janvier 23rd, 2009

C’est maintenant confirmé. Tôt ou tard, ce fameux élixir qu’est le café me fera courir à ma perte.

Non seulement il sera responsable de l’amenuisement de ma poitrine, mais cette fois-ci, le café pourrait  aussi affecter mon équilibre psychique. D’ailleurs, à ce sujet, je remercie un confrère de m’avoir communiqué la nouvelle, sans quoi je serais encore dans le néant le plus total.

Car, selon l’article de Stéphanie Bérubé:

Les grands buveurs de café seraient plus susceptibles d’entendre des voix ou même de sentir la présence des morts, conclut une étude anglaise qui établit un inquiétant lien entre café et hallucinations.

(Source: Cyberpresse)

C’est donc dire que si un jour, dans un élan de folie destructrice, je trucide tous les membres de mon voisinage avec comme unique prétexte que euh, que sais-je, c’est lundi,  lors de mon procès, je pourrais invoquer un accès de démence attribuable à la voix du Grand Méchant Lundi qui a pris d’assaut mon esprit, m’enjoignant de perpétrer un acte d’une abjecte violence.

Tenez-vous le pour dit: à l’intérieur de la caféinomane que je suis sommeille une dangereuse meurtrière qu’il serait bon de ne pas contrarier! :D

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janvier 19th, 2009

Ma journée de travail fut raccourcie pour cause d’invasion microbienne. Ayant au préalable réglé tous les “oh-merde-c’est-lundi”, j’ai décidé de partir plus tôt pour éviter d’avoir l’air d’un cyborg sans émotions derrière mon écran d’ordinateur. Toutefois, je devais d’abord me rendre au Casino de Montréal histoire de tirer profit d’un certificat-cadeau qui arrivait à échéance… aujourd’hui même.

Petite visite rapido-presto du côté de la ligne jaune du métro. Depuis sa création, je crois m’être rendue au casino tout au plus cinq fois, aussi je connais très peu l’emplacement des différentes sections de l’établissement. À mon arrivée, le souffle court pour cause de toux intempestive, j’ai demandé à un agent de sécurité à l’accueil comment je pouvais me rendre à la boutique du casino. Ce dernier m’a regardé, amusé.

- Je vais t’expliquer tout ça une fois que tu auras déposé ton manteau au vestiaire.

Ah. Je me suis exécutée et je suis revenue vers le type qui me toisait de la tête aux pieds. J’avais la vague impression qu’il s’adressait à moi comme à une gamine, me tutoyant gros comme le bras et ne semblant vraisemblablement pas me prendre au sérieux. Et ce genre d’attitude m’insulte quelque peu - comme la fois où un vendeur de la SAQ m’a presque renvoyé du revers de la main alors que je m’apprêtais à acheter une luxueuse bouteille de porto pour chéri, se fiant probablement à mon apparence d’éternelle échevelée en veste de coton ouaté. Bref. L’employé du casino affichait le même air un brin condescendant.

- As-tu une pièce d’identité avec toi?

Bon. Je veux bien croire que j’arborais aujourd’hui un look vestimentaire à mille lieux de la femme de carrière  (pensez superposition de tissus et d’accessoires noirs et mauves) et une coiffure juvénile, mais sa conduite m’a laissée un peu perplexe.

Je lui ai donc tendu ma carte d’assurance maladie (je suis native de février 1980, moi, môssieur), qu’il a  longuement observée, sans toutefois se défaire de son sourire narquois.

- Alors, Émilie, pour te rendre à la boutique ……. bla bla bla.

De quatre choses l’une:

1) Ou bien il a vraiment cru que je voulais pénétrer “illégalement” dans ce lieu de perdition;

2) Ou alors il voulait tout bonnement se payer ma tête;

3) Ou il souhaitait connaître mon nom, raison pour laquelle il m’a donné les indications après m’avoir appelée par mon prénom;

3) Ou encore c’est que je paraissais excessivement suspecte. Ouain, en y songeant bien… Vous en connaissez beaucoup de jeunes femmes qui font des visites éclairs à la boutique du casino en plein milieu de l’après-midi, alors que la place fourmille de vieux et de paumés en tout genre, qui perdent temps et argent dans les machines à sous?

Il s’agit là d’un mystère qui ne sera jamais résolu. :-P

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novembre 10th, 2008

Non, je n’ai pas succombé à une overdose d’attente pendant le week-end et oui, j’ai bel et bien obtenu ma réponse aujourd’hui.

Et le verdict est…

Je vous annonce en grande primeur (en fait, non, voici là un propos mensonger - presque aussi grossier que les faussetés lancées par un politicien en pleine campagne électorale - ma mère l’a d’abord su, puis chéri, puis toutes mes connaissances facebookiennes) je suis officiellement une future étudiante au certificat en communication appliquée! Ouiiiii, monsieur! (Ou madame, là là, je ne suis aucunement sexiste.) Finalement, je crois que l’UdeM ne pouvait se passer d’une cliente aussi assidue.

Autre bonne nouvelle, je m’en suis plutôt bien tirée lors de l’examen de français, malgré le fait que je l’aie trouvé passablement difficile (et ce, même si le français a toujours été une de mes matières fortes). 82% pour un test qui donne du fil à retordre à la plupart des étudiants, pas si mal!

De quoi égayer mon Grand Méchant Lundi!

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septembre 16th, 2008

C’est hier que j’ai assisté à mon premier cours de yoga. Comme je l’ai mentionné précédemment, cela devait me permettre, notamment, d’évacuer un trop-plein de tension qui m’envahit nécessairement chaque Grand Méchant Lundi que le calendrier nous amène.

Or, vendredi dernier, ma patronne m’avait offert de travailler à la maison, histoire de me farcir une longue traduction qui m’aurait pris des lustres si je l’avais fait sur les lieux (pour cause de dérangements intempestifs… et incessants). Il va sans dire que j’ai acquiescé à sa suggestion à la seconde où elle en a fait mention. Ainsi, j’éviterais de devoir affronter un Grand Méchant Lundi au travail. Heureusement d’ailleurs, car j’ai su  qu’au cours de la matinée d’hier, une panne d’électricité majeure est survenue! Le genre de truc qui se produit invariablement un lundi, de telle sorte que je ne me questionne même plus sur les probabilités  que de tels événements se manifestent un autre jour. Si ça arrive, on est lundi, point à la ligne.

J’ai toutefois écopé aujourd’hui. L’univers m’a sans doute retourné la grimace que je lui avais faite hier en ignorant intraitablement le Grand Méchant Lundi. En effet, ma journée a été des plus chargées, entrecoupée d’une évacuation de la garderie pour cause de surchauffe du système de climatisation (encore!). Totale absence de pompiers, cette fois-ci, par contre. Amère déception.

En ce qui a trait au yoga, nulle déception. Plutôt une apaisante sensation à la fin de cette heure et quart. Nous avons appris quelques mouvements de base. Je sais faire la position du chat (approuvée par Morgane la chatte qui s’est étirée avec moi en signe d’encouragement).

Mais qu’est-ce que j’ai inhalé comme air! Je crois n’avoir jamais autant respiré de mon existence.

Inspirez… Expirez… Stop, vous croyez que je peux mourir d’un trop-plein d’air?

septembre 8th, 2008

Je hais le lundi. J’abhorre le mot, le concept, la journée en elle-même. Le fait que ce soit immanquablement le jour où  cette scélérate de poisse prend d’assaut toute personne normalement pas si malchanceuse, où une charge de travail déjà considérable augmente en flèche jusqu’à en percer la toiture, où les situations les plus invraisemblables se produisent simultanément, bref le fait que ce soit toujours la pire journée de la semaine.

Encore aujourd’hui, j’y ai goûté. J’étais claquée avant même d’avoir franchi les portes du bâtiment. Les cernes s’élargissant de seconde seconde trahissaient nettement mon état physique et mental. Et, à l’issue de cette journée, j’avais l’impression d’être sur le point de manquer d’air. Parfois, je me demande presque si je prends réellement le temps de respirer le lundi.

D’ici à ce que je trouve l’emploi de mes rêves (ou à ce que je me décide que me tourner vers ma véritable passion, la culture, et accepter de gagner 800$ à 1300$ de moins par mois (ou pire encore), parce que eh, on nous prend pour des tarés dans ce pays, ne provoquera pas le hara-kiri prématuré de mon budget), je crois avoir trouvé la solution pour survivre au Grand Méchant Lundi (et éviter de mourir d’une crise cardiaque avant d’atteindre l’âge *ahem* presque vénérable de 30 ans): le yoga.

Un cours de yoga le lundi soir. Fallait y penser. Cela me permettra (je l’espère) de me décharger de toutes ces énergies négatives accumulées au courant de la journée et d’envoyer gentiment paître le Grand Méchant Lundi avec calme et sérénité.

Les leçons débutent le 15 septembre. Je ne pensais jamais affirmer ce qui va suivre mais… Vivement lundi prochain!!!

août 5th, 2008

Retour au travail après un week-end de trois jours: quelle plaie. Surtout que j’ai eu à jongler avec quelques situations contrariantes et/ou inattendues et/ou dignes d’un lundi alors que nous étions pourtant mardi (je suis naturellement victime à retardement du Grand Méchant Lundi lorsque je ne travaille pas ce jour-là).

Il y a quelques mois, nous avons soumis au service d’incendie de la ville un plan d’évacuation en cas d’alarme de feu. Aujourd’hui, deux pompiers devaient venir sur les lieux afin de valider notre plan d’évacuation. Ma patronne avait initialement prévu faire l’exercice hier, mais puisque j’étais en congé et qu’elle souhaitait que je sois présente, elle donc a opté pour ce mardi 5 août à 9h30.

Or, elle était absente à l’heure où ces (jolis) messieurs sont arrivés pour procéder à la vérification. Bien qu’elle ait dû m’en parler au moins une douzaine de fois la semaine dernière, il semblerait qu’elle ait tout simplement oublié que la visite de contrôle se déroulait ce matin.

Ça m’a foutu en rogne un court moment, jusqu’à ce que je me rende compte qu’au final, c’est moi, et moi seule, qui ai eu affaire à ces deux charmants pompiers. :D

pompier

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