décembre 15th, 2008

L’an dernier, à pareille heure, je tentais en vain de chasser la culpabilité, la tristesse, les démons, la douleur, la sensation d’un karma catastrophique qui s’acharnait sur moi depuis trop de mois déjà.

Deux phrases ont à jamais endommagé une partie de mon être. Deux phrases qui resteront toujours cruellement ancrées dans ma tête.  Si c’est ce que je pense, il n’y a rien à faire.

Lorsque le fatal “si c’est ce que je pense” s’est effectivement confirmé, la deuxième phrase a achevé de me meurtrir l’âme, le coeur et l’esprit. Je ne te laisserai pas partir avec elle.

C’était terminé. Vénus ne pourrait plus illuminer mes journées. Je venais d’être foudroyée par un chagrin sans nom.

Un an que j’essaie de comprendre pourquoi. Un an que je me remémore, que je ressasse. Un an que j’en veux à la vie, à l’univers et à mon putain de karma de l’avoir rendue si malade, si chétive, si souffrante, alors qu’elle aurait pourtant dû vivre encore plusieurs années.

J’ai compris aujourd’hui que je ne digérerai jamais ce qui s’est produit. Jamais. Je venais de vivre la pire période de mon existence et voilà que Vénus m’était injustement arrachée, au terme de cette année de disgrâce.  Odieux coup du sort.  J’emmerde l’univers, tiens. Je lui fais un superbe doigt d’honneur version HD.

Et en plus, fallait que ce triste anniversaire tombe un lundi. Quand je vous dis que je suis damnée.

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septembre 16th, 2008

C’est hier que j’ai assisté à mon premier cours de yoga. Comme je l’ai mentionné précédemment, cela devait me permettre, notamment, d’évacuer un trop-plein de tension qui m’envahit nécessairement chaque Grand Méchant Lundi que le calendrier nous amène.

Or, vendredi dernier, ma patronne m’avait offert de travailler à la maison, histoire de me farcir une longue traduction qui m’aurait pris des lustres si je l’avais fait sur les lieux (pour cause de dérangements intempestifs… et incessants). Il va sans dire que j’ai acquiescé à sa suggestion à la seconde où elle en a fait mention. Ainsi, j’éviterais de devoir affronter un Grand Méchant Lundi au travail. Heureusement d’ailleurs, car j’ai su  qu’au cours de la matinée d’hier, une panne d’électricité majeure est survenue! Le genre de truc qui se produit invariablement un lundi, de telle sorte que je ne me questionne même plus sur les probabilités  que de tels événements se manifestent un autre jour. Si ça arrive, on est lundi, point à la ligne.

J’ai toutefois écopé aujourd’hui. L’univers m’a sans doute retourné la grimace que je lui avais faite hier en ignorant intraitablement le Grand Méchant Lundi. En effet, ma journée a été des plus chargées, entrecoupée d’une évacuation de la garderie pour cause de surchauffe du système de climatisation (encore!). Totale absence de pompiers, cette fois-ci, par contre. Amère déception.

En ce qui a trait au yoga, nulle déception. Plutôt une apaisante sensation à la fin de cette heure et quart. Nous avons appris quelques mouvements de base. Je sais faire la position du chat (approuvée par Morgane la chatte qui s’est étirée avec moi en signe d’encouragement).

Mais qu’est-ce que j’ai inhalé comme air! Je crois n’avoir jamais autant respiré de mon existence.

Inspirez… Expirez… Stop, vous croyez que je peux mourir d’un trop-plein d’air?

septembre 13th, 2008

[NDLBC*] Je tiens à préciser que ce billet a été rédigé à 95% jeudi dernier, mais j’avais trop la flemme pour en corriger le contenu et j’ai plutôt décidé d’opter pour un voyage toutes dépenses payées vers le pays des rêves. Quant à hier soir, j’étais bien trop occupée à profiter du fait que chéri était à la maison pour regarder les “vendredis soirs policiers” au Canal D. Pour une raison que j’ignore, je visionne ces documentaires policiers presque exclusivement lorsque chéri s’est absenté pour le week-end et je n’en ferme pas l’oeil de la nuit (car bizarrement se produisent des détails qui effraient mon imagination agitée: bruits sourds dans la cage d’escalier, lueurs étranges émanant de la porte-patio, craquements de nature indéterminée). Bref, ce billet est publié avec un peu de retard, et fiez-vous sur moi, la rédactrice ne sera pas rémunérée pour cet affront (ie. aucune nouvelle paire de chaussures ne lui sera permise pour les jours à venir).

[Fin de la NDLBC]

Contrairement à bien des blogueurs qui traiteront d’un certain 11 septembre il y a sept ans, je ne dirai pas un traître mot à ce sujet (aussi élimé qu’un jeans trop porté). Pas envie non plus de me tourmenter l’esprit sur la manière de porter les jolies bottes en faux suède gris que je viens de me procurer pour des cacahuètes (ou presque). Je suis dans un état de léthargie post-état-d’excitation-post-magasinage. Pas trop envie de me faire à manger même si mon estomac couine, après avoir ingurgité quelques cubes de tofu qui ont mariné trop longuement dans la même eau rance et que j’ai prestement recraché de façon quasi-artistique (d’ailleurs la Russie m’a accordé un pointage de 8.5 et le Japon, plus généreux, un 9). Je me coucherais à l’instant, mais il est encore trop tôt et je veux éviter de sombrer dans un sommeil agité et faire des rêves aussi farfelus que la nuit passée, histoire de conserver le peu de santé mentale qu’il me reste. Il faudrait bien que je me secoue les fesses et que je remplisse le lave-vaisselle avant d’attirer toutes sortes de bestioles avec les assiettes sales qui s’empilent, formant des tours vertigineuses dans l’évier, à côté de l’évier et finalement un peu partout dans une zone de 1,5 km entourant l’évier. Je pourrais également profiter de mon free trial à WoW ou encore maudire ce couillon de Stephen Harper qui nous envoie encore une fois au scrutin, bafouant par le fait même les électeurs qui ont gobé sa promesse de tenir des élections à date fixe.  Bon sang que je mène une vie palpitante. Paris Hilton n’a qu’à aller se rhabiller (ben quoi, autrement elle va prendre froid).

Et c’est pourquoi j’emprunterai une fois de plus à Cynthia un quiz à faire un jour de pluie, ou un soir de flemme totale, comme ce soir.

Quelles sont tes initiales? ÉP. Les mêmes que mon pépé qui mange des pissenlits par la racine des tartines de lard à la cassonade à la droite de Saint-Pierre. Un de ces jours, je vous raconterai une anecdote au sujet de ces tartines ma foi assez peu ragoûtantes.

La dernière chose que tu aies mangé? Des morceaux de tofu pas frais, vraisemblablement oublié au frigo depuis euhhh, Mathusalem. Souffrance.

Nomme une chose qui te fait peur: Stephen Harper. D’ailleurs, dans la section “allergies” de mon nouvel agenda, c’est son nom qui y figure. Pour vrai! Car oui, je suis assez timbrée pour rédiger ce genre de folies dans un agenda.

Je dis Shotgun, tu dis : Euh, Maverick? Ah non, c’est Top Gun. Euh, c’est un fusil, non? Alors si on me dit fusil, je dis Stephen Harper dégaine son fusil électoral (tiens, je viens d’avoir une répugnante image mentale de film porno. Ewwwwwwwww. Quelle association licencieuse.)

Qui était la dernière personne dans ton lit? Mon gros chat  Merlin, qui s’est faufilé dans la chambre ce matin. Et je sens que la prochaine personne à aller y faire un tour, ce sera moi!

Que faisais-tu à 7h00? Je défroissais mon chandail à l’aide du steamer (et non, curieux lecteurs,  il ne s’agit pas du célebrissime Tobi!).

La dernière personne à qui tu as donné un câlin? Quelques fillettes à la garderie, car c’était une journée particulièrement riche en câlins (et en résidus de collation, sable, gazon et morve qui se sont agglutinés à mes vêtements)!

Est-ce qu’une personne que tu connais voudrais sortir avec toi? Possible. Mais cette personne a) ne saurait sans doute pas dans quel merdier elle se ficherait en sortant avec moi b) voudrait gagner un pari et le perdrait c) arriverait en retard d’un an et quelque, parce que je suis déjà bien pourvue en matière de chéri.

As-tu déjà conduit sans permis? Oui, je l’admets, monsieur l’agent, je suis une dangereuse criminelle. J’ai conduit… des bumping cars! Menottez-moi immédiatement.

Le dernier restaurant auquel tu es allé dîner? En tête à tête avec moi-même, au resto tenu par des vietnamiens qui font des sushis et des sous-marins vietnamiens (d’oh!). Sinon, avec chéri que j’ai initié au Touski. Mon nouveau quartier regorge de restos en tout genre.

Aimes-tu ton nom? Oui. Car Hello Kitty était manifestement trop ridicule, dommage. :D

Quelle heure est-il? 20h38

Qui t’as fâché aujourd’hui? À son insu, une personne qui travaille de temps à autres pour nous, car c’est toujours moi qui doit dealer avec ses erreurs. Et Dieu sait qu’elles sont fréquentes. Je déteste recoller les pots cassés par les autres et nettoyer la crasse laissée par les bévues d’une tierce personne.

Baseball ou Football?
Over my dead body. Le baseball est d’un ennui mortel et le football est entrecoupé de pauses trop nombreuses pour qu’une non-initiée de ma trempe arrive à suivre le jeu. Je n’y ai compris que dalle la seule fois où je suis allée voir un match des Alouettes. Et, sérieusement, avec tous ces temps d’arrêt qui interrompent constamment le match, force est d’admettre que les cheerleaders bougent plus que les joueurs.

Aimes-tu les oiseaux?
Bof. Ils m’indiffèrent. Après tout, je suis une femme à chats.

Est-ce que cela t’importe si tes bas sont sales ou propres?
On va se mettre d’accord sur un point: le plus longtemps je peux NE PAS porter de bas, le mieux je me porte.  Free toes! :D

Ton opinion sur les tatouages de symboles chinois? J’admets qu’il y a plus original. Anecdote: chéri étant un avant-gardiste (c’est lui qui l’affirme), il s’est fait tatouer un symbole chinois (?) avant que cette mode ne prenne d’assaut les dos, bras, chevilles, alouette!

Aimes-tu câliner et te faire câliner? Hormis chéri et les câlins des enfants, ce genre de PDA me rend généralement mal-à-l’aise. Je n’apprécie pas que les gens s’immiscent dans la bulle qui me sépare d’eux. Comme le disent mes collègues anglophones, je ne suis pas le moindrement “touchy-feely”!

Aimes-tu quelqu’un? Chéri. (Et Dumas, secrètement.)

Dans quel lit as-tu dormit la nuit passée? Le mien, quoique je me sois retrouvée dans un hôtel en Europe durant mon sommeil. J’ai le sommeil voyageur.

As-tu déjà fait du bungee? Non, et je ne compte pas en faire dans un avenir rapproché!

As-tu déjà fait du white-water rafting? J’ai fait du rafting sur les rapides de Lachine (qui se trouvent à Lasalle, ça va jusque là, vous me suivez?). Bon, ce n’est ce qu’on pourrait qualifier d’aventure extrême, mais pour une trouillarde de mon genre (et qui plus est, craint l’eau), il s’agit d’un exploit.

Est-ce qu’une personne de dix ans ton aîné t’as déjà cruisé? Généralement, ce sont les hommes beaucoup plus vieux ou les jeunots à peine sorti de la puberté qui osent ouvertement draguer l’échevelée qui signe tous les billets de ce blogue.

Combien d’animaux as-tu? Deux chattes, Belle et Morgane. Un gros matou, Merlin. Une belle-fille chat, Java. Un chéri. Une féline au paradis des chats, Vénus et un gros hamster au paradis des hamsters, Valentin.

As-tu déjà rencontré un Redneck? Si je me fie à la définition élargie de ce terme, je serais portée à répondre oui.

Comment est la température en ce moment? La température de mon salon est relativement tempérée malgré une dépression qui s’annonce et le coucher de la lampe torchère est prévu d’ici une trentaine de minutes. Colette Provencher, sors de ce corps.

Qu’écoutes-tu en ce moment?
Pomme C de Calogero, dont il faut absolument que je traite plus en détails un de ces jours.

Quel est le dernier film que tu as vu?
Le 2e volet de National Treasure. Et avant ça, la trilogie du Parrain, seuls films à ce jour sur lesquels chéri et moi sommes arrivés à un consensus.

Portes-tu des lentilles? Non, j’ai une bonne vision. Peut-être pour avoir mangé trop de carottes? ;)

Une chose que tu as apprise cette année? Mon prénom en binaire :D

Que commandes-tu lorsque tu vas au Starbucks? La même chose depuis bientôt huit ans: un grande cappuccino.

Ton émission favorite? Par les temps qui courent (qui sprintent, qui traînent de la patte, peu importe), je n’écoute pratiquement jamais la télé et ô fatalité, je me suis rendue compte que Les hauts et les bas de Sophie Paquin (dont j’ai raté la deuxième saison pour cause d’accouplement d’ouragans Gustav et Katrina dans ma vie personnelle à ce moment) passera le soir où je serai en train de me zénifier sur un tapis de yoga.

Quelle est ton obsession? Elles varient constamment. En ce moment, je craque grave pour la Limonata San Pellegrino, les pretzels Rold Gold minces et les chaussures.

Est-ce qu’on t’as déjà dit que tu ressemblais à une célébrité? Apparemment, j’aurais des airs d’Anick Lemay et de Camilla Belle.

Qui voudrais-tu voir en ce moment? Chéri. (Et Dumas, secrètement.)

As-tu peur de tomber en amour? Non. J’ai juste un peu peur de tomber et me retrouver avec des ecchymoses partout.

As-tu déjà été prise à faire quelque chose que tu n’étais pas supposé faire? Dessiner pendant d’ennuyant cours de mathématiques. Avoir, pour un instant seulement, l’intention de voter Libéral afin de contrer le Parti Conservateur (promis, juré, je n’oserai plus songer à une telle ignominie).

Odeur favorite? Sans doute l’odeur du café fraîchement moulu.

Est-ce qu’une personne proche de toi est décédée?
Pas dernièrement. Et heureusement d’ailleurs, car j’ai particulièrement du mal à vivre un deuil. Il m’a fallu six mois pour accepter la mort de Vénus.

Taco Bell ou Burger King? Pas une grande fan de fast food. Toutefois, lorsque je pense à Taco Bell, je me remémore des souvenirs datant de 1994, lorsque j’étais allée en Alabama passer une semaine dans la peau d’une “astronaute” au Space Camp (putain, avec le recul je me demande comment j’ai fait pour passer une semaine entière dans une contrée où l’on ne parle qu’anglais à un âge où j’avais du mal à former un tiers de phrase cohérente dans la langue de Shakespeare). Je me rappelle avoir mangé au Taco Bell le soir avant que nous nous dirigions vers le site. 

La prochaine fois que tu vas embrasser quelqu’un? Chéri, j’imagine, qui devrait rentrer d’ici la prochaine demi-heure. Sinon, je pourrais bien ouvrir la porte et embrasser le premier passant, à mes risques et périls.

Nipple ou Nose rings? Ne me lancez pas des roches: je trouve les nose rings trop communs. Et j’ai déjà avoué que si j’optais pour un troisième piercing, ce serait un nipple ring. Rassurez-vous, je suis bien trop moumoune pour mettre cette idée de fou à exécution.

La dernière fois que tu as été au bowling? Ce printemps, dans le cadre d’une collecte de fonds organisée par le Club Optimiste de Lachine, afin de ramasser des sous pour encourager ma maman qui allait se faire raser le cibouleau pour une deuxième année consécutive.

* NDLBC: Note de la Blogueuse Cornue

septembre 10th, 2008

(Bruyant) soupir de soulagement.

Pour ceux ou celles qui ne l’ont pas encore deviné, je suis possiblement la personne la plus tracassée sur la surface du globe. Je stresse pour tout, absolument tout. Même si mes craintes sont non fondées, le plus souvent. J’ai pratiquement le mot anxieuse tatoué sur le front. En lettres fluorescentes. Avec un contour bordé de chaînettes dorées. Et des néons clignotants. Et peut-être aussi une description sonore du contenu visuel.

Depuis la fois où je suis allée chez le vétérinaire avec Vénus pour en ressortir, malheureusement, sans elle, je crains profondément toute visite chez le vet. Et dernièrement, j’ai remarqué que Belle semblait souffrir d’une petite infection à l’oeil en plus d’avoir les oreilles très encrassées de cérumen, malgré le fait que je les lui nettoie régulièrement. Hier, elle avait du mal à garder l’oeil ouvert et des larmes perlaient constamment de son oeil infecté.  Son état m’inquiétait. Comme je viens d’emménager dans un quartier que je connais peu, j’ai cherché une clinique vétérinaire à proximité de chez moi (merci, Google Maps) et une amie m’avait parlé d’une clinique sur l’avenue De Lorimier.

J’y avais un rendez-vous avec Belle aujourd’hui et même si tout mon entourage se voulait rassurant, j’ai vécu dans un état de nervosité totale une bonne partie de la journée. Maux d’estomac, nausée, perte d’appétit. Je revoyais le 15 décembre 2007 défiler dans mon esprit et j’appréhendais une mauvaise nouvelle. Un mal incurable qui n’existait même pas en réalité. Il est vrai que j’imagine toujours le pire. D’ailleurs, mon signe astrologique est Verseau ascendant négatif!

Finalement, une fois de plus,  je redoutais une situation que mon subconscient submergé de scénarios catastrophiques avait forgé de toute pièce. Belle a effectivement une conjonctivite, mais de nature plutôt bénigne, et qui devrait se résorber d’ici quelques jours sans qu’elle n’ait à prendre de médicaments. Et pour ses oreilles, le vet m’a suggéré un produit qui devrait peu à peu enrayer la production excessive de cérumen qui obstrue présentement ses conduits auditifs. Bon, il a bien détecté un problème dentaire, qui pourrait éventuellement nécessiter une chirurgie, mais il n’a mis aucune pression et m’a dit que si c’est ce que je souhaitais, il prendrait le temps de m’expliquer l’étendue de l’intervention - et des coûts reliés au rétablissement de sa santé dentaire. Toutefois, son état n’a rien d’alarmant.

Et re-soupir de soulagement.

Je suis sous le charme. Le personnel a été accueillant, sympathique. Le vétérinaire a été d’une gentillesse totale, prenant à la fois le temps d’expliquer tout en détails, répondant à mes questions, me suggérant diverses options. J’ai particulièrement apprécié le fait qu’il ne me prescrive pas d’emblée toute une panoplie d’antibiotiques et qu’il use d’une franchise dont devraient s’inspirer nos propres médecins.

Dans ma prochaine vie, je veux être un chat. ;)

***

Hôpital vétérinaire Animomédic. 4000, De Lorimier, Montréal. 514-521-1678.

juin 28th, 2008

Hier, je devais me rendre au Carrefour Angrignon après le travail, histoire de me procurer quelques articles essentiels en vue de mon déménagement ce dimanche (housses à vêtements, petits bacs de plastique, sac fourre-tout, etc.). J’en ai également profité pour acheter un sac de croustilles afin d’assouvir une folle envie de Miss Vickie’s [la grano en moi l'avoue à mots couverts, je l'ai dévoré en moins de vingt-quatre heures... Aïe! Mais je ne l'admettrai pas trop fort quand même, hein! ]

En plus d’être tombée sur une giga-méga-hyper-super-vente chez HMV [dur dur de se promener dans un centre commercial sans être happée par la bonne nouvelle providentielle du dieu Money, malgré un but précis que l'on s'impose (vainement, le plus souvent!!) avant même d'y avoir mis les pieds  - dans mon cas, en quête de bidules pour le déménagement], j’ai craqué pour deux cahiers de notes dont le chouette design girly m’a immédiatement conquise. Et pour ma défense, votre Honneur, je déclare qu’ils m’imploraient  tous deux de repartir avec eux. La vérité, rien que la vérité, je vous le jure.

En fait, je crois qu’un psy me serait d’une plus grande utilité qu’un juge. Car je souffre d’un étrange mal, qui me pousse à acheter toujours plus de livrets de ce genre, alors que règle générale, je n’ose pas maculer les pages de mon écriture.

Depuis ma tendre enfance, j’ai accumulé je-ne-sais combien de carnets, dont seul le tiers, ou peut-être même le quart, a réellement servi. Certains sont tout simplement trop beaux pour remplir la fonction qui leur était destinée et deviennent en quelque sorte des objets de collection.

Mon préféré (qui demeurera probablement à jamais inaltéré) est une fort jolie trouvaille dénichée à Venise à l’été 2005, dans une boutique nommée Il Pavone, située dans le Dorsoduro, quartier où je logeais.

Selon un procédé d’estampillation particulier, les artisans  de la boutique ont réussi à conférer à leurs papiers et leurs tissus une couleur unique dont les zones de reflets mordorés  juxtaposées au bleu très riche évoquent la coloration caractéristique des plumes de paon. D’où le nom, d’ailleurs, pavone signifiant en français paon.

Évidemment, vous reconnaîtrez les motifs de chats (quoi d’autre! je suis une véritable minouphile, en plus d’être une insatiable carnetomane!! Mon cas est décidément des plus graves.). À une certaine époque, à la fin du Moyen Âge, il me semble, les chats agissaient à titre de gardiens des livres, empêchant les rats de saccager les précieuses bibliothèques.

Ouuuhh, je pourrais presque animer une chronique à Artv. ;)

juin 27th, 2008

Dernière fois ce matin que je prenais la 36 en direction du travail.

Dernière fois que le chauffeur d’autobus me gratifiait d’un air bête en guise de bonjour lorsque je monte dans son véhicule.

Dernière fois que je débute ma journée de travail à 7h15. Car l’employée indispensable que je suis a obtenu l’illuuuustre privilège (après 6 ans de loyaux services, à être parée à toutes les éventualités dès l’ouverture du centre et à me lever à l’heure où même les poules ronflent encore), de pouvoir débuter entre 9h00 et 9h30, pour cause de déménagement très à l’extérieur du quartier. Ma patronne craint tellement que je quitte pour aller  voir ailleurs si le gazon est plus vert qu’elle a acquiescé à ma demande malgré un court moment de panique initial. Ainsi, ma supérieure  est sensée “s’organiser” pour être celle qui ouvrira dorénavant la garderie, ce qui ne devrait pas être si pénible puisqu’elle demeure à 5 minutes en voiture de notre lieu de travail.

Donc, corollaire au point ci-haut (et tellement jouissif), dernière fois que je me tape du remplacement de personnel en catastrophe le matin parce que X est malade, que Y a obtenu un rendez-vous chez le médecin pour son enfant ou que Z a simplement décidé qu’elle avait mieux à faire que travailler. Dernière fois que je perds 30, 40 minutes, 1 heure voire plus, à jouer au bureau des ressources humaines en début de matinée, retardant le moment où j’arrive enfin à avaler une première gorgée de café salvateur. Chose qui réduira considérablement mon stress matinal et cette perte de temps inouïe qui se répète au moins trois matins sur cinq. Dernière fois que je jongle tant bien que mal avec un taux d’absentéisme par moments effarants.

Dernière fois que je dois héler un taxi au sortir du centre d’achats, pour me rendre jusque chez moi parce que l’autobus qui m’y mène ne passe que deux fois par heure. Et ledit autobus n’est jamais tellement à l’heure non plus.

***

Dans deux jours, je quitterai le Sud-Ouest, où je vis depuis maintenant 6 ans, et l’Ouest tout court, où j’ai en fait, toujours résidé, pour me déplacer beaucoup plus à l’Est, dans l’arrondissement Ville-Marie, à la lisière du centre-ville et de HoMa.

Dernières attaches à ces lieux qui ont vu passer une personne que je ne suis plus vraiment. Bientôt, ces attaches cèderont.

***

L’empaquetage avance et Belle met la main à la pâte (ou à la boîte!), elle aussi. Ils sont fous ces chats! :D

juin 26th, 2008

(*) Titre tiré de chez Aetheriae noctes. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop de l’emprunt. :)

***

Puuuuuuuuuu capable.

Je fais des boîtes non-stop depuis quelques jours, espérant en vain que le déménagement par téléportation soit inventé d’ici la prochaine fois. Parce que trois déménagements en moins d’un an, ça use considérablement la patience d’une fille, plus particulièrement lorsque cette fille, c’est moi, et que de la patience, elle en possède à peu près autant qu’un édenté a de dents.

Je n’appréhende pas particulièrement le jour J - pardon, le jour D, pour déménagement - en adepte de la zenitude que je suis maintenant devenue. Par contre, j’ai en aversion tout le processus d’empaquetage et de dépaquetage. Et pour cause!! Mon loft a ressemblé au débarquement de Normandie de novembre à mars dernier, des boîtes jonchant le sol, faute de mobilier pour ranger tout ce bazar. Mobilier qui fut, peu à peu acquis (au fil de mes visites chez Ikea ;) ). Puis, après à peine un peu plus de trois mois à vivre dans un lieu décent, exempt de tout air de “j’habite-entre-deux-endroits-mais-pas-trop”, il me faut déjà le revirer complètement sans dessus dessous.

(Remarquez tout de même, Belle, à gauche, d’un calme olympien parmi ce désordre monstre.)

N’empêche qu’il me manquera, mon petit loft, ou, comme certains s’amusent à l’appeler, mon armoire à balais (ou pour les Belges que je salue au passage, mon kot).

Mais bon, puisqu’il faut regarder vers l’avant (car il s’agit manifestement du meilleur moyen de ne pas se casser la figure - si si, vous essaierez de regarder vers l’arrière tout en marchant vers l’avant! :p ), c’est vers cet avant que je me tourne. En route vers un tout nouveau quartier!

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