septembre 1st, 2008

Petite, lorsque je vivais à Lachine, j’allais souvent au marché avec ma mère ou ma grand-mère. Acheter des fruits et légumes frais a toujours fait partie intégrante de ma routine alimentaire.

Puis, plus récemment, avant de déménager plus à l’est, je fréquentais le marché Atwater, situé à quelques minutes d’autobus de chez moi.

Maintenant que je me suis éloignée de mon “Ouest” d’origine, à proximité de mon nouveau domicile il y a bien le marché du samedi coin Iberville et Ontario, mais c’est encore plutôt embryonnaire comme phénomène. Les heures d’ouverture et le nombre de fournisseurs sont plutôt réduits. Je veux avoir l’embarras du choix, et surtout, pouvoir m’y rendre quand bon me semble.

Hier, j’ai donc décidé d’aller visiter le marché Maisonneuve histoire de satisfaire mon envie de fraîcheur.

J’ai profité du beau temps en m’y rendant à pied. L’itinéraire proposé par Google Maps, qui offre maintenant une version bêta d’itinéraires piétons, indiquait une marche d’environ 39 minutes, tout le long de la rue Ontario (située à deux pas de mon appartement). J’ai mis à peine 30 minutes pour y arriver. Étant dotée de jambes d’à peu près 6 pieds de long (j’exagère, mais si peu), j’ai le pas assez preste. J’ai tout de même été un peu ralentie par la “vente trottoir” de la Promenade Ontario fréquentée par une faune euhhh, particulière et bigarrée qui s’affairait à flairer les bonnes affaires parmi les stands leur proposant pacotille et autres bricoles bon marché.

Une fois au marché Maisonneuve, j’y ai retrouvé avec plaisir Les Jardins Dauphinais, que je fréquentais aussi à Lachine et au marché Atwater. La place était bondée et j’ai dû me faufiler tant bien que mal parmi tout ce monde, en quête d’aliments pour remplir ma panse gourmande! J’en suis ressortie les bras chargés de fruits, de légumes et de… tofu! Le tout, pour la modique somme de 31$. Pour le même prix, à l’épicerie non loin de chez moi, j’arrive à peine à me procurer une laitue défraîchie, des pommes pleines de meurtrissures, des petits fruits gonflés qui goûtent l’eau, une poignée de légumes importés trop chers pour leur si piètre qualité. Chéri a beau me traiter de snob, je n’en démords pas: je préfère le marché à l’épicerie. À la limite, il me semble plus sain de débourser quelques dollars de plus pour de bons fruits et légumes frais, plutôt que pour des aliments qui ne se préserveront même pas deux jours au frigo. J’évite du même coup de gaspiller inutilement de la nourriture.

À l’issue de cette virée “shopping santé”, je suis rentrée chez moi en sueurs - la marche rapide, sous le soleil, avec les épaules chargées de victuailles, est un excellent exercice! :D

Alors je pouvais me permettre un énormissime bol de bleuets garni de… crème fouettée! ;)

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juin 21st, 2008

Lachine écluses

À tous ceux qui croient que Lachine est un bled perdu, pas tout à fait dans l’anglophone West Island ni vraiment dans le pittoresque *ahem* Sud-Ouest, à tous ceux qui s’imaginent que Lachine est une presque campagne, une zone reculée pour les personnes du troisième - voire du quatrième - âge, je leur répondrai ceci:

Oui, mais sachez bien, mesdames et messieurs les détracteurs d’une aussi coquette ville de banlieue au coeur même de la grande métropole, que Lachine accueillera son Festival du théâtre de rue, dont le porte-parole est nul autre que Rémi-Pierre Paquin, qu’on a pu voir, entre autres, dans l’excellente série Les Invicibles (qui revient cet automne, ouaiiiiiiis! Oh mon Dieu, j’me peux plus! Enfin! *musique de fanfare*).

Qu’on se le dise, Lachine, malgré ses airs de cité sans vie par endroits (la rue Notre-Dame, jadis artère principale de la ville, paraît fantomatique et délabrée à peu près partout depuis environ 10 ans) a tout d’un petit joyau pour les amants de la culture. Musées, salles de spectacles, manifestations historiques et artistiques, en veux-tu, en v’là!

Le Festival du théâtre de rue, autrefois présenté à Shawinigan, renaîtra de ses cendres les 27 et 28 juin prochains. Pourquoi aura-t-il fallu que ces dates coïncident avec mon déménagement? Bouh. :(

Enfin, j’ai été heureuse de constater, à la lecture d’un article issu de Cyberpresse, que Rémi et moi partageons ce même amour pour cet arrondissement de l’Ouest montréalais:

Pourquoi loger le nouveau festival à Lachine? “Parce que c’est vraiment beau”, fait valoir Rémi-Pierre Paquin, qui louange le côté “dépaysant” de cet arrondissement. “Sans être vraiment loin de Montréal, on a l’impression d’être complètement ailleurs. Le bord de l’eau est vraiment très beau. Mais il y a aussi le côté industriel, des bouts trash avec de grosses usines désaffectées. C’est le genre de choses qu’on aime bien.”

(Source: Sylvie St-Jacques pour Cyberpresse)

Ce sont de tels événements qui me font regretter de ne plus vivre dans cette chaleureuse cité. Malheureusement, la non-conductrice assumée que je suis ne peut plus - et ne veut plus- se résoudre à faire plus de 40 minutes d’autobus pour rejoindre la civilisation! À quand une station de métro à Lachine, hein, hein, hein?? :p

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