mai 2nd, 2009

Lieu: Ma station de métro.

Contexte: Une fin d’après-midi. Je déambule avec deux sacs qui débordent d’emplettes.

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Deux jeunes hommes gravissent les marches devant moi.  L’un d’eux, à l’accent hispanophone, se retourne, sourit et me demande si j’ai besoin d’aide pour le transport des sacs. Je décline poliment son offre.

Le deuxième affiche une attitude désagréablement suffisante.  Et il vient d’assener de grands coups de poing sur la vitre d’un wagon de métro dans lequel prenait place un type arborant un chandail des Bruins de Boston.

Donc, celui-ci, de rétorquer:

- Ben voyons, man. Elle n’a pas besoin d’aide. Tu vois bien qu’elle transporte du papier de toilette. C’est pas pesant, ça.

C’est ça, mon champion. T’as encore rien compris à la galanterie et à la gentillesse gratuite. Passe ton chemin et va visionner le dernier match de ta troupe de “pousseux” de rondelle.

Ironiquement, cette anecdote s’est produite le soir où l’équipe locale a dû se résoudre à troquer la rondelle pour la balle de golf:P

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mars 21st, 2009

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Cher nostalgique du temps des Fêtes,

Toi qui a décoré la façade de ton humble demeure dès le 1er décembre avec tout un attirail déniché à rabais dans le Canadian Tire le plus près de chez toi,

Toi, l’être troublé, dans un état de déni perpétuel, qui semble vouloir que Noël dure jusqu’en juillet,

Toi, l’amant du rouge et du vert, dont la couronne défraîchie orne toujours la porte d’entrée,

Toi, oui, toi qui, dans un élan de spleen extrême, allume encore cette kyrielle de lumières énergivores le dimanche soir,

Toi dont le bonhomme de neige gonflable posté jour et nuit sur le balcon de ton 3 et demi ressemble maintenant à s’y méprendre à une oeuvre d’art post-moderne qui aurait mal tourné,

Eh ho! Toi!

N’as-tu pas conscience que le printemps a officiellement fait son apparition hier, et que tu devras bientôt garnir tes fenêtres de banderoles de lapins mauves et de poussins jaunes?

Love,

La Blogueuse Cornue qui aime aussi Noël, mais un peu moins une fois le 6 janvier passé.

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mars 7th, 2009

Hey, le jeune.

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Toi! Le simili hipster branché tranche d’âge 16-21, portant des baskets aux lacets fluos et des jeans même trop serrés pour ta soeur cadette.

Oui, toi. Avec d’immenses verres fumés à la monture trendy (style Fisher-Price-rencontre-un-manga-japonais) en plastique “rouge hibiscus” (Benjamin Moore, sors de ce corps!).

Toi qui tente tant bien que mal de faire la lecture du très édifiant Journal de Montréal dans la pâleur des néons déficients d’un wagon de métro quasi désert.

Toi qui doit se résoudre à approcher le journal à 10 centimètres de tes coquettes lunettes pour arriver à cerner ne serait-ce qu’un seul mot d’une chronique indigeste (Richard Martineau?).

Toi! Oui, toi!

Il ne t’est pas passé par l’esprit que tu pouvais tout bonnement retirer tes verres fumés? Ooohhnnn!

Love,

La Blogueuse Cornue qui te veut du bien.

(Toute ressemblance avec la réalité n’est absolument pas fortuite.)

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février 21st, 2009

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Conseil de Louise de la semaine: évitez à tout prix de tomber malade. Voilà. Vous n’avez même pas idée à quel point Louise vient de vous faciliter l’existence en vous prodiguant ce judicieux conseil.

Jeudi matin, au saut du lit, j’avais mal à l’oreille droite. Une douleur me rappelant vaguement celles qui m’avaient accablées toute ma jeunesse durant. J’ai tenté de joindre ma clinique médicale, mais j’ai été forcée de laisser un message sur la boîte vocale, car nul être humain ne semblait disponible pour répondre à mon appel.

La journée a passé, mais pas la sensation d’élancement à l’intérieur de mon conduit auriculaire. Le lendemain, au petit matin, la douleur était toujours là et me narguait. En pire. Nananèreeeeuh. Nul doute possible: j’étais en train de renouer avec mes bonnes vieilles ennemies les otites.

En téléphonant à nouveau à la clinique, cette fois,  j’ai réussi à parler avec un être vivant (qui paraissait en proie à une lassitude quasi palpable). Je souhaitais prendre rendez-vous avec mon médecin de famille, une certaine docteure Nguyen (Nguyen comme tous les médecins qui oeuvrent en clinique - ce sont des clônes, vous croyez?), ce à quoi la réceptionniste blasée a répondu que Dre Nguyen ne recevait aucun patient en rendez-vous avant avril. Hein? Triple hein?! Et pour les urgences, alors? Il faut passer par la clinique sans rendez-vous. Ben oui, ma chère, je vais aller engraisser du derrière en attendant ad vitam aeternam sur une chaise inconfortable, dans une salle sur-climatisée, entourée de vieux ringards et d’enfants braillards. Yeah right, darling.

De toutes façons, à cette heure pourtant encore relativement matinale (fin de l’avant-midi), la charmante *sarcasme, sarcasme* voix à l’autre bout du fil m’a confirmé que la clinique avait déjà atteint son quota de patients pour la journée.

Rââaaaale de désespoir.

Je jubilais, en mai 2008, lorsque j’ai enfin pu mettre la patte sur cette denrée rare qu’est un médecin de famille. Or, ce fut la seule et unique fois que j’ai été en mesure de la voir car elle était toujours: 1) en vacances 2) dans l’impossibilité de recevoir des patients. Chose étrange, ma définition d’un médecin de famille n’englobe pas la notion d’attente indéterminée…

Définition issue du Dico Blogueuse Cornue, couvée 2009:

Médecin de famille: Professionnel qualifié, au sens de l’Ordre des médecins, à l’écoute de ses patients, pouvant les recevoir dans un délai raisonnable, acceptant de suivre les membres d’une même famille, ne prescrivant pas outrageusement des antibiotiques au moindre bobo et, accessoirement, plutôt beau gosse, surtout avec une barbe de deux jours.

Je soumets de ce pas cette description à l’Ordre des médecins! :D

Bon. Pour en revenir à mon problème, puisque hormis la douleur et la sensation de blocage/déblocage persistant, je n’étais affligée d’aucun autre symptôme majeur et en confirmant le tout auprès d’une infirmière d’Info-Santé, j’ai plutôt opté pour une visite à la pharmacie, endroit où l’on trouve de tout, même un mascara ami. L’infirmière me proposait d’interroger un pharmacien. Ce dernier serait sûrement en mesure de m’offrir quelques suggestions appropriées à mon mal.

À la pharmacie, on m’a tout de même fait patienter une vingtaine de minutes, en file derrière d’autres âmes en peine qui ne pouvaient se résoudre à poireauter en clinique jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le pharmacien de garde semblait répondre à peu près aux conditions d’un médecin de famille, tel que défini ci-haut (barbe de deux jours et joli minois inclus). Il m’a reçu très cordialement et m’a suggéré de prendre 2 comprimés d’ibuprophène toutes les 4 heures, en me faisant promettre d’aller à la clinique si la douleur persiste au delà d’une semaine ou encore si la fièvre fait son apparition. Et voilà. Rien de sorcier. Et je n’ai pas attendu 6 heures pour me faire prescrire des antibiotiques par un médecin qui fornique avec un représentant d’une quelconque industrie pharmaceutique (bah, le pharmacien le fait sans doute aussi, mais bon, lui au moins, il a appris à se servir de ses muscles maxillo-faciaux et à sourire, alors il est tout pardonné).

Je me croise les doigts pour que la douleur se dissipe et qu’aucune complication ne surgisse inopinément. Autrement, je vais devoir passer la nuit avec mon sac de couchage devant la clinique médicale afin de m’assurer que le lendemain, je puisse consulter un médecin dans un laps de temps raisonnable. Parce que tsé, se geler les couilles (ha ha! non, je n’ai pas subitement une obsession pour les couilles) devant le Centre Bell afin d’obtenir un billet pour voir Madonna en concert, c’est de la petite bière à côté de ça.

Voilà pourquoi dès aujourd’hui, je boycotte tous les microbes, docteurs Nguyen et antibiotiques de ce monde.

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décembre 10th, 2008

Ma citation du jour, qu’on a pu lire ici et ici, et qui a été  *ahem* brillamment *ahem* pondue par mon esprit, malgré les sinus congestionnés et le cerveau en mode hibernation post-médicament dont je n’ai pas suivi la posologie:

Emilie se lève un matin et constate que c’est une tempête de neige, pas une tempête économique. Charest avait tort, as usual.

Quatre années de plus avec le gros méchant ours à grande gueule et aux crocs acérés. Que dire de plus. Je tressaute de joie et d’allégresse. NOT.

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