août 5th, 2008

Retour au travail après un week-end de trois jours: quelle plaie. Surtout que j’ai eu à jongler avec quelques situations contrariantes et/ou inattendues et/ou dignes d’un lundi alors que nous étions pourtant mardi (je suis naturellement victime à retardement du Grand Méchant Lundi lorsque je ne travaille pas ce jour-là).

Il y a quelques mois, nous avons soumis au service d’incendie de la ville un plan d’évacuation en cas d’alarme de feu. Aujourd’hui, deux pompiers devaient venir sur les lieux afin de valider notre plan d’évacuation. Ma patronne avait initialement prévu faire l’exercice hier, mais puisque j’étais en congé et qu’elle souhaitait que je sois présente, elle donc a opté pour ce mardi 5 août à 9h30.

Or, elle était absente à l’heure où ces (jolis) messieurs sont arrivés pour procéder à la vérification. Bien qu’elle ait dû m’en parler au moins une douzaine de fois la semaine dernière, il semblerait qu’elle ait tout simplement oublié que la visite de contrôle se déroulait ce matin.

Ça m’a foutu en rogne un court moment, jusqu’à ce que je me rende compte qu’au final, c’est moi, et moi seule, qui ai eu affaire à ces deux charmants pompiers. :D

pompier

juin 13th, 2008

Branle-bas de combat au travail hier.

Vers 11h05, j’étais à la toilette [comme toutes les fois qu'un désastre quelconque survient - qu'il s'agisse d'une panne d'électricité, d'un tremblement de terre, de la réélection d'un parti qui met en poste des ministres douteux et incapables ou bien, en avion, de turbulences intenses, car je suis forcément maudite par je ne sais quelle divinité aux intentions tordues] lorsque l’alarme de feu a retenti. Fort. Très très fort.

Et, pendant trois quarts de seconde, le doute m’a un assailli. Généralement, je suis au courant lorsqu’il y a des exercices d’évacuation, car duh! je suis celle qui choisit le moment opportun pour effectuer une telle manœuvre, conjointement avec le département de sécurité. Je me suis donc précipitée hors du cagibi qui nous sert de salle du trône. La confusion régnait, d’autant plus que les éducatrices se demandaient s’il s’agissait ou non d’un simple exercice. C’est alors que, me découvrant une fermeté que je ne soupçonnais absolument pas, je me suis mise à diriger prestement tout le monde vers la sortie.

- Let’s go! Tout le monde dehors! Get out of here! Sortez d’ici! Out, out!

M’élançant précipitamment d’un local à l’autre pour m’assurer que tous les groupes se rendaient à l’extérieur tout en suivant la procédure, ma tête a pris le contrôle de mon corps et n’avait qu’un seul et unique objectif: faire en sorte que toute la marmaille et les employées se retrouvent en lieu sûr. Nous nous sommes regroupés sur un terrain avoisinant. Les enfants ont l’habitude de retrouver leurs camarades au point de rencontre lors des exercices qui se déroulent toujours calmement. Cependant, contrairement à l’habitude, une voiture de patrouille de la sécurité du milieu de travail où nous sommes situés est arrivée en trombe, suivie de plusieurs camions débordant de pompiers parés de sexy uniformes. La fébrilité a monté d’un cran. Alors que nos tout-petits étaient subjugués par ces immenses véhicules rutilants qu’ils n’avaient vus jusque là que dans leurs livres d’images, les employées, elles, se pâmaient devant nos héros casqués de jaune.

- Ils vont nous sauver, hein? a demandé une fillette inquiète à son éducatrice, en lui tirant la manche.

Finalement, et fort heureusement, la garderie ne s’est pas transformée en brasiers. Bon, quelques âmes féminines ont probablement flambé, mais c’est une toute autre histoire! ;)

Toute cette horde de pompiers nous a rendu visite pour la simple et bonne raison que dans l’une des salles, le système de climatisation et de chauffage a surchauffé suite à un problème technique. Par contre, puisque je n’ai absolument rien d’une électricienne, je vous épargnerai les détails afin d’éviter de raconter quelque fable risible comme la cosméticienne d’avant-hier. Je vous dirai seulement que cette irrégularité a provoqué une surchauffe excessive du mécanisme interne et le système de détection hypersensible dépistant toute anomalie s’est alors déclenché. Par précaution, les pompiers nous ont enjoint de demeurer à l’extérieur un court moment, le temps qu’ils s’assurent que tout était sécuritaire. Une heure et quelques pompiers plus tard, nous avons tous pu regagner la garderie, encore déboussolés par les événements.

Nos moussaillons, très impressionnables à leur âge, ont été fort marqués par cette aventure. Le petit B. m’a même affirmé ce matin, d’une voix assurée:

- Eille, madame, y’a pas de feu aujourd’hui. Mais si y’a un feu, les pompiers vont revenir, inquiète-toi pas madame! :D

Nul doute que les enfants en ont eu long à raconter à leurs parents hier soir et que les employées ont, euh, sûrement fait de fort jolis rêves… enflammés! :D

Bon, bon, trêve de jeux de mots lubriques. :p

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