Hier, je devais me rendre au Carrefour Angrignon après le travail, histoire de me procurer quelques articles essentiels en vue de mon déménagement ce dimanche (housses à vêtements, petits bacs de plastique, sac fourre-tout, etc.). J’en ai également profité pour acheter un sac de croustilles afin d’assouvir une folle envie de Miss Vickie’s [la grano en moi l'avoue à mots couverts, je l'ai dévoré en moins de vingt-quatre heures... Aïe! Mais je ne l'admettrai pas trop fort quand même, hein! ]
En plus d’être tombée sur une giga-méga-hyper-super-vente chez HMV [dur dur de se promener dans un centre commercial sans être happée par la bonne nouvelle providentielle du dieu Money, malgré un but précis que l'on s'impose (vainement, le plus souvent!!) avant même d'y avoir mis les pieds - dans mon cas, en quête de bidules pour le déménagement], j’ai craqué pour deux cahiers de notes dont le chouette design girly m’a immédiatement conquise. Et pour ma défense, votre Honneur, je déclare qu’ils m’imploraient tous deux de repartir avec eux. La vérité, rien que la vérité, je vous le jure.
En fait, je crois qu’un psy me serait d’une plus grande utilité qu’un juge. Car je souffre d’un étrange mal, qui me pousse à acheter toujours plus de livrets de ce genre, alors que règle générale, je n’ose pas maculer les pages de mon écriture.
Depuis ma tendre enfance, j’ai accumulé je-ne-sais combien de carnets, dont seul le tiers, ou peut-être même le quart, a réellement servi. Certains sont tout simplement trop beaux pour remplir la fonction qui leur était destinée et deviennent en quelque sorte des objets de collection.
Mon préféré (qui demeurera probablement à jamais inaltéré) est une fort jolie trouvaille dénichée à Venise à l’été 2005, dans une boutique nommée Il Pavone, située dans le Dorsoduro, quartier où je logeais.
Selon un procédé d’estampillation particulier, les artisans de la boutique ont réussi à conférer à leurs papiers et leurs tissus une couleur unique dont les zones de reflets mordorés juxtaposées au bleu très riche évoquent la coloration caractéristique des plumes de paon. D’où le nom, d’ailleurs, pavone signifiant en français paon.
Évidemment, vous reconnaîtrez les motifs de chats (quoi d’autre! je suis une véritable minouphile, en plus d’être une insatiable carnetomane!! Mon cas est décidément des plus graves.). À une certaine époque, à la fin du Moyen Âge, il me semble, les chats agissaient à titre de gardiens des livres, empêchant les rats de saccager les précieuses bibliothèques.
Ouuuhh, je pourrais presque animer une chronique à Artv.







