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Informations sans saveur

novembre 11, 2010 - 9:10 No Comments

J’ai été vivement interpellée par un texte du journal Le Devoir cette semaine: Questions d’image - Mauvaises nouvelles, de Jean-Jacques Stréliski. Un excellent papier. Avec lequel je suis on ne peut plus d’accord.

Dans cet article, que j’ai commenté sur Twitter le 9 novembre dernier, il est entre autres question d’un problème grandissant depuis quelques années : les bulletins de nouvelles ne nous informent plus. C’est la vision de Stréliski, que je partage en tous points.  Ce matin, j’ai également ajouté l’article sur Facebook en y joignant ce commentaire : « Journaux télévisés qui deviennent un ramassis de n’importe quoi et de résultats sportifs ». Car c’est exactement ce vers quoi ils tendent à l’heure actuelle. Du blabla. Des images-chocs. Du sensationnalisme à outrance. Et toujours trop de nouvelles au sujet d’un certain club de hockey qui a un peu trop la faveur des médias montréalais.

Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne regarde plus le Téléjournal. Je me contente de puiser dans l’actualité des journaux sur le web. Car, là, au moins, il m’est possible de choisir de lire les nouvelles qui m’intéressent et de faire abstraction de cette quantité d’informations inintéressantes. Résultats sportifs? Rien à cirer. Ragots sur une quelconque célébrité ou un personnage public? M’en fiche éperdument, tout comme je me fiche de connaître le nom du coiffeur de Stephen Harper. Prises de vue captant d’horribles amoncellements de cadavres lors de telle ou telle catastrophe? Un peu de retenue, je vous prie.

Merci, le web, de m’offrir du contenu de qualité, de l’actualité culturelle à la tonne, des analyses rigoureuses et surtout, surtout, le pouvoir de cliquer là où je veux sans avoir à endurer un verbiage convenu qui n’a rien de transcendant.

“En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal.”

octobre 2, 2008 - 10:26 7 Comments

Le titre fait référence à une citation de Nicolas Machiavel qui est très justement le reflet de la réalité politique actuelle…

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Ma décision est prise. Le 14 octobre prochain, je voterai pour lui (ohh, quelle coquette chevelure). Le parti comme tel n’a absolument aucune chance de se faire élire et, apparemment, ma nouvelle circonscription est résolument bloquiste. M’en fout. J’ai décidé d’opter pour un homme dont les réalisations sont, ma foi, fort honorables. Car non, je ne voterai pour aucun des partis présentement en lice. Le débat télévisé d’hier n’a fait qu’exacerber mon exaspération face à tous ces idéaux politiques auxquels je ne m’identifie pas.

Stephen Harper, avec ses propos d’une irrévérencieuse fausseté, est l’opprobre du monde politique canadien. Bien qu’il ait amorcé le débat avec un air confiant (et un sourire mièvre, plaqué au visage, qui ne l’a pas quitté de la soirée), il n’a pas réellement marqué de points. Au contraire, ses adversaires s’en sont donné à coeur joie, l’attaquant de toutes parts. Je n’ai pas l’intention de pleurer sur son sort et d’aller fleurir sa tombe.

Par contre, je me surprends presque à avoir trouvé que Stéphane Dion a joué un assez bon match. Son allure très légèrement suspicieuse en début de soirée a rapidement fait place à une assurance qu’on ne lui connaissait guère. Je m’attendais à ce qu’il se fasse piétiner par ses adversaires, mais il n’en est rien. La revanche du “nerd” de la bande, en quelque sorte. S’il n’était pas représentant du Parti libéral, je le trouverais presque attendrissant (au sens figuré, hein!). Malgré tout, son verbiage prétendument progressiste, je n’y crois absolument pas.

Quant à Gilles Duceppe, il ne change pas d’un iota. Quasi inébranlable d’un débat à l’autre. Égal à lui même, il nous a servi hier la même soupe que la dernière fois. Et que celle d’avant. Sauf qu’à attendre trop longtemps, la soupe, elle se refroidit. Et comme l’a admis une de mes collègues anglophones plus tôt aujourd’hui, il y a un je-ne-sais quoi chez cet homme that creeps me out. Bon orateur, convaincant, Duceppe a cependant un penchant un peu “métaphysique-côté obscur-gourou” qui me perturbe. Ma collègue avouait d’ailleurs avoir l’impression que si elle le regardait droit dans les yeux via une des  gigantesques affiches électorales, il allait la brainwasher de manière surnaturelle. :D

Jack Layton, lui, me fait marrer. Il a l’air sympathique, oui. Il n’a cependant pas la trempe d’un leader politique. Je l’imaginerais plutôt  comme un organisateur d’activités sociales. On le croirait toujours sorti d’un 5 à 7, l’air gai et festif. Il vit sur une autre planète, ce gaillard. De plus, certaines des lignes directrices de son programme sont certes louables, mais il les défend plutôt mal. La barrière linguistique, peut-être. N’empêche que Layton ne fait pas très sérieux… Au suivant!

Finalement, écouter les propos en française d’Elizabeth May m’a causé une souffrance auditive à la puissance 10. Le défi était considérable et elle a fait un effort colossal, j’en conviens. Néanmoins, la représentante du Parti vert s’est carrément débattue comme un diable dans l’eau bénite à plusieurs reprises hier soir. Ainsi, les notions abordées durant le débat manquaient le plus souvent de cohérence, faute de logique grammaticale, vraisemblablement. Trop de paroles décousues. Meilleure chance la prochaine fois, Mrs. May.

En terminant, le format “convivial-tous à table” semblait avoir été directement calqué d’une émission à la Jeannette Bertrand. :D