai envie d’entreprendre se concrétise, ce chemin représentera un sacré lot d’études à recommencer. Le cheminement logique de ce champ d’études comporte le baccalauréat, la maîtrise et le doctorat. Rien de moins. Toutefois, ayant déjà en poche les deux premiers diplômes, je veux tenter de trouver s’il me serait possible de court-circuiter cet itinéraire obligé. Du moins, de ne pas replonger tête première dans le deuxième cycle universitaire. Ce nouveau parcours pourrait également impliquer l’apprentissage de deux ou trois notions absentes de mon cheminement collégial, qu’il faudrait que je rattrape d’une quelconque manière. Du pain sur la planche, en effet. Mais je suis capable.

Et, à l’issue de ce parcours cahoteux, il me sera peut-être même possible de renouer avec mes anciennes amours, en conjuguant cette nouvelle discipline aux arts qui me sont vitaux.

Repartir à zéro à presque 30 ans… Peut-être est-ce la boucle qui viendra clore cette considérable remise en question entreprise il y a un peu plus d’un an déjà. Peut-être était-il nécessaire d’en arriver là, de bifurquer vers une zone inconnue.

J’espère que la visite chez l’orienteur portera fruit.

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