novembre 23rd, 2008

Une autre campagne électorale, d’autres coquets visages qui hanteront nos rues pour les semaines à venir et que les partis tarderont à retirer, comme d’habitude.

À Verdun, le candidat adéquiste se nomme Moscou Côté. Quoi, ses parents étaient autrefois de fervents partisans du marxisme-léninisme? Moscou. Côté. Pauvre enfant, ce qu’il a dû entendre comme plaisanteries douteuses lorsqu’il était écolier. Chéri, quel prénom choisir pour fiston? Hmmm, j’avais pensé à Matawini, Ouagadougou ou Taipei. La seule vue de cette affiche provoque une vague d’hilarité dans le bus me conduisant au travail chaque matin.

Dans le Sud-Ouest, ai-je la berlue ou le candidat péquiste de Saint-Henri-Sainte-Anne s’était également présenté pour le Bloc Québécois lors des récentes élections fédérales? Il aurait tout simplement recycler ses anciennes pancartes. Un coup de liquide correcteur, on remplace le mot “bloc” par “parti” et hop! le tour est joué.

Aux coins des boulevards Monk et de la Vérendrye à Ville-Émard, on apercevait encore, il y a 2 ou 3 jours,  une affiche de Gilles Duceppe. De quoi embrouiller le pauvre électeur un peu paumé qui cherchera en vain ce candidat lorsque viendra le temps d’apposer un X sur son bulletin de vote.

Si nous parlions de Pauline maintenant. Pau-li-neuh. Sur sa glorieuse affiche, on peut y lire avec grande délectation (ahem) Québec gagnant avec Pauline. Pas Pauline Marois, juste Pauline. On fait dans le ti-peuple, maintenant, ma Pauline? On se rapproche des gens?

Remarquez bien que sur le panneau où Dumont pose, l’air digne et pas constipé du tout, y figure également son unique prénom en lettres manuscrites.

Cette utilisation du prénom à outrance chez nos amis les politiciens… s’agit-il d’une nouvelle mode? Et si les candidats d’une même circonscription, tous partis confondus, portent tous le même prénom, hein? Qui choisir entre Moscou Côté, Moscou Tremblay, Moscou Gagnon et Moscou N’guyen??. :P

Jean Charest n’y échappera probablement pas. Qui sait, son prochain slogan sera peut-être Jean dit: “L’économie d’abord.” :D

Décidément, ces affiches, elles ont beau être polluantes et moches, elles ont au moins un avantage: elles permettent de se dilater la rate! Et de bitcher un tantinet les politiciens, mais après tout n’est-ce pas leur utilité dans la société?

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novembre 15th, 2008

Lors du dernier cours, ma prof de yoga nous a suggéré de trouver du positif dans tous les aspects négatifs de la vie. Alors, bonne joueuse, je vais suivre son conseil.

Négatif: Le premier ministre Charest a déclenché de nouvelles élections moins de deux ans après le dernier scrutin provincial et ce,  en se servant d’un prétexte vicieusement faux.

Positif: Cette fois-ci sera la bonne. Mario Dumont sera fort probablement rayé de la carte.

Est-ce que je vais m’en plaindre? Absolument pas. Autrefois, je craignais Dumont comme la peste bubonique (non en fait, dans mon cas, il faudrait dire que je le craignais comme un horrible amalgame “prises de sang  à répétition / affiches électorales présentant le faciès mielleux de Justin Trudeau / très mauvaise interprétation d’un staracadémicien qui chante pathétiquement faux / premiers cheveux blancs”). Toutefois, il s’est avéré que l’ADQ en tant que parti de l’opposition a été un des plus gros flops de l’histoire de la politique québécoise. Non seulement Dumont n’était pas prêt à gérer convenablement ses nouvelles fonctions, mais la population l’a rapidement pris en grippe (et contre ce type de virus, aucun vaccin n’est efficace). À l’origine, ne l’oublions pas, il a reçu un nombre important de votes par pure contestation de la part d’électeurs mécontents des interventions  (ratées et/ou inutiles et/ou inconvenantes) des deux principaux partis.

Bon débarras, monsieur Dumont. So long, farewell, Auf Wiedersehen, goodbye.

[Ici devrait normalement figurer une image d'homme en complet portant un bonnet d'âne sur la tête, mais Wordpress me boude.]

Autre point qui me déconcerte lorsque j’écoute les pitoyables palabres de Super Mario version régionale -3.0: le non-sens de ses discours. Le chef de l’opposition vilipende le multiculturalisme et l’apport trop élevé en immigrants et prône les bonnes vieilles valeurs québécoises et l’importance de l’identité québécoise. À mon humble avis, pour être en mesure de protéger l’identité québécoise et par extension, sa langue maîtresse, il faudrait d’abord que Dumont soit capable de la parler convenablement.

Or, notre charmant chef adéquiste s’exprime vraiment, vraiment, vraiment (ai-je dit vraiment vraiment?) très mal à l’oral. Dans mon esprit, un chef politique se doit d’être un bon orateur et de posséder une ligne de pensée qu’il arrive à présenter intelligemment lorsqu’il s’adresse à ses concitoyens, partisans ou non. Exit les discours décousus et le vocabulaire d’un élève de deuxième année du primaire.

Bon nombre d’immigrants ont un français bien meilleur et beaucoup plus recherché que le vôtre, monsieur Dumont.  L’apport immigrant n’est pas nécessairement une menace pour notre identité. La véritable menace, c’est un ti-clin de votre acabit, qui se targue de vouloir gouverner une nation. Le Québec n’est pas au mieux de sa forme, et vous savez pourquoi? Parce qu’ils sont trop nombreux, ces ti-clins, à vouloir nous enfermer dans une coquille soi-disant pour nous protéger de l’autre, de ce méchant qui viendrait nous anéantir. Il est grand temps que les Québécois sortent de leur torpeur. Pourquoi vouloir toujours miser sur de l’infiniment petit,  pourquoi se sentir coupable de sa propre réussite, pourquoi dénigrer l’autre (par peur de soi, sans doute) et prôner des valeurs réductrices et bassement ethnocentriques sous couvert de vouloir propager les “bonnes” valeurs? Dumont est exactement cet exemple d’ignorant qu’il faut éviter à tout prix d’élire. Le repli sur soi est une mauvaise chose. Surtout lorsque le “soi” est d’un misérabilisme navrant.

Charest n’est guère mieux. Une version “mononcle” du politicien. Et Marois, permettez-moi de rire un bon coup. Accéder au trône titre de première femme premier ministre du Québec est tout ce que cette bourgeoise désire.

On a un réel problème d’image politique, une véritable carence en VRAI leader rassembleur,  tant au fédéral qu’au provincial. Il est où, le candidat charismatique possédant un bon sens du leadership, des idées, une vision, une jugeote, une verve cultivée? Il est où, notre Barack Obama à nous? Il me semble que plus de gens feraient l’effort d’aller voter si seulement nous avions un personnage à la fois rassembleur et authentique,  un homme ou une femme qui sollicite notre intelligence d’électeur au lieu de nous prendre pour de parfaits imbéciles.

Mais bon, je m’égare.

* Inspire, expire, inspire, expire, rester positive, inspire, expire. *

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novembre 9th, 2008

Génial. Ma poignée dans le dos va encore une fois servir.

Le premier ministre Jean Charest a récemment annoncé le début d’une nouvelle campagne électorale qui se soldera par un échec aboutira à un scrutin inutile le 8 décembre prochain. Se targuant de vouloir assurer aux Québécois une stabilité en cette ère de récession,  le premier ministre a déclenché un énième branle-bas de combat électoral. La sauce qu’il nous sert est fade, mensongère. Selon ses dires, il souhaite fortement que les pauvres cons d’électeurs optent pour un gouvernement majoritaire car en ce temps de crise financière,  la majorité est le seul salut.

Oui oui, c’est ça, mister le preacher. Alléluia, vous êtes notre salut, surtout si vous et vos bonzes êtes majoritaires le 8 décembre prochain.

Primo, n’importe quel citoyen qui suit le moindrement l’actualité politique sait pertinemment que la conjoncture actuelle lui est favorable.

Secundo, selon de nombreux experts, la crise financière devrait à peu près épargner le Canada, touchant plus sévèrement nos voisins du Sud, de même que les pays de l’Euro et probablement aussi le Japon.

Alors monsieur Charest, ne nous prenez pas pour des cons. Majoritaire ou non, votre gouvernement use d’un prétexte factice pour se faire élire.

En outre, l’avenue unique empruntée par les Libéraux, soit l’économie, est à mon humble avis, des plus suicidaires. Un programme ne s’établit pas avec comme pierre angulaire un seul objectif et, qui plus est, un objectif fallacieux. De plus, l’économie n’est pas forcément ce qui conduira le plus d’électeurs aux urnes. Je crois sincèrement que monsieur-madame-tout-le-monde n’en a rien à cirer de l’économie. Même les dirigeants d’entreprises, qui devraient pourtant être plus sévèrement touchés par cette “crise” financière ne semblent pas alertés outre mesure par la situation, selon des sondages et des tables rondes effectuées dernièrement. À mes yeux, toute cette mise en scène n’est que pure mascarade.

Et les Libéraux étaient, comme toujours, prêts, comme en font foi les affiches électorales déjà bien en place tôt le lendemain de l’annonce du scrutin imminent. Apparemment, dans certains quartiers, on a même osé les apposer avant même que ne soit rendue officielle l’annonce des élections prochaines, comme me l’a communiqué une voisine de la blogosphère.

C’est indécent. Purement et simplement indécent. Mais force est d’admettre que c’est ça, la putain de démocratie.

*Dégoût et vomissement*

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octobre 14th, 2008

Votez!

Allez-y, exercez votre droit et devoir en tant que citoyen! Il vous reste encore un peu plus d’une heure avant la fermeture des bureaux de scrutin.

Mon pronostic? Nous n’échapperons pas à un autre gouvernement conservateur minoritaire. Je crois cependant que nous assisterons à une recrudescence de la popularité du Parti Libéral dans certaines circonscriptions et qu’au Québec, le Bloc regagnera un peu de popularité comparativement aux élections fédérales de janvier 2006. Dieu seul sait pour qui voteront les gens de la ville de Québec cette fois.

Je suivrai très attentivement la soirée électorale à Radio-Canada et si la tendance se maintient (dixit Bernard Derome), je prévois être affublée d’une vilaine mine de déterrée demain matin puisque les résultats officiels se feront sûrement attendre et la soirée risque de s’éterniser…

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 3 »
octobre 2nd, 2008

Le titre fait référence à une citation de Nicolas Machiavel qui est très justement le reflet de la réalité politique actuelle…

***

Ma décision est prise. Le 14 octobre prochain, je voterai pour lui (ohh, quelle coquette chevelure). Le parti comme tel n’a absolument aucune chance de se faire élire et, apparemment, ma nouvelle circonscription est résolument bloquiste. M’en fout. J’ai décidé d’opter pour un homme dont les réalisations sont, ma foi, fort honorables. Car non, je ne voterai pour aucun des partis présentement en lice. Le débat télévisé d’hier n’a fait qu’exacerber mon exaspération face à tous ces idéaux politiques auxquels je ne m’identifie pas.

Stephen Harper, avec ses propos d’une irrévérencieuse fausseté, est l’opprobre du monde politique canadien. Bien qu’il ait amorcé le débat avec un air confiant (et un sourire mièvre, plaqué au visage, qui ne l’a pas quitté de la soirée), il n’a pas réellement marqué de points. Au contraire, ses adversaires s’en sont donné à coeur joie, l’attaquant de toutes parts. Je n’ai pas l’intention de pleurer sur son sort et d’aller fleurir sa tombe.

Par contre, je me surprends presque à avoir trouvé que Stéphane Dion a joué un assez bon match. Son allure très légèrement suspicieuse en début de soirée a rapidement fait place à une assurance qu’on ne lui connaissait guère. Je m’attendais à ce qu’il se fasse piétiner par ses adversaires, mais il n’en est rien. La revanche du “nerd” de la bande, en quelque sorte. S’il n’était pas représentant du Parti libéral, je le trouverais presque attendrissant (au sens figuré, hein!). Malgré tout, son verbiage prétendument progressiste, je n’y crois absolument pas.

Quant à Gilles Duceppe, il ne change pas d’un iota. Quasi inébranlable d’un débat à l’autre. Égal à lui même, il nous a servi hier la même soupe que la dernière fois. Et que celle d’avant. Sauf qu’à attendre trop longtemps, la soupe, elle se refroidit. Et comme l’a admis une de mes collègues anglophones plus tôt aujourd’hui, il y a un je-ne-sais quoi chez cet homme that creeps me out. Bon orateur, convaincant, Duceppe a cependant un penchant un peu “métaphysique-côté obscur-gourou” qui me perturbe. Ma collègue avouait d’ailleurs avoir l’impression que si elle le regardait droit dans les yeux via une des  gigantesques affiches électorales, il allait la brainwasher de manière surnaturelle. :D

Jack Layton, lui, me fait marrer. Il a l’air sympathique, oui. Il n’a cependant pas la trempe d’un leader politique. Je l’imaginerais plutôt  comme un organisateur d’activités sociales. On le croirait toujours sorti d’un 5 à 7, l’air gai et festif. Il vit sur une autre planète, ce gaillard. De plus, certaines des lignes directrices de son programme sont certes louables, mais il les défend plutôt mal. La barrière linguistique, peut-être. N’empêche que Layton ne fait pas très sérieux… Au suivant!

Finalement, écouter les propos en française d’Elizabeth May m’a causé une souffrance auditive à la puissance 10. Le défi était considérable et elle a fait un effort colossal, j’en conviens. Néanmoins, la représentante du Parti vert s’est carrément débattue comme un diable dans l’eau bénite à plusieurs reprises hier soir. Ainsi, les notions abordées durant le débat manquaient le plus souvent de cohérence, faute de logique grammaticale, vraisemblablement. Trop de paroles décousues. Meilleure chance la prochaine fois, Mrs. May.

En terminant, le format “convivial-tous à table” semblait avoir été directement calqué d’une émission à la Jeannette Bertrand. :D

Rédigé passionnément sous Profession : râleuse | Élucubrations d'autrui 7 »
octobre 1st, 2008

Lundi dernier, je furetais sur le site d’Élections Canada, en quête d’informations. Je cherchais notamment  l’endroit où je devais me rendre pour m’inscrire sur la liste électorale, étant plutôt enregistrée dans la circonscription Jeanne LeBer, alors que je me trouve maintenant beaucoup plus à l’est (et puisque j’ai été trop flemmarde pour effectuer mon changement d’adresse auprès des instances gouvernementales).

Comme tous les sites relevant du gouvernement fédéral, il faut user d’une incroyable malignité, posséder  des habiletés dignes d’un Sherlock Holmes ou d’un Colombo et être doté de la grandeur d’âme et la patience du Dalaï Lama avant d’arriver à ses fins.

Ou bien c’est moi qui suis complètement tarte.

Enfin, en fouinant du côté de la “foire aux questions”, je suis tombée sur une question qui a provoqué  chez moi une hilarité incontrôlable et de violentes crampes de la mâchoire: Est-il permis de manger un bulletin de vote?

Sérieusement.

J’aurais bien trop peur de souffrir d’une détestable indigestion de partis.

Sur ce, je vous souhaite un bon débat des chefs! Qui sera, nul doute, des plus intéressants divertissants soporifiques?

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