avril 26th, 2009

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Ce mercredi, 22 avril, nous avons célébré le jour de la Terre. Notre planète bien malmenée mérite au moins un jour de répit durant l’année, même s’il serait plus sain d’en prendre soin au quotidien. Après tout, il existe une série de petits gestes verts réalisables à longueur de semaine.

Comble de l’ironie, au CPE où je gagne ma croûte, la plupart des éducatrices ont opté pour du coloriage d’images à l’effigie du jour de la Terre. Image préalablement photocopiée en quantité industrielle sur du papier blanc. Coloriage qui doit, il va sans dire, s’effectuer sans-dépasser-les-lignes.

N’aurait-il pas été plus approprié de proposer aux enfants un bricolage à l’aide de matières recyclées? Retailles de papier, rouleaux de cartons, boîtes usagées, bouts de ficelle et compagnie.

M’enfin, peut-être suis-je trop créative pour un univers où règne le dictat syndical qui, lui non plus, ne dépasse guère les lignes…

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mars 16th, 2009

(Trêve de chansons kitschs.)

Oui, oui, je suis encore vivante et en un seul morceau. On ne peut pas en dire autant du texte ci bas, un peu pêle-mêle, incarnant assez bien l’état dans lequel se trouve mon esprit en ce moment.

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Les jours et les semaines passent. Je n’écris pas très assidûment et les lectures s’empilent dans mon agrégateur de fils rss . Je dois aussi répondre à quelques courriels qui finiront par prendre la poussière… virtuelle.

Mon cours est excessivement demandant. Par moments, j’ai l’impression de me retrouver au tout début de ma maîtrise, lorsque je ne quittais pas des yeux mes cahiers de notes et que ma vie se résumait à effectuer de fastidieux rapports de lecture.

Mardi soir dernier, tandis que Dumas chantait pour ses fans en pâmoison au Apple Store de la très commerciale rue Ste-Catherine, je remettais (enfin!) mon étude de cas rédigée pour le cours de communication organisationnelle. Après 2 semaines de labeur intensif, entrecoupé de vilaines quintes de toux et/ou fièvre fébrile et/ou maux d’oreilles et/ou envie de tout câlisser par la fenêtre. Car j’ai été envahie par une bande  de microbes tenaces pendant près d’un mois. Toute une performance de ces micro-organismes qui se méritent toujours la palme du mauvais timing!

Par contre, nos grands-parents auront raison d’affirmer que la grippe est mauvaise cette année. Car elle l’est vraiment! :P

En cours de rédaction, j’ai été très encouragée par les commentaires des membres de mon équipe. Avec le cumul des deux autres travaux, notre note d’équipe est de B.  Les 5 autres membres se déclarent satisfaites de ne la note. Pas moi. Tellement pas.  [Mise à jour: Une partie de ce billet a été rédigée la semaine dernière et les notes du récent rapport ont été affichées sur le site web du cours... J'ai obtenu la quatrième meilleure note de la classe, et j'ai fait remonter la moyenne du groupe à A-. Quand même. Je m'auto-tape dans le dos.]

Je suis exigeante. Envers moi-même et les autres, mais moi-même surtout.  Et, je me rends compte qu’entre écrire une analyse d’exposition, rédiger une étude sur le patrimoine religieux, faire un exposé sur les croix celtiques, concevoir un travail de longue haleine sur un artiste ou un courant littéraire, parler de cinéma néoréaliste en long et en large et pondre un rapport très technique en communication organisationnelle, il y a une sacrée marge.  La culture, j’ai ça dans le sang. Les théories communicationnelles, je les vis au quotidien, mais je ne les possède pas. Absorber toute cette matière me demande un effort supplémentaire. Comme lorsque j’ai suivi un cours sur les collections de sciences naturelles ou sur l”histoire du Haut Moyen Âge. Ces deux séminaires m’avaient littéralement enthousiasmée,  mais les lectures et la matière m’avaient donné énormément de fil à retordre. J’ai dû mettre les bouchées doubles pour y arriver et c’est ce que je m’efforce de faire, encore une fois.

Alors si je délaisse momentanément ce blogue, c’est faute de temps. Uniquement faute de temps, pas faute d’intérêt.  Car  j’ai tellement d’idées de billets qui squattent mon cerveau en ébullition! :D Malheureusement, mon niveau d’énergie vitale frôle encore une fois le dégré de congélation. Vidée par le boulot. Je travaille comme une déchaînée dans une atmosphère de plus en plus tendue et chaque jour, j’en sors complètement épuisée. Je m’endors vers 19h00, c’est tout dire…

Je suis également en train de concevoir un site web “professionnel”, pour offrir la possibilité à de futurs employeurs d’avoir accès à mon portefolio en ligne. Deux emplois intéressants sont dans ma mire et je compte postuler d’ici deux ou trois jours. J’ai également comme projet l’écriture d’articles pour quelques sites.

Et, le dernier et non le moindre de mes projets, assister à la venue d’un poupon qui devrait voir le jour d’ici peu. J’accueillerai bientôt mon neveu, Nathan, et lui souhaiterai la bienvenue dans ce monde de fous! :)

Bon, et maintenant, si je retournais à la correction d’un travail d’équipe dont la rédactrice ne semble manifestement pas aussi emballée que moi par le geste d’écrire…

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février 7th, 2009

Ou plutôt boulot buissonnier.

Depuis quelques temps, j’ai recommencé à me lever outrageusement tôt le matin, afin d’être à la station de métro Jolicoeur avant 7h50, car à partir de ce moment, prendre l’autobus en direction du travail relève de la mission impossible.

Jeudi matin, je suis donc partie de chez moi vers 6h40, dans un froid glacial et un jour qui se levait à peine. À une heure aussi matinale, la fréquence des passages du métro laisse à désirer. Lorsque les coquets wagons d’un bleu rétro-kitsch ont enfin daigné faire leur apparition, un message en provenance de Voix-de-Cacanne a gentiment avisé les usagers que le service était interrompu pour une durée indéterminée entre les stations Lionel-Groulx et Angrignon. Eh, merde. Tout juste là où je devais me rendre. Et j’habite à peu près au milieu de la section comprise entre Berri-UQAM et Honoré-Beaugrand, alors autant dire que la STM devrait me verser une ristourne pour le si bon usage que je fais quotidiennement de la ligne verte. :-P

Mais je n’étais pas au bout de mes peines. Voix-de-Cacanne s’est fait entendre une, deux, trois fois, sans jamais évoquer l’heure de la reprise du service. Louche. Seule explication, une panne de service nous oblige à interrompre blablablablabla.

À Lionel-Groulx, rien à faire. Nous avons dû évacuer les wagons. Cette fois-ci, Voix-de-Cacanne a mentionné un “bris mécanique”. Ah, ben. Méchant bris, mes amis. Des policiers et des superviseurs de la STM nous ont carrément ordonné de quitter le quai et d’aller faire la queue dehors, histoire de prendre un bus spécial qui longerait le parcours de la ligne verte vers l’ouest. Évidemment, une fois à l’extérieur, nulle trace d’un quelconque autobus. Les travailleurs, écoliers et autres badauds se sont entassés, ont maugréé, ont gelé, et toujours pas d’autobus.

Après avoir longuement patienté, j’ai dû me résigner à rebrousser chemin. Primo, j’avais l’impression d’attendre la résurrection d’Elvis, ou tout autre événement qui ne risquait pas de se produire à l’instant même devant mes yeux ensommeillés. Secundo, la faim me tenaillait férocement l’estomac et je devais absolument me nourrir pour éviter de défaillir au beau milieu d’une foule de Montréalais pressés et légèrement moins contents que la madame de Wal Mart.

Alors, tant qu’à attendre indéfiniment que Super Employé de la STM arrive à la rescousse d’un métro en panne, bondé et frôlant le chaos, j’ai décidé de bouder la ligne verte. L’objet de mon cocufiage: la ligne orange, en direction de la station Mont-Royal.  À quelque pas de la station, je suis allée me régaler d’une superbe assiette (m’enfin, son contenu) et d’un bol de café au lait au Caffè Art Java.  Puis, à peine quelques minutes après m’être attablée, j’ai reçu, coup sur coup, des messages textes de deux collègues éducatrices qui me suppliaient de les remplacer pour l’après-midi, car elles étaient toutes deux fort mal en point. Ce à quoi j’ai répondu qu’elles devaient contacter directement le CPE parce que j’étais moi-même dans une bien fâcheuse situation. Car, nous le savons, tremper des fruits frais dans du chocolat pur est effectivement la plus fâcheuse des situations! :D

[Ce qui me porte à me demander... Elles ont "callé malade" via SMS. Doit-on alors dire "texter malade"? :D ]

Une fois ma panse bien remplie, j’ai mis le cap sur Berri-UQAM. Là, le chaos. Encore plus chaotique qu’à Lionel-Groulx. Le service était maintenant perturbé sur l’entièreté de la ligne en direction ouest (évidemment, heh!). Il devait y avoir des milliers de gens entassés près de la rame de métro, que des policiers tentaient de faire reculer par précaution. Puis, ma bonne alliée, Voix-de-Cacanne, s’est prononcée à nouveau sur le sort réservé à nous, humbles usagers en proie à une lassitude qui augmentait de minutes en minutes: nous n’allions pas pouvoir mettre à profit nos 68, 50$ bien investis avant 9h30.

Il devait être à peine plus de 9h00. À ce moment-là, j’ai jeté un regard panoramique sur la foule comprimée en masse grouillante et gueularde et j’ai lâché, assez fort pour que mes voisins m’entendent: forget it. Avec tous ces gens qui faisaient le pied de grue le long de la rame dénuée de tout métro, toutes ces stations bloquées depuis au moins 7h00, il aurait probablement fallu que j’attende un métro, un autobus ou, accessoirement, l’invention de la téléportation jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Comme mourir n’était pas une option, j’ai fait le chemin inverse et je suis retournée à la maison.  À mon retour, il était environ 9h40. Trois heures plus tard, j’étais revenue à la case départ en m’étant rendue guère plus loin que les environs du métro Lionel-Groulx.

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janvier 5th, 2009

À l’instar de la célèbre Mafalda, les Chinois commence à m’inquiéter sérieusement.

Surtout quand je tombe sur une aberration comme celle-là:

Provient de l’emballage de crampons que m’a offert ma patronne.

En échange des deux semaines de vacances qu’elle décide de prendre à un moment où je risque d’avoir encore plus de boulot qu’à la normale (l’anormale, devrais-je dire), j’ai droit, en retour, à une paire de crampons. Woohoo les bénéfices marginaux!

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décembre 30th, 2008

Hier, nous avons embauché une nouvelle employée que nous surnommons Lola. En fait, son vrai prénom est Laura, mais puisqu’il y a déjà une éducatrice ainsi qu’une fillette portant le même nom, nous utilisons son surnom pour éviter les embrouilles.

Sauf que.

Mon subconscient, toujours en quête de ridicule, semble avoir jeté son dévolu sur une mélodie qui met en scène ce pseudonyme exotique. Et cette chanson est scotchée dans ma tête depuis hier, impossible de m’en défaire. Alors, dans mon aimable bonté, j’ai décidé de vous faire subir le même sort! :D

Admirez l’accoutrement du chanteur, quand même! J’en ai les larmes aux yeux. :D

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décembre 6th, 2008

Mercredi, une éducatrice m’a raconté une anecdote cocasse à propos de l’un de ses petits mousses qui apprend présentement la propreté. Le garçonnet de deux ans a réussi à faire pipi seul sur la toilette, sans l’aide d’un adulte. Lorsque cette dernière s’est approchée de lui pour le féliciter, le petit a étendu les bras vers le ciel en entonnant… l’hymne national canadien!!! Les deux éducatrices présentes n’en ont pas cru leurs oreilles!

Tiens, avec la vilaine “crise” politique qui sévit présentement au Canada, je pourrais faire toutes sortes d’allusions poches… :D

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novembre 26th, 2008

Depuis quelques temps, il semblerait qu’on me confonde avec une entité cadavérique quelconque. À un point tel que mon joli minois de déterrée ornera la pochette du prochain coffret DVD de Bones, au lieu de l’habituel squelette. Je trouve déprimant le fait qu’il ne se passe pas une journée sans qu’on me fasse remarquer à quel point je n’ai pas l’air bien ou que je semble très fatiguée.

Je travaille effectivement beaucoup trop et je dois jongler avec des situations pas toujours très évidentes. Et d’ici à ce que ma recherche d’emploi ne s’amorce plus concrètement, je vais devoir persévérer (ou attendre d’être la détentrice d’un billet de loto gagnant, chose qui ne risque pas de se produire dans un futur rapproché, étant donné mon inintérêt pour les loteries). Mais bonne nouvelle, demain je rencontre une conseillère du service à l’emploi de l’université, car mon CV a grandement besoin d’un dépoussiérage  en bonne et due forme (tronche de momifiée, CV poussiéreux… on se croirait au Musée Redpath avant qu’il ne soit modernisé et rafraîchi).

Selon les procédures du Ministère de la famille (pertinentes sur papier, mais jamais très viables dans la réalité), le personnel administratif travaillant à temps plein, considérant la taille de notre CPE, devrait s’élever au nombre de trois personnes. Dans les faits, il n’y a que moi qui soit réellement présente à temps plein. À certains moments de l’année (et plus souvent qu’autrement), la directrice brille par son absence. Et nous comptons sur les (insatisfaisants) services d’une commis-comptable une demi-journée par semaine. Ce qui a pour effet que… je fais tout.  Tout, littéralement tout, et dans tous les sens du terme tout. Avant toute chose, ma tâche première est d’épauler la directrice dans l’exercice de ses fonctions. Mais là ne s’arrête pas l’immense liste de missions qui me sont échues (certaines bien malgré moi). En l’espace d’une journée, je passe du travail d’adjointe à celui de traductrice, technicienne en informatique, concierge, psychologue, médiatrice, préposée aux plaintes, exterminatrice de fourmis, de souris, de marmottes ou de microbes, infirmière d’Info-Santé, responsable des ressources humaines et de la liste de rappel, surveillante, comptable, responsable des communications, madame bricole, préposée aux mouchoirs morveux, consolatrice de petits égos meurtris, maître ès arts en pancartes enjoignant les parents de respecter tel ou tel règlement, conseillère en ci et en ça, licheuse de représentants du ministère, chef des approvisionnements, correctrice, experte en dessins d’enfants, clone de Saint-Jude le patron des causes désespérées, distributrice de câlins, et oh! le meilleur pour la fin: plombier. En jupe et en talons hauts, c’est d’un chic.

Le commun des mortels croit évidemment que je passe le plus clair de mon temps à répondre au téléphone  en me limant élégamment les ongles. Eh bien non. Je suis le point central de l’entreprise, mais rien n’y paraît.

Mais non, je ne suis pas vraiment débordée. Bien sûr que non, mes cernes ne s’étendent pas jusqu’aux confins du Nunavut. Naturellement, je ne travaille presque pas. Non, non et re-non.  La gestion au quotidien s’accomplit effectivement d’elle même, comme par magie! Pouf! Et quant à moi, je ne fais office que de bibelot, derrière mon bureau.

Enfin bref, je suis claquée. Et cette fatigue est doublée d’une phase beurkissime, se traduisant par des symptômes similaires à ceux dont je souffre lorsque je suis normalement en plein SPM.  Sauf qu’actuellement, ces signes cliniques s’étendent bien au-delà de cette période et persistent depuis 2-3 semaines:

  • Envie de me gaver de mauvais chocolat;
  • Hormones dans le tapis, comme en fait foi la subite poussée de boutons qui m’affuble d’un air de collégienne en rébellion (jupe sexy en moins);
  • Sentiment d’avoir besoin de visionner en boucle les topos d’autocongratulations de Dove parce que je me trouve aussi désirable qu’une Martha Stewart incarcérée, vêtue d’un seyant habit de prisonnière qui rehausse son fond de teint nuance gris-de-geôle;
  • Profond désir de cogner tout spécimen appartenant aux races </gros bon sens>, </savoir vivre dans les transports en commun> ainsi que les politiciens en général.

Ma tignasse me désespère,  j’ai besoin d’une source nouvelle de motivation, j’aurais envie de dépenser sans compter un butin que je ne possède pas ou boire du mauvais vin jusqu’à en oublier qui je suis et me réveiller à l’hôpital (euh non, ça, j’ai déjà fait). Bref, je me sens comme une chanson de Pink. J’ai envie d’être irrévérencieuse et de mordre quiconque osera… euh… ouais… enfin… humm… quiconque osera se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Mais bon, ça va, je vais survivre. Congé demain! Puisque j’en avais marre de devoir reporter éternellement deux rendez-vous que je devais prendre depuis belle lurette.

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octobre 18th, 2008

Cette semaine, une de mes collègues qui est également maman de deux fillettes qui fréquentent notre CPE est venue me raconter un fait cocasse. La veille, lors d’une séance de shopping avec sa plus vieille (qui a environ 4 ans), la petite s’est écriée, devant une boutique de chaussures: “Maman, regarde!!! Les souliers d’Émilie!“. Pourtant, je ne crois pas avoir porté ces nouvelles chaussures plus de deux fois au travail. La gamine a donc un fameux sens de l’observation!

Cette collègue m’a également demandé si je possède une paire de ballerines rose vif, avec de petites billes colorées à l’avant, car apparemment sa fille a eu un coup de coeur pour mes souliers de “Barbie”… Et j’ai effectivement des chaussures qui correspondent en tous points à cette description! :D

Voilà une gamine qui emprunte une bien dangereuse voie… Elle s’engage à devenir shoes-aholic, elle aussi! ;)

septembre 28th, 2008

Je ne suis pas très active dans le merveilleux monde des blogues actuellement, ni comme blogueuse, ni comme “commentatrice”, et pour cause: mes temps libres voisinent le degré de congélation (mieux connu sous le nom de “Zéro”, pour les personnes qui n’auraient pas écouté durant leurs cours de sciences physiques - ou qui s’en foutaient tout simplement!).

Les moments passés à la maison se font rares. Sauf peut-être pour y dormir, puis pester contre mon cadran-réveil, faire un câlin à chéri, m’extirper des draps pour ensuite me préparer à affronter une énième journée routinière, grattouiller le bedon ou la tête de mes amis félins, avant d’aller me farcir un trajet de métro dans une promiscuité plus que débectante.

À mon arrivée à la maison, même manège: je grattouille le museau de chéri et donne un bisou à mes chats (oups!), me débarbouille, prépare mes vêtements pour le lendemain avant d’enclencher l’alarme de mon cadran pour m’endormir, la tête encombrée de pensées de toutes sortes.

De plus, je suis victime depuis plus d’une semaine d’un rhume indécrottable: Advil rhume et sinus, vitamine C, fruits à profusion, sirop expectorant, rien n’y fait. J’ai sans doute besoin de repos, je vous remercie de votre conseil.  Car oui, je suis fatiguée. Fucking fatiguée, comme le dirait une pseudo-héroïne de roman de fille à papa qui aurait dû s’en tenir à son premier bébé (*). Chaque jour, je me présente au travail avec une tronche de déterrée, ce qui fait sursauter ma patronne (lorsqu’elle est présente, bien évidemment). Celle-ci m’apporte des breuvages fruités et du chocolat pour me requinquer, m’enjoignant de ne pas manquer à l’appel le lendemain. C’est que, moi absente, elle panique. Moi seule, aucun problème - en fait, s’il fallait que je ne puisse pas prendre les commandes du bureau lorsque je suis seule, je me retrouverais dans un sacré pétrin, étant donné que je dois travailler en solitaire (au moins) 85% du temps. J’ai presque l’impression qu’elle a totalement oublié le fonctionnement de plusieurs procédures depuis que je suis là.

L’atmosphère générale m’épuise également. Il y a un je ne sais quoi dans l’air qui gruge toute mon énergie. Ces guéguerres puériles, ces frictions harassantes, cette insistance à vouloir que je sois d’un côté plutôt que de l’autre. Le genre d’ambiance propre à un milieu syndiqué, quoi. Et vlan, le gros mot, ça y est, je l’ai échappé. Et on me garrochera sans toute tout un tas de roches, mais tant pis: les syndicats sont, dans bon nombre d’entreprises québécoises, les empêcheurs de tourner en rond. Je ne me ferai probablement pas d’alliés en affirmant que ces associations syndicales prennent trop de place dans notre province, qui affiche d’ailleurs le plus haut taux de syndicalisation en Amérique du Nord. Pour imager la chose, je prendrais cet exemple: l’enfant (l’employé) réclame de sa mère (le patron) une permission qu’elle ne lui accordera pas. Plutôt que d’amorcer une discussion ou chercher à comprendre la raison sous-jacente à ce refus, l’enfant s’en remettra au père (le syndicat), qui lui ira négocier avec la mère, et les pourparlers ne se termineront pas nécessairement en bons termes. L’association vous semblera peut-être boiteuse, mais au final, les syndicats ont effectivement cette attitude paternaliste et dépassée. Ils auraient certes leur utilité dans des milieux ouvriers victimes d’injustices criantes, mais la plupart du temps, on y a généralement recours pour le moindre regard un tant soit peu malveillant.

Et oui, j’ai déjà été syndiquée alors je parle en connaissance de cause. Je crois également que c’est malsain de ne pas laisser à l’employé le droit de choisir de l’être ou non. Enfin, je m’égare. Je laisse parfois un peu trop le côté “sociologue” en moi s’imposer dans ma perception d’une situation, aussi commune soit-elle.

En conclusion: je suis condamnée à être morveuse et tousseuse jusqu’à ce que j’aie le temps de prendre le temps ou que le climat soit moins éreintant mentalement parlant.

Sur une note plus positive, toutefois, je poursuis mon cheminement afin de m’assurer d’un avenir brillant et rempli de petites licornes mauves qui virevoltent partout, de nuages dodus et de lutins joyeux (ahem, vous excuserez ces énumérations foireuses, relents d’une trop grande intoxication médicinale). De plus, après une deuxième rencontre avec la conseillère en orientation, je sens que j’approche du but. Elle était littéralement en feu jeudi soir dernier, m’accordant un 20 minutes de plus que l’heure prévue pour notre rencontre. J’aimerais avoir la chance de me sentir aussi exaltée par mon emploi.

Je constate peu à peu, en écoutant ses recommandations et en effectuant quelques tests, que j’avais raison (sans le savoir) il y a quelques mois, lorsque j’avais eu envie de me diriger vers les communications. C’est ce qui semble ressortir nettement de mon profil. J’en ai assez des environnement immuables, rigides et ne proposant qu’un minimum de défis. J’ai besoin de mouvement.

Dans un autre ordre d’idées, je me suis inscrite au gym avec chéri, car les cours de yoga ne suffisent pas. Il me faut bouger, me tonifier, reprendre des forces. Le jogging me manque et malheureusement, je me vois mal courir le long de la rue Ontario, croisant de vieux fumeurs parqués devant des bars de danseuses, des tavernes ou des restos mal famés, qui reluquent mon popotin en riant grassement. Je m’ennuie de la sérénité du Canal Lachine, l’endroit parfait pour se délier les jambes. À  défaut d’un lieu pour courir, le gym me permettra de me détoxifier toute l’année durant (car jogguer dans 45 centimètres de neige n’a rien de très plaisant).

Quoique dernièrement, la STM m’ait forcé à entreprendre malgré moi un plan santé qui porte fruit. J’ai perdu quelques livres pour avoir trop marché, gracieuseté des métros hors service à toute heure du jour et du soir, des autobus trop en retard et/ou qui ne passent carrément pas et/ou bondés à un point tel qu’ils ne s’arrêtent même pas pour laisser les usagers monter à bord.

Fin de ce billet trop long. ;)

(*) Toute ressemblance avec la réalité (n’)est (pas si) fortuite.

septembre 16th, 2008

C’est hier que j’ai assisté à mon premier cours de yoga. Comme je l’ai mentionné précédemment, cela devait me permettre, notamment, d’évacuer un trop-plein de tension qui m’envahit nécessairement chaque Grand Méchant Lundi que le calendrier nous amène.

Or, vendredi dernier, ma patronne m’avait offert de travailler à la maison, histoire de me farcir une longue traduction qui m’aurait pris des lustres si je l’avais fait sur les lieux (pour cause de dérangements intempestifs… et incessants). Il va sans dire que j’ai acquiescé à sa suggestion à la seconde où elle en a fait mention. Ainsi, j’éviterais de devoir affronter un Grand Méchant Lundi au travail. Heureusement d’ailleurs, car j’ai su  qu’au cours de la matinée d’hier, une panne d’électricité majeure est survenue! Le genre de truc qui se produit invariablement un lundi, de telle sorte que je ne me questionne même plus sur les probabilités  que de tels événements se manifestent un autre jour. Si ça arrive, on est lundi, point à la ligne.

J’ai toutefois écopé aujourd’hui. L’univers m’a sans doute retourné la grimace que je lui avais faite hier en ignorant intraitablement le Grand Méchant Lundi. En effet, ma journée a été des plus chargées, entrecoupée d’une évacuation de la garderie pour cause de surchauffe du système de climatisation (encore!). Totale absence de pompiers, cette fois-ci, par contre. Amère déception.

En ce qui a trait au yoga, nulle déception. Plutôt une apaisante sensation à la fin de cette heure et quart. Nous avons appris quelques mouvements de base. Je sais faire la position du chat (approuvée par Morgane la chatte qui s’est étirée avec moi en signe d’encouragement).

Mais qu’est-ce que j’ai inhalé comme air! Je crois n’avoir jamais autant respiré de mon existence.

Inspirez… Expirez… Stop, vous croyez que je peux mourir d’un trop-plein d’air?

  • Élucubrations du jour

  • Élucubrations périmées

  • Non, il ne neige pas toujours à Montréal

  • Méta