mars 16th, 2009

(Trêve de chansons kitschs.)

Oui, oui, je suis encore vivante et en un seul morceau. On ne peut pas en dire autant du texte ci bas, un peu pêle-mêle, incarnant assez bien l’état dans lequel se trouve mon esprit en ce moment.

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Les jours et les semaines passent. Je n’écris pas très assidûment et les lectures s’empilent dans mon agrégateur de fils rss . Je dois aussi répondre à quelques courriels qui finiront par prendre la poussière… virtuelle.

Mon cours est excessivement demandant. Par moments, j’ai l’impression de me retrouver au tout début de ma maîtrise, lorsque je ne quittais pas des yeux mes cahiers de notes et que ma vie se résumait à effectuer de fastidieux rapports de lecture.

Mardi soir dernier, tandis que Dumas chantait pour ses fans en pâmoison au Apple Store de la très commerciale rue Ste-Catherine, je remettais (enfin!) mon étude de cas rédigée pour le cours de communication organisationnelle. Après 2 semaines de labeur intensif, entrecoupé de vilaines quintes de toux et/ou fièvre fébrile et/ou maux d’oreilles et/ou envie de tout câlisser par la fenêtre. Car j’ai été envahie par une bande  de microbes tenaces pendant près d’un mois. Toute une performance de ces micro-organismes qui se méritent toujours la palme du mauvais timing!

Par contre, nos grands-parents auront raison d’affirmer que la grippe est mauvaise cette année. Car elle l’est vraiment! :P

En cours de rédaction, j’ai été très encouragée par les commentaires des membres de mon équipe. Avec le cumul des deux autres travaux, notre note d’équipe est de B.  Les 5 autres membres se déclarent satisfaites de ne la note. Pas moi. Tellement pas.  [Mise à jour: Une partie de ce billet a été rédigée la semaine dernière et les notes du récent rapport ont été affichées sur le site web du cours... J'ai obtenu la quatrième meilleure note de la classe, et j'ai fait remonter la moyenne du groupe à A-. Quand même. Je m'auto-tape dans le dos.]

Je suis exigeante. Envers moi-même et les autres, mais moi-même surtout.  Et, je me rends compte qu’entre écrire une analyse d’exposition, rédiger une étude sur le patrimoine religieux, faire un exposé sur les croix celtiques, concevoir un travail de longue haleine sur un artiste ou un courant littéraire, parler de cinéma néoréaliste en long et en large et pondre un rapport très technique en communication organisationnelle, il y a une sacrée marge.  La culture, j’ai ça dans le sang. Les théories communicationnelles, je les vis au quotidien, mais je ne les possède pas. Absorber toute cette matière me demande un effort supplémentaire. Comme lorsque j’ai suivi un cours sur les collections de sciences naturelles ou sur l”histoire du Haut Moyen Âge. Ces deux séminaires m’avaient littéralement enthousiasmée,  mais les lectures et la matière m’avaient donné énormément de fil à retordre. J’ai dû mettre les bouchées doubles pour y arriver et c’est ce que je m’efforce de faire, encore une fois.

Alors si je délaisse momentanément ce blogue, c’est faute de temps. Uniquement faute de temps, pas faute d’intérêt.  Car  j’ai tellement d’idées de billets qui squattent mon cerveau en ébullition! :D Malheureusement, mon niveau d’énergie vitale frôle encore une fois le dégré de congélation. Vidée par le boulot. Je travaille comme une déchaînée dans une atmosphère de plus en plus tendue et chaque jour, j’en sors complètement épuisée. Je m’endors vers 19h00, c’est tout dire…

Je suis également en train de concevoir un site web “professionnel”, pour offrir la possibilité à de futurs employeurs d’avoir accès à mon portefolio en ligne. Deux emplois intéressants sont dans ma mire et je compte postuler d’ici deux ou trois jours. J’ai également comme projet l’écriture d’articles pour quelques sites.

Et, le dernier et non le moindre de mes projets, assister à la venue d’un poupon qui devrait voir le jour d’ici peu. J’accueillerai bientôt mon neveu, Nathan, et lui souhaiterai la bienvenue dans ce monde de fous! :)

Bon, et maintenant, si je retournais à la correction d’un travail d’équipe dont la rédactrice ne semble manifestement pas aussi emballée que moi par le geste d’écrire…

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 5 »
février 11th, 2009

Certains affirmeront que je râle (encore!) pour rien.  D’autres encore mettront ces reproches sur le dos de mon esprit critique qui est très (trop) aiguisé.

La cause de mon réquisitoire virtuel? Les publicités d’Épargne et Placements Québec (notamment la campagne télévisuelle). Vous savez, celles où les protagonistes répètent continuellement au téléphone les mêmes âneries: Oui oui madame, vous êtes bien patati patata patapouf. Vous êtes à la bonne place, le nom le dit, et ainsi de suite.

C’est immanquable: chaque fois que j’en visionne une, je grogne. Je peste contre leur teneur, plutôt embarrassante, pour l’adulte que je suis. Car, chaque fois que je les vois, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une mauvaise blague, qu’on se moque ouvertement du “peuple”, avec une condescendance mal dissimulée. La publicité se veut infantilisante. Rien de moins. Vous êtes trop cons pour comprendre, on va beurrer très très épais et décomplexifier le message à un point tel que vous aurez l’impression d’être à la garderie, gobant  bien sagement les consignes de l’éducatrice.

Ras le pompon de me faire prendre pour une imbécile. À trop vouloir abrutir et déresponsabiliser les citoyens de ce monde, on finira par en faire des automates dépourvus de toute capacité analytique et qui seront trop habitués à se faire dire quoi faire et comment le faire. Plus on nous prend pour des cons et plus on le devient.

[Je crois que ma transition vers le monde des communications s'effectue plutôt bien. Me voilà qui critique la manière de transmettre un message, wahou! :P]

MISE À JOUR:

Je viens de dénicher une vidéo issue de l’émission 3600 secondes d’extase. L’inénarrable Marc Labrèche parodie admirablement bien la publicité que j’évoque dans ce billet! Bidonnant. :D

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 10 »
janvier 31st, 2009

Mode d’emploi du parfait étudiant dissipé:

1. Se rendre à un cours, de préférence très en retard, et faire une entrée remarquée (mais non nécessairement au sens positif de la chose);

2. Passer la majeure partie du temps à papoter avec son voisin;

3. Utiliser son téléphone cellulaire/Blackberry/iPhone à des fins douteuses;

4. Revenir de la pause 10 à 15 minutes après que le prof ait repris son allocution;

5. Poser des questions idiotes parce que ledit étudiant indiscipliné n’a vraisemblablement pas écouté car trop occupé à enfreindre les règles du civisme estudiantin;

6. Filer à l’anglaise 30 minutes avant la fin étant donné que monsieur (ou madame) est vraiment trop important pour être vu entourés de sous-étudiants qui quittent le local en trombe.

Bon. J’exagère un brin. Mais cette mise en scène n’est pas si éloignée de la réalité.

En effet, moi qui croyais qu’un cours de soir à la Faculté de l’éducation permanente s’adresse à des adultes responsables, qui se présentent en classe dans un but précis, soit d’apprendre, eh bien, je m’étais gourée. J’ai parfois l’impression de me retrouver en pleine classe de maternelle…

Depuis la première semaine, quelques étudiants s’installent deux par deux et bavassent durant les trois heures que durent le cours. Ils envoient des SMS en rigolant, parfois in petto, mais le plus souvent avec une condescendance ostentatoire, brandissant fièrement leurs gadgets technologiques. Ils gribouillent des commentaires moqueurs (et bien garnis de fautes d’orthographe) sur des bouts de papier pour se railler du prof ou de l’étudiant Jos-Connaissant. Come on! Échanger des messages de la sorte, oui, je l’ai fait. En première et deuxième année du secondaire. PAS à 28 ans en plein cours menant à un certificat, dans un local rempli d’adultes venus expressément pour acquérir des connaissances professionnelles.

Une question: à quoi bon suivre un cours si ce n’est que pour déconner?

Je vois l’apprentissage universitaire comme un produit pour lequel j’ai (cher) payé, alors j’essaie d’en tirer un maximum de bénéfices, histoire de faire fructifier la somme investie. Pourquoi certains paieraient pour s’engager dans une voie qui ne les motive pas vraiment? Parce qu’ajouter “Certificat en communication appliquée de l’Université de Montréal”, c’est joli dans un CV?

Par respect pour le prof qui livre une très bonne marchandise, si je peux m’exprimer ainsi, et pour le groupe qui, malgré l’heure tardive, écoute et participe activement, je propose que les étudiants dissipés paient  l’entièreté des frais de scolarité de tous les autres. Après tout, ils paraissent s’en foutre éperdument de cet argent dépensé pour rien. :P

***

Ma quasi-absence en tant que commentatrice et blogueuse est due, entre autres choses, à un manque de temps chronique. Mener de front une bataille emploi-études-réorientation de carrière n’est pas de tout repos! C’est pourquoi je sollicite votre bienveillance: cessez momentanément de publier des billets sur vos blogue, faute de quoi mon Google Reader rendra l’âme, enseveli sous des quantités de billets en attente de lecture. :D

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 7 »
janvier 15th, 2009

L’année 2009 débute sur une très bonne note pour le Verseau que je suis.

Cette semaine, déjà, deux grands recommencements ont permis à mes lèvres de s’orner d’un sourire quasi perpétuel (bien que la grippe d’homme de chéri m’empêche de dormir la nuit parce qu’il ronfle la première moitié et tousse le reste du temps): retour à la vie d’étudiante et une nouvelle (et très attendue) saison des Invincibles. Il y a de quoi jubiler. En outre, j’aurai congé chaque mercredi, histoire de me consacrer à deux aspects primordiaux de ma “nouvelle vie”: mon cours de communication organisationnelle ainsi que ma recherche d’emploi. Congés dûment mérités, d’autant plus que j’ai pris très peu de vacances et de journées de maladie durant l’année financière qui se terminera à peu près en même temps que la fin de ce présent trimestre scolaire.

Et ce n’est pas tout. Selon toute vraisemblance (ahem), même les astres se veulent cléments envers mon humble personne. Après une année de tous les désespoirs en 2007, je souhaitais que l’année 2008 me laisse un peu de répit, ce qu’elle a fait. En 2008, lorsque des proches me demandaient quoi me souhaiter pour 2008, je répondais platement vouloir une année ennuyeuse, sans remous. Exit les vagues. J’en avais eu ma claque de voguer en eaux troubles. J’ai effectivement eu le temps de souffler en 2008, en fait même, de réapprendre à respirer. De me reprendre en mains et de décider, une bonne fois pour toute, ce que je voulais faire de ma vie et ce, de manière réaliste. Et réalisable.

Et partout, on me promet une année exceptionnelle. 2009 me sourit de toutes ses dents sans plombages et les diseuses de bonne aventure des temps modernes m’enjoignent de foncer tête première dans d’ambitieux projets.

À en croire les horoscopes qui pullulent sur le web et dans les revues, 2009 m’apportera  non seulement chance et renouveau, mais également la confiance en moi qui me manquait jusqu’ici. L’an de grâce deux-mille-neuf permettra à mon sort de s’améliorer de manière notable. On me promet une réorientation de carrière (ben, tiens!) de même qu’une période de profond changement au travail (ben, tiens, bis!). J’obtiendrai enfin ma juste part de reconnaissance et possiblement un peu plus d’indépendance en matière professionnelle. Étrange coïncidence, les condisciples de Jojo Savard ont observé dans leur boule de cristal que le Verseau bifurquera vers un rôle de conseiller, un emploi en communication ou en enseignement.

Par ailleurs, l’année 2009 sera très remplie au niveau social. Toutes les cases de mon agenda se rempliront allègrement de temps consacrés à d’amusantes distractions et à des rassemblements amicaux.

Côté coeur, il s’agit apparemment d’une année sans pareil pour consolider les liens entre mon amoureux et moi. Il est également question d’une promesse de bonheur qui insufflera une dose d’effervescence à ma vie sentimentale. On se croirait presque dans un épisode des Feux de l’Amour, expression factice en moins.

De plus, j’aurais intérêt à me mettre à pratiquer régulièrement une activité physique ou à reprendre un exercice laissé de côté (Mon abonnement au gym que je paie sans en profiter? Le jogging que j’ai  négligé depuis mon déménagement?).

Enfin, sur une note plus cocasse, une astrologue à gogo prédit l’internement d’un être cher ou le mien. O_o

Bon, j’me peux plus. Avec d’aussi belles prévisions, j’ai envie de me garrocher partout. De soulever une montagne une grosse roche un caillou drette là. D’autant plus que cette ère de bonne fortune ne reviendra apparemment pas avant 12 ans. Il faut que j’en profite dès aujourd’hui. Alors en 2009, soyons fous, Verseaux de ce monde et dominons cette planète. :D

En terminant, je vous copie-colle une description de mon signe astrologique, qui se reflète très exactement ma personnalité:

Personnes nées entre le 20 janvier et le 18 février

Votre portrait

Points faibles : circulation sanguine, faiblesse urinaire, problème hormonal et respiratoire

Caractéristiques
Intelligent(e), doté(e) d’un esprit analytique, mais peut-être trop entier(ère) et trop perfectionniste, vous êtes en perpétuelle mutation. Explorateur(trice) dans l’âme, vous aimez aller à la découverte, adorez les nouvelles expériences en tout genre et voyagez le plus souvent possible. On vous dit froid(e), je dirais que vous êtes porté(e) à l’introversion et que vous êtes très digne. En fait, vous avez besoin de communication, même si vous ne vous livrez pas facilement et si vous êtes indépendant(e) en amour. Fiez-vous à vos intuitions, mais maîtrisez votre irritabilité.

Votre vie de couple

Vous êtes une femme :
Vous n’êtes nullement une fanatique du mariage. C’est même tout le contraire ! Pour vous, les conventions sociales n’ont aucune réelle signification, et la liberté, seule, permet à un véritable amour de prendre toute sa dimension. Vous pouvez parfaitement vivre plusieurs années avec votre partenaire sans passer devant Monsieur le Maire. Mais, à la naissance de votre premier enfant, vous vous sentez obligée de reconsidérer la situation. Et, si votre bien-aimé insiste, vous finissez par accepter de régulariser votre union. Cependant, votre partenaire ne doit surtout pas commettre l’erreur de vous enfermer dans une cage, même dorée ! Vous priver d’espace vital, c’est vous faire mourir à petit feu. Et vous ne songez plus, alors, qu’à vous enfuir à tire-d’aile. Comme vous avez une sacrée horreur de la routine et des habitudes, l’homme de votre vie se voit obligé de déployer des trésors d’imagination et d’originalité pour donner à votre vie conjugale un ton d’improvisation permanente.

Source: Horoscope, Le journal des femmes

La semaine prochaine, chez la Blogueuse Cornue, nous recevrons Minou Bédard, astrologue réputée, qui possède un talent des plus singuliers: elle lit l’avenir dans le toupet de Stephen Harper. :D

Rédigé passionnément sous Non classé | Rien à dire »
novembre 10th, 2008

Non, je n’ai pas succombé à une overdose d’attente pendant le week-end et oui, j’ai bel et bien obtenu ma réponse aujourd’hui.

Et le verdict est…

Je vous annonce en grande primeur (en fait, non, voici là un propos mensonger - presque aussi grossier que les faussetés lancées par un politicien en pleine campagne électorale - ma mère l’a d’abord su, puis chéri, puis toutes mes connaissances facebookiennes) je suis officiellement une future étudiante au certificat en communication appliquée! Ouiiiii, monsieur! (Ou madame, là là, je ne suis aucunement sexiste.) Finalement, je crois que l’UdeM ne pouvait se passer d’une cliente aussi assidue.

Autre bonne nouvelle, je m’en suis plutôt bien tirée lors de l’examen de français, malgré le fait que je l’aie trouvé passablement difficile (et ce, même si le français a toujours été une de mes matières fortes). 82% pour un test qui donne du fil à retordre à la plupart des étudiants, pas si mal!

De quoi égayer mon Grand Méchant Lundi!

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 13 »
novembre 6th, 2008

Vous êtes peut-être déjà au courant que j’ai fait une demande d’admission à l’université pour étudier en communication appliquée. (Sinon, vous voilà maintenant au parfum!)

J’ai reçu, la semaine dernière, un courriel provenant du “registrariat”, qui m’attribuait un mot de passe me permettant d’accéder en ligne au suivi de ma demande d’admission. Or, l’université m’a également fourni deux différents codes permanents en l’espace de deux jours à peine. Pourtant, j’ai toujours pu utiliser le seul et même code tout au long de mes études. Cette matricule émane du Ministère de l’éducation, alors je ne comprenais pas bien la raison de ce chambardement soudain. Un second courriel m’est parvenu, m’avisant que je pouvais dorénavant utiliser mon ancien code permanent. Toutefois, à partir de cet instant, il me fut totalement impossible de me connecter au portail étudiant de l’Université de Montréal car le code d’accès et/ou le mot de passe étaient erronés.

J’ai donc contacté le département des admissions, anxieuse de me renseigner sur ce phénomène inexpliqué  digne de la série X-Files (et accessoirement, pour être aux premières loges lorsque mon dossier serait enfin évalué!). La sympathique dame au bout du fil m’a expliqué qu’il y avait modification du code permanent uniquement lorsque les informations personnelles de l’étudiant changeaient.

- Avez-vous changé de nom ou de date de naissance dernièrement, me demanda-t-elle bien candidement.

- …

- …

- …

Comme mes cordes vocales n’émettaient aucun son, mon interlocutrice s’est ravisée.

- Euhhmm, je veux dire, peut-être avez-vous commis une erreur en inscrivant votre nom ou votre date de naissance dans le formulaire en ligne.

Ah.

Parce qu’à moins d’être un criminel en cavale ou un agent double zéro-zéro-sept (ou huit, ou neuf), une date de naissance ne se transforme pas aussi aisément. Je n’aime pas trop ma date de naissance, je vais en choisir une autre, tiens. :p

Puis, la femme a ajouté, à brûle-pourpoint:

- Ah, et d’après votre dossier, je vois que la réponse sera disponible en ligne dès lundi et qu’elle vous sera envoyée par la poste.

AGACE!!!!!!! ARG!!!!

L’attente m’affole. Tout mon entourage se veut rassurant. J’ai un bon dossier. J’ai toutes les chances du monde d’être acceptée.

Mais…

Un doute subsiste. L’UdeM peut-elle refuser un candidat sous prétexte qu’il a déjà passé TROP de temps à envahir (studieusement) les locaux de son alma mater pendant plus de six ans? :D

Ben oui, quoi. Je suis une schoolaholic finie. Faut bien que j’assume mon côté nerd (lunettes non incluses).

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 4 »
septembre 28th, 2008

Je ne suis pas très active dans le merveilleux monde des blogues actuellement, ni comme blogueuse, ni comme “commentatrice”, et pour cause: mes temps libres voisinent le degré de congélation (mieux connu sous le nom de “Zéro”, pour les personnes qui n’auraient pas écouté durant leurs cours de sciences physiques - ou qui s’en foutaient tout simplement!).

Les moments passés à la maison se font rares. Sauf peut-être pour y dormir, puis pester contre mon cadran-réveil, faire un câlin à chéri, m’extirper des draps pour ensuite me préparer à affronter une énième journée routinière, grattouiller le bedon ou la tête de mes amis félins, avant d’aller me farcir un trajet de métro dans une promiscuité plus que débectante.

À mon arrivée à la maison, même manège: je grattouille le museau de chéri et donne un bisou à mes chats (oups!), me débarbouille, prépare mes vêtements pour le lendemain avant d’enclencher l’alarme de mon cadran pour m’endormir, la tête encombrée de pensées de toutes sortes.

De plus, je suis victime depuis plus d’une semaine d’un rhume indécrottable: Advil rhume et sinus, vitamine C, fruits à profusion, sirop expectorant, rien n’y fait. J’ai sans doute besoin de repos, je vous remercie de votre conseil.  Car oui, je suis fatiguée. Fucking fatiguée, comme le dirait une pseudo-héroïne de roman de fille à papa qui aurait dû s’en tenir à son premier bébé (*). Chaque jour, je me présente au travail avec une tronche de déterrée, ce qui fait sursauter ma patronne (lorsqu’elle est présente, bien évidemment). Celle-ci m’apporte des breuvages fruités et du chocolat pour me requinquer, m’enjoignant de ne pas manquer à l’appel le lendemain. C’est que, moi absente, elle panique. Moi seule, aucun problème - en fait, s’il fallait que je ne puisse pas prendre les commandes du bureau lorsque je suis seule, je me retrouverais dans un sacré pétrin, étant donné que je dois travailler en solitaire (au moins) 85% du temps. J’ai presque l’impression qu’elle a totalement oublié le fonctionnement de plusieurs procédures depuis que je suis là.

L’atmosphère générale m’épuise également. Il y a un je ne sais quoi dans l’air qui gruge toute mon énergie. Ces guéguerres puériles, ces frictions harassantes, cette insistance à vouloir que je sois d’un côté plutôt que de l’autre. Le genre d’ambiance propre à un milieu syndiqué, quoi. Et vlan, le gros mot, ça y est, je l’ai échappé. Et on me garrochera sans toute tout un tas de roches, mais tant pis: les syndicats sont, dans bon nombre d’entreprises québécoises, les empêcheurs de tourner en rond. Je ne me ferai probablement pas d’alliés en affirmant que ces associations syndicales prennent trop de place dans notre province, qui affiche d’ailleurs le plus haut taux de syndicalisation en Amérique du Nord. Pour imager la chose, je prendrais cet exemple: l’enfant (l’employé) réclame de sa mère (le patron) une permission qu’elle ne lui accordera pas. Plutôt que d’amorcer une discussion ou chercher à comprendre la raison sous-jacente à ce refus, l’enfant s’en remettra au père (le syndicat), qui lui ira négocier avec la mère, et les pourparlers ne se termineront pas nécessairement en bons termes. L’association vous semblera peut-être boiteuse, mais au final, les syndicats ont effectivement cette attitude paternaliste et dépassée. Ils auraient certes leur utilité dans des milieux ouvriers victimes d’injustices criantes, mais la plupart du temps, on y a généralement recours pour le moindre regard un tant soit peu malveillant.

Et oui, j’ai déjà été syndiquée alors je parle en connaissance de cause. Je crois également que c’est malsain de ne pas laisser à l’employé le droit de choisir de l’être ou non. Enfin, je m’égare. Je laisse parfois un peu trop le côté “sociologue” en moi s’imposer dans ma perception d’une situation, aussi commune soit-elle.

En conclusion: je suis condamnée à être morveuse et tousseuse jusqu’à ce que j’aie le temps de prendre le temps ou que le climat soit moins éreintant mentalement parlant.

Sur une note plus positive, toutefois, je poursuis mon cheminement afin de m’assurer d’un avenir brillant et rempli de petites licornes mauves qui virevoltent partout, de nuages dodus et de lutins joyeux (ahem, vous excuserez ces énumérations foireuses, relents d’une trop grande intoxication médicinale). De plus, après une deuxième rencontre avec la conseillère en orientation, je sens que j’approche du but. Elle était littéralement en feu jeudi soir dernier, m’accordant un 20 minutes de plus que l’heure prévue pour notre rencontre. J’aimerais avoir la chance de me sentir aussi exaltée par mon emploi.

Je constate peu à peu, en écoutant ses recommandations et en effectuant quelques tests, que j’avais raison (sans le savoir) il y a quelques mois, lorsque j’avais eu envie de me diriger vers les communications. C’est ce qui semble ressortir nettement de mon profil. J’en ai assez des environnement immuables, rigides et ne proposant qu’un minimum de défis. J’ai besoin de mouvement.

Dans un autre ordre d’idées, je me suis inscrite au gym avec chéri, car les cours de yoga ne suffisent pas. Il me faut bouger, me tonifier, reprendre des forces. Le jogging me manque et malheureusement, je me vois mal courir le long de la rue Ontario, croisant de vieux fumeurs parqués devant des bars de danseuses, des tavernes ou des restos mal famés, qui reluquent mon popotin en riant grassement. Je m’ennuie de la sérénité du Canal Lachine, l’endroit parfait pour se délier les jambes. À  défaut d’un lieu pour courir, le gym me permettra de me détoxifier toute l’année durant (car jogguer dans 45 centimètres de neige n’a rien de très plaisant).

Quoique dernièrement, la STM m’ait forcé à entreprendre malgré moi un plan santé qui porte fruit. J’ai perdu quelques livres pour avoir trop marché, gracieuseté des métros hors service à toute heure du jour et du soir, des autobus trop en retard et/ou qui ne passent carrément pas et/ou bondés à un point tel qu’ils ne s’arrêtent même pas pour laisser les usagers monter à bord.

Fin de ce billet trop long. ;)

(*) Toute ressemblance avec la réalité (n’)est (pas si) fortuite.

  • Élucubrations du jour

  • Élucubrations périmées

  • Non, il ne neige pas toujours à Montréal

  • Méta