février 21st, 2009

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Conseil de Louise de la semaine: évitez à tout prix de tomber malade. Voilà. Vous n’avez même pas idée à quel point Louise vient de vous faciliter l’existence en vous prodiguant ce judicieux conseil.

Jeudi matin, au saut du lit, j’avais mal à l’oreille droite. Une douleur me rappelant vaguement celles qui m’avaient accablées toute ma jeunesse durant. J’ai tenté de joindre ma clinique médicale, mais j’ai été forcée de laisser un message sur la boîte vocale, car nul être humain ne semblait disponible pour répondre à mon appel.

La journée a passé, mais pas la sensation d’élancement à l’intérieur de mon conduit auriculaire. Le lendemain, au petit matin, la douleur était toujours là et me narguait. En pire. Nananèreeeeuh. Nul doute possible: j’étais en train de renouer avec mes bonnes vieilles ennemies les otites.

En téléphonant à nouveau à la clinique, cette fois,  j’ai réussi à parler avec un être vivant (qui paraissait en proie à une lassitude quasi palpable). Je souhaitais prendre rendez-vous avec mon médecin de famille, une certaine docteure Nguyen (Nguyen comme tous les médecins qui oeuvrent en clinique - ce sont des clônes, vous croyez?), ce à quoi la réceptionniste blasée a répondu que Dre Nguyen ne recevait aucun patient en rendez-vous avant avril. Hein? Triple hein?! Et pour les urgences, alors? Il faut passer par la clinique sans rendez-vous. Ben oui, ma chère, je vais aller engraisser du derrière en attendant ad vitam aeternam sur une chaise inconfortable, dans une salle sur-climatisée, entourée de vieux ringards et d’enfants braillards. Yeah right, darling.

De toutes façons, à cette heure pourtant encore relativement matinale (fin de l’avant-midi), la charmante *sarcasme, sarcasme* voix à l’autre bout du fil m’a confirmé que la clinique avait déjà atteint son quota de patients pour la journée.

Rââaaaale de désespoir.

Je jubilais, en mai 2008, lorsque j’ai enfin pu mettre la patte sur cette denrée rare qu’est un médecin de famille. Or, ce fut la seule et unique fois que j’ai été en mesure de la voir car elle était toujours: 1) en vacances 2) dans l’impossibilité de recevoir des patients. Chose étrange, ma définition d’un médecin de famille n’englobe pas la notion d’attente indéterminée…

Définition issue du Dico Blogueuse Cornue, couvée 2009:

Médecin de famille: Professionnel qualifié, au sens de l’Ordre des médecins, à l’écoute de ses patients, pouvant les recevoir dans un délai raisonnable, acceptant de suivre les membres d’une même famille, ne prescrivant pas outrageusement des antibiotiques au moindre bobo et, accessoirement, plutôt beau gosse, surtout avec une barbe de deux jours.

Je soumets de ce pas cette description à l’Ordre des médecins! :D

Bon. Pour en revenir à mon problème, puisque hormis la douleur et la sensation de blocage/déblocage persistant, je n’étais affligée d’aucun autre symptôme majeur et en confirmant le tout auprès d’une infirmière d’Info-Santé, j’ai plutôt opté pour une visite à la pharmacie, endroit où l’on trouve de tout, même un mascara ami. L’infirmière me proposait d’interroger un pharmacien. Ce dernier serait sûrement en mesure de m’offrir quelques suggestions appropriées à mon mal.

À la pharmacie, on m’a tout de même fait patienter une vingtaine de minutes, en file derrière d’autres âmes en peine qui ne pouvaient se résoudre à poireauter en clinique jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le pharmacien de garde semblait répondre à peu près aux conditions d’un médecin de famille, tel que défini ci-haut (barbe de deux jours et joli minois inclus). Il m’a reçu très cordialement et m’a suggéré de prendre 2 comprimés d’ibuprophène toutes les 4 heures, en me faisant promettre d’aller à la clinique si la douleur persiste au delà d’une semaine ou encore si la fièvre fait son apparition. Et voilà. Rien de sorcier. Et je n’ai pas attendu 6 heures pour me faire prescrire des antibiotiques par un médecin qui fornique avec un représentant d’une quelconque industrie pharmaceutique (bah, le pharmacien le fait sans doute aussi, mais bon, lui au moins, il a appris à se servir de ses muscles maxillo-faciaux et à sourire, alors il est tout pardonné).

Je me croise les doigts pour que la douleur se dissipe et qu’aucune complication ne surgisse inopinément. Autrement, je vais devoir passer la nuit avec mon sac de couchage devant la clinique médicale afin de m’assurer que le lendemain, je puisse consulter un médecin dans un laps de temps raisonnable. Parce que tsé, se geler les couilles (ha ha! non, je n’ai pas subitement une obsession pour les couilles) devant le Centre Bell afin d’obtenir un billet pour voir Madonna en concert, c’est de la petite bière à côté de ça.

Voilà pourquoi dès aujourd’hui, je boycotte tous les microbes, docteurs Nguyen et antibiotiques de ce monde.

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 2 »
février 11th, 2009

Certains affirmeront que je râle (encore!) pour rien.  D’autres encore mettront ces reproches sur le dos de mon esprit critique qui est très (trop) aiguisé.

La cause de mon réquisitoire virtuel? Les publicités d’Épargne et Placements Québec (notamment la campagne télévisuelle). Vous savez, celles où les protagonistes répètent continuellement au téléphone les mêmes âneries: Oui oui madame, vous êtes bien patati patata patapouf. Vous êtes à la bonne place, le nom le dit, et ainsi de suite.

C’est immanquable: chaque fois que j’en visionne une, je grogne. Je peste contre leur teneur, plutôt embarrassante, pour l’adulte que je suis. Car, chaque fois que je les vois, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une mauvaise blague, qu’on se moque ouvertement du “peuple”, avec une condescendance mal dissimulée. La publicité se veut infantilisante. Rien de moins. Vous êtes trop cons pour comprendre, on va beurrer très très épais et décomplexifier le message à un point tel que vous aurez l’impression d’être à la garderie, gobant  bien sagement les consignes de l’éducatrice.

Ras le pompon de me faire prendre pour une imbécile. À trop vouloir abrutir et déresponsabiliser les citoyens de ce monde, on finira par en faire des automates dépourvus de toute capacité analytique et qui seront trop habitués à se faire dire quoi faire et comment le faire. Plus on nous prend pour des cons et plus on le devient.

[Je crois que ma transition vers le monde des communications s'effectue plutôt bien. Me voilà qui critique la manière de transmettre un message, wahou! :P]

MISE À JOUR:

Je viens de dénicher une vidéo issue de l’émission 3600 secondes d’extase. L’inénarrable Marc Labrèche parodie admirablement bien la publicité que j’évoque dans ce billet! Bidonnant. :D

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 10 »
janvier 31st, 2009

Mode d’emploi du parfait étudiant dissipé:

1. Se rendre à un cours, de préférence très en retard, et faire une entrée remarquée (mais non nécessairement au sens positif de la chose);

2. Passer la majeure partie du temps à papoter avec son voisin;

3. Utiliser son téléphone cellulaire/Blackberry/iPhone à des fins douteuses;

4. Revenir de la pause 10 à 15 minutes après que le prof ait repris son allocution;

5. Poser des questions idiotes parce que ledit étudiant indiscipliné n’a vraisemblablement pas écouté car trop occupé à enfreindre les règles du civisme estudiantin;

6. Filer à l’anglaise 30 minutes avant la fin étant donné que monsieur (ou madame) est vraiment trop important pour être vu entourés de sous-étudiants qui quittent le local en trombe.

Bon. J’exagère un brin. Mais cette mise en scène n’est pas si éloignée de la réalité.

En effet, moi qui croyais qu’un cours de soir à la Faculté de l’éducation permanente s’adresse à des adultes responsables, qui se présentent en classe dans un but précis, soit d’apprendre, eh bien, je m’étais gourée. J’ai parfois l’impression de me retrouver en pleine classe de maternelle…

Depuis la première semaine, quelques étudiants s’installent deux par deux et bavassent durant les trois heures que durent le cours. Ils envoient des SMS en rigolant, parfois in petto, mais le plus souvent avec une condescendance ostentatoire, brandissant fièrement leurs gadgets technologiques. Ils gribouillent des commentaires moqueurs (et bien garnis de fautes d’orthographe) sur des bouts de papier pour se railler du prof ou de l’étudiant Jos-Connaissant. Come on! Échanger des messages de la sorte, oui, je l’ai fait. En première et deuxième année du secondaire. PAS à 28 ans en plein cours menant à un certificat, dans un local rempli d’adultes venus expressément pour acquérir des connaissances professionnelles.

Une question: à quoi bon suivre un cours si ce n’est que pour déconner?

Je vois l’apprentissage universitaire comme un produit pour lequel j’ai (cher) payé, alors j’essaie d’en tirer un maximum de bénéfices, histoire de faire fructifier la somme investie. Pourquoi certains paieraient pour s’engager dans une voie qui ne les motive pas vraiment? Parce qu’ajouter “Certificat en communication appliquée de l’Université de Montréal”, c’est joli dans un CV?

Par respect pour le prof qui livre une très bonne marchandise, si je peux m’exprimer ainsi, et pour le groupe qui, malgré l’heure tardive, écoute et participe activement, je propose que les étudiants dissipés paient  l’entièreté des frais de scolarité de tous les autres. Après tout, ils paraissent s’en foutre éperdument de cet argent dépensé pour rien. :P

***

Ma quasi-absence en tant que commentatrice et blogueuse est due, entre autres choses, à un manque de temps chronique. Mener de front une bataille emploi-études-réorientation de carrière n’est pas de tout repos! C’est pourquoi je sollicite votre bienveillance: cessez momentanément de publier des billets sur vos blogue, faute de quoi mon Google Reader rendra l’âme, enseveli sous des quantités de billets en attente de lecture. :D

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 7 »
janvier 7th, 2009

L’exposition Sympathy for the Devil: art et rock and roll depuis 1967, qu’accueille actuellement le Musée d’art contemporain de Montréal, en est à ses derniers tours de piste de tourne-disque. Raison pour laquelle j’ai décidé de profiter de la gratuité du mercredi soir pour aller y faire un tour. (Et  parce mes congés des Fêtes non rémunérés m’ont totalement fauchée. Mais chuuttt! Ce motif est assez cheap, merci, alors prière de ne pas le révéler à tout le monde. :D )

Déformation professionnelle oblige, je griffonne souvent notes et croquis lorsque je visite une exposition. Or, étant sortie chez moi en trombe ce matin, j’ai complètement oublié de glisser un carnet dans mon sac, en prévision de ma visite au MACM. Et dieu sait pourtant que ce ne sont pas les carnets qui manquent à ma collection de carnetomane! C’est pourquoi, en allant casser la croûte au centre-ville, j’ai voulu arrêter au Archambault du Complexe Les Ailes histoire de me procurer un énième bloc-notes de fantaisie. Je me suis cependant heurtée à des portes closes pour cause de fermeture. Fermeture qui survient apparemment pour des raisons hors de leur contrôle, si je me fie à l’avis posté sur la devanture de la défunte boutique. Étrange. Et décevant. Car cette succursale me plaisait bien. J’y ai fait de nombreuses découvertes musicales et littéraires et ai été servie par un personnel toujours courtois et hyper motivé (et j’y ai même croisé un certain chroniqueur culturel que je  me plais à bitcher allègrement chaque fois qu’il présente son interlocuteur le yeux rivés sur ses *@$-]bordel `]##* de petits cartons).

Mais bon, revenons à nos moutons. Ou en fait, nos carnets.

Bredouille, j’ai donc décidé de me diriger vers la succursale de la Place des Arts, qui m’emballe moins, car trop exiguë, toujours trop achalandée et dont l’éclairage m’indispose, car trop blanc, trop cru. Impossible de vaquer zènement (!) à mes plaisirs de shopaholic sous une lumière blanche, vive et à la limite, brutale. Je préfère nettement les environnements agrémentés de tons chauds, moins agressants. Plus cozy.

[Je m'égare encore. J'ai cette fâcheuse manie, je m'éparpille. Et il n'est pas uniquement question du fatras qui jonche mes tables et bureaux, ici et là, mais aussi de mes pensées dispersées dans tous les recoins de mon esprit tout aussi bordélique.]

Bon. Un peu de discipline!

Ah oui. La succursale de la Place des Arts. Cette fois-ci, ma recherche n’a pas été vaine. Non seulement j’ai déniché un magnifique cahier orné d’une couverture évoquant le Livre de Kells (oeuvre sensationnelle que j’affectionne particulièrement!), mais également un mignon étui rose pour ranger quelques crayons (je suis parée pour la rentrée qui aura lieu le 13 janvier!), ainsi qu’un bouquin qui m’a paru intéressant, Le Bonheur est entre vos mains. Petit guide du bouddhisme à l’usage de tous (de Dzigar Kongtrül, le genre de nom qui récolterait une méchante trâlée de points au Scrabble).

J’étais donc fin prête à débuter ma visite.

En fait, pas tant que ça.

Je n’étais jamais allée au MACM un mercredi soir, préférant toujours le visiter de jour afin d’aller et venir librement sans me sentir comprimée dans une masse hétéroclite, bruyante et dérangeante. Because je vais au musée comme d’autres vont à l’église, tsé. Les institutions muséales sont mes lieux de recueillement, d’extase, de contemplation. Par contre, les gardes en uniforme ne me tendent jamais d’hostie. Allez savoir pourquoi. :-P

D’emblée je dois admettre que l’exposition Sympathy for the Devil a été orchestrée de manière magistrale. Toutefois, il est assez ardu de l’apprécier à sa juste valeur lorsque des hordes de hiptsers (et wannabe hipsters) prennent d’assaut les salles, Iphone à la main, photographiant leurs semblables, affublés de gigantissimes lunettes (qu’ils auront préalablement chopé à leur grand-mères, bande de vilains garnements) de tricots d’une mocheté à effrayer un toupet de premier ministre conservateur, de jeans hors de prix, enserrant le peu de chair qu’ils nourrissent à coups de chai latté et de cigarettes importées. Le MACM serait-il devenu le repère cool des hippies bourgeois nouveau genre? Meh. Ça leur passera sûrement. (Bitchage pré-menstruel? À peine!)

Trève de médisance.

Organisée par le Museum of Contemporary Art of Chicago, cette exposition est présentée en primeur au Canada. Ici même à Montréal, mesdames et messieurs! Et vous l’aurez sans doute deviné, elle traite notamment de l’analogie et des couplages entre l’art et la musique rock and roll, en présentant un parcours éclaté et les oeuvres les plus diverses. Intéressant, coloré, saturant les sens de stimuli en tous genres.

Si vous voulez en avoir le coeur net, accourez vers le MACM à toute vitesse (en faisant tout de même attention de ne pas déraper sur les trottoirs glacés, hein, je ne voudrais pas être la cause de vos blessures), car l’exposition prendra fin le 11 janvier.

Finalement, ma soirée s’est terminée de manière plutôt insolite. En rentrant chez moi, fourbue mais charmée, j’ai recouvert ma tignasse d’une tuque rouge aux cornes de diablotin en sortant du métro.  Un type à la démarche claudicante s’est faufilé devant moi, puis, après un moment, a stoppé net et s’est retourné. Il m’attendait, vraisemblablement. Lorsque je suis arrivée à proximité de l’homme, il m’a lancé un regard énigmatique en me demandant sur un ton ésotérico-intoxiqué:

- Eille, es-tu médium?

O_o

Dans la série ça n’arrive qu’à moi, avouez que j’ai le don de me faire aborder par de fameux spécimens issus d’une populace aussi bizarre.

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 9 »
novembre 26th, 2008

Depuis quelques temps, il semblerait qu’on me confonde avec une entité cadavérique quelconque. À un point tel que mon joli minois de déterrée ornera la pochette du prochain coffret DVD de Bones, au lieu de l’habituel squelette. Je trouve déprimant le fait qu’il ne se passe pas une journée sans qu’on me fasse remarquer à quel point je n’ai pas l’air bien ou que je semble très fatiguée.

Je travaille effectivement beaucoup trop et je dois jongler avec des situations pas toujours très évidentes. Et d’ici à ce que ma recherche d’emploi ne s’amorce plus concrètement, je vais devoir persévérer (ou attendre d’être la détentrice d’un billet de loto gagnant, chose qui ne risque pas de se produire dans un futur rapproché, étant donné mon inintérêt pour les loteries). Mais bonne nouvelle, demain je rencontre une conseillère du service à l’emploi de l’université, car mon CV a grandement besoin d’un dépoussiérage  en bonne et due forme (tronche de momifiée, CV poussiéreux… on se croirait au Musée Redpath avant qu’il ne soit modernisé et rafraîchi).

Selon les procédures du Ministère de la famille (pertinentes sur papier, mais jamais très viables dans la réalité), le personnel administratif travaillant à temps plein, considérant la taille de notre CPE, devrait s’élever au nombre de trois personnes. Dans les faits, il n’y a que moi qui soit réellement présente à temps plein. À certains moments de l’année (et plus souvent qu’autrement), la directrice brille par son absence. Et nous comptons sur les (insatisfaisants) services d’une commis-comptable une demi-journée par semaine. Ce qui a pour effet que… je fais tout.  Tout, littéralement tout, et dans tous les sens du terme tout. Avant toute chose, ma tâche première est d’épauler la directrice dans l’exercice de ses fonctions. Mais là ne s’arrête pas l’immense liste de missions qui me sont échues (certaines bien malgré moi). En l’espace d’une journée, je passe du travail d’adjointe à celui de traductrice, technicienne en informatique, concierge, psychologue, médiatrice, préposée aux plaintes, exterminatrice de fourmis, de souris, de marmottes ou de microbes, infirmière d’Info-Santé, responsable des ressources humaines et de la liste de rappel, surveillante, comptable, responsable des communications, madame bricole, préposée aux mouchoirs morveux, consolatrice de petits égos meurtris, maître ès arts en pancartes enjoignant les parents de respecter tel ou tel règlement, conseillère en ci et en ça, licheuse de représentants du ministère, chef des approvisionnements, correctrice, experte en dessins d’enfants, clone de Saint-Jude le patron des causes désespérées, distributrice de câlins, et oh! le meilleur pour la fin: plombier. En jupe et en talons hauts, c’est d’un chic.

Le commun des mortels croit évidemment que je passe le plus clair de mon temps à répondre au téléphone  en me limant élégamment les ongles. Eh bien non. Je suis le point central de l’entreprise, mais rien n’y paraît.

Mais non, je ne suis pas vraiment débordée. Bien sûr que non, mes cernes ne s’étendent pas jusqu’aux confins du Nunavut. Naturellement, je ne travaille presque pas. Non, non et re-non.  La gestion au quotidien s’accomplit effectivement d’elle même, comme par magie! Pouf! Et quant à moi, je ne fais office que de bibelot, derrière mon bureau.

Enfin bref, je suis claquée. Et cette fatigue est doublée d’une phase beurkissime, se traduisant par des symptômes similaires à ceux dont je souffre lorsque je suis normalement en plein SPM.  Sauf qu’actuellement, ces signes cliniques s’étendent bien au-delà de cette période et persistent depuis 2-3 semaines:

  • Envie de me gaver de mauvais chocolat;
  • Hormones dans le tapis, comme en fait foi la subite poussée de boutons qui m’affuble d’un air de collégienne en rébellion (jupe sexy en moins);
  • Sentiment d’avoir besoin de visionner en boucle les topos d’autocongratulations de Dove parce que je me trouve aussi désirable qu’une Martha Stewart incarcérée, vêtue d’un seyant habit de prisonnière qui rehausse son fond de teint nuance gris-de-geôle;
  • Profond désir de cogner tout spécimen appartenant aux races </gros bon sens>, </savoir vivre dans les transports en commun> ainsi que les politiciens en général.

Ma tignasse me désespère,  j’ai besoin d’une source nouvelle de motivation, j’aurais envie de dépenser sans compter un butin que je ne possède pas ou boire du mauvais vin jusqu’à en oublier qui je suis et me réveiller à l’hôpital (euh non, ça, j’ai déjà fait). Bref, je me sens comme une chanson de Pink. J’ai envie d’être irrévérencieuse et de mordre quiconque osera… euh… ouais… enfin… humm… quiconque osera se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Mais bon, ça va, je vais survivre. Congé demain! Puisque j’en avais marre de devoir reporter éternellement deux rendez-vous que je devais prendre depuis belle lurette.

Rédigé passionnément sous Non classé | Élucubrations d'autrui 11 »
octobre 2nd, 2008

Le titre fait référence à une citation de Nicolas Machiavel qui est très justement le reflet de la réalité politique actuelle…

***

Ma décision est prise. Le 14 octobre prochain, je voterai pour lui (ohh, quelle coquette chevelure). Le parti comme tel n’a absolument aucune chance de se faire élire et, apparemment, ma nouvelle circonscription est résolument bloquiste. M’en fout. J’ai décidé d’opter pour un homme dont les réalisations sont, ma foi, fort honorables. Car non, je ne voterai pour aucun des partis présentement en lice. Le débat télévisé d’hier n’a fait qu’exacerber mon exaspération face à tous ces idéaux politiques auxquels je ne m’identifie pas.

Stephen Harper, avec ses propos d’une irrévérencieuse fausseté, est l’opprobre du monde politique canadien. Bien qu’il ait amorcé le débat avec un air confiant (et un sourire mièvre, plaqué au visage, qui ne l’a pas quitté de la soirée), il n’a pas réellement marqué de points. Au contraire, ses adversaires s’en sont donné à coeur joie, l’attaquant de toutes parts. Je n’ai pas l’intention de pleurer sur son sort et d’aller fleurir sa tombe.

Par contre, je me surprends presque à avoir trouvé que Stéphane Dion a joué un assez bon match. Son allure très légèrement suspicieuse en début de soirée a rapidement fait place à une assurance qu’on ne lui connaissait guère. Je m’attendais à ce qu’il se fasse piétiner par ses adversaires, mais il n’en est rien. La revanche du “nerd” de la bande, en quelque sorte. S’il n’était pas représentant du Parti libéral, je le trouverais presque attendrissant (au sens figuré, hein!). Malgré tout, son verbiage prétendument progressiste, je n’y crois absolument pas.

Quant à Gilles Duceppe, il ne change pas d’un iota. Quasi inébranlable d’un débat à l’autre. Égal à lui même, il nous a servi hier la même soupe que la dernière fois. Et que celle d’avant. Sauf qu’à attendre trop longtemps, la soupe, elle se refroidit. Et comme l’a admis une de mes collègues anglophones plus tôt aujourd’hui, il y a un je-ne-sais quoi chez cet homme that creeps me out. Bon orateur, convaincant, Duceppe a cependant un penchant un peu “métaphysique-côté obscur-gourou” qui me perturbe. Ma collègue avouait d’ailleurs avoir l’impression que si elle le regardait droit dans les yeux via une des  gigantesques affiches électorales, il allait la brainwasher de manière surnaturelle. :D

Jack Layton, lui, me fait marrer. Il a l’air sympathique, oui. Il n’a cependant pas la trempe d’un leader politique. Je l’imaginerais plutôt  comme un organisateur d’activités sociales. On le croirait toujours sorti d’un 5 à 7, l’air gai et festif. Il vit sur une autre planète, ce gaillard. De plus, certaines des lignes directrices de son programme sont certes louables, mais il les défend plutôt mal. La barrière linguistique, peut-être. N’empêche que Layton ne fait pas très sérieux… Au suivant!

Finalement, écouter les propos en française d’Elizabeth May m’a causé une souffrance auditive à la puissance 10. Le défi était considérable et elle a fait un effort colossal, j’en conviens. Néanmoins, la représentante du Parti vert s’est carrément débattue comme un diable dans l’eau bénite à plusieurs reprises hier soir. Ainsi, les notions abordées durant le débat manquaient le plus souvent de cohérence, faute de logique grammaticale, vraisemblablement. Trop de paroles décousues. Meilleure chance la prochaine fois, Mrs. May.

En terminant, le format “convivial-tous à table” semblait avoir été directement calqué d’une émission à la Jeannette Bertrand. :D

Rédigé passionnément sous Profession : râleuse | Élucubrations d'autrui 7 »
septembre 28th, 2008

Je ne suis pas très active dans le merveilleux monde des blogues actuellement, ni comme blogueuse, ni comme “commentatrice”, et pour cause: mes temps libres voisinent le degré de congélation (mieux connu sous le nom de “Zéro”, pour les personnes qui n’auraient pas écouté durant leurs cours de sciences physiques - ou qui s’en foutaient tout simplement!).

Les moments passés à la maison se font rares. Sauf peut-être pour y dormir, puis pester contre mon cadran-réveil, faire un câlin à chéri, m’extirper des draps pour ensuite me préparer à affronter une énième journée routinière, grattouiller le bedon ou la tête de mes amis félins, avant d’aller me farcir un trajet de métro dans une promiscuité plus que débectante.

À mon arrivée à la maison, même manège: je grattouille le museau de chéri et donne un bisou à mes chats (oups!), me débarbouille, prépare mes vêtements pour le lendemain avant d’enclencher l’alarme de mon cadran pour m’endormir, la tête encombrée de pensées de toutes sortes.

De plus, je suis victime depuis plus d’une semaine d’un rhume indécrottable: Advil rhume et sinus, vitamine C, fruits à profusion, sirop expectorant, rien n’y fait. J’ai sans doute besoin de repos, je vous remercie de votre conseil.  Car oui, je suis fatiguée. Fucking fatiguée, comme le dirait une pseudo-héroïne de roman de fille à papa qui aurait dû s’en tenir à son premier bébé (*). Chaque jour, je me présente au travail avec une tronche de déterrée, ce qui fait sursauter ma patronne (lorsqu’elle est présente, bien évidemment). Celle-ci m’apporte des breuvages fruités et du chocolat pour me requinquer, m’enjoignant de ne pas manquer à l’appel le lendemain. C’est que, moi absente, elle panique. Moi seule, aucun problème - en fait, s’il fallait que je ne puisse pas prendre les commandes du bureau lorsque je suis seule, je me retrouverais dans un sacré pétrin, étant donné que je dois travailler en solitaire (au moins) 85% du temps. J’ai presque l’impression qu’elle a totalement oublié le fonctionnement de plusieurs procédures depuis que je suis là.

L’atmosphère générale m’épuise également. Il y a un je ne sais quoi dans l’air qui gruge toute mon énergie. Ces guéguerres puériles, ces frictions harassantes, cette insistance à vouloir que je sois d’un côté plutôt que de l’autre. Le genre d’ambiance propre à un milieu syndiqué, quoi. Et vlan, le gros mot, ça y est, je l’ai échappé. Et on me garrochera sans toute tout un tas de roches, mais tant pis: les syndicats sont, dans bon nombre d’entreprises québécoises, les empêcheurs de tourner en rond. Je ne me ferai probablement pas d’alliés en affirmant que ces associations syndicales prennent trop de place dans notre province, qui affiche d’ailleurs le plus haut taux de syndicalisation en Amérique du Nord. Pour imager la chose, je prendrais cet exemple: l’enfant (l’employé) réclame de sa mère (le patron) une permission qu’elle ne lui accordera pas. Plutôt que d’amorcer une discussion ou chercher à comprendre la raison sous-jacente à ce refus, l’enfant s’en remettra au père (le syndicat), qui lui ira négocier avec la mère, et les pourparlers ne se termineront pas nécessairement en bons termes. L’association vous semblera peut-être boiteuse, mais au final, les syndicats ont effectivement cette attitude paternaliste et dépassée. Ils auraient certes leur utilité dans des milieux ouvriers victimes d’injustices criantes, mais la plupart du temps, on y a généralement recours pour le moindre regard un tant soit peu malveillant.

Et oui, j’ai déjà été syndiquée alors je parle en connaissance de cause. Je crois également que c’est malsain de ne pas laisser à l’employé le droit de choisir de l’être ou non. Enfin, je m’égare. Je laisse parfois un peu trop le côté “sociologue” en moi s’imposer dans ma perception d’une situation, aussi commune soit-elle.

En conclusion: je suis condamnée à être morveuse et tousseuse jusqu’à ce que j’aie le temps de prendre le temps ou que le climat soit moins éreintant mentalement parlant.

Sur une note plus positive, toutefois, je poursuis mon cheminement afin de m’assurer d’un avenir brillant et rempli de petites licornes mauves qui virevoltent partout, de nuages dodus et de lutins joyeux (ahem, vous excuserez ces énumérations foireuses, relents d’une trop grande intoxication médicinale). De plus, après une deuxième rencontre avec la conseillère en orientation, je sens que j’approche du but. Elle était littéralement en feu jeudi soir dernier, m’accordant un 20 minutes de plus que l’heure prévue pour notre rencontre. J’aimerais avoir la chance de me sentir aussi exaltée par mon emploi.

Je constate peu à peu, en écoutant ses recommandations et en effectuant quelques tests, que j’avais raison (sans le savoir) il y a quelques mois, lorsque j’avais eu envie de me diriger vers les communications. C’est ce qui semble ressortir nettement de mon profil. J’en ai assez des environnement immuables, rigides et ne proposant qu’un minimum de défis. J’ai besoin de mouvement.

Dans un autre ordre d’idées, je me suis inscrite au gym avec chéri, car les cours de yoga ne suffisent pas. Il me faut bouger, me tonifier, reprendre des forces. Le jogging me manque et malheureusement, je me vois mal courir le long de la rue Ontario, croisant de vieux fumeurs parqués devant des bars de danseuses, des tavernes ou des restos mal famés, qui reluquent mon popotin en riant grassement. Je m’ennuie de la sérénité du Canal Lachine, l’endroit parfait pour se délier les jambes. À  défaut d’un lieu pour courir, le gym me permettra de me détoxifier toute l’année durant (car jogguer dans 45 centimètres de neige n’a rien de très plaisant).

Quoique dernièrement, la STM m’ait forcé à entreprendre malgré moi un plan santé qui porte fruit. J’ai perdu quelques livres pour avoir trop marché, gracieuseté des métros hors service à toute heure du jour et du soir, des autobus trop en retard et/ou qui ne passent carrément pas et/ou bondés à un point tel qu’ils ne s’arrêtent même pas pour laisser les usagers monter à bord.

Fin de ce billet trop long. ;)

(*) Toute ressemblance avec la réalité (n’)est (pas si) fortuite.

août 30th, 2008

Imaginez trois personnes complètement débordées. Sub-mer-gées de travail.

Imaginez maintenant une *ô combien seule* personne prisonnière de cette charge de travail qui aurait normalement suffit à faucher trois travailleurs - mais que cette *ô combien seule* personne a l’immense (dé)plaisir d’effectuer dans l’isolement le plus total.

Imaginez cette seule et même personne aux prises avec des symptômes de stress qui ne trompent pas: spasmes de la paupière gauche, insomnies, raideurs de la nuque et des épaules, irritabilité, palpitations cardiaques, maux d’estomac récalcitrants.

Imaginez ensuite la même personne souffrant d’un SPM dont le degré d’agressivité frôle dangereusement le “ôtez-vous-de-mon-chemin-sans-quoi-je-vous-étrangle-à-mains-nues-sans-préavis”.

Résultat: une Blogueuse Cornue dont les cornes deviennent particulièrement acérées!

J’ai donc préféré m’abstenir momentanément de bloguer, voulant éviter de rédiger un billet profondément odieux  [lire: carrément bitchy] sur Stephen Harper (ah? je l’ai déjà fait?), les bactéries provoquant la mort de mangeurs de viande (virez tofu! le tofu ne tue pas, lui!), le fait que Celiiiiiiine ait reçu un doctorat honorifique (non mais, sérieusement?), ma profonde envie d’apposer sur mon écran d’ordinateur au bureau un Post-It sur lequel j’aurais préalablement écrit I quit au marqueur feutre, les élections fédérales prévues cet automne (ô joie et excitation sans bornes, j’me peux plus!), et mon impérieux désir de m’exiler dans un pays qui ne freine pas la culture.

Comment ai-je réussi à endiguer ce trop-plein d’agitation négative?

Imaginez un vendredi où ladite personne n’a pas à se rendre au travail. Soulagement.

Imaginez ce même vendredi où la même personne a un rendez-vous au comptoir Chanel pour se faire maquiller par un dieu (qui ne joue cependant pas dans la même ligue, mais bon, le spectacle n’en demeure pas moins plaisant pour le regard!). Une heure de pure détente.

Imaginez cette personne qui dégaine sa carte de crédit pour se procurer quelques produits totalement superflus et qui pourtant hausse son moral d’un cran.

Imaginez ensuite cette personne qui se noie dans une séance de ménage digne d’une reine du foyer d’une participante à une émission de téléréalité qui pourrait s’intituler Extreme Cleanup. [Je pourrais faire des sous avec ce concept, vous croyez?]

Résultat: une Blogueuse Cornue nettement plus zen, qui n’a plus envie d’égorger les passants (mais qui a peut-être quand même un peu envie de mettre une baffe à la très honorable (yeah, right) Josée Verner pour son absence flagrante de résistance face aux coupures dans la culture).

août 25th, 2008

Stephen Harper est un plouc.

Je l’ai toujours affirmé. Je réitère mon profond dissentiment envers ce chef et ce parti qui vivent dans le passé, dont les idéaux sont d’une petitesse crasse et les réalisations d’une absurdité irrévérencieuse.

Le Parti Conservateur du Canada semble vouloir faire du plussse beau pays du monde une terre à son image, c’est-à-dire plate, terne et sans faux-pli.

Le gouvernement a récemment imposé plusieurs coupures en matière de financement des arts et de la culture. Encore. Des. Coupures. Des programmes de soutien aux artistes qui exportent leur imagination à l’étranger se sont vus amputer des milliers de dollars histoire de confiner les artistes hors normes à ce pays insipide dont les gouvernants ne se soucient guère du rayonnement des arts extra-muros.

Vous ne cadrez pas avec la vision incolore de nos amis les conservateurs? Chers artistes, vous serez alors contraints de vendre votre âme au diable à cravate ou vous retrouver sans le sou.

On se croirait dans une contrée totalitaire (au deuxième degré) où le parti au pouvoir contrôle la culture avec une main de fer, afin d’éviter que les “dépravés culturels” sortent du pays. Exit la liberté d’expression hors frontières. Quelle image les autres auraient-ils de nous?

Si vous voulez mon avis, les autres, ils doivent nous prendre pour de sacrés pleutres depuis que le Parti Conservateur est au pouvoir…

Les seuls Canadiens que le parti accepte volontiers d’envoyer à l’étranger doivent-ils nécessairement terminer leurs jours en lambeaux de chair sur des terres hostiles?

***

Un rassemblement organisé conjointement par Culture Montréal et le Conseil des arts de Montréal aura lieu ce mercredi 27 août, de 10:30 à 17:30 à la Société des Arts Technologiques (1195, boul. Saint-Laurent, Montréal).

août 9th, 2008

Vous avez raison: L’été le plus moche en 50 ans.

Voilà.

Je retourne vivre en Belgique moi, nah. Au moins là-bas, la pluie est un aspect de la vie quotidienne, pas une malsaine incongruité. ;)

Je ne peux porter mes trillions de chaussures neuves par peur de les abîmer. Atroce, atroce Dame Nature.

Je me suis presque fait greffer un parapluie sur la tête. Pratique.

Je songe à un recours collectif contre le ciel. Qui veut se joindre à moi?

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