juillet 25th, 2008

Hier matin, petite visite à la clinique médicale en raison de violents maux de gorge et  de difficultés à déglutir et à avaler.

Deuxième infection à la gorge en deux mois. Et puisqu’il faut parfois engraisser l’industrie pharmaceutique lorsque nécessaire, j’ai hérité d’une prescription d’antibiotiques, non sans avoir au préalable questionné le médecin sur la possible cause de cette infection.

Sûrement peu habitué aux patients qui cherchent à aller au-delà des pilules et des petites granules, le taciturne docteur m’a répondu laconiquement: Plusieurs choses. Le stress. La fatigue. La climatisation.

Le stress: non. Je crois être en mesure de dire qu’en vingt-huit ans et demi d’existence, j’ai atteint un seuil de zenitude jusqu’ici inégalé. Je ne me sens pas particulièrement stressée en ce moment (mesdames et messieurs, marquez d’un gros X rouge vos calendriers - ou vos agendas Blackberry si vous êtes plutôt de type techno).

La fatigue: non plus. J’arrive à dormir à peu près décemment depuis quelques jours. (Lire: je dépasse les 5 heures de sommeil par nuit).

La climatisation: ah! Sûrement. Je dois jongler avec des températures allant d’extrêmement suffocant à suprêmement congelant, au travail comme à la maison.

Même que le doc peu causeur a insisté à deux reprises sur le mot “climatisation”.

Sauf que.

Ironiquement, chaque fois que je vais à cette clinique, je dois m’assurer d’être habillée comme pour aller trinquer à l’hôtel de glace tellement la climatisation est insupportable.

Ahem. Docteur, pourriez-vous réduire la climatisation de votre bureau? Juste un p’tit conseil de mon médecin, comme ça. :D

mai 28th, 2008

Très bien. Je sais. Je suis en retard de deux jours, en femme *ahem* fort occupée que je suis *ahem*. Toutefois, je ne pouvais passer sous silence quelques faits surprenants qui ont parsemé ma journée de lundi.

* J’ai survécu à trois prises de sang tôt en matinée. [Lire: je ne me suis pas évanouie. Ce qui est aussi rare qu'une parole sensée dans la bouche d'un politicien adéquiste. La fin est proche, vous dites? Probablement!]

* J’ai dû présenter une pièce d’identité à la SAQ. Incroyable, mais ô drôlement vrai. Pourtant, il y a 10 ans, lorsque j’ai célébré mes 18 printemps hivers (car je naquis par un frisquet jour de tempête), immédiatement après m’être exclamée “Yé, je peux [ne pas] voter [pour le parti Libéral]!“, je me suis empressée d’aller brandir mes cartes à la SAQ non loin de chez moi… en vain. Car j’aurais pu faire croire que j’avais 18 ans dès ma 14 e année. M’enfin. Merci, madame de la SAQ, vous avez fait ma journée.

* Une fillette d’environ 4 ans et demi m’a fait prendre conscience du fait que ma tignasse commence à virer dangereusement au roux, en me remettant ce portrait à mon arrivée au travail:

    Elle m’a dessinée avec les cheveux oranges car, m’a-t-elle annoncé bien candidement, ils sont effectivement un peu oranges en réalité. Hum. Hum. La vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants?

    J’adore les dessins d’enfants, leur spontanéité et leurs coloris un peu beaucoup arbitraires! :)

    * Finalement, le ministre Maxime Bernier, couillon d’honneur aux affaires étrangères, n’est hélas [lire sur un ton sarcastique] plus le couillon d’honneur aux affaires étranges.

    Ah, non, j’oubliais. Cette nouvelle n’a absolument rien de surprenant. Car n’importe qui pouvait prédire que ses jours étaient comptés, nul besoin de Jojo Savard pour prophétiser une telle sortie de scène. C’est ainsi que cumulant bourdes gênantes et propos litigieux, Bernier a fini par:

    a) avoir une lueur d’esprit et remettre sa démission, pour ensuite se recycler en vendeur de Jos Louis;

    b) se faire botter les fesses par Stephen Harper qui l’a enjoint de prendre des vacances illico presto;

    c) se faire montrer du doigt, [de la main, de l'avant bras et finalement de tout le haut du corps] la porte.

    Mon avis? Vous trouverez la clé de l’énigme en démystifiant la troisième proposition. Car nul doute qu’une fois franchie la limite permise de bernierardises [si, si, bientôt dans votre Larousse] par mandat, un coquet tapis bleu conservateur se dresse devant le politicien, lui indiquant le chemin de non-retour. Good bye!

    Mais quelle poule pas de tête a bien pu le mettre en poste, pour commencer?

Rédigé passionnément sous En vrac | Élucubrations d'autrui 7 »
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