juillet 24th, 2008

In. Cro. Ya. Ble.

J’ai dû effrayer la Ministre Courchesne avec mon billet du 18 juillet dernier. Désireuse de ne pas courroucer tout un lot de parents [songeant peut-être, après m'avoir lue, à manifester haut et fort devant son bureau avec une marmaille s'égosillant plus fort qu'une mauvaise chanteuse], elle a devancé de deux ans l’attribution des nouvelles places en garderie.

Tremblez, mortels politiciens. La vengeresse Blogueuse cornue combine un plan qui vous perdra!

Le prochain en lice: Stephen Harper. Que pourrais-je bien écrire de si terrifiant pour qu’enfin il entende raison? ;)

juillet 22nd, 2008

Reçu dans mon spam aujourd’hui: Shocking Video Shows Spongebob And Gay Sex!

Hum. Bob l’éponge. Sééééérieusement.

juillet 22nd, 2008

(*) Simone de Beauvoir. L’invitée.

Comme le chantait Brel: Mourir cela n’est rien, Mourir la belle affaire, Mais vieillir… ô vieillir.

Je suis terrorisée à l’idée de vieillir.

Et, peut-être est-ce ma paranoïa obsessive, mais il semblerait que la vie me fasse de plus en plus de pieds de nez et ce, sur une base quotidienne. La preuve: vendredi dernier, je faisais un brin de shopping (un très gros brin, disons) et je me suis amourachée (entre autres choses) d’une mini-jupe en jeans style eighties trash punk (ohhh là là, la mode automnale va me coûter cher, je le sens). Toutefois, lorsque j’ai aperçu une pimpante jouvencelle choisissant exactement la même jupe, je me suis pétrifiée sur place. Elle devait avoir 10 ou 12 ans de moins que moi et un corps qui mettra encore bien des années à se flétrir. Je me sentais soudainement très matante, très anachronique, extrêmement décalée. Je n’ai effectivement plus 18 ans et peut-être était-ce tout à fait grotesque de ma part de choisir ce genre de fringues. Et comble de l’ironie, lorsque je suis arrivée au comptoir-caisse, j’ai été frappée par une nette image de qu’est une femme qui refuse de vieillir, qui refuse de paraître son âge. À ma droite, une dame mature arborait le look Barbie. De pieds en cap. Teinture trop blonde, jeans hyper moulants, souliers vernis rose fuchsia, avec des talons d’une hauteur quasi scabreuse, pull capuchonné d’un rose criard assorti aux chaussures et sac à main un peu sport-chic qu’elle aura probablement dérobé à sa fille, voire sa petite-fille.

Puis paf.  Je me voyais dans 25, 30 ans avec une apparence aussi risible.

La trentaine qui approche m’angoisse effroyablement. Je vois mon corps qui change depuis environ un an, le stress de 2007 ayant très certainement servi de catalyseur à toutes ces mutations drastiques. Des ridules = qui commence à se dessiner aux creux des yeux. Une peau qui se relâche graduellement. Des yeux pochés en permanence. De légères poignées “d’amour” qui peinent à disparaître. De la cellulite récalcitrante. Des vergetures qui s’étalent dangereusement. De l’excédent de chair ramollie qui commence à pendouiller de mes bras. Des jambes moins bien sculptées. Des seins qui manquent déjà de fermeté (je me sens comme dans la scène du film Charlie’s Angel avec Cameron Diaz qui compare sa poitrine du début de la vingtaine avec celle dont elle est pourvue à 28 ans). Une relative minceur en sursis et une génétique qui me guète du coin de l’oeil, et qui sans doute, d’un moment à l’autre, m’affublera des 20 livres excédentaires qui m’étaient  probablement échues.

Je me rends compte que la vingtaine tire maintenant, et pour de bon, la patte vers l’arrière et que je ne pourrai plus jamais goûter à cet âge où tout est permis. J’ai l’impression d’avoir peu vécu cette période de ma vie, bien trop occupée à exceller dans mes études universitaires. Du jour au lendemain, je me suis réveillée dans une enveloppe corporelle qui avait changée, mais surtout, que je n’avais pas vue changer.

J’imagine qu’il me faudra apprendre à l’apprivoiser… Ou aller de ce pas comparer les lotions antirides à la pharmacie la plus proche. ;)

juillet 18th, 2008

Travaillant dans un centre de la petite enfance, chaque jour, je reçois une indénombrable quantité d’appels de supplication de la part de parents désabusés, en quête d’une place pour leur chérubin. Chaque jour, la liste s’allonge. S’allonge. S’allonge à un point tel que la possibilité de recevoir une réponse positive de notre part avant l’âge de la majorité de l’enfant s’avère quasi impensable. J’exagère, mais ohhh, à peine, vous  vous en doutez sûrement.

Récemment, le gouvernement québécois a semé à tout vent une vague de largesses en matière de programmes parentaux, histoire d’encourager la conciliation travail-famille et plus probablement un taux de natalité plus qu’insuffisant. Certaines mesures (l’assurance parentale, notamment), entrées en vigueur en janvier 2006 ont provoqué  un mini baby-boom qui n’a fait qu’accroître de manière accablante la pénurie de places dans les CPE. Depuis le milieu de l’année 2006, cette lacune se fait sentir à la puissance 500.

Et puisque je suis ce genre de personne auxquelles les gens se confient (avec parfois un peu trop d’aisance et d’impudeur, mais bon), j’entends chaque jour tout un lot de révélations toutes plus larmoyantes les unes que les autres. Certaines personnes m’ont affirmé que quelques employés de CPE se sont carrément foutu de leur gueule lorsqu’ils ont passé un coup de fil pour mettre le nom de leur poupon sur la liste d’attente. Des mères éplorées se voient dans l’obligation de rester à la maison avec junior faute d’un endroit pour l’accueillir durant les heures de travail. Certains me supplient de leur prêter main-forte, je perçois souvent un profond désarroi dans leur ton de voix. On me demande quoi faire pour que la situation change.

Mes solutions?

  1. Arrêter de faire des enfants (mais j’en conviens, je me ferais allègrement pitcher des roches si je répondais réellement cela);
  2. Harceler tous les agents du ministère de la Famille et des Aînés (nous pourrions embaucher les employés du centre d’appel de Bell, qui (par un heureux hasard!) importunent les clients et non-clients toujours au mauvais moment et un peu trop fréquemment au cours d’une même semaine);
  3. Demander à la charmante ministre de la Famille de s’occuper de tous les bambins qui n’auront pu obtenir une place en garderie. Hein, qu’en dites-vous? J’aime particulièrement cette solution.

De deux choses l’une. Soit le gouvernement n’a pas fait ses devoirs et a mis en application cette nouvelle politique familiale sans songer aux conséquences - plus de bébés égale nécessairement un plus grand besoin en CPE, pas besoin de clôner le cerveau d’Einstein pour arriver à une telle déduction. Soit il a attendu de voir jusqu’à quel point les bénéfices accordés aux parents auraient réellement une incidence sur le nombre de naissances. Dans l’un ou l’autre des cas, de toutes façons, il manquait DÉJÀ quelques centaines, voire quelques milliers de places en CPE.

Mince (le terme décharnée conviendrait mieux) lueur d’espoir à l’horizon: le ministère de la Famille propose la création de 220 000 places d’ici 2012. Trop peu trop tard. En 2012, un gamin né aujourd’hui aurait 4 ans (oui, je n’ai pas échoué mes maths 436 et 536, étonnant considérant le fait que je passais le plus clair de mes cours de maths à dessiner, mais bon, il s’agit d’une toute autre histoire qui n’a absolument aucun lien avec ce billet).

Qui sait, peut-être qu’à force de siéger auprès d’un parti de l’opposition prônant des valeurs rétrogrades, nos gentils élus se sont dit qu’il était grand temps que les femmes retournent à la maison pour une durée indéterminée.

La question que je me pose, maintenant: qu’arrivera-t-il une fois que toute cette marmaille aura l’âge de fréquenter l’école? Des institutions scolaires ont déjà fermé leurs portes faute de clientèle. Que répondra-t-on cette fois aux parents éplorés? Désolés, enseignez vous-mêmes les maths et le français à votre progéniture, car notre école affiche complet.

***

Dans un tout autre ordre d’idée (mais pas trop), je vous avouerai que mon emploi m’en fait voir de toutes les couleurs. Simplement les parents, par exemple. C’est à se demander, parfois, s’ils descendent tout droit d’une galaxie vraiment lointaine.

Un seul exemple parmi tant d’autres: une mère fortunée et pourtant radine s’entête à ne laisser aux éducatrices que 2  seules couches par jour pour sa fillette à la pouponnière. Comme si un enfant se limitait quotidiennement à deux petits besoins. Et cette même mère s’est révoltée lorsqu’elle a su que les éducatrices avait  osé amener sa précieuse progéniture à l’extérieur. La raison de ses protestations (ma foi injustifiées - un enfant a besoin de prendre l’air)?  La petite pourrait manger du gazon et du sable. Hum. J’ai passé une partie de mon enfance à ingurgiter volontairement des roches et je suis une adulte tout ce qu’il y a de plus normal (ahem). Vous êtes peut-être portés à croire qu’il s’agit d’une nouvelle maman terrorisée et non pas une névrosée. Il n’en est rien. Cette gente dame en est à son troisième enfant et se comporte exactement de la même façon qu’à ses deux premiers.

Elle, elle devrait rester à la maison pour s’occuper de sa marmaille comme bon lui semble.

***

En terminant, comme a si savamment affirmé le petit S.: On peut pas avoir d’autres enfants à la garderie, parce qu’un moment donné, il va y en avoir trop et la garderie va exploser!!!!!

Tenez, le voilà, l’argument-massue pour messieurs dames du gouvernement.

juillet 15th, 2008

Vous étiez convaincus que la chaîne de télé TQS avait atteint le fond du fond du très très fond du baril? Nahhhh. C’était mésestimer le <sarcasme> génie </sarcasme> des producteurs.

Cette chronique de Cyberpresse Jeff Fillion et Benoit Gagnon pour relancer TQS? donne la chair de poule.

Si une telle abomination se produit, on atteindra vraisemblablement le paroxysme de la médiocrité.

Rédigé passionnément sous Râaaaleries | Élucubrations d'autrui 4 »
juillet 14th, 2008

Quand je dois acheter de la salade en sachet à l’épicerie du coin parce que les laitues sont toutes défraîchies, c’est mauvais signe. On peut téléporter le marché Atwater devant chez moi?

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Triple hourra, chéri a retrouvé ma carafe à café ainsi que ma boîte contenant médicaments et produits naturels, découverte qui nous fut bénéfique hier, histoire de chasser un vilain mal de tête post-beuverie.

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Un bain.

Hier.

Soir.

J’ai.

Pris.

Un.

Bain.

Je ne pouvais plus me prélasser dans le bain depuis trop longtemps, car là où j’ai vécu ces huit derniers mois je ne disposais que d’une petite douche vitrée. Que d’allégresse. Je n’étais franchement pas bien loin d’atteindre l’orgasme. :p

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Déménager est un truc minceur infaillible. Exit les régimes. Comment ces kilos ont-ils pu s’envoler alors que j’ai passé la première semaine et demi à ingurgiter du fast-food, (faute d’une installation décente de la cuisine), mystère.

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Je vais devoir trouver une idée géniale pour me dépêtrer de cet amas de clés dont j’ai récemment hérité [quatre clés pour pénétrer dans mon nouvel appartement, rien de moins], car trois sont carrément identiques. Lorsque je dois m’acharner sur la serrure avec les bras encombrés de sacs et/ou importunée par des pluies plus que diluviennes et/ou avec les facultés légèrement affaiblies, le spectacle de cette furieuse rixe entre moi et la serrure offre aux passants l’occasion de se dilater la rate à mes dépens.

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Mes voisins sont tranquilles. Oui, oui, vous avez bien lu. Je m’attends à ce que les poules aient des dents d’ici un jour ou deux.

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J’habite à trois stations de métro de Berri. Me voilà presque au centre de l’univers. :D

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Suite à une visite chez Ikea avec chéri, je me rends compte que nous avons des goûts diamétralement opposés en matière de couleurs et de décorations. Hum. Des heures et des heures de joyeuses protestations en perspective. ;)

Rédigé passionnément sous En vrac | Élucubrations d'autrui 5 »
juillet 10th, 2008

Mes petits chaussons de coton, qui ont servi à emmailloter amoureusement plusieurs de mes des bouteilles de parfums - retrouvées (Dieu merci) intactes - sont une astuce de plus à ma créativité d’emballeuse. :D

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Dans la même veine, après avoir pris près d’une heure à déballer ces innombrables bouteilles de parfums, je constate qu’une dérangeante psychopathe sommeille en moi. Je n’aurai jamais assez de peau pour user tous ces flacons.

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Du papier à bulles, est-ce recyclable?

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Pourquoi faut-il toujours que je sois mal attifée lorsqu’on cogne à la porte?

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Même un homme qui ne fait pas à manger peut posséder un étonnant lot d’articles de cuisine.

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Le type du dépanneur de la station de métro avoisinante doit attendre impatiemment le prochain matin où j’arriverai vêtue d’une robe, et pour cause: mardi, je lui ai involontairement montré mon postérieur.

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Toujours nulle trace de ma carafe à café, qui selon toute apparence, a dû séjourner un peu trop longuement dans une faille spatio-temporelle.

Rédigé passionnément sous En vrac | Élucubrations d'autrui 7 »
juillet 10th, 2008

(*) Nah, je ne suis pas encore assez avinée pour rédiger un billet portant sur l’acte sexuel. ;) En vérité, je n’ai commis aucun excès de biture parce que le “Perfectly Protein Mocha Cappuccino” que je sirote en ce moment ne contient pas une seule goutte d’alcool. Je vous étonne, hein? [Ok, ok, j'admets que je n'ai encore trouvé aucune SAQ à proximité de mon nouveau domicile!]

J’évoquais plutôt un petit quiz trouvé ici et ici, et, à l’origine, ici.

Alors exécutons-nous, parce que tout le monde le fait et que j’ai de toutes façons trop le mal de bloc pour continuer à dépaqueter des boîtes au contenu difficilement identifiable tant il est suremballé, par trop de précautions excessives (je suis convaincue que les oeuvres du Louvre en ballade dans la capitale ne jouissent pas d’un emballage aussi sécuritaire).

Quel est ton meilleur souvenir ?

[Chéri va encore râler] Mon séjour en Belgique en 2005.

Quelle est la meilleure chose qu’il te soit arrivée ?

Avoir eu le courage de remanier une vie en perte de sens, il y a de cela près d’un an, et avoir rencontré chéri, qui, entre autres choses, a su me botter le derrière, m’aimer malgré toutes les emmerdes que je représente sur une base quotidienne, et me permettre d’être moi, ce qui n’est franchement pas une sinécure.

Quel est le meilleur âge dans la vie ?

19 ans, à la lisière de l’adolescence et de l’âge adulte.

Quel est le meilleur film que tu aies vu ?

Z de Costa-Gavras. Visionnez-le et mourrez, aucun autre film ne saurait être aussi magistral. :D

Et la meilleure musique que tu aies écouté ?

Je ne peux humainement pas choisir un seul artiste (l’indécise chronique solidement ancrée en moi pourra-t-elle jamais faire un choix sans trop de douleur!). Alors quatre ils seront: Brel, Dumas, Gotan Project et Gianmaria Testa.

Qui est ton/ta meilleur(e) ami(e) ?

Le vin rouge? ;)

Quel est ton aliment préféré ?

La gourmande que je suis ne peux refuser du sushi, de bons légumes frais, du saumon grillé, des moules-frites et, évidemment, de succombants desserts!

Quelle est ta boisson favorite ?
Le café. Ah oui, j’oubliais: mon meilleur ami. :D

Quelles furent tes meilleures vacances ?

Toutes mes vacances d’enfance à Wildwood, Old Orchard, Lake George, …

Quelle est la plus belle déclaration d’amour que tu aies reçue ?

Celle que me fais chaque jour chéri :)

Et celle que tu aies faite ?

Je ne suis tellement pas douée pour ce genre d’épanchement! C’est con, mais j’ai souvent eu du mal à simplement dire je t’aime. Alors un je t’aime vrai, sincère, réellement ressenti est vraisemblablement ce qui se rapproche le plus d’une véritable déclaration d’amour de mon cru! Je t’aime, chéri. :)

Quelle est ta tenue préférée ?

Journée relax: jeans ou pantalons Lulu Lemon [à vous faire un popotin d'enfer malgré la mollesse de vos fesses de presque trentenaires], camisole et une paire de Puma.

Sinon, mon côté éminemment fifille apprécie prendre le temps de s’enjoliver d’une robe, de coquets escarpins et de mignons accessoires, d’une mise en pli complexe et d’un maquillage extravagant, le tout couronné d’un pshiittt de parfum enivrant. Le full kit, en bon français. ;)

Quel est ton prénom préféré pour un garçon ?

Justin, Diego, Nando, Arturo, Elio (ma foi, je fais une fixation sur les o, sacrée génétique, va!)

Quel est ton prénom préféré pour une fille ?

Delphine, Sarah-Camille, Dorianne

Quel est l’âge que tu préféres ?

L’âge où j’ai rencontré pour la première fois mon meilleur ami. [Bon, je sors.]

Quel est le meilleur cadeau que tu aies reçu ?

Certains pourront penser que ma réponse relève du pathétiquement convenu… n’empêche que ma famille est sans contredit la vraie réponse à cette question. Je ne suis pas matérialiste pour deux cennes. Paradoxal? Peut-être, oui, considérant le fait que je suis affreusement dépensière à mes heures. Je tiens certes à certains objets, mais au bout du compte, je réalise que je peux très bien me passer de toutes ces babioles encombrantes. Les liens qui m’unissent à mes proches ne peuvent en aucun cas remplacer tout l’attirail superfétatoire qui m’entoure.

Quelle est la plus grande joie qu’on puisse avoir ?

La réussite.

Quelle est ta saison préférée ?

L’automne, pour son côté poétique, les feuillages qui se colorent et les fraîches journées de grand vent où il fait bon se promener sur le bord de l’eau, à l’abri de tout souci, les cheveux s’entremêlant (et God knows que mes frisettes prennent plaisir à s’entremêler effrontément!!).

Et pour finir quel est le meilleur des mots ?

Art :)

Rédigé passionnément sous En vrac | Élucubrations d'autrui 4 »
juillet 8th, 2008

J’ai négligé mon blogue depuis quelques jours, et pour cause: je suis coincée entre quatre boîtes.  Je le jure,  impossible de bouger d’ici. La vérité vraie (si je mens, je vais en enfer serai enrôlée par le parti Conservateur). Aussitôt que j’aurai réussi à m’extirper de ce cartonnage inconfortable, je reviendrai publier de nouveaux billets. Entre temps, y a-t-il un bon Samaritain qui aurait l’amabilité de m’apporter un café?

juin 28th, 2008

Hier, je devais me rendre au Carrefour Angrignon après le travail, histoire de me procurer quelques articles essentiels en vue de mon déménagement ce dimanche (housses à vêtements, petits bacs de plastique, sac fourre-tout, etc.). J’en ai également profité pour acheter un sac de croustilles afin d’assouvir une folle envie de Miss Vickie’s [la grano en moi l'avoue à mots couverts, je l'ai dévoré en moins de vingt-quatre heures... Aïe! Mais je ne l'admettrai pas trop fort quand même, hein! ]

En plus d’être tombée sur une giga-méga-hyper-super-vente chez HMV [dur dur de se promener dans un centre commercial sans être happée par la bonne nouvelle providentielle du dieu Money, malgré un but précis que l'on s'impose (vainement, le plus souvent!!) avant même d'y avoir mis les pieds  - dans mon cas, en quête de bidules pour le déménagement], j’ai craqué pour deux cahiers de notes dont le chouette design girly m’a immédiatement conquise. Et pour ma défense, votre Honneur, je déclare qu’ils m’imploraient  tous deux de repartir avec eux. La vérité, rien que la vérité, je vous le jure.

En fait, je crois qu’un psy me serait d’une plus grande utilité qu’un juge. Car je souffre d’un étrange mal, qui me pousse à acheter toujours plus de livrets de ce genre, alors que règle générale, je n’ose pas maculer les pages de mon écriture.

Depuis ma tendre enfance, j’ai accumulé je-ne-sais combien de carnets, dont seul le tiers, ou peut-être même le quart, a réellement servi. Certains sont tout simplement trop beaux pour remplir la fonction qui leur était destinée et deviennent en quelque sorte des objets de collection.

Mon préféré (qui demeurera probablement à jamais inaltéré) est une fort jolie trouvaille dénichée à Venise à l’été 2005, dans une boutique nommée Il Pavone, située dans le Dorsoduro, quartier où je logeais.

Selon un procédé d’estampillation particulier, les artisans  de la boutique ont réussi à conférer à leurs papiers et leurs tissus une couleur unique dont les zones de reflets mordorés  juxtaposées au bleu très riche évoquent la coloration caractéristique des plumes de paon. D’où le nom, d’ailleurs, pavone signifiant en français paon.

Évidemment, vous reconnaîtrez les motifs de chats (quoi d’autre! je suis une véritable minouphile, en plus d’être une insatiable carnetomane!! Mon cas est décidément des plus graves.). À une certaine époque, à la fin du Moyen Âge, il me semble, les chats agissaient à titre de gardiens des livres, empêchant les rats de saccager les précieuses bibliothèques.

Ouuuhh, je pourrais presque animer une chronique à Artv. ;)

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