décembre 10th, 2008

Ma citation du jour, qu’on a pu lire ici et ici, et qui a été  *ahem* brillamment *ahem* pondue par mon esprit, malgré les sinus congestionnés et le cerveau en mode hibernation post-médicament dont je n’ai pas suivi la posologie:

Emilie se lève un matin et constate que c’est une tempête de neige, pas une tempête économique. Charest avait tort, as usual.

Quatre années de plus avec le gros méchant ours à grande gueule et aux crocs acérés. Que dire de plus. Je tressaute de joie et d’allégresse. NOT.

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novembre 23rd, 2008

Une autre campagne électorale, d’autres coquets visages qui hanteront nos rues pour les semaines à venir et que les partis tarderont à retirer, comme d’habitude.

À Verdun, le candidat adéquiste se nomme Moscou Côté. Quoi, ses parents étaient autrefois de fervents partisans du marxisme-léninisme? Moscou. Côté. Pauvre enfant, ce qu’il a dû entendre comme plaisanteries douteuses lorsqu’il était écolier. Chéri, quel prénom choisir pour fiston? Hmmm, j’avais pensé à Matawini, Ouagadougou ou Taipei. La seule vue de cette affiche provoque une vague d’hilarité dans le bus me conduisant au travail chaque matin.

Dans le Sud-Ouest, ai-je la berlue ou le candidat péquiste de Saint-Henri-Sainte-Anne s’était également présenté pour le Bloc Québécois lors des récentes élections fédérales? Il aurait tout simplement recycler ses anciennes pancartes. Un coup de liquide correcteur, on remplace le mot “bloc” par “parti” et hop! le tour est joué.

Aux coins des boulevards Monk et de la Vérendrye à Ville-Émard, on apercevait encore, il y a 2 ou 3 jours,  une affiche de Gilles Duceppe. De quoi embrouiller le pauvre électeur un peu paumé qui cherchera en vain ce candidat lorsque viendra le temps d’apposer un X sur son bulletin de vote.

Si nous parlions de Pauline maintenant. Pau-li-neuh. Sur sa glorieuse affiche, on peut y lire avec grande délectation (ahem) Québec gagnant avec Pauline. Pas Pauline Marois, juste Pauline. On fait dans le ti-peuple, maintenant, ma Pauline? On se rapproche des gens?

Remarquez bien que sur le panneau où Dumont pose, l’air digne et pas constipé du tout, y figure également son unique prénom en lettres manuscrites.

Cette utilisation du prénom à outrance chez nos amis les politiciens… s’agit-il d’une nouvelle mode? Et si les candidats d’une même circonscription, tous partis confondus, portent tous le même prénom, hein? Qui choisir entre Moscou Côté, Moscou Tremblay, Moscou Gagnon et Moscou N’guyen??. :P

Jean Charest n’y échappera probablement pas. Qui sait, son prochain slogan sera peut-être Jean dit: “L’économie d’abord.” :D

Décidément, ces affiches, elles ont beau être polluantes et moches, elles ont au moins un avantage: elles permettent de se dilater la rate! Et de bitcher un tantinet les politiciens, mais après tout n’est-ce pas leur utilité dans la société?

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novembre 15th, 2008

Lors du dernier cours, ma prof de yoga nous a suggéré de trouver du positif dans tous les aspects négatifs de la vie. Alors, bonne joueuse, je vais suivre son conseil.

Négatif: Le premier ministre Charest a déclenché de nouvelles élections moins de deux ans après le dernier scrutin provincial et ce,  en se servant d’un prétexte vicieusement faux.

Positif: Cette fois-ci sera la bonne. Mario Dumont sera fort probablement rayé de la carte.

Est-ce que je vais m’en plaindre? Absolument pas. Autrefois, je craignais Dumont comme la peste bubonique (non en fait, dans mon cas, il faudrait dire que je le craignais comme un horrible amalgame “prises de sang  à répétition / affiches électorales présentant le faciès mielleux de Justin Trudeau / très mauvaise interprétation d’un staracadémicien qui chante pathétiquement faux / premiers cheveux blancs”). Toutefois, il s’est avéré que l’ADQ en tant que parti de l’opposition a été un des plus gros flops de l’histoire de la politique québécoise. Non seulement Dumont n’était pas prêt à gérer convenablement ses nouvelles fonctions, mais la population l’a rapidement pris en grippe (et contre ce type de virus, aucun vaccin n’est efficace). À l’origine, ne l’oublions pas, il a reçu un nombre important de votes par pure contestation de la part d’électeurs mécontents des interventions  (ratées et/ou inutiles et/ou inconvenantes) des deux principaux partis.

Bon débarras, monsieur Dumont. So long, farewell, Auf Wiedersehen, goodbye.

[Ici devrait normalement figurer une image d'homme en complet portant un bonnet d'âne sur la tête, mais Wordpress me boude.]

Autre point qui me déconcerte lorsque j’écoute les pitoyables palabres de Super Mario version régionale -3.0: le non-sens de ses discours. Le chef de l’opposition vilipende le multiculturalisme et l’apport trop élevé en immigrants et prône les bonnes vieilles valeurs québécoises et l’importance de l’identité québécoise. À mon humble avis, pour être en mesure de protéger l’identité québécoise et par extension, sa langue maîtresse, il faudrait d’abord que Dumont soit capable de la parler convenablement.

Or, notre charmant chef adéquiste s’exprime vraiment, vraiment, vraiment (ai-je dit vraiment vraiment?) très mal à l’oral. Dans mon esprit, un chef politique se doit d’être un bon orateur et de posséder une ligne de pensée qu’il arrive à présenter intelligemment lorsqu’il s’adresse à ses concitoyens, partisans ou non. Exit les discours décousus et le vocabulaire d’un élève de deuxième année du primaire.

Bon nombre d’immigrants ont un français bien meilleur et beaucoup plus recherché que le vôtre, monsieur Dumont.  L’apport immigrant n’est pas nécessairement une menace pour notre identité. La véritable menace, c’est un ti-clin de votre acabit, qui se targue de vouloir gouverner une nation. Le Québec n’est pas au mieux de sa forme, et vous savez pourquoi? Parce qu’ils sont trop nombreux, ces ti-clins, à vouloir nous enfermer dans une coquille soi-disant pour nous protéger de l’autre, de ce méchant qui viendrait nous anéantir. Il est grand temps que les Québécois sortent de leur torpeur. Pourquoi vouloir toujours miser sur de l’infiniment petit,  pourquoi se sentir coupable de sa propre réussite, pourquoi dénigrer l’autre (par peur de soi, sans doute) et prôner des valeurs réductrices et bassement ethnocentriques sous couvert de vouloir propager les “bonnes” valeurs? Dumont est exactement cet exemple d’ignorant qu’il faut éviter à tout prix d’élire. Le repli sur soi est une mauvaise chose. Surtout lorsque le “soi” est d’un misérabilisme navrant.

Charest n’est guère mieux. Une version “mononcle” du politicien. Et Marois, permettez-moi de rire un bon coup. Accéder au trône titre de première femme premier ministre du Québec est tout ce que cette bourgeoise désire.

On a un réel problème d’image politique, une véritable carence en VRAI leader rassembleur,  tant au fédéral qu’au provincial. Il est où, le candidat charismatique possédant un bon sens du leadership, des idées, une vision, une jugeote, une verve cultivée? Il est où, notre Barack Obama à nous? Il me semble que plus de gens feraient l’effort d’aller voter si seulement nous avions un personnage à la fois rassembleur et authentique,  un homme ou une femme qui sollicite notre intelligence d’électeur au lieu de nous prendre pour de parfaits imbéciles.

Mais bon, je m’égare.

* Inspire, expire, inspire, expire, rester positive, inspire, expire. *

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novembre 9th, 2008

Génial. Ma poignée dans le dos va encore une fois servir.

Le premier ministre Jean Charest a récemment annoncé le début d’une nouvelle campagne électorale qui se soldera par un échec aboutira à un scrutin inutile le 8 décembre prochain. Se targuant de vouloir assurer aux Québécois une stabilité en cette ère de récession,  le premier ministre a déclenché un énième branle-bas de combat électoral. La sauce qu’il nous sert est fade, mensongère. Selon ses dires, il souhaite fortement que les pauvres cons d’électeurs optent pour un gouvernement majoritaire car en ce temps de crise financière,  la majorité est le seul salut.

Oui oui, c’est ça, mister le preacher. Alléluia, vous êtes notre salut, surtout si vous et vos bonzes êtes majoritaires le 8 décembre prochain.

Primo, n’importe quel citoyen qui suit le moindrement l’actualité politique sait pertinemment que la conjoncture actuelle lui est favorable.

Secundo, selon de nombreux experts, la crise financière devrait à peu près épargner le Canada, touchant plus sévèrement nos voisins du Sud, de même que les pays de l’Euro et probablement aussi le Japon.

Alors monsieur Charest, ne nous prenez pas pour des cons. Majoritaire ou non, votre gouvernement use d’un prétexte factice pour se faire élire.

En outre, l’avenue unique empruntée par les Libéraux, soit l’économie, est à mon humble avis, des plus suicidaires. Un programme ne s’établit pas avec comme pierre angulaire un seul objectif et, qui plus est, un objectif fallacieux. De plus, l’économie n’est pas forcément ce qui conduira le plus d’électeurs aux urnes. Je crois sincèrement que monsieur-madame-tout-le-monde n’en a rien à cirer de l’économie. Même les dirigeants d’entreprises, qui devraient pourtant être plus sévèrement touchés par cette “crise” financière ne semblent pas alertés outre mesure par la situation, selon des sondages et des tables rondes effectuées dernièrement. À mes yeux, toute cette mise en scène n’est que pure mascarade.

Et les Libéraux étaient, comme toujours, prêts, comme en font foi les affiches électorales déjà bien en place tôt le lendemain de l’annonce du scrutin imminent. Apparemment, dans certains quartiers, on a même osé les apposer avant même que ne soit rendue officielle l’annonce des élections prochaines, comme me l’a communiqué une voisine de la blogosphère.

C’est indécent. Purement et simplement indécent. Mais force est d’admettre que c’est ça, la putain de démocratie.

*Dégoût et vomissement*

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 8 »
octobre 14th, 2008

Votez!

Allez-y, exercez votre droit et devoir en tant que citoyen! Il vous reste encore un peu plus d’une heure avant la fermeture des bureaux de scrutin.

Mon pronostic? Nous n’échapperons pas à un autre gouvernement conservateur minoritaire. Je crois cependant que nous assisterons à une recrudescence de la popularité du Parti Libéral dans certaines circonscriptions et qu’au Québec, le Bloc regagnera un peu de popularité comparativement aux élections fédérales de janvier 2006. Dieu seul sait pour qui voteront les gens de la ville de Québec cette fois.

Je suivrai très attentivement la soirée électorale à Radio-Canada et si la tendance se maintient (dixit Bernard Derome), je prévois être affublée d’une vilaine mine de déterrée demain matin puisque les résultats officiels se feront sûrement attendre et la soirée risque de s’éterniser…

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 3 »
octobre 2nd, 2008

Le titre fait référence à une citation de Nicolas Machiavel qui est très justement le reflet de la réalité politique actuelle…

***

Ma décision est prise. Le 14 octobre prochain, je voterai pour lui (ohh, quelle coquette chevelure). Le parti comme tel n’a absolument aucune chance de se faire élire et, apparemment, ma nouvelle circonscription est résolument bloquiste. M’en fout. J’ai décidé d’opter pour un homme dont les réalisations sont, ma foi, fort honorables. Car non, je ne voterai pour aucun des partis présentement en lice. Le débat télévisé d’hier n’a fait qu’exacerber mon exaspération face à tous ces idéaux politiques auxquels je ne m’identifie pas.

Stephen Harper, avec ses propos d’une irrévérencieuse fausseté, est l’opprobre du monde politique canadien. Bien qu’il ait amorcé le débat avec un air confiant (et un sourire mièvre, plaqué au visage, qui ne l’a pas quitté de la soirée), il n’a pas réellement marqué de points. Au contraire, ses adversaires s’en sont donné à coeur joie, l’attaquant de toutes parts. Je n’ai pas l’intention de pleurer sur son sort et d’aller fleurir sa tombe.

Par contre, je me surprends presque à avoir trouvé que Stéphane Dion a joué un assez bon match. Son allure très légèrement suspicieuse en début de soirée a rapidement fait place à une assurance qu’on ne lui connaissait guère. Je m’attendais à ce qu’il se fasse piétiner par ses adversaires, mais il n’en est rien. La revanche du “nerd” de la bande, en quelque sorte. S’il n’était pas représentant du Parti libéral, je le trouverais presque attendrissant (au sens figuré, hein!). Malgré tout, son verbiage prétendument progressiste, je n’y crois absolument pas.

Quant à Gilles Duceppe, il ne change pas d’un iota. Quasi inébranlable d’un débat à l’autre. Égal à lui même, il nous a servi hier la même soupe que la dernière fois. Et que celle d’avant. Sauf qu’à attendre trop longtemps, la soupe, elle se refroidit. Et comme l’a admis une de mes collègues anglophones plus tôt aujourd’hui, il y a un je-ne-sais quoi chez cet homme that creeps me out. Bon orateur, convaincant, Duceppe a cependant un penchant un peu “métaphysique-côté obscur-gourou” qui me perturbe. Ma collègue avouait d’ailleurs avoir l’impression que si elle le regardait droit dans les yeux via une des  gigantesques affiches électorales, il allait la brainwasher de manière surnaturelle. :D

Jack Layton, lui, me fait marrer. Il a l’air sympathique, oui. Il n’a cependant pas la trempe d’un leader politique. Je l’imaginerais plutôt  comme un organisateur d’activités sociales. On le croirait toujours sorti d’un 5 à 7, l’air gai et festif. Il vit sur une autre planète, ce gaillard. De plus, certaines des lignes directrices de son programme sont certes louables, mais il les défend plutôt mal. La barrière linguistique, peut-être. N’empêche que Layton ne fait pas très sérieux… Au suivant!

Finalement, écouter les propos en française d’Elizabeth May m’a causé une souffrance auditive à la puissance 10. Le défi était considérable et elle a fait un effort colossal, j’en conviens. Néanmoins, la représentante du Parti vert s’est carrément débattue comme un diable dans l’eau bénite à plusieurs reprises hier soir. Ainsi, les notions abordées durant le débat manquaient le plus souvent de cohérence, faute de logique grammaticale, vraisemblablement. Trop de paroles décousues. Meilleure chance la prochaine fois, Mrs. May.

En terminant, le format “convivial-tous à table” semblait avoir été directement calqué d’une émission à la Jeannette Bertrand. :D

Rédigé passionnément sous Profession : râleuse | Élucubrations d'autrui 7 »
octobre 1st, 2008

Lundi dernier, je furetais sur le site d’Élections Canada, en quête d’informations. Je cherchais notamment  l’endroit où je devais me rendre pour m’inscrire sur la liste électorale, étant plutôt enregistrée dans la circonscription Jeanne LeBer, alors que je me trouve maintenant beaucoup plus à l’est (et puisque j’ai été trop flemmarde pour effectuer mon changement d’adresse auprès des instances gouvernementales).

Comme tous les sites relevant du gouvernement fédéral, il faut user d’une incroyable malignité, posséder  des habiletés dignes d’un Sherlock Holmes ou d’un Colombo et être doté de la grandeur d’âme et la patience du Dalaï Lama avant d’arriver à ses fins.

Ou bien c’est moi qui suis complètement tarte.

Enfin, en fouinant du côté de la “foire aux questions”, je suis tombée sur une question qui a provoqué  chez moi une hilarité incontrôlable et de violentes crampes de la mâchoire: Est-il permis de manger un bulletin de vote?

Sérieusement.

J’aurais bien trop peur de souffrir d’une détestable indigestion de partis.

Sur ce, je vous souhaite un bon débat des chefs! Qui sera, nul doute, des plus intéressants divertissants soporifiques?

septembre 15th, 2008

C’est reparti. Une énième palpitante campagne électorale. Que dis-je, jubilatoire.

En fait… pas du tout.

Ceux et celles qui lisaient mon ancien blogue doivent se demander où est passée ma vision grinçante de l’actualité politique. La vérité, c’est que la dernière année politique a été déprimante. Assommante. Rien de nouveau sous le soleil. Mêmes illusions ressassées pour rien, mêmes chefs qui ne font pas le poids, mêmes rengaines accusatrices, même matraquage publicitaire sans saveur, mêmes platitudes archimâchées.

D’hyperpolitisée que j’étais, je suis passée à cynique obligée. La seule chose qui ne change pas, c’est mon animosité envers des affiches électorales. J’ai souvent évoqué ma dent contre les pancartes électorales sur mon ancien blogue. Je persiste et signe: quel gaspillage. Il s’agit carrément de pollution visuelle. D’agression optique. Et je me questionne toujours sur la véritable portée de ces affiches. À mes yeux, cette publicité est d’une inutilité manifeste.

Madame-tout-le-monde votera-t-elle à tout prix pour le candidat à la dentition la plus blanche ou dont la cravate s’harmonise le mieux à son délicat teint de porcelaine? Le représentant qui a été mal photographié et qui semble accompagné de ses trois mentons rebutera-t-il vraiment l’électeur qui comptait opter pour son parti? Rien n’est moins certain.

Je rêve d’une élection exempte de toute cette cochonnerie visuelle…

Rédigé passionnément sous Profession : râleuse | Élucubrations d'autrui 9 »
septembre 13th, 2008

[NDLBC*] Je tiens à préciser que ce billet a été rédigé à 95% jeudi dernier, mais j’avais trop la flemme pour en corriger le contenu et j’ai plutôt décidé d’opter pour un voyage toutes dépenses payées vers le pays des rêves. Quant à hier soir, j’étais bien trop occupée à profiter du fait que chéri était à la maison pour regarder les “vendredis soirs policiers” au Canal D. Pour une raison que j’ignore, je visionne ces documentaires policiers presque exclusivement lorsque chéri s’est absenté pour le week-end et je n’en ferme pas l’oeil de la nuit (car bizarrement se produisent des détails qui effraient mon imagination agitée: bruits sourds dans la cage d’escalier, lueurs étranges émanant de la porte-patio, craquements de nature indéterminée). Bref, ce billet est publié avec un peu de retard, et fiez-vous sur moi, la rédactrice ne sera pas rémunérée pour cet affront (ie. aucune nouvelle paire de chaussures ne lui sera permise pour les jours à venir).

[Fin de la NDLBC]

Contrairement à bien des blogueurs qui traiteront d’un certain 11 septembre il y a sept ans, je ne dirai pas un traître mot à ce sujet (aussi élimé qu’un jeans trop porté). Pas envie non plus de me tourmenter l’esprit sur la manière de porter les jolies bottes en faux suède gris que je viens de me procurer pour des cacahuètes (ou presque). Je suis dans un état de léthargie post-état-d’excitation-post-magasinage. Pas trop envie de me faire à manger même si mon estomac couine, après avoir ingurgité quelques cubes de tofu qui ont mariné trop longuement dans la même eau rance et que j’ai prestement recraché de façon quasi-artistique (d’ailleurs la Russie m’a accordé un pointage de 8.5 et le Japon, plus généreux, un 9). Je me coucherais à l’instant, mais il est encore trop tôt et je veux éviter de sombrer dans un sommeil agité et faire des rêves aussi farfelus que la nuit passée, histoire de conserver le peu de santé mentale qu’il me reste. Il faudrait bien que je me secoue les fesses et que je remplisse le lave-vaisselle avant d’attirer toutes sortes de bestioles avec les assiettes sales qui s’empilent, formant des tours vertigineuses dans l’évier, à côté de l’évier et finalement un peu partout dans une zone de 1,5 km entourant l’évier. Je pourrais également profiter de mon free trial à WoW ou encore maudire ce couillon de Stephen Harper qui nous envoie encore une fois au scrutin, bafouant par le fait même les électeurs qui ont gobé sa promesse de tenir des élections à date fixe.  Bon sang que je mène une vie palpitante. Paris Hilton n’a qu’à aller se rhabiller (ben quoi, autrement elle va prendre froid).

Et c’est pourquoi j’emprunterai une fois de plus à Cynthia un quiz à faire un jour de pluie, ou un soir de flemme totale, comme ce soir.

Quelles sont tes initiales? ÉP. Les mêmes que mon pépé qui mange des pissenlits par la racine des tartines de lard à la cassonade à la droite de Saint-Pierre. Un de ces jours, je vous raconterai une anecdote au sujet de ces tartines ma foi assez peu ragoûtantes.

La dernière chose que tu aies mangé? Des morceaux de tofu pas frais, vraisemblablement oublié au frigo depuis euhhh, Mathusalem. Souffrance.

Nomme une chose qui te fait peur: Stephen Harper. D’ailleurs, dans la section “allergies” de mon nouvel agenda, c’est son nom qui y figure. Pour vrai! Car oui, je suis assez timbrée pour rédiger ce genre de folies dans un agenda.

Je dis Shotgun, tu dis : Euh, Maverick? Ah non, c’est Top Gun. Euh, c’est un fusil, non? Alors si on me dit fusil, je dis Stephen Harper dégaine son fusil électoral (tiens, je viens d’avoir une répugnante image mentale de film porno. Ewwwwwwwww. Quelle association licencieuse.)

Qui était la dernière personne dans ton lit? Mon gros chat  Merlin, qui s’est faufilé dans la chambre ce matin. Et je sens que la prochaine personne à aller y faire un tour, ce sera moi!

Que faisais-tu à 7h00? Je défroissais mon chandail à l’aide du steamer (et non, curieux lecteurs,  il ne s’agit pas du célebrissime Tobi!).

La dernière personne à qui tu as donné un câlin? Quelques fillettes à la garderie, car c’était une journée particulièrement riche en câlins (et en résidus de collation, sable, gazon et morve qui se sont agglutinés à mes vêtements)!

Est-ce qu’une personne que tu connais voudrais sortir avec toi? Possible. Mais cette personne a) ne saurait sans doute pas dans quel merdier elle se ficherait en sortant avec moi b) voudrait gagner un pari et le perdrait c) arriverait en retard d’un an et quelque, parce que je suis déjà bien pourvue en matière de chéri.

As-tu déjà conduit sans permis? Oui, je l’admets, monsieur l’agent, je suis une dangereuse criminelle. J’ai conduit… des bumping cars! Menottez-moi immédiatement.

Le dernier restaurant auquel tu es allé dîner? En tête à tête avec moi-même, au resto tenu par des vietnamiens qui font des sushis et des sous-marins vietnamiens (d’oh!). Sinon, avec chéri que j’ai initié au Touski. Mon nouveau quartier regorge de restos en tout genre.

Aimes-tu ton nom? Oui. Car Hello Kitty était manifestement trop ridicule, dommage. :D

Quelle heure est-il? 20h38

Qui t’as fâché aujourd’hui? À son insu, une personne qui travaille de temps à autres pour nous, car c’est toujours moi qui doit dealer avec ses erreurs. Et Dieu sait qu’elles sont fréquentes. Je déteste recoller les pots cassés par les autres et nettoyer la crasse laissée par les bévues d’une tierce personne.

Baseball ou Football?
Over my dead body. Le baseball est d’un ennui mortel et le football est entrecoupé de pauses trop nombreuses pour qu’une non-initiée de ma trempe arrive à suivre le jeu. Je n’y ai compris que dalle la seule fois où je suis allée voir un match des Alouettes. Et, sérieusement, avec tous ces temps d’arrêt qui interrompent constamment le match, force est d’admettre que les cheerleaders bougent plus que les joueurs.

Aimes-tu les oiseaux?
Bof. Ils m’indiffèrent. Après tout, je suis une femme à chats.

Est-ce que cela t’importe si tes bas sont sales ou propres?
On va se mettre d’accord sur un point: le plus longtemps je peux NE PAS porter de bas, le mieux je me porte.  Free toes! :D

Ton opinion sur les tatouages de symboles chinois? J’admets qu’il y a plus original. Anecdote: chéri étant un avant-gardiste (c’est lui qui l’affirme), il s’est fait tatouer un symbole chinois (?) avant que cette mode ne prenne d’assaut les dos, bras, chevilles, alouette!

Aimes-tu câliner et te faire câliner? Hormis chéri et les câlins des enfants, ce genre de PDA me rend généralement mal-à-l’aise. Je n’apprécie pas que les gens s’immiscent dans la bulle qui me sépare d’eux. Comme le disent mes collègues anglophones, je ne suis pas le moindrement “touchy-feely”!

Aimes-tu quelqu’un? Chéri. (Et Dumas, secrètement.)

Dans quel lit as-tu dormit la nuit passée? Le mien, quoique je me sois retrouvée dans un hôtel en Europe durant mon sommeil. J’ai le sommeil voyageur.

As-tu déjà fait du bungee? Non, et je ne compte pas en faire dans un avenir rapproché!

As-tu déjà fait du white-water rafting? J’ai fait du rafting sur les rapides de Lachine (qui se trouvent à Lasalle, ça va jusque là, vous me suivez?). Bon, ce n’est ce qu’on pourrait qualifier d’aventure extrême, mais pour une trouillarde de mon genre (et qui plus est, craint l’eau), il s’agit d’un exploit.

Est-ce qu’une personne de dix ans ton aîné t’as déjà cruisé? Généralement, ce sont les hommes beaucoup plus vieux ou les jeunots à peine sorti de la puberté qui osent ouvertement draguer l’échevelée qui signe tous les billets de ce blogue.

Combien d’animaux as-tu? Deux chattes, Belle et Morgane. Un gros matou, Merlin. Une belle-fille chat, Java. Un chéri. Une féline au paradis des chats, Vénus et un gros hamster au paradis des hamsters, Valentin.

As-tu déjà rencontré un Redneck? Si je me fie à la définition élargie de ce terme, je serais portée à répondre oui.

Comment est la température en ce moment? La température de mon salon est relativement tempérée malgré une dépression qui s’annonce et le coucher de la lampe torchère est prévu d’ici une trentaine de minutes. Colette Provencher, sors de ce corps.

Qu’écoutes-tu en ce moment?
Pomme C de Calogero, dont il faut absolument que je traite plus en détails un de ces jours.

Quel est le dernier film que tu as vu?
Le 2e volet de National Treasure. Et avant ça, la trilogie du Parrain, seuls films à ce jour sur lesquels chéri et moi sommes arrivés à un consensus.

Portes-tu des lentilles? Non, j’ai une bonne vision. Peut-être pour avoir mangé trop de carottes? ;)

Une chose que tu as apprise cette année? Mon prénom en binaire :D

Que commandes-tu lorsque tu vas au Starbucks? La même chose depuis bientôt huit ans: un grande cappuccino.

Ton émission favorite? Par les temps qui courent (qui sprintent, qui traînent de la patte, peu importe), je n’écoute pratiquement jamais la télé et ô fatalité, je me suis rendue compte que Les hauts et les bas de Sophie Paquin (dont j’ai raté la deuxième saison pour cause d’accouplement d’ouragans Gustav et Katrina dans ma vie personnelle à ce moment) passera le soir où je serai en train de me zénifier sur un tapis de yoga.

Quelle est ton obsession? Elles varient constamment. En ce moment, je craque grave pour la Limonata San Pellegrino, les pretzels Rold Gold minces et les chaussures.

Est-ce qu’on t’as déjà dit que tu ressemblais à une célébrité? Apparemment, j’aurais des airs d’Anick Lemay et de Camilla Belle.

Qui voudrais-tu voir en ce moment? Chéri. (Et Dumas, secrètement.)

As-tu peur de tomber en amour? Non. J’ai juste un peu peur de tomber et me retrouver avec des ecchymoses partout.

As-tu déjà été prise à faire quelque chose que tu n’étais pas supposé faire? Dessiner pendant d’ennuyant cours de mathématiques. Avoir, pour un instant seulement, l’intention de voter Libéral afin de contrer le Parti Conservateur (promis, juré, je n’oserai plus songer à une telle ignominie).

Odeur favorite? Sans doute l’odeur du café fraîchement moulu.

Est-ce qu’une personne proche de toi est décédée?
Pas dernièrement. Et heureusement d’ailleurs, car j’ai particulièrement du mal à vivre un deuil. Il m’a fallu six mois pour accepter la mort de Vénus.

Taco Bell ou Burger King? Pas une grande fan de fast food. Toutefois, lorsque je pense à Taco Bell, je me remémore des souvenirs datant de 1994, lorsque j’étais allée en Alabama passer une semaine dans la peau d’une “astronaute” au Space Camp (putain, avec le recul je me demande comment j’ai fait pour passer une semaine entière dans une contrée où l’on ne parle qu’anglais à un âge où j’avais du mal à former un tiers de phrase cohérente dans la langue de Shakespeare). Je me rappelle avoir mangé au Taco Bell le soir avant que nous nous dirigions vers le site. 

La prochaine fois que tu vas embrasser quelqu’un? Chéri, j’imagine, qui devrait rentrer d’ici la prochaine demi-heure. Sinon, je pourrais bien ouvrir la porte et embrasser le premier passant, à mes risques et périls.

Nipple ou Nose rings? Ne me lancez pas des roches: je trouve les nose rings trop communs. Et j’ai déjà avoué que si j’optais pour un troisième piercing, ce serait un nipple ring. Rassurez-vous, je suis bien trop moumoune pour mettre cette idée de fou à exécution.

La dernière fois que tu as été au bowling? Ce printemps, dans le cadre d’une collecte de fonds organisée par le Club Optimiste de Lachine, afin de ramasser des sous pour encourager ma maman qui allait se faire raser le cibouleau pour une deuxième année consécutive.

* NDLBC: Note de la Blogueuse Cornue

août 30th, 2008

Imaginez trois personnes complètement débordées. Sub-mer-gées de travail.

Imaginez maintenant une *ô combien seule* personne prisonnière de cette charge de travail qui aurait normalement suffit à faucher trois travailleurs - mais que cette *ô combien seule* personne a l’immense (dé)plaisir d’effectuer dans l’isolement le plus total.

Imaginez cette seule et même personne aux prises avec des symptômes de stress qui ne trompent pas: spasmes de la paupière gauche, insomnies, raideurs de la nuque et des épaules, irritabilité, palpitations cardiaques, maux d’estomac récalcitrants.

Imaginez ensuite la même personne souffrant d’un SPM dont le degré d’agressivité frôle dangereusement le “ôtez-vous-de-mon-chemin-sans-quoi-je-vous-étrangle-à-mains-nues-sans-préavis”.

Résultat: une Blogueuse Cornue dont les cornes deviennent particulièrement acérées!

J’ai donc préféré m’abstenir momentanément de bloguer, voulant éviter de rédiger un billet profondément odieux  [lire: carrément bitchy] sur Stephen Harper (ah? je l’ai déjà fait?), les bactéries provoquant la mort de mangeurs de viande (virez tofu! le tofu ne tue pas, lui!), le fait que Celiiiiiiine ait reçu un doctorat honorifique (non mais, sérieusement?), ma profonde envie d’apposer sur mon écran d’ordinateur au bureau un Post-It sur lequel j’aurais préalablement écrit I quit au marqueur feutre, les élections fédérales prévues cet automne (ô joie et excitation sans bornes, j’me peux plus!), et mon impérieux désir de m’exiler dans un pays qui ne freine pas la culture.

Comment ai-je réussi à endiguer ce trop-plein d’agitation négative?

Imaginez un vendredi où ladite personne n’a pas à se rendre au travail. Soulagement.

Imaginez ce même vendredi où la même personne a un rendez-vous au comptoir Chanel pour se faire maquiller par un dieu (qui ne joue cependant pas dans la même ligue, mais bon, le spectacle n’en demeure pas moins plaisant pour le regard!). Une heure de pure détente.

Imaginez cette personne qui dégaine sa carte de crédit pour se procurer quelques produits totalement superflus et qui pourtant hausse son moral d’un cran.

Imaginez ensuite cette personne qui se noie dans une séance de ménage digne d’une reine du foyer d’une participante à une émission de téléréalité qui pourrait s’intituler Extreme Cleanup. [Je pourrais faire des sous avec ce concept, vous croyez?]

Résultat: une Blogueuse Cornue nettement plus zen, qui n’a plus envie d’égorger les passants (mais qui a peut-être quand même un peu envie de mettre une baffe à la très honorable (yeah, right) Josée Verner pour son absence flagrante de résistance face aux coupures dans la culture).

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